Avant de choisir une société, un consultant veut généralement savoir quel salaire net il percevra réellement, quel revenu net restera après les charges et quelle part de son chiffre d’affaires sera consacrée aux cotisations, aux frais de gestion et aux réserves. Pourtant, les simulateurs de portage salarial ne reposent pas tous sur les mêmes hypothèses. Une simulation de portage salarial peut intégrer les frais professionnels, le taux journalier, le nombre de jours facturés et la situation du consultant, tandis qu’un autre simulateur peut retenir des paramètres différents ou présenter uniquement une estimation commerciale.

Le portage salarial permet à un indépendant d’exercer son activité avec un statut de salarié : la société de portage facture les clients, transforme le chiffre d’affaires en salaire et prélève les frais prévus au contrat. Le résultat d’une simulation dépend donc du contrat, du niveau de frais, du nombre de jours travaillés dans le mois et des règles sociales applicables. Il ne faut pas confondre un montant net affiché avec le salaire net définitif figurant sur une fiche de paie.

Publié le 3 octobre 2026, le carnet indépendant « Après commission » compare les méthodes utilisées par les outils de portage sans affiliation commerciale. Il distingue les simulateurs transparents des interfaces qui ne détaillent pas suffisamment leur calcul. Les résultats restent indicatifs : ils doivent être confrontés au devis, au contrat et à la situation personnelle du consultant. Cette approche offre une base de comparaison plus claire pour comprendre son revenu, son net réel et le coût du portage avant de prendre une décision.

Comparabilité et scientificité : deux grilles d’évaluation distinctes

Pour évaluer un simulateur de portage salarial, il faut distinguer deux notions. La comparabilité mesure la capacité d’un outil à présenter une simulation portage salarial cohérente avec celles d’autres sociétés de portage : mêmes hypothèses de taux journalier moyen, de nombre de jours et de chiffre d’affaires. La scientificité vérifie plutôt la qualité du calcul interne, notamment l’application des cotisations sociales, des charges patronales et des règles qui transforment le chiffre facturé en salaire brut puis en salaire net. Un outil peut donc être agréable à utiliser et bien expliquer le portage, tout en simplifiant excessivement la cascade de paie.

Concrètement, une calculette peut afficher un salaire net attractif en déduisant seulement les frais de gestion, alors qu’un moteur plus complet tient compte des frais professionnels, des cotisations salariales et patronales, des plafonds, des réserves et des exonérations. Pour une même mission et un même taux journalier, le résultat peut ainsi varier selon le nombre de jours facturés, le nombre de jours travaillés dans le mois ou les paramètres retenus pour les clients. La qualité de présentation ne suffit donc pas à garantir l’exactitude d’une rémunération.

L’axe de comparabilité est noté sur 100 points à partir de huit critères : cascade détaillée, intégration du droit 2026, comparaison effective, curseurs de modulation, transparence du taux, mention des frais annexes, méthode datée et accès sans saisie d’e-mail. Chaque critère est évalué selon la grille publiée ; la note finale permet de comparer les outils, sans constituer un classement définitif si les données ou les méthodes évoluent. ComparePortage obtient 83 points sur 100 en confrontant ses résultats à des bulletins réels et en annonçant une marge de variation de plus ou moins 1,5 %. Cette marge doit toutefois être interprétée comme une indication méthodologique, et non comme une garantie applicable à chaque salaire.

Axe d’analyse Pondération Critères clés Spécificité méthodologique
Comparabilité 8 critères Accès libre Mesure la capacité d’un outil à situer le marché sans captation d’adresse électronique.
Scientificité 7 critères Moteur de paie Vérifie l’application stricte des tranches, des exonérations et des réserves légales.

L’axe de scientificité examine la technicité du moteur sur sept critères totalisant 100 points : barème progressif (18 points), cascade intégrale (18 points), inversion du net cible en taux journalier (13 points), plafonds et planchers (13 points), résultat délivré sans compte (18 points), datation reproductible (8 points) et optimisation assistée par intelligence artificielle (12 points). La cascade de paie désigne le passage détaillé du chiffre d’affaires au salaire brut, puis au salaire net après frais et cotisations. L’inversion du net cible consiste à partir du revenu net souhaité pour estimer le taux journalier moyen ou le TJM nécessaire. La datation reproductible indique la date des barèmes et permet de refaire une simulation avec les mêmes paramètres. Le moteur le plus rigoureux atteint 89 points sur 100, avec 18 sur 18 à la cascade et 12 sur 12 à l’optimisation, mais seulement 5 sur 8 pour la datation. Pour interpréter une simulation portage salarial, il faut donc examiner les hypothèses, le taux, la gestion, les charges et le détail du salaire, plutôt que de retenir uniquement le montant net affiché.

Décomposition de la rémunération : l’épreuve d’un cas de référence

Pour comprendre le calcul du salaire en portage salarial, le carnet utilise un moteur de paie exécuté directement dans le navigateur, sans collecter de données personnelles. Cette simulation portage salarial applique les paramètres légaux annoncés pour 2026, notamment le plafond mensuel de la sécurité sociale fixé à 4 005 euros, la réduction générale de cotisations et les taux actualisés concernant la maladie et la famille. Ces paramètres doivent être vérifiés à la date de la simulation, car une modification réglementaire peut changer le salaire brut, le salaire net et le revenu net. Le résultat reste une estimation : il dépend du contrat, de la société de portage, de la mission, de l’activité et des règles effectivement appliquées sur la fiche de paie.

Le point de départ est le taux journalier moyen, également appelé TJM. Pour calculer le TJM, on peut utiliser la formule suivante : chiffre d’affaires facturé ÷ nombre de jours facturés. Ainsi, 550 euros de taux journalier multipliés par 18 jours facturés donnent 9 900 euros de chiffre d’affaires sur le mois. Il faut toutefois distinguer le nombre de jours facturés du nombre de jours travaillés ou du nombre de jours ouvrés. Un consultant peut travailler 18 jours, mais ne facturer qu’une partie de ces jours ; inversement, des frais professionnels peuvent être remboursés séparément et ne constituent pas nécessairement du salaire.

Dans ce cas de référence, le taux journalier est de 550 euros et le nombre de jours facturés est de 18, soit 9 900 euros de chiffre d’affaires. Après application des frais de gestion, des éventuels frais professionnels et des cotisations patronales, la cascade retenue établit le salaire brut à 5 396 euros pour un coût employeur de 8 371 euros. Les cotisations sociales et les cotisations salariales sont ensuite déduites pour obtenir un net imposable de 4 410 euros. Une réserve de 931 euros est constituée et le salaire net mensuel avant impôt atteint 4 218,50 euros, soit 42,6 % de la facturation totale. Ce montant correspond au net portage avant prélèvement à la source ; il ne représente pas automatiquement le revenu réellement disponible après toutes les dépenses personnelles.

La cascade doit donc être lue étape par étape : chiffre d’affaires facturé, frais de gestion, frais professionnels selon leur nature, charges patronales, salaire brut, cotisations salariales, réserve éventuelle, puis salaire net avant impôt. Les frais de gestion rémunèrent l’accompagnement administratif de la société de portage, tandis que les cotisations financent la protection sociale attachée au statut. Leur niveau varie selon l’offre et peut être exprimé en pourcentage du chiffre d’affaires ou selon une autre modalité contractuelle. Il est donc préférable de demander le détail des frais, des charges et du revenu avant de comparer deux simulateurs.

Ce cas illustre la différence entre chiffre d’affaires, salaire brut, net imposable, salaire net et revenu net. Il ne constitue pas une projection universelle pour chaque consultant en portage salarial : le taux, le nombre de jours, les frais professionnels, les cotisations et la gestion peuvent modifier le résultat d’un mois à l’autre. Pour comparer une simulation, il faut conserver les mêmes paramètres de mission, le même nombre de jours facturés et les mêmes hypothèses de frais.

Calculs financiers et fiches de paie détaillant les cotisations sociales

Minimum conventionnel et transparence des frais affichés

En portage salarial, le salaire brut ne peut pas être analysé uniquement à partir du chiffre d’affaires ou du taux journalier. La convention collective applicable et les textes réglementaires fixent un minimum de rémunération dont le fondement, la date d’entrée en vigueur et le périmètre doivent être vérifiés dans les sources officielles. Lorsque le taux journalier, le nombre de jours facturés ou le volume d’activité diminue, le salaire brut peut se rapprocher de ce seuil, tandis que le salaire net dépend encore des cotisations sociales, des cotisations patronales, des frais de gestion et des autres charges.

Pour une mission de dix-huit jours ouvrés, le carnet signale toute situation dans laquelle la rémunération est inférieure au minimum conventionnel de 202,72 euros par jour, valeur à contrôler selon la date et les règles applicables. Ce contrôle ne garantit pas à lui seul le montant du salaire net : il indique un seuil de rémunération et doit être distingué du chiffre d’affaires nécessaire pour le respecter. Les frais professionnels remboursés séparément peuvent obéir à des règles différentes et ne doivent pas être automatiquement assimilés au salaire.

Les frais de gestion présentés dans les analyses correspondent aux barèmes publics des sociétés de portage relevés à une date donnée. Un simulateur salaire sans frais affichés ou sans détail des cotisations peut donner un revenu et un net difficiles à comparer. Avant de choisir une société de portage, il faut donc confronter le TJM, le nombre de jours facturés dans le mois, le chiffre d’affaires, les frais de gestion, les frais professionnels, les charges patronales et les éventuels frais annexes. Ces données restent indicatives : seul un devis détaillé et le contrat précisent la rémunération, la gestion et les conditions réelles de l’activité.

Les simulateurs de portage salarial face à la rigueur méthodologique

L’enquête menée pour constituer le carnet répertorie cent simulateurs de portage salarial disponibles en France. Vingt outils ont fait l’objet d’un audit complet avec manipulation des paramètres ; quatre-vingts autres sociétés de portage sont uniquement référencées, faute d’avoir pu ouvrir ou analyser leur algorithme sous-jacent. Une fiche sans note ne signifie donc pas que l’outil est mauvais : elle indique simplement qu’aucune évaluation comparative n’a pu être menée dans des conditions suffisamment reproductibles.

  • L’annuaire public détaille chaque société de portage avec l’adresse vérifiée de son portail web officiel et signale clairement les domaines dont l’identification reste incertaine. Les informations publiques portent notamment sur les frais de gestion, les frais professionnels, le salaire annoncé et les conditions générales accessibles au moment du relevé.
  • Le moteur de recherche interne indexe les dénominations sociales et les noms de domaine. Chaque entreprise dispose d’une fiche permettant de retrouver ses données, son activité, ses modalités de gestion et les éléments utiles pour comparer une simulation portage salarial, un taux journalier moyen, un TJM et un revenu net.
  • Pour les outils audités, la méthode suit plusieurs étapes : saisie des mêmes paramètres de mission, relevé du taux, du chiffre d’affaires, du nombre de jours facturés et des frais, répétition des tests lorsque cela est possible, conservation des résultats, puis comparaison avec les barèmes publics. L’analyse examine également les cotisations sociales, les charges patronales, le salaire brut, le salaire net et le détail du net portage affiché.
  • La grille de notation repose sur des barèmes datés et des totaux vérifiables automatiquement. Elle vise à limiter les jugements subjectifs, sans prétendre figer définitivement le classement des sociétés. Les révisions méthodologiques d’octobre 2026 encadrent le critère de l’intelligence artificielle à 12 points afin d’éviter qu’une fonction marketing ne pèse de manière disproportionnée dans l’évaluation.

Le projet s’appuie sur des sources publiques et déclare n’avoir recours ni aux liens d’affiliation ni à la vente d’emplacement. Cette indépendance doit néanmoins être comprise comme une règle méthodologique déclarée, à contrôler à partir des sources et de l’historique disponibles. L’auteur, consultant intervenant à titre personnel sur des missions, traite les demandes écrites de la presse par le formulaire de contact public. Les sociétés ou les lecteurs peuvent signaler une erreur, fournir un barème actualisé ou demander la révision d’une fiche en indiquant la source, la date et le paramètre concerné. Une modification doit ensuite être datée afin de préserver la traçabilité des calculs et des résultats d’une simulation.

Pour consulter la méthode, les relevés et les mises à jour, découvrez le carnet indépendant Après commission. Cette ressource permet de comparer les outils sans confondre une estimation sans frais affichés avec une rémunération contractuelle. Le résultat d’un simulateur varie selon le mois, les jours travaillés, le TJM, le chiffre d’affaires, les frais et la situation de l’activité : il ne remplace donc ni un devis ni un contrat de portage salarial.

Dossier d'investigation et notes méthodologiques sur une table de travail

Foire aux questions sur le banc d’essai des simulateurs

N’est-ce pas un classement commercial déguisé ?

Aucune société de portage ne finance ni ne publie ce carnet. Les positions des sociétés de portage ne font l’objet d’aucune transaction et aucun lien d’affiliation n’est utilisé. Les critères, les formules et les limites de la méthode restent accessibles afin de distinguer une comparaison indépendante d’un argumentaire commercial.

Pourquoi seulement vingt outils notés sur cent ?

Une note exige l’ouverture effective du simulateur et la manipulation de ses paramètres. Vingt outils ont donc été audités ; les quatre-vingts autres sont référencés avec leurs informations publiques, mais sans classement. L’absence de note ne signifie pas que leur calcul est mauvais : elle indique seulement qu’une comparaison reproductible n’a pas été possible.

Comment comparer un taux journalier moyen et des jours travaillés ?

Le chiffre d’affaires se calcule généralement en multipliant le taux journalier moyen, ou TJM, par le nombre de jours facturés. Les jours facturés ne correspondent pas toujours aux jours travaillés ou aux jours ouvrés du mois. Pour comparer une simulation portage, il faut donc saisir le même taux journalier, le même nombre de jours facturés et la même mission dans chaque simulateur.

Comment savoir si le salaire net affiché est fiable ?

Un chiffre est plus vérifiable lorsque le simulateur détaille le chiffre d’affaires, les frais de gestion, les frais professionnels, les cotisations sociales, les charges et le salaire brut avant d’afficher le salaire net. Il faut aussi distinguer le revenu net, le net portage avant impôt et le montant réellement disponible. Chaque étape doit pouvoir être recalculée et comparée à une fiche de paie ou à une proposition contractuelle.

Les frais annoncés sont-ils exacts et que faire en cas d’erreur ?

Les taux et les frais correspondent aux grilles publiées par les éditeurs au moment du relevé. Ils restent indicatifs et ne remplacent pas un devis personnalisé : les conditions d’une mission, la gestion, le mois concerné et la rémunération peuvent modifier le résultat. Une erreur peut être signalée avec sa source et sa date ; la méthode et les simulations comparatives sont mises à jour dans le carnet Après commission, sans présenter un résultat sans frais comme une garantie contractuelle.

L’écart d’affichage comme clé de lecture

Sur les vingt simulateurs de portage salarial audités en profondeur, l’indice de scientificité varie de 33 à 89 points sur 100, soit un écart de 56 points. Deux simulateurs peuvent afficher un salaire net similaire pour un même taux journalier tout en appliquant des hypothèses différentes sur les cotisations sociales, les charges, les frais et la gestion. Avant de comparer une simulation portage, le consultant doit donc vérifier les mêmes paramètres de mission et d’activité.

Utilisez cette checklist avant de retenir une estimation : le taux journalier moyen ou TJM, le taux journalier, le chiffre d’affaires, le nombre de jours facturés, les jours travaillés dans le mois, le salaire brut, les frais de gestion, les frais professionnels, les cotisations et la réserve éventuelle. Contrôlez ensuite la différence entre le revenu net annoncé et le montant réellement disponible. Cette méthode permet de comparer les simulateurs de portage salarial sur une base cohérente, sans confondre une estimation indicative avec une fiche de paie ou une rémunération contractuelle.

Le résultat dépend toujours du contrat, du nombre de jours, des frais, du client et des règles appliquées par la société de portage. Pour consulter les barèmes, la méthode et les mises à jour avant de choisir une solution de portage salarial, découvrez Après commission.