Vous avez déjà senti l’envie d’indépendance tout en cherchant la sécurité d’un contrat ? Cette tension est au cœur de nombreuses carrières. Ici, nous ouvrons une piste claire et concrète.
Définition simple : « je travaille pour des clients comme un indépendant, mais je suis salarié d’une société de portage ». Ce modèle combine autonomie commerciale et protection sociale grâce à un contrat de travail.
Vous conservez la liberté de choisir vos missions et de négocier vos offres. En parallèle, vous déléguez la gestion administrative, la facturation et la paie à une structure dédiée.
Au fil de cet article, nous vous guiderons pas à pas : comprendre le cadre, comparer les statuts, calculer une rémunération et sélectionner une société fiable. Nous aborderons aussi les points clés d’achat : frais, transparence, services et conformité.
Pour aller plus loin dès maintenant, découvrez notre guide pratique sur réussir en portage salarial.
Table of Contents
Points clés à retenir
- Solution hybride : autonomie commerciale et protection sociale.
- Vous gardez le contrôle des missions et de l’offre.
- La société gère la facturation, la paie et les risques administratifs.
- Évaluez les frais, la transparence et l’accompagnement proposés.
- Attention à la variabilité des revenus et à l’effort de prospection.
Comprendre le portage salarial pour les consultants et son positionnement en France
Le dispositif légal décrit à l’article L1251-64 organise une relation tripartite entre société, personne portée et entreprise cliente. Il sécurise le régime du salariat tout en autorisant une activité indépendante facturée via une société.
Principes clés :
- Autonomie commerciale : vous prospectez et négociez vos missions.
- Absence de lien de subordination vis‑à‑vis de l’entreprise cliente.
- Sécurisation sociale : un contrat de travail garantit droits et rémunération via l’EPS.
Le modèle séduit car il combine flexibilité et protection sociale. Il répond aux attentes actuelles du marché du conseil : liberté d’organisation et sécurité du statut salarié.
Historique et repères juridiques : le dispositif a émergé dans les années 1980, puis a été encadré par la loi 2008-596 et l’ordonnance 2015-380. La convention collective IDCC 3219 (applicable depuis 01/07/2017) stabilise les obligations, les rémunérations minimales et les droits.
| Élément | Rôle | Référence |
|---|---|---|
| Société de portage | Emet la rémunération et gère la paie | L1251-64 |
| Personne portée | Prospecte et réalise la prestation | Contrat de travail |
| Entreprise cliente | Commande et reçoit la prestation | IDCC 3219 |
Attention à la distinction avec l’intérim ou le prêt de main-d’œuvre : l’objectif ici est la sécurisation du travail autonome et la conformité du montage. Pour approfondir le cadre pratique et les avantages en France, consultez notre guide dédié sur portage salarial en France.
Consultant, consultant indépendant : quels statuts possibles avant de choisir le portage
Le choix de statut dépend surtout de votre tolérance au risque commercial et administratif. Trois trajectoires se dégagent clairement : salariat en cabinet, création d’une entreprise (micro, EI, EURL, SASU) et la troisième voie où vous conservez autonomie sans créer de structure.
Le salariat en cabinet de conseil
Sécurité et montée en expertise. Travailler en cabinet vous apporte un cadre, des méthodes et une clientèle qualifiée.
Vous bénéficiez d’un salaire régulier et d’une progression structurée. C’est idéal si vous voulez consolider vos compétences avant de vous lancer.
L’entrepreneuriat (micro‑entreprise, EI, EURL, SASU)
Liberté et responsabilités. Créer une société donne le contrôle total de votre offre et de votre tarification.
Mais vous assumez la gestion fiscale, sociale et la structuration du chiffre affaires. La charge administrative et le risque financier augmentent.
La troisième voie : autonomie sans créer de société
Vous gardez votre statut de consultant indépendant et déléguez la gestion administrative. Ce schéma protège vos droits sociaux sans nécessiter la création d’une structure.
- Scénario prudent : début en solution externalisée.
- Scénario structuré : création d’une société pour optimiser l’activité.
- Scénario stable : rester salariés si vous privilégiez la sécurité.
Décisif : votre capacité à vendre et sécuriser des missions. La suite expliquera concrètement le déroulé d’une mission et les contrats associés.
Comment fonctionne une mission en portage salarial avec l’entreprise cliente
La mission suit un déroulé structuré où chaque acteur joue un rôle précis.
Le « triangle » se compose du salarié porté, de la société portage salarial et de l’entreprise cliente.
Rôles et responsabilités
Le salarié porté conçoit l’offre, prospecte et réalise la prestation.
La société portage salarial sécurise les contrats, assure la facturation et la paie.
L’entreprise cliente valide les livrables et règle la facture à la société.
Les contrats indispensables
- Contrat commercial : définit l’objet, la durée et le prix de la mission entre EPS et entreprise cliente.
- Contrat travail (CDI ou CDD) : lie le salarié porté à la société qui administrative l’activité.
- Convention d’adhésion : précise les modalités de frais, le fonctionnement du compte d’activité et les services fournis.
Du devis au paiement
Processus : validation du devis, signature des contrats, exécution de la prestation, facturation par la société, encaissement puis conversion en salaire.
Point de contrôle : demandez la visibilité mensuelle du compte d’activité (montant facturé, frais, cotisations, salaire) pour éviter les surprises.
| Étape | Acteur principal | Document clé | Livrable |
|---|---|---|---|
| Négociation | Salarié porté | Devis / proposition | Offre commerciale |
| Signature | Société portage salarial | Contrat commercial + contrat travail | Convention d’adhésion signée |
| Facturation & paie | Société | Facture client / compte d’activité | Versement du salaire |
Comprendre ce fonctionnement facilite l’évaluation des services et des garanties. Pour approfondir la définition détaillée, consultez notre guide.
Avantages du portage salarial côté consultant : sécurité, autonomie, services

Adopter ce statut apporte une sécurité sociale complète tout en préservant votre indépendance commerciale.
Protection sociale complète
Vous bénéficiez du régime général : couverture maladie, droits à la retraite et accès à l’assurance chômage.
Cette sécurité réduit le risque financier en période d’intermission.
Liberté d’organisation
Choix des missions et négociation directe : vous fixez votre prix, votre planning et sélectionnez vos clients.
Il n’existe pas de lien de subordination avec l’entreprise cliente, ce qui préserve l’autonomie.
Gain de temps et gestion déléguée
La gestion administrative est prise en charge : facturation, déclarations sociales et suivi juridique.
Cela vous recentre sur la valeur ajoutée et la prospection.
Formation et montée en compétences
Droits à la formation identiques à un salarié : financement de parcours, montée en compétence et maintien de la compétitivité.
Accompagnement, réseau et services
- Outils digitaux de suivi en temps réel et tableau de bord.
- Communauté, événements et opportunités de co‑traitance.
- Support administratif réactif et services additionnels selon la société.
« Choisir une structure qui investit dans l’accompagnement améliore durablement la relation au travail et la continuité d’activité. »
En synthèse : ces avantages offrent un statut salarié sécurisé, un gain de temps significatif et un service d’accompagnement qui favorise la croissance de vos missions.
Limites et points de vigilance avant de signer avec une société de portage
Avant d’engager votre activité, prenez le temps d’analyser clairement les coûts et les contraintes. Un examen simple et chiffré évite les mauvaises surprises sur le revenu et l’organisation.
Impact financier : frais de gestion et cotisations
Votre revenu net dépend du chiffre d’affaires facturé. Retirez d’abord les frais de gestion (souvent 3% à 10%) puis les cotisations sociales qui peuvent représenter 40% à 50% du CA HT.
Une simulation réaliste permet d’estimer le salaire disponible et de comparer les offres d’une entreprise portage.
Variabilité des missions et charge de prospection
Les missions sont souvent irrégulières. La sécurité sociale compense, mais vous restez responsable de l’acquisition clients.
Anticipez le temps consacré à la prospection : selon les retours, il peut atteindre environ 50% du temps billable.
Contraintes réglementaires à connaître
Notez la durée maximale de recours : 36 mois pour une même mission. Certaines activités sont exclues (services à la personne, professions réglementées).
La société sécurise le cadre administratif, mais elle ne remplace pas votre stratégie commerciale ni le suivi opérationnel des missions.
Pour vérifier l’éligibilité et les règles à respecter avant de vous engager, consultez notre guide détaillé sur l’encadrement en France.
Éligibilité et règles à respecter en portage salarial (consultants et entreprises)
L’accès au dispositif repose sur des critères précis liés à la qualification et à l’autonomie du prestataire.
Conditions côté consultant
Qualification : diplôme Bac+2 ou, à défaut, au moins 3 ans d’expérience professionnelle équivalente.
Autonomie : capacité à prospecter, négocier et piloter la prestation sans lien de subordination vis‑à‑vis de l’entreprise cliente.
Nature de la prestation : activités intellectuelles (conseil, ingénierie, formation, audit) demandant un réel niveau d’expertise.
Règles côté entreprise cliente
La mission doit être ponctuelle et clairement cadrée.
Elle ne peut pas servir à remplacer un salarié absent ni couvrir une activité normale et permanente de l’entreprise.
Durée et limites
Durée maximale : le recours est plafonné à 36 mois pour une même mission. Au-delà, il faut requalifier le montage.
Anticipez la fin de mission : reconduction, changement de périmètre ou nouveau client sont des options à planifier.
Métiers compatibles et exclusions
Prestations intellectuelles : compatibles. Services à la personne (réf. art. L7231-1) et professions réglementées : exclus.
Certaines activités peuvent faire l’objet de restrictions indépendantes du contrat.
| Élément | Condition principale | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Consultant | Bac+2 ou 3 ans d’expérience et autonomie | Validation de l’éligibilité avant signature |
| Entreprise cliente | Mission ponctuelle, pas de remplacement | Contrat limité dans le temps |
| Durée | Plafond 36 mois | Plan de sortie ou reconduction nécessaire |
| Conformité société | Garantie financière et respect convention | Sécurité des salaires et cotisations |
Notre recommandation : avant de signer, demandez à la société portage comment elle vérifie l’éligibilité de la mission et la conformité du contrat côté entreprise cliente.
Pour approfondir et préparer votre démarche, consultez notre guide pratique sur réussir en portage salarial.
Rémunération en portage salarial : calcul du salaire, chiffre d’affaires et optimisation
La conversion du chiffre facturé en rémunération nette suit des étapes simples et vérifiables. Comprendre cette mécanique vous permet de comparer des offres sur des bases identiques.
Du chiffre d’affaires HT au salaire net
Étapes clés : déduire les frais de gestion (souvent 3% à 10%), puis les frais professionnels éligibles, ensuite les cotisations sociales (ordre de grandeur 40–50% du CA HT). Le reste devient salaire brut, puis salaire net après prélèvements.
Frais et cotisations : ce qu’ils financent
Les frais de gestion reflètent les services (facturation, recouvrement, outils). Les cotisations financent la protection : maladie, chômage, retraite.
Revenu minimum et optimisation
La convention prévoit un repère de revenu minimum garanti (≈70% du PMSS). Pour optimiser votre revenu, optimisez la prise en charge des frais professionnels et fixez un TJM réaliste.
Simuler sa rentabilité
Méthode pratique :
- Fixez un TJM cible.
- Estimez les jours facturables annuels (≈200) et les périodes d’intercontrat.
- Calculez le CA HT, appliquez les frais et cotisations, vérifiez le salaire net attendu.
« Demandez toujours un simulateur et un exemple de compte d’activité pour valider les hypothèses. »
| Élément | Repère | Impact |
|---|---|---|
| Frais de gestion | 3% – 10% | Réduit directement le chiffre avant cotisations |
| Cotisations | 40% – 50% du CA HT | Finance protections sociales et retraite |
| Revenu net | ≈46% – 54% du CA HT | Salaire disponible après déductions |
Portage salarial vs autres statuts : comment choisir selon votre activité de consultant
La décision se guide par la vitesse de lancement, la protection souhaitée et la relation avec vos clients.
Comparaison pratique : portage salarial, micro‑entreprise, SASU/EURL
Simplicité de lancement : le portage salarial permet de commencer sans créer de structure. La micro‑entreprise est rapide aussi. La SASU/EURL demande plus de formalités.
Protection et administration : le portage salarial offre une protection sociale proche du salariat et décharge la gestion. La micro a une protection limitée. La SASU/EURL donne des leviers d’optimisation mais impose une gestion plus lourde.
| Critère | Portage salarial | Micro‑entreprise | SASU / EURL |
|---|---|---|---|
| Simplicité | Démarrage immédiat | Très simple | Complexe |
| Protection sociale | Élevée | Limitée | Variable, optimisable |
| Charge admin. | Faible | Faible | Importante |
| Crédibilité client | Bonne (contrat clair) | Variable | Très bonne |
Quand le dispositif est un tremplin
Le portage salarial est pertinent si vous voulez tester un marché sans créer une société. Il facilite la transition entre deux emplois ou le cumul emploi‑retraite.
Certaines entreprises privilégient la simplicité d’achat via une société de portage. Cela peut accélérer l’accès à des missions.
« Votre priorité est-elle la sécurité immédiate, l’optimisation long terme, ou la vitesse de lancement et la concentration sur vos clients ? »
Choisir la bonne société de portage : critères décisifs pour un consultant
Choisir une société adaptée change la gestion quotidienne de votre activité et la sérénité financière.
Priorisez la transparence et la clarté. Exigez un compte d’activité mensuel lisible : montant facturé, frais appliqués, cotisations et salaire net. Sans cette visibilité, vous ne pouvez piloter votre revenu.
Services opérationnels et trésorerie
Vérifiez la qualité de la facturation, du recouvrement et l’existence d’options comme l’avance de salaire. Des outils en ligne en temps réel renforcent la maîtrise de votre activité.
Accompagnement, réseau et proximité
Une bonne société offre formations, événements et délégués régionaux. Ce réseau facilite le développement commercial et la mise en relation.
Réputation et conformité
Contrôlez l’ancienneté, les avis terrain et les indicateurs communiqués (ex. taux de satisfaction, recours par bouche-à-oreille).
| Critère | Ce qu’il faut demander | Impact pour vous |
|---|---|---|
| Transparence frais | Grille tarifaire et compte d’activité mensuel | Prévoir votre salaire réel |
| Services | Facturation, recouvrement, avance, outils | Sécurise trésorerie et gain de temps |
| Accompagnement | Formations, coaching, réseau régional | Accélère la prospection |
| Conformité | Garantie financière, RC pro, contrat clair | Protection juridique et sociale |
« Exigez des preuves : simulateur, exemples de comptes d’activité et indicateurs de satisfaction. »
Si vous souhaitez aller plus loin, consultez notre guide pratique sur réussir en portage salarial.
Démarrer et réussir en portage : trouver des clients, négocier et sécuriser vos prestations

La réussite commence par une offre simple, compréhensible et orientée résultat.
Construisez une proposition claire : problème client, méthode, livrables et bénéfices. Ajoutez des preuves (références, études de cas) pour crédibiliser votre expertise.
Supports et marketing
Checklist rapide : site web optimisé, plaquette synthétique, signature mail professionnelle, pitch court et cartes de visite. Ces éléments rassurent un client avant signature.
Prospection et temps
Activez votre réseau, ciblez entreprises et utilisez job boards. Planifiez un rythme hebdomadaire dédié : la prospection est une fonction à part entière du travail.
Négociation et contrat
Cadrez le TJM, la durée, les livrables et les conditions d’exécution (présentiel/remote). Précisez ce qui est inclus/exclu et les modalités de paiement dans le contrat pour accélérer la facturation.
Pilotage durable
Suivez chaque mission, demandez la reconduction et sollicitez des recommandations. Un portefeuille diversifié stabilise vos affaires et limite les périodes creuses.
| Action | Outil | Résultat attendu |
|---|---|---|
| Clarifier l’offre | Plaquette + pitch | Décision d’achat accélérée |
| Prospection | Réseau + job boards | Flux constant de missions |
| Négociation | Modèle de contrat | Sécurisation des paiements |
| Suivi | Compte client / CRM | Recommandations et reconductions |
Conclusion
Cette formule offre une solution opérationnelle pour développer votre activité en sécurité.
En synthèse : ce dispositif combine autonomie commerciale et protection sociale, avec un encadrement légal (L1251-64, CCN IDCC 3219) et une durée maximale de recours de 36 mois.
Points clés à vérifier : éligibilité (Bac+2 ou 3 ans d’expérience), exclusions d’activité et garantie financière de la société portage. Anticipez les frais (3–10%) et les cotisations qui pèsent sur le chiffre d’affaires.
Avant de choisir, comparez 2 à 3 sociétés sur la transparence du compte d’activité, la qualité des services, les contrats et la relation client. Si ce cadre vous convient, construisez une offre claire, ciblez vos clients et sécurisez chaque prestation par un contrat solide.
FAQ
Qu’est-ce que le portage salarial et quel texte le régit en France ?
Le dispositif est un statut hybride encadré par le Code du travail (article L1251-64) et la convention collective IDCC 3219. Il permet à un professionnel autonome d’exercer une activité de prestation tout en bénéficiant d’un contrat de travail avec une société intermédiaire qui gère la facturation, les cotisations et la paie.
Qui sont les acteurs impliqués dans une mission et quels sont leurs rôles ?
Trois acteurs collaborent : le porté (le consultant qui réalise la mission), la société de portage qui signe les contrats, facture et rémunère, et l’entreprise cliente qui commande la prestation et paie la société de portage. Chacun a des responsabilités claires : obligation de résultat pour le porté, obligations administratives et sociales pour la société de portage, et respect du périmètre de mission pour le client.
Quels contrats sont signés entre les parties ?
On distingue le contrat commercial (entre la société de portage et l’entreprise cliente), la convention d’adhésion ou contrat de prestation (entre le porté et la société de portage) et le contrat de travail (CDI ou CDD) liant le porté à la société. Ces documents définissent les conditions de mission, la rémunération et les garanties sociales.
Comment se calcule la rémunération à partir du chiffre d’affaires HT ?
Le montant facturé HT est d’abord affecté aux frais professionnels éventuels, aux charges sociales et aux frais de gestion de la société. Le reliquat constitue la base pour le salaire brut puis le net après prélèvements. La convention collective fixe des repères, et il est essentiel de simuler son TJM et ses jours facturables pour estimer la rentabilité.
Quelles protections sociales sont offertes au porté ?
Le porté bénéficie d’une couverture similaire à celle d’un salarié : assurance maladie, cotisations retraite, droit au chômage sous conditions, mutuelle, et accès à la formation professionnelle. Ces protections dépendent du niveau de cotisations et de la nature du contrat (CDI/CDD).
Quels sont les frais de gestion et comment varient-ils ?
Les frais de gestion sont prélevés par la société et couvrent la facturation, le recouvrement, la paie et le support. Ils varient selon l’offre et les services inclus (avances de salaire, formation, outils). Il convient de comparer les fourchettes et la transparence du compte d’activité pour juger de leur pertinence.
Qui peut accéder au dispositif ? Quelles sont les conditions d’éligibilité ?
Sont éligibles les professionnels disposant d’une qualification (souvent Bac+2) ou d’une expérience significative, capables d’exercer en autonomie et de proposer une prestation intellectuelle. Les missions doivent être ponctuelles et ne pas remplacer un salarié permanent chez le client.
Y a‑t‑il des activités exclues ou des métiers incompatibles ?
Certaines professions réglementées et les services à la personne peuvent être exclus. Les prestations doivent rester de nature intellectuelle ; les missions de production physique ou de remplacement de personnel permanent ne sont pas adaptées au dispositif.
Quelle durée maximale pour recourir au dispositif sur une mission ?
Le recours est encadré : la durée maximale cumulée de recours pour une même mission est généralement fixée à 36 mois, conformément aux règles applicables et afin d’éviter un lien de subordination déguisé.
Quels sont les principaux avantages pour un indépendant qui choisit ce statut ?
Le statut combine autonomie commerciale et protection sociale salariée. Avantages : gestion administrative externalisée, accès à la retraite et au chômage, formation, accompagnement et réseau. C’est un choix pertinent pour tester une activité ou sécuriser une transition professionnelle.
Quels inconvénients ou points de vigilance faut‑il anticiper ?
Attention aux frais de gestion et au niveau de cotisations qui réduisent le revenu net. La prospection reste à la charge du porté et peut occuper beaucoup de temps. Vérifiez aussi les clauses contractuelles, les garanties financières et la conformité de la société de portage.
Comment optimiser son revenu en tenant compte des frais professionnels ?
Optimisez le TJM, augmentez le nombre de jours facturables et identifiez les dépenses professionnelles remboursables. Négociez la transparence du compte d’activité et comparez les services inclus pour limiter les frais non justifiés.
Portage vs micro‑entreprise ou SASU : comment choisir ?
Le choix dépend de votre objectif : simplicité administrative et coût réduit orientent vers la micro‑entreprise ; création de structure et optimisation fiscale vers la SASU/EURL ; besoin de sécurité sociale et d’un accompagnement administratif favorise le dispositif. Évaluez votre volume d’affaires, vos charges et votre souhait d’indépendance.
Quels critères retenir pour choisir une société de portage ?
Priorisez la transparence des frais, la clarté du compte d’activité, la qualité des services (facturation, recouvrement, avances), l’accompagnement (formation, réseau), la conformité réglementaire, la garantie financière et la réputation sur le marché.
Quelle est la procédure du devis au paiement ?
Le porté établit un devis ou une proposition commerciale. La société de portage signe le contrat avec le client et facture. Après encaissement, la société règle les frais, prélève ses commissions et verse le salaire au porté via la paie en respectant les cotisations sociales.
Peut‑on cumuler ce statut avec un emploi salarié ou la retraite ?
Le cumul est possible selon la nature des contrats et la réglementation sur le cumul d’activités ou de revenus. Les règles varient pour les retraités : certaines conditions permettent de cumuler revenus et pension selon des plafonds. Vérifiez votre situation auprès des organismes sociaux.
Quels éléments figurent sur le compte d’activité fourni par la société ?
Le compte d’activité doit détailler le chiffre d’affaires facturé, les frais professionnels remboursés, les frais de gestion, les cotisations sociales, les avances éventuelles et le salaire net versé. Cette transparence est essentielle pour suivre sa rentabilité.
Quelles garanties légales doit fournir une société de portage ?
Elle doit respecter la convention collective, détenir une garantie financière si nécessaire, fournir une responsabilité civile professionnelle et assurer la conformité des contrats. Ces éléments protègent le porté et l’entreprise cliente.
Existe‑t‑il un revenu minimum garanti ou des repères pour la rémunération ?
La convention collective et les pratiques du marché donnent des repères de revenu minimum et des règles pour le calcul du salaire. Les simulations individuelles restent indispensables pour fixer un TJM et sécuriser sa rentabilité.
