Saviez-vous qu’un consultant en mission peut conserver des droits à l’ARE s’il adopte le bon statut ? Cette réalité change la donne pour les freelances qui veulent sécuriser leurs interruptions d’activité.
Le portage salarial se situe entre indépendance et salariat. Il offre un statut de salarié et permet de cotiser comme tel. C’est ce cadre qui protège vos droits lors des périodes sans mission.
Ce guide pratique vous aidera à vérifier votre éligibilité, sécuriser les documents, comprendre le calcul du SJR, réussir le cumul revenus-ARE et anticiper les évolutions 2025 avec France Travail.
Attention : une mauvaise qualification de l’activité ou un dossier incomplet risque de compromettre vos droits. Nous expliquons comment éviter ces écueils et quelles preuves fournir.
En suivant notre feuille de route, vous comprendrez le lien entre statut et allocation, vérifierez l’éligibilité, sécuriserez la société de portage, constituerez le dossier et optimiserez le cumul pour faciliter votre retour emploi.
Table of Contents
Points clés
- Le statut offre une protection proche du salarié et permet de cotiser pour l’ARE.
- Vérifiez l’éligibilité avant toute mission pour préserver vos droits.
- SJR, ARE et France Travail sont au cœur du calcul des allocations.
- Conservez justificatifs et contrats pour éviter la requalification.
- Anticipez 2025 : optimisez le cumul revenus-allocations en sécurisant votre dossier.
Comprendre le lien entre portage salarial et chômage
Adopter un statut qui mêle autonomie et salariat ouvre des droits souvent inatteignables en freelance. Pour un consultant, cela signifie un accès réel à la protection du régime général.
Pourquoi cela change la donne : le salarié porté conserve la couverture sociale, la retraite, le CPF et des congés. La société d’accueil prélève les cotisations, y compris l’assurance chômage, ce qui crée des droits à l’ARE et une possibilité d’indemnisation.
Triptyque relationnel
- Client : mission
- Société de portage : employeur et payeur des cotisations
- Consultant : salarié porté sous contrat
Ce que vérifie France Travail
Pôle emploi priorise les preuves : contrat conforme, bulletins, attestation employeur. Le lien de subordination doit apparaître clairement pour éviter une requalification.
| Élément | Preuve requise | Impact sur droits |
|---|---|---|
| Contrat de travail | Signature, clauses de subordination | Validité des droits à l’ARE |
| Bulletins de paie | Détail des cotisations | Calcul du SJR et indemnisation |
| Attestation employeur | Fin de mission précisée | Ouverture du droit aux allocations chômage |
| Cadre légal | Ord. n°2015-380, Code du travail, CCN 22/03/2017 | Base juridique pour contrôle |
Ce point de vue explicite : comprendre d’abord, puis vérifier et agir sur votre dossier pour sécuriser vos droits.
Vérifier votre éligibilité à l’ARE en tant que salarié porté
Avant toute démarche, contrôlez si votre situation répond aux critères d’ouverture de droit. Cette vérification évite les refus et facilite votre retour vers l’emploi.
Perte involontaire d’emploi
Perte involontaire signifie fin de mission, fin de CDD, rupture conventionnelle, licenciement ou certaines fins/ruptures de CDI. Une démission complique l’accès, sauf cas de démission légitime reconnus par Pôle emploi.
Durée minimale d’affiliation
Vous devez justifier au moins 88 jours travaillés (≈ 4 mois) ou 610 heures sur les 28 derniers mois. Pour certains profils plus âgés, la période de référence peut s’étendre à 36 mois.
Conditions personnelles et cas particuliers
Résidence en France, aptitude au travail, inscription comme demandeur d’emploi et recherche active sont obligatoires. Les périodes déjà utilisées pour une indemnisation antérieure ne recomptent pas.
- Multi‑employeurs : plusieurs contrats ou employeurs peuvent cumuler les jours/heures.
- Étudiant salarié porté : possible si seuils et perte involontaire sont remplis.
- Vigilance : conservez tous les contrats et bulletins pour prouver vos droits.
Si vous êtes éligible, la prochaine étape consiste à sécuriser les obligations de la société qui vous emploie pour éviter tout blocage administratif auprès de Pôle emploi.
Sécuriser vos droits : les obligations de la société de portage

Assurer la régularité des démarches côté société protège vos droits en cas de fin de mission. La conformité administrative de l’employeur porté vaut autant que vos justificatifs personnels.
Lien de subordination dans le contrat
France Travail attend un contrat qui mentionne clairement l’identité de l’employeur, la nature de la relation salariée, les modalités de rémunération et les règles d’organisation. Ces éléments prouvent le lien de subordination et évitent la requalification en indépendant.
Déclarations et cotisations
La société doit réaliser la DUE, affilier le salarié auprès de l’URSSAF et reverser les cotisations, y compris l’assurance chômage. L’absence de versement ou d’attestation peut bloquer l’examen du dossier.
Attestation employeur : document indispensable
L’attestation remise à la fin du contrat est essentielle pour ouvrir vos droits. Conservez-la avec le contrat et les bulletins de paie : sans ces pièces, votre dossier risque d’être refusé ou retardé.
- Vérifiez la présence de clauses de fin de mission.
- Demandez et archivez systématiquement l’attestation et les bulletins.
- Si la société ne fournit pas ces documents, contactez-nous pour les démarches suivantes.
Pour aller plus loin, consultez notre guide dédié : sécurité et flexibilité pour les indépendants.
Constituer votre dossier France Travail après une mission en portage
À la fin d’une mission, la rapidité d’inscription auprès de France Travail conditionne l’ouverture des droits. Inscrivez-vous dès la fin du contrat pour déclencher l’étude de vos droits et éviter des ruptures d’allocations.
Inscription comme demandeur : quand et comment
Créez ou connectez votre espace sur France Travail (ex Pôle emploi) dès la fin de la mission. Déclarez-vous demandeur, fournissez les pièces demandées et prenez rendez‑vous si nécessaire.
Justificatifs à préparer
Rassemblez ces documents avant l’inscription :
- Contrat de travail signé pour prouver la relation employeur/salarié.
- Bulletins de salaire montrant la rémunération brute.
- Attestation employeur précisant la fin de contrat.
- Pièce d’identité et justificatif de domicile.
| Document | But | Format conseillé | Erreur fréquente |
|---|---|---|---|
| Contrat | Prouver le lien de travail | PDF nommé « Contrat_Nom_Date » | Dates incohérentes |
| Bulletins de salaire | Calculer le SJR et l’indemnisation | PDF compressé | Confusion frais/salaire |
| Attestation employeur | Justifier la fin involontaire | Scan clair | Absence du document |
| Pièces d’identité | Vérifier l’identité du demandeur | JPEG ou PDF | Documents illisibles |
Méthode zéro oubli : constituez un dossier numérique, nommez clairement chaque fichier et conservez les originaux. Déposez tout via votre espace France Travail et actualisez chaque mois. Pour plus de ressources, consultez notre guide sur l’assurance après une mission.
Comprendre le calcul de vos allocations chômage : SJR, ARE et plafonds

Saisir la méthode de calcul du salaire journalier de référence vous permet d’anticiper vos droits et vos revenus. Le SJR est la base qui pilote toute l’indemnisation.
Qu’est‑ce que le salaire journalier de référence ?
Le salaire journalier de référence est calculé à partir du salaire brut total perçu sur la période de référence. Il intègre les primes, commissions et certaines indemnités de fin de contrat.
Il exclut les remboursements de frais, les revenus d’activité indépendante et les indemnités liées à la rupture (ex. licenciement).
Comment se calcule l’ARE journalière ?
Deux formules sont comparées : la règle retient le montant le plus favorable.
- 57 % du salaire journalier de référence
- 40,4 % du journalier référence + 11,84 € (partie fixe)
En 2025, l’ARE journalière est le maximum entre ces formules, avec un plancher à 28,86 €/jour.
Bornes et éléments à connaître
Un plafond protège contre les montants extrêmes : l’indemnité ne peut excéder 75 % du SJR par jour.
En pratique : plus le salaire brut déclaré sur la période est élevé, plus le SJR et le montant de l’allocation augmentent. Cela n’assure pas un résultat fixe, mais guide vos attentes.
Pour approfondir les impacts sur vos indemnités et vérifier vos calculs, consultez notre fiche dédiée sur les indemnités et l’ARE.
portage salarial et chômage : cumuler salaire et allocation chômage sans erreur
Combiner une activité rémunérée et le maintien d’une indemnité demande méthode et rigueur.
Scénarios pratiques : soit vous reprenez une mission en portage tout en restant indemnisé, soit vous alternez missions et intermissions en activant vos droits entre deux contrats.
Règle des 70 % et plafond
France Travail déduit 70 % du salaire brut perçu sur le mois du montant théorique de l’allocation. Le montant final correspond au plus faible après déduction.
Attention au plafond : la somme versement + salaire ne doit pas dépasser le salaire brut de référence qui a servi à ouvrir vos droits.
Déclaration et effet durée
Vous devez rester inscrit, actualiser chaque mois et transmettre le bulletin montrant le salaire. Sans déclaration vous risquez un trop‑perçu ou une pénalité.
L’effet « durée » joue en votre faveur : les jours non indemnisés sur un mois sont reportés, ce qui peut prolonger votre indemnisation.
Conseils pratiques
- Tenez un tableau mensuel : salaire, allocation attendue, jours consommés.
- Archivez chaque bulletin et notification.
- Vérifiez les calculs avant d’accepter une mission pour un retour emploi sécurisé.
« La transparence administrative protège vos droits et évite les régularisations. »
Appliquer la méthode de calcul du cumul : exemples concrets à reproduire
Suivez une méthode simple en deux étapes pour transformer vos revenus en jours indemnisables. Nous montrons deux exemples chiffrés et une mini‑méthode à reproduire.
Exemple 1 — SJR → ARE journalière → montant mensuel
Avec un SJR de 95 €, l’allocation journalière se calcule à 54,15 €.
Multipliez cette valeur par le nombre de jours du mois de référence pour obtenir le montant mensuel. Ici : 54,15 × 30 ≈ 1 624,5 €.
Exemple 2 — Déduction 70 % et conversion en jours indemnisables
Étape 1 : calculez l’ARE mensuelle théorique puis retranchez 70 % du revenu brut perçu sur le mois.
Étape 2 : divisez le reste par l’allocation journalière. Le résultat donne les jours indemnisés, arrondis à l’entier.
Interpréter le résultat
- Montant versé = allocation journalière × jours indemnisés.
- Jours non indemnisés sont reportés : ils repoussent la fin des droits.
- Ex. si 21 jours sont indemnisés sur 30, 9 jours se réservent pour prolonger le droit.
- Noter l’allocation journalière.
- Calculer l’ARE mensuelle théorique.
- Déclarer le salaire brut du mois.
- Appliquer -70 %.
- Convertir le reste en jours et arrondir.
- Vérifier le plafond de cumul.
« Simulez toujours avant d’accepter une mission : cela évite les surprises sur le montant et la durée des allocations. »
Pour approfondir et comprendre la méthode complète, consultez notre guide détaillé.
Ce qui change en 2025 pour le chômage portage salarial
Anticiper 2025 permet d’ajuster vos choix professionnels face aux nouvelles règles d’indemnisation.
Nouveaux paliers d’âge
Les paliers pour l’indemnisation prolongée sont relevés : les seuils 53 et 55 ans passent à 55 et 57 ans.
Concrètement, certains salariés verront la durée d’indemnisation différée. Planifiez les intermissions et la reprise d’activité en tenant compte de ces nouveaux droits.
Travailleurs frontaliers
Un coefficient de recalcul sera appliqué selon l’écart de salaire avec le pays voisin.
Cela peut réduire le montant perçu. Vérifiez l’impact sur vos revenus avant d’accepter une mission.
Créateurs et repreneurs
Les conditions d’accès aux aides deviennent plus strictes pour les créateurs ou repreneurs d’entreprise.
Si vous structurez une activité, anticipez les justificatifs demandés par Pôle emploi.
Évolution des contributions
La suppression, en mai 2025, d’une contribution patronale exceptionnelle peut modifier la structure des cotisations.
Selon la société qui vous emploie, cela peut impacter la rémunération nette.
- Vérifiez les communications France Travail et Unédic.
- Demandez à la société de portage l’effet sur vos bulletins.
Synthèse opérationnelle : informez‑vous, simulez vos revenus et conservez tous les documents. Ces réflexes protègent vos droits et facilitent vos décisions.
Conclusion
Synthèse : une gestion proactive des pièces et des déclarations fait toute la différence pour vos droits.
Trois piliers à retenir : vérifier l’éligibilité ARE (perte involontaire, affiliation, inscription), exiger la conformité de la société employeuse (contrat, cotisations, attestation), maîtriser le calcul du cumul entre salaire et allocation.
Refusez toute fin de contrat sans attestation ; conservez bulletins et contrats. Pilotez vos mois indemnisés, vos jours consommés et le plafond de cumul pour éviter les mauvaises surprises.
Avant chaque fin de mission, passez la check‑list documentaire ; après chaque mois, déclarez immédiatement le salaire lors de votre actualisation auprès de Pôle emploi.
Pour approfondir la protection sociale liée au statut, consultez notre guide sur protection sociale. Ainsi, vous combinez autonomie et cadre salarié pour construire une trajectoire durable, même en période d’intermission.
FAQ
Pourquoi le portage salarial change-t-il la donne pour les freelances et consultants ?
Le statut de salarié porté combine autonomie commerciale et protection sociale du salariat. Vous facturez vos clients via une société de portage qui prend en charge les déclarations, cotisations (URSSAF) et verse les bulletins de salaire. Cela vous permet d’accéder aux droits chômage (ARE) si vous remplissez les conditions d’affiliation et de perte involontaire d’emploi.
Quelles cotisations et protections sont garanties par le statut de salarié porté ?
La société de portage prélève cotisations sociales et contributions pour la retraite, la santé et l’assurance chômage. Ces cotisations ouvrent des droits au régime général, sous réserve que le contrat et les fiches de paie reflètent correctement la rémunération brute et les périodes travaillées.
Que vérifie France Travail (ex‑Pôle emploi) en priorité lors d’une demande d’ARE ?
L’organisme contrôle la nature de la rupture (perte involontaire), la continuité des cotisations, le salaire de référence (SJR), et l’attestation employeur. Il vérifie aussi la recherche active d’emploi et la résidence en France.
Quels cas donnent droit à l’ARE pour un salarié porté ?
Les cas fréquents sont la fin de mission, la fin de CDD, la rupture conventionnelle et le licenciement. Une démission peut ouvrir des droits dans des situations spécifiques (démission légitime).
Quelle est la durée minimale d’affiliation pour prétendre à l’allocation chômage ?
Il faut avoir travaillé et cotisé un nombre minimal de jours ou d’heures sur la période de référence (généralement 6 à 12 mois selon la règle en vigueur). Les jours travaillés figurant sur les bulletins de salaire sont pris en compte pour le calcul.
L’âge et la résidence influent-ils sur l’éligibilité ?
Oui. Il faut résider en France, être apte au travail et effectuer des démarches de recherche d’emploi. L’âge peut intervenir pour la durée d’indemnisation, notamment avec les paliers qui évoluent en 2025.
Quels sont les cas particuliers à connaître (étudiant porté, multi‑employeurs, droits déjà utilisés) ?
Les étudiants en activité peuvent amorcer des droits limités selon leurs cotisations. Si vous avez travaillé pour plusieurs sociétés de portage, toutes les périodes sont cumulées. Si vous avez déjà perçu des allocations, il faut vérifier le reliquat de droits et les règles de cumul.
Comment la société de portage doit‑elle sécuriser vos droits ?
Elle doit rédiger un contrat clair montrant le lien de subordination si nécessaire, établir des fiches de paie conformes, déclarer les salaires (DUE) et verser les cotisations à l’URSSAF et aux caisses d’assurance chômage. L’attestation employeur remise en fin de contrat est indispensable pour ouvrir des droits.
Que doit contenir l’attestation employeur remise à la fin de mission ?
Elle doit indiquer la nature de la rupture, les dates d’emploi, le salaire brut total, les primes et les indemnités versées. Ce document permet le calcul du salaire journalier de référence et de l’ARE par France Travail.
Quand et comment s’inscrire comme demandeur d’emploi après une mission en portage ?
Inscrivez‑vous dès la fin de votre contrat pour éviter une rupture de droits. L’inscription se fait en ligne sur le site de France Travail ou en agence, avec la fourniture des justificatifs (contrat, bulletins, attestation employeur).
Quels justificatifs préparer pour constituer le dossier ?
Préparez le contrat, les derniers bulletins de salaire, l’attestation de fin de mission, et les preuves de recherche d’emploi. Ces pièces servent au calcul du salaire journalier de référence (SJR) et à l’ouverture des droits ARE.
Qu’est‑ce que le salaire journalier de référence (SJR) et comment est‑il calculé ?
Le SJR correspond au salaire de référence utilisé pour calculer l’ARE. Il prend en compte la rémunération brute perçue sur la période de référence. France Travail divise le total des salaires par le nombre de jours travaillés pour obtenir le SJR.
Quelle formule de calcul pour l’ARE journalière ?
L’ARE est calculée selon deux formules comparées : environ 57 % du SJR ou 40,4 % du SJR plus une partie fixe. L’organisme retient le montant le plus favorable dans les limites des plafonds applicables.
Quels éléments sont inclus ou exclus du calcul du SJR ?
Sont inclus le salaire brut, primes régulières et indemnités liées au contrat. Sont généralement exclus les remboursements de frais non soumis à cotisations et certains avantages. Vérifiez vos bulletins pour assurer la bonne prise en compte.
Peut‑on cumuler salaire et allocation ARE en cas de reprise d’activité ?
Oui, sous conditions. Le cumul partiel s’applique pour une reprise progressive ou des missions ponctuelles. Il faut déclarer chaque mois ses revenus à France Travail pour éviter trop‑perçus.
Qu’est‑ce que la règle des 70 % et comment elle s’applique ?
La règle des 70 % signifie que le cumul salaire brut + ARE ne doit pas dépasser 70 % du salaire de référence dans certaines configurations. Si le salaire perçu est élevé, l’ARE peut être réduite pour respecter ce plafond.
Existe‑t‑il un plafond de cumul à ne pas dépasser ?
Oui. Le total des revenus (salaire brut + allocation) ne doit généralement pas excéder le salaire brut de référence utilisé pour calculer vos droits. Le respect du plafond évite la suspension de l’indemnisation.
Comment déclarer vos revenus mensuels pour éviter les pénalités ?
Déclarez chaque mois vos revenus perçus via la plateforme de France Travail ou par l’intermédiaire de votre espace personnel. Conservez vos justificatifs et bulletins de paie pour pouvoir prouver les montants déclarés.
Le cumul peut‑il prolonger la durée d’indemnisation ?
Oui. Une partie de vos revenus déclarés peut être convertie en jours indemnisables différés, ce qui repousse la fin des droits. La règle dépend du montant et de la durée d’activité.
Pouvez‑vous avoir un exemple concret du calcul du SJR et de l’ARE ?
Prenez la somme des salaires bruts versés sur la période de référence, divisez‑la par le nombre de jours travaillés pour obtenir le SJR. Appliquez ensuite la formule ARE (57 % du SJR ou 40,4 % + partie fixe). France Travail retient le montant le plus élevé dans les limites.
Comment fonctionne la déduction 70 % et la conversion en jours indemnisables ?
Sur un mois donné, si vous percevez un salaire, une partie de l’allocation est conservée pour compenser les jours non indemnisés. Le calcul convertit l’excédent en jours reportés, selon les règles de l’assurance chômage.
Quelles évolutions sont prévues en 2025 concernant l’indemnisation des salariés portés ?
Les principaux changements portent sur les paliers d’âge pour prolonger l’indemnisation, des règles spécifiques pour travailleurs frontaliers et des conditions plus strictes pour créateurs d’entreprise. Ces évolutions peuvent aussi impacter les contributions et la rémunération nette.
Les travailleurs frontaliers et créateurs d’entreprise sont‑ils affectés ?
Oui. Les frontaliers verront des ajustements liés aux écarts de salaire et aux coefficients de conversion. Les créateurs et repreneurs sont soumis à des critères d’accès aux aides plus exigeants pour éviter des cumuls non conformes.
Quels conseils pratiques pour sécuriser vos droits au départ d’une mission ?
Anticipez la fin de contrat, demandez l’attestation employeur, conservez tous les bulletins de salaire, vérifiez les cotisations versées et inscrivez‑vous rapidement comme demandeur d’emploi. Ces gestes réduisent le risque d’erreur lors du calcul de l’ARE.
