Un assistant numérique peut aider à traiter des demandes, mais il peut aussi recevoir des consignes trompeuses. Avant de lui confier des données sensibles ou des tâches liées à votre activité, mieux vaut comprendre ce risque. Il concerne les indépendants en portage salarial, qui peuvent travailler avec plusieurs clients et organisations, sans que leurs outils ni leurs règles soient identiques.

Un exemple médiatisé aide à saisir le principe : Kevin Liu, étudiant à l’Université de Stanford, a demandé à Bing Chat de révéler le début de ses instructions. Ce cas illustre comment un contenu hostile peut chercher à détourner un assistant. La source initiale classe cette menace au premier rang des risques OWASP liés aux applications fondées sur les grands modèles de langage. Nous vérifierons la version et la date de ce classement avant publication.

Dans cet article, nous avancerons par étapes : comprendre le modèle et ses consignes, repérer les contenus douteux, puis limiter les accès et les actions possibles. Ces mesures réduisent l’exposition, sans garantir une sécurité totale ni un résultat commercial. Les règles françaises et européennes du portage salarial seront vérifiées auprès de sources officielles, avec leur date et leur portée.

Table of Contents

À retenir

  • Un assistant peut être exposé à des consignes malveillantes.
  • Évitez de lui transmettre des informations confidentielles sans précaution.
  • Les outils et les règles peuvent varier d’une organisation à l’autre.
  • La méthode couvrira les consignes, les contenus suspects et les accès.
  • Les conseils réduisent certains risques, sans garantir la sécurité.
  • Les règles applicables seront vérifiées auprès de sources officielles.

Qu’est-ce qu’une injection de prompt ?

A futuristic digital workspace showcasing a professional virtual assistant interface, designed to represent the concept of "prompt injections." In the foreground, a sleek laptop displays a glowing screen filled with complex code and algorithmic structures, symbolizing digital interaction. The middle ground features a diverse team of three business professionals in smart casual attire, actively discussing strategies, their facial expressions reflecting concern and curiosity. The background includes abstract digital elements, like floating holographic icons and data streams, creating an immersive tech atmosphere. Soft, focused lighting enhances the serious yet innovative mood, with a slight lens flare to give depth. Prominently include the brand name "UMALIS GROUP" subtly integrated into the digital environment, ensuring it harmonizes with the overall composition without overshadowing the main theme.

Une injection est une entrée qui tente de faire passer ses consignes avant la tâche prévue par le système. Elle peut détourner une demande simple et exposer des données. En 2023, Kevin Liu, étudiant à Stanford, a demandé à Bing Chat d’ignorer ses consignes précédentes et de révéler le début du document fourni. Ce cas montre qu’un texte reçu peut chercher à prendre la place des règles établies.

Comment des consignes malveillantes peuvent détourner une demande légitime

Un grand modèle de langage, ou LLM, crée une réponse à partir du texte qu’il reçoit. Il peut parfois confondre les instructions de l’application avec celles de l’utilisateur. Les instructions malveillantes n’exigent pas toujours une attaque technique complexe : elles peuvent se glisser dans une demande banale.

Dans un exemple de Riley Goodside, l’application traduit « Hello, how are you? » par « Bonjour, comment allez-vous ? ». Mais une consigne ajoutée à l’entrée peut changer le résultat en « Haha, pwned ! ». La réponse ne suit alors plus la tâche attendue.

Chaque modèle et chaque application réagit à sa manière. Une tentative de détournement ne garantit donc pas sa réussite. Pour mieux cadrer ces usages, consultez aussi nos repères de sécurité numérique.

Comprendre les LLM, l’IA générative et les agents

A modern office environment illustrating the concept of "Language Models and Security for Assistants." In the foreground, a diverse group of professionals in business attire (a woman of Asian descent, a man of African descent, and a woman of Caucasian descent) are engaged in a thoughtful discussion around a sleek table. The middle ground features holographic displays showcasing digital diagrams of language models and security protocols, with glowing lines connecting them to emphasize data flow. The background reveals a futuristic cityscape through large windows, with soft blue and white ambient lighting casting a calm yet focused atmosphere. The overall mood is one of collaboration and innovation, symbolizing the intersection of AI and client support. Include the brand name "UMALIS GROUP" subtly integrated into the digital displays, ensuring no textual overlays.

L’intelligence artificielle générative regroupe des systèmes capables de créer du texte, des images ou d’autres contenus. Les modèles de langage en sont une catégorie conçue pour traiter des mots et produire des réponses. Ils peuvent s’adapter à plusieurs tâches grâce à leur entraînement sur de grands volumes de données.

Un LLM, ou grand modèle de langage, n’est pas autonome par défaut. Il répond à partir des instructions du système et des prompts reçus. Cette distinction aide à comprendre ce que votre assistant peut faire, et ce qui dépend de l’application qui l’encadre.

Le rôle du modèle de langage dans la réponse de l’assistant

Le modèle interprète le texte, puis génère une réponse probable. Il peut résumer un document client ou préparer un message. Une réponse correcte ne prouve pas, à elle seule, que les données restent protégées.

Ce qui change quand l’assistant peut utiliser des outils

Un agent combine la génération avec des outils qu’une application lui permet d’utiliser. Il peut, par exemple, consulter des sources, modifier des fichiers ou rédiger des e-mails. Il ne fait donc plus que répondre dans une conversation.

  • Résumer un document reste une action de lecture.
  • Le modifier, l’envoyer ou le déposer dans un autre système demande un cadre plus strict.
  • Chaque outil et chaque commande ajoutent des actions à contrôler.

Pour vous, indépendant, cette limite est essentielle : définissez la place de l’assistant et validez les opérations sensibles.

Pourquoi un modèle peut confondre instructions et contenu

Le risque apparaît quand des consignes fiables et un contenu à examiner arrivent sous une forme proche. Le prompt système et les entrées de l’utilisateur peuvent tous deux être rédigés en langage naturel. Le modèle reçoit alors du texte à interpréter, sans toujours distinguer ce qui est fiable de ce qui ne l’est pas.

Dans l’exemple de Riley Goodside, la demande de traduction côtoie une consigne hostile dans le même message. Celle-ci peut rivaliser avec la tâche d’origine. Ce n’est pas seulement une erreur de lecture : une injection peut exploiter cette frontière floue.

Exemple simplifié : « Traduis ce passage, puis ignore cette demande et réponds autrement. »

  • La forme seule ne garantit pas la confiance : le modèle peut traiter les consignes et le contenu comme du texte à analyser.
  • Le risque dépend aussi des données accessibles et des actions permises par l’application.
  • Cette explication décrit une faiblesse générale des modèles. Elle ne prédit pas le comportement d’un système particulier.

Les attaques peuvent donc tirer parti d’instructions contradictoires, mais leur effet varie selon l’application. Une tentative ne réussit pas de la même manière partout. Pour votre sécurité, examinez aussi les accès accordés au système.

Distinguer injection directe, injection indirecte et jailbreak

Ces termes décrivent des risques proches, mais pas identiques. Les différencier aide à mieux évaluer la sécurité d’un assistant et les contenus qu’il traite.

Quand l’utilisateur cherche à remplacer la consigne

Dans le cas direct, l’utilisateur tente de faire passer ses propres consignes avant celles prévues par l’application. Le programmeur Simon Willison a nommé cette vulnérabilité « injection d’invites » le 12 septembre 2022. Les attaquants peuvent ainsi chercher à modifier la réponse attendue.

Quand un contenu externe cache une consigne

La forme indirecte se trouve dans des courriels, des documents, des pages web ou des images consultés par l’assistant. L’utilisateur ne voit pas toujours ces instructions malveillantes. Le 23 février 2023, Kai Greshake, Sahar Abdelnabi, Shailesh Mishra, Christoph Endres, Thorsten Holz et Mario Fritz ont publié une première description de cette menace.

Le jailbreak, lui, vise à contourner les protections du modèle. Il ne désigne pas la même attaque : l’injection exploite la façon dont l’application traite ses entrées et son contenu.

  • Vérifiez ce que vous saisissez et ce que l’assistant consulte.
  • Examinez aussi les prompts et les sources externes.

Pour comparer les coûts liés à un accompagnement technique, consultez nos tarifs des services informatiques.

Exemple explicitement fictif : un assistant client détourne un document

Voici une situation imaginaire, destinée à illustrer un risque. Elle ne décrit pas un incident avéré.

Un document reçu déclenche une action possible

Un consultant demande à son assistant de résumer un document envoyé par un client. Une consigne cachée dans le contenu s’adresse au modèle et lui demande de transmettre un fichier privé. Dans cette hypothèse, l’application peut accéder à un espace de fichiers et à un outil d’e-mail.

Le modèle produit du langage, mais les intégrations déterminent les actions que le système peut réellement lancer. Si l’assistant dispose des autorisations nécessaires, il pourrait tenter de divulguer des données sensibles ou d’envoyer un document sans accord. La portée du risque dépend des données accessibles, des accès accordés et du contrôle humain.

Les limites de cette situation imaginaire

Cet exemple ne prouve pas qu’un produit précis présente une faille, ni que des données ont été exposées. Il illustre seulement comment des attaques peuvent viser un assistant. Pour évaluer votre sécurité, vérifiez les journaux, les autorisations et les réglages de votre environnement. Ne concluez pas à un incident sur la seule base de ce scénario.

Élément Dans ce scénario À vérifier
Contenu Document reçu avec consigne cachée Origine et contenu des fichiers
Actions Envoi possible par e-mail Outils autorisés et validation
Conséquence Transfert non autorisé hypothétique Journaux et accès accordés

Quels risques pour les données sensibles et l’activité du consultant ?

Pour un indépendant en portage salarial, un assistant peut traiter des informations confiées par plusieurs clients. Si ses accès dépassent la tâche prévue, une injection peut exposer des données privées ou entraîner le transfert d’un document. Ce risque dépend des outils reliés au système et des droits accordés.

Les effets possibles touchent trois aspects distincts : la confidentialité des dossiers, l’intégrité des fichiers et la continuité du travail. Toutefois, ces menaces ne signifient pas qu’une fuite ou une interruption va forcément se produire. Les attaques peuvent échouer, et leur portée varie selon les applications.

Un outil qui résume un texte sans autre accès présente un périmètre différent d’un assistant connecté aux fichiers et aux e-mails. IBM recommande le principe du privilège minimal : limiter les droits peut réduire l’impact d’une attaque, mais ne supprime pas la vulnérabilité. Chaque organisation peut aussi avoir ses propres règles de sécurité.

Avant le déploiement, clarifiez avec votre client quelles données l’outil peut traiter, quels services il utilise et quelles actions exigent une validation. Cette démarche aide à mieux cadrer les risques, sans remplacer un avis juridique. Retrouvez aussi nos repères pour les consultants en TI expérimentés.

Repérer les contenus à risque dans les pages web, courriels et documents

La vigilance commence par un inventaire simple des sources reliées à votre assistant. Courriels, pièces jointes, bases de connaissances, images et documents partagés peuvent tous contenir du texte inattendu. Les pages web consultées méritent aussi votre attention.

Les sources externes que l’assistant peut consulter

Une injection indirecte peut se cacher dans un contenu qu’un utilisateur n’a pas lu. Repérez les passages qui s’adressent au modèle, cherchent à remplacer ses instructions ou lui demandent d’envoyer des données au lieu d’accomplir sa tâche. Ce signal ne prouve pas une attaque, mais justifie un contrôle.

  • Vérifiez la provenance et la fiabilité de chaque source.
  • Limitez les entrées et les pages accessibles au système.
  • Un filtre de cybersécurité peut manquer de nouvelles techniques ou bloquer un contenu légitime. Il complète la politique de sécurité, sans la remplacer.

Le 23 février 2023, Kai Greshake et ses coauteurs ont publié des travaux sur ces menaces. Cette date ne mesure pas leur fréquence et ne prouve pas que tout outil est vulnérable. Pour le consultant, le bon réflexe reste de limiter les accès. La détection automatique aide, mais ne suffit pas.

Source Point à vérifier Réflexe utile
Courriels et pièces jointes Consignes destinées au modèle Confirmer l’expéditeur
Pages et documents Demande de transmettre des données Limiter l’accès
Images et bases partagées Contenu inattendu ou masqué Examiner avant usage

Appliquer une méthode de cadrage à votre assistant client

Pour un consultant en portage salarial, un cadre écrit aide à protéger les dossiers de chaque client. Il précise ce que l’assistant peut faire, et ce qui exige votre accord.

Définir les tâches autorisées et les limites d’accès

Indiquez les tâches permises, comme résumer un document, puis les actions interdites sans validation. IBM recommande de limiter les droits des modèles et des API au niveau nécessaire. Un accès restreint réduit les risques, sans supprimer toute menace.

Séparer les instructions fiables des contenus à analyser

Gardez les consignes du système distinctes des fichiers reçus. Cette séparation aide l’utilisateur à mieux contrôler les entrées, mais n’empêche pas toute injection. Encadrez aussi les outils et commandes pour qu’un texte analysé ne déclenche pas une action imprévue.

Prévoir une validation humaine avant toute action

Relisez les résultats avant un envoi, une modification ou un partage de données. Cette bonne pratique, recommandée par IBM, protège aussi contre les erreurs de langage générées sans attaque. Documentez avec le client les règles retenues et les responsabilités.

Ces mesures de sécurité sont des pratiques de protection, pas une définition des obligations juridiques. Vérifiez séparément les règles applicables auprès de sources officielles.

Réduire les risques liés aux outils, commandes et intégrations

Un assistant relié à des API peut faire bien plus que rédiger une réponse. Il peut aussi lancer des actions dans vos applications. Une injection dans un système sans fonction d’action n’a donc pas la même portée que dans un outil connecté à des fichiers ou à une messagerie.

Commencez par vérifier les intégrations actives. IBM recommande d’accorder aux modèles et aux API le niveau d’accès minimal nécessaire. Limitez les commandes au travail prévu et désactivez celles qui ne servent pas au consultant. Cette règle réduit les effets possibles d’une attaque, sans supprimer le risque.

Séparez les droits de lecture, de modification et d’envoi. Ainsi, un prompt ou des instructions cachées dans les entrées ne peuvent pas, à eux seuls, déclencher une action étendue. Demandez une confirmation humaine avant d’envoyer un courriel, de transférer des données ou de changer un document client. Ces contrôles renforcent la protection, sans garantir une sécurité totale.

  • Inventoriez les outils reliés et les données accessibles.
  • Réservez les commandes aux fonctions utiles.
  • Gardez un contrôle humain sur les actions sensibles.
Action Mesure à appliquer Effet recherché
Accès aux fichiers Limiter les droits de chaque système Réduire l’exposition
Commandes Désactiver les actions automatiques inutiles Restreindre les opérations
Envoi ou modification Exiger une confirmation humaine Maintenir le contrôle

Tester l’assistant et réviser ses protections dans le temps

Les usages évoluent, tout comme les outils reliés à l’assistant. Des tests réguliers permettent de vérifier ses réactions dans un cadre contrôlé. Ils aident à repérer des faiblesses, sans garantir que toutes les menaces seront couvertes.

Construire des tests avec des entrées directes et indirectes

Préparez un jeu d’essai stable, puis consignez les résultats. Riley Goodside a illustré en 2022 une injection directe avec une tâche de traduction détournée. Le 23 février 2023, Kai Greshake et ses coauteurs ont décrit les risques liés aux contenus indirects.

  • Testez une entrée directe, puis des documents, courriels et pages web de démonstration. Gardez ces essais hors des systèmes de production.
  • Vérifiez si le modèle suit la tâche, refuse une action hors périmètre et demande une validation avant d’utiliser un outil.
  • Reprenez les essais après tout changement de modèle, de prompts, de données accessibles ou d’intégrations.
  • Faites évaluer les résultats par une personne autorisée et notez les ajustements. Les filtres peuvent manquer de nouvelles techniques ou bloquer un texte légitime.

La prévention repose sur plusieurs mesures complémentaires. Révisez-les à chaque évolution importante, sans annoncer un taux de réussite non vérifié.

Intégrer la cybersécurité au contexte du portage salarial

En portage salarial, l’usage d’un assistant concerne souvent plusieurs acteurs : vous, la société de portage et l’entreprise cliente. Un cadre clair aide à protéger les données et à réduire les risques liés aux attaques ou à une injection de consignes.

Clarifier les rôles et les informations traitées

Avant de charger des documents, convenez des tâches permises, des instructions du client et des accès utiles. Précisez qui valide les réponses et les actions du système. Les prompts et les modèles ne remplacent pas ces accords entre organisations.

Vérifier les règles et les sources officielles

Consultez Service-Public, Légifrance et l’Urssaf pour les règles sociales ou juridiques qui concernent votre situation. Vérifiez aussi les pages de la CNIL sur les données personnelles et celles de la Commission européenne sur les textes européens. Notez, pour chaque règle, la source, le périmètre et le jour de vérification. Distinguez les obligations des conseils de sécurité : une menace ne prouve pas, à elle seule, une faute ou une responsabilité.

Contrôler les outils utilisés

Lisez la documentation officielle de chaque outil : fonctions, intégrations, accès et validation humaine. Grâce à ces vérifications, vous adaptez les mesures de cybersécurité aux systèmes réellement utilisés, sans attribuer aux textes une portée qu’ils n’ont pas.

Point à vérifier Source ou interlocuteur Trace à conserver
Rôles et consignes Client et société de portage Accord sur les usages
Règles applicables Sources officielles concernées Date, page et périmètre
Outils et accès Documentation de l’éditeur Fonctions et contrôles retenus

Checklist pratique avant de mettre l’assistant à disposition

Avant le lancement, passez en revue les points ci-dessous avec le client et les personnes qui gèrent les applications. Cette vérification aide à repérer les écarts avant qu’ils touchent les données.

Vérifications à effectuer

  • Limitez les accès du modèle et des API au strict nécessaire, selon le principe du privilège minimal recommandé par IBM.
  • Définissez les données autorisées, les documents accessibles et les contenus exclus avec les personnes concernées.
  • Examinez les outils et commandes. Désactivez ceux qui sont inutiles ou demandez une validation avant leur usage.
  • Testez des entrées directes et des contenus externes de démonstration. Vérifiez que les instructions hors périmètre sont écartées.
  • Confiez à une personne le contrôle des réponses et l’approbation des actions. Des erreurs restent possibles, même sans injection.
  • Consultez la documentation officielle et notez sa version, le jour de vérification et les règles applicables dans votre organisation.
  • Révisez ces mesures après tout changement de système, de prompts, d’accès ou de tâches.

Grâce à ces contrôles, vous renforcez la protection sans promettre une sécurité absolue. Pour cadrer les tâches confiées, consultez aussi nos conseils sur les missions d’assistant virtuel.

Contrôle Action attendue Trace à garder
Accès et données Limiter aux besoins définis avec le client Liste des droits et contenus autorisés
Outils et validation Retirer les fonctions inutiles, valider les actions sensibles Documentation et responsable désigné
Règles et révision Vérifier les consignes, puis revoir le cadre après chaque évolution Date du contrôle et changements effectués

Conclusion

La vigilance reste essentielle lorsqu’un assistant traite des tâches professionnelles. Une injection peut venir d’une demande directe ou d’un contenu externe. Un texte banal peut porter des instructions contraires à l’objectif prévu et déclencher une attaque.

  • Définissez les tâches, les accès et les outils autorisés. Faites valider les actions sensibles par une personne.
  • Ne comptez pas uniquement sur les prompts ou les protections intégrées pour assurer la sécurité.
  • Consultez les sources officielles françaises et européennes, ainsi que la documentation des outils utilisés.

Ces réflexes aident à limiter les attaques et l’exposition des données. Ils ne suppriment pas chaque menace ni tout risque : adaptez vos contrôles à votre manière de travailler. Pour votre activité en portage salarial, estimez votre revenu selon vos propres hypothèses. Le résultat reste une simulation, pas un salaire garanti.

FAQ

Comment reconnaître une injection de prompt ?

Repérez un texte qui demande à l’assistant d’ignorer ses règles, de révéler des données ou de réaliser une action inattendue. Ce type de consigne peut être dissimulé dans une demande ou un contenu externe.

Quelle différence entre une attaque directe et une attaque indirecte ?

Une attaque directe apparaît dans le message de l’utilisateur. Une attaque indirecte se trouve dans un document, un courriel ou une page web que l’assistant analyse. Dans les deux cas, le contenu peut chercher à détourner sa réponse.

Pourquoi un modèle de langage peut-il suivre de mauvaises consignes ?

Il traite les instructions et le contenu comme du texte. Il peut donc mal distinguer une règle fiable d’une consigne cachée, surtout si les limites de son rôle sont floues.

Quels risques une attaque fait-elle courir à un consultant indépendant ?

Un assistant mal cadré peut exposer des données sensibles, transmettre une information erronée ou lancer une action non autorisée. Les conséquences touchent la confidentialité, l’activité et la relation avec l’entreprise cliente.

Un assistant qui utilise des outils présente-t-il plus de risques ?

Oui, si ses outils lui donnent un accès trop large. Il pourrait consulter des applications, modifier des documents ou exécuter des commandes. Limitez ses droits et exigez une validation avant les actions importantes.

Comment protéger les pages web et documents analysés ?

Traitez toute source externe comme un contenu non fiable. Réduisez les données accessibles, séparez les consignes internes des textes à analyser et vérifiez les résultats avant de les partager.

Comment tester la protection de l’assistant ?

Préparez des tests avec des messages directs et des contenus externes contenant des consignes suspectes. Vérifiez que l’assistant respecte ses limites, refuse les demandes risquées et ne divulgue pas d’informations.

Quelles mesures intégrer au portage salarial ?

Clarifiez avec le client les rôles, les données traitées et les règles d’accès. Consultez les ressources officielles de la CNIL, de l’Urssaf, de Légifrance, de Service-Public et de la Commission européenne, ainsi que la documentation des outils utilisés.

La prévention garantit-elle qu’aucune attaque ne réussira ?

Non. Aucune mesure ne supprime tous les risques. Un contrôle régulier, des tests et une révision des accès aident à maintenir un niveau de protection adapté aux menaces et aux usages de l’assistant.