Vous souhaitez exercer comme consultant indépendant tout en gardant un cadre sécurisé ? Le portage salarial offre cet équilibre. Il est encadré en France depuis son entrée dans le Code du travail en 2008, confirmé par l’ordonnance n°2015-380 du 2 avril 2015 et la convention collective du 22 mars 2017.
Cet article vous guide pas à pas : comprendre le fonctionnement, vérifier votre éligibilité, structurer votre offre, fixer votre TJM, trouver des missions et signer les bons contrats au bon moment. Nous clarifions aussi la différence entre être expert au service d’entreprises et choisir un statut qui transforme votre chiffre d’affaires en bulletin de paie.
Trois piliers soutiennent la réussite : une expertise vendable, une autonomie commerciale réelle et le choix rigoureux d’une société adaptée. Chaque étape réduit un risque — juridique, financier ou commercial — et renforce votre crédibilité auprès des clients.
Nous avançons ensemble, étape par étape, avec des points de contrôle concrets pour éviter les erreurs courantes : tarifs trop bas, contrats inadaptés, ou frais cachés. Pour approfondir la méthode, consultez notre guide complet sur réussir en portage salarial.
Table of Contents
Points clés
- Le cadre légal protège les parties et garantit l’autonomie du consultant.
- Structurer votre offre et fixer un TJM réaliste est essentiel.
- La prospection et la négociation assurent un flux de missions régulier.
- Choisir la bonne société minimise les frais et les risques.
- Chaque étape vise à réduire un type de risque : juridique, financier, commercial.
Comprendre le portage salarial et le rôle du consultant
Saisir la logique du portage et la place du consultant permet d’éviter les malentendus contractuels.
Le consultant intervient comme prestataire externe pour résoudre un problème, piloter un projet ou coacher une équipe. Les entreprises sollicitent ce regard pour obtenir une expertise pointue, des solutions rapides et une réduction des risques opérationnels.
Le portage crée une relation tripartite entre trois acteurs : vous, salarié porté ; la société de portage salarial qui facture et gère les charges ; et l’entreprise cliente qui achète la prestation.
Sur le plan légal, le statut salarié offre la protection sociale d’un salarié tout en gardant votre autonomie. Vous choisissez vos missions, négociez vos tarifs et organisez votre temps.
Il n’y a pas de lien de subordination : vous livrez un résultat défini par contrat, vous ne remplacez pas un employé sous autorité hiérarchique. Opérationnellement, vous vendez une mission, la société contractualise et transforme le chiffre d’affaires en fiche de paie.
Enjeux : formalisez chaque mission, clarifiez les livrables et suivez votre activité pour éviter les conflits sur l’autonomie et les obligations.
Vérifier si vous êtes éligible au statut de salarié porté en France

Commencez par valider les critères de qualification et d’autonomie qui fondent le statut.
Qualification et expérience
La convention collective du 22 mars 2017 impose un niveau Bac+2 (niveau III) ou au moins 3 ans d’expérience significative dans le même secteur. Vérifiez que votre parcours répond à l’un de ces deux critères.
Activités compatibles et exclusions
Le cadre s’adresse aux prestations intellectuelles : conseil, IT, marketing, ingénierie, formation, gestion de projet. Les livrables doivent être définissables et vendables.
Les professions réglementées (avocat, médecin, expert-comptable, etc.) sont généralement exclues. Assurez-vous que votre activité relève bien d’une prestation autonome.
Autonomie attendue
L’autonomie est centrale : vous devez prospecter vos clients, négocier vos conditions et exécuter la prestation sans lien de subordination. Le statut protège le cadre, pas le carnet de commandes : sans clients, il n’y a pas de revenu garanti.
- Check rapide : diplôme Bac+2 ou 3 ans d’expérience cohérente + expertise monétisable.
- Si oui : transformez cette expertise en offre claire et vendable.
Pour mieux comprendre les avantages et contraintes, consultez aussi les atouts du portage salarial et rapprochez-vous d’une société portage salarial pour valider votre dossier.
Définir votre offre de services et valoriser votre expertise
Pour vendre vite et juste, formalisez d’abord ce que vous apportez aux entreprises.
Cadrer votre spécialisation
Phrase simple et actionnable : « j’aide [type d’entreprise] à résoudre [problème] grâce à [méthode] ». Par exemple : aide aux migrations IT, pilotage de transformation management, ou optimisation marketing digital.
Une spécialisation nette facilite la comparaison et accélère la décision d’achat. Moins de généralités, plus de résultats.
Preuves et supports pour crédibiliser
Rassemblez réalisations, études de cas et recommandations. Un CV orienté résultats et un profil LinkedIn cohérent sont indispensables.
- Site vitrine ou page dédiée
- Pitch structuré : contexte → problème → approche → résultat → suite
- Plaquette synthétique et signature mail professionnelles
« Une proposition claire rassure le client et facilite la contractualisation. »
Structurer la proposition commerciale et le devis
Incluez objectifs, périmètre, livrables, planning, prérequis client, modalités de validation, hypothèses et exclusions.
Pour le devis, précisez l’unité (jour, forfait), les conditions de règlement, les acomptes et les frais remboursables. Cette précision sécurise la relation commerciale.
Note pratique : votre société de portage salarial formalise les contrats, mais c’est votre offre qui porte la valeur. Soignez la clarté et les preuves pour convertir vos premiers rendez-vous.
Fixer votre TJM, anticiper votre rémunération et intégrer les frais
Calculer un TJM réaliste commence par définir votre objectif de revenu net. Ensuite, ajoutez les charges, les frais et les jours non facturables pour obtenir un TJM cohérent avec le marché.
Méthode simple :
- Objectif de revenu net annuel / jours facturables réels = revenu net par jour.
- Ajoutez cotisations, frais professionnels et frais gestion pour convertir en TJM HT.
- Comparez au marché et ajustez selon complexité et valeur apportée.
Frais de gestion : ce qu’ils couvrent et pourquoi comparer
Les frais gestion couvrent facturation, paie, déclarations et accompagnement. Ils varient généralement de 6% à 13% du chiffre affaires. Attention aux options payantes (formation, assurance, gestion avancée) qui augmentent le total.
« Comparer les frais et les services inclus évite les surprises et protège votre marge. »
Du chiffre d’affaires au salaire : repères et flux
La conversion suit cet ordre : frais professionnels déductibles → frais gestion → cotisations sociales → prélèvement à la source → salaire net. En pratique, un peu plus de 50% du CA peut revenir en salaire selon paramètres.
| Poste | Ordre de grandeur | Commentaire |
|---|---|---|
| Frais professionnels | Variable (ex. 1 004€ / mois) | Déduits avant cotisations si justificatifs |
| Frais gestion | 6% – 13% | Comparer prestations incluses |
| Cotisations sociales | ~35% – 45% du reste | Finance la protection sociale |
| Prélèvement à la source | Selon taux personnel | Impacte le net perçu |
| Repère pratique | ~50% du CA en salaire net | Ex. 10 000€ CA → env. 4 680€ net selon charges |
Jours facturables : sans une bonne occupation (8–12 jours/mois pour un démarrage prudent), même un bon TJM ne suffit pas. Simulez plusieurs scénarios : prudent, moyen et ambitieux.
Pour tester vos hypothèses, utilisez notre simulateur de salaire : simulation de salaire en portage salarial. Cela vous permettra d’ajuster votre TJM en connaissance de cause et de protéger votre trésorerie.
Trouver des missions et construire un flux de clients régulier

Générer un flux régulier de missions demande une routine commerciale simple et durable.
Prospection : attendez‑vous à y consacrer jusqu’à la moitié de votre temps. Sans clients, il n’y a pas de rémunération ; la continuité commerciale est donc stratégique.
Structurez un pipeline : cibles, messages, relances, rendez‑vous, propositions et suivi. Cela lisse l’activité et facilite les priorités.
Activer le réseau et le bouche‑à‑oreille accélère les signatures. Contactez anciens collègues, clients ou partenaires et demandez une recommandation claire et rapide.
- Diversifiez les canaux : plateformes, job boards, sites d’entreprises et candidatures ciblées.
- Négociez le périmètre, la durée, les livrables, le mode d’exécution (présentiel/distanciel) et le tarif avant de démarrer.
- Sécurisez la récurrence : prévoyez renouvellements, multi‑clients et prospection anticipée avant la fin d’une mission.
« Une prospection structurée transforme l’incertitude en opportunités mesurables. »
| Action | Objectif | Fréquence |
|---|---|---|
| Relances ciblées | Convertir les opportunités | Hebdomadaire |
| Networking | Obtenir recommandations | Mensuel |
| Veille offres | Identifier besoins concrets | Quotidien |
Pour des conseils pratiques sur le choix d’un partenaire et la prospection, consultez notre guide pour trouver un bon consultant.
Comment devenir consultant en portage salarial une fois votre premier client trouvé
Après avoir décroché la mission, l’étape suivante consiste à sécuriser les contrats et les procédures.
Contactez une société portage pour valider l’adéquation de votre profil : activité intellectuelle, autonomie, TJM compatible et absence de lien de subordination. La société vérifie la conformité et vous conseille sur le montage.
Le contrat commercial entre société et entreprise cliente
Ce contrat précise : objectifs, périmètre, montant, dates, mode de facturation et gestion des frais. Intégrez les modalités de reporting et les conditions de modification du périmètre.
Le contrat de travail : CDD ou CDI
Vous signez ensuite le contrat travail (CDD ou CDI) avec la société portage. La date de démarrage correspond au début effectif de la mission.
Suivi et gestion administrative
La société prend en charge facturation, déclarations sociales et paie. Vous restez responsable de l’exécution, du relationnel client et du respect des livrables.
- Compte‑rendu mensuel : validez les jours et les livrables.
- Transparence : signalez tout changement commercial à la société portage.
- Prévenir les frictions : clarifiez qui approuve quoi et quand pour fluidifier paiements et paie.
Pour en savoir plus sur les conséquences financières et les indemnités, consultez notre article sur les indemnités de fin de mission.
Choisir la bonne société de portage salarial pour sécuriser et développer votre activité
La sélection d’un partenaire de portage impacte directement votre protection sociale et votre capacité de développement. Un choix éclairé réduit la charge mentale et limite les risques juridiques.
Comparer l’accompagnement, la qualité de service et les outils de gestion
Vérifiez la transparence des frais, la réactivité du support et la solidité juridique des documents. Ces critères protègent votre trésorerie et votre activité.
Outils de gestion : privilégiez une interface qui donne une visibilité en temps réel sur la facturation, les frais, les cotisations et la paie. Une application métier éprouvée depuis plusieurs années facilite le pilotage quotidien.
Évaluer la proximité, la communauté et le réseau
La présence régionale (délégués, réunions locales, clubs) accélère les mises en relation. Deux tiers des recrutements passent souvent par le bouche‑à‑oreille.
Communauté : échanges entre consultants, événements et clubs professionnels augmentent les opportunités et la confiance.
Vérifier les services inclus : RC Pro, mutuelle, prévoyance, formation, aide à la prospection
Assurez‑vous que la société inclut au minimum la RC Pro, une mutuelle et une prévoyance. Contrôlez l’accès à la formation, au support juridique et à une aide commerciale réaliste.
- Transparence des frais et clarté des contrats.
- Qualité du support et réactivité opérationnelle.
- Outils de suivi pour piloter votre gestion administrative.
- Réseau actif et proximité régionale.
« Une bonne société sécurise votre protection sociale et professionnalise votre gestion, sans brider votre autonomie. »
Pour comparer les impacts sur vos cotisations et votre trésorerie, consultez notre page sur les cotisations sociales. Cela vous aide à choisir une société qui sécurise le salarié tout en favorisant le développement commercial.
Conclusion
Pour conclure, voici le cadre pratique qui transforme une compétence en activité durable.
Validez l’éligibilité, formalisez votre offre, fixez un TJM réaliste et construisez un pipeline clients. Ces étapes structurent votre parcours et protègent votre revenu.
Points de vigilance : autonomie réelle, prospection régulière, périmètre de mission clarifié et anticipation des frais de gestion (6–13%).
Avancez avec des checks simples : offre lisible, tarif assumé, 20 entreprises ciblées, proposition type et simulation de revenu. Pour préparer vos démarches, consultez notre guide devenir consultant en portage salarial : démarches.
Choisir la bonne société portage reste déterminant : transparence, outils et accompagnement optimisent votre activité et votre protection.
FAQ
Quelles sont les étapes clés pour accéder au statut de salarié porté et lancer une activité en autonomie ?
Les étapes principales comprennent la clarification de votre offre et de votre positionnement, la vérification de votre éligibilité (qualification et expérience), la prospection ou la validation d’un premier client, puis la signature d’un contrat commercial entre l’entreprise cliente et la société de portage suivie du contrat de travail en portage (CDD ou CDI). La société de portage prend en charge la gestion administrative, sociale et comptable pour que vous puissiez vous concentrer sur vos missions.
Quel est le rôle exact du professionnel porté auprès des entreprises clientes ?
Le salarié porté apporte une expertise opérationnelle et des livrables définis dans la mission (conseil, accompagnement, réalisation technique). Il agit comme prestataire indépendant sur ses périmètres, tout en bénéficiant du statut salarié via la société de portage qui facture l’entreprise cliente et lui reverse une rémunération nette après charges et frais.
Comment fonctionne la relation tripartite entre salarié porté, société de portage et entreprise cliente ?
L’entreprise cliente commande la prestation et signe un contrat commercial avec la société de portage. La société de portage facture le client, gère la paie, les cotisations et la protection sociale, et embauche le consultant porté sous contrat de travail. Le consultant exécute la mission directement pour l’entreprise cliente, sans lien de subordination.
Existe‑t‑il un cadre légal qui garantit l’absence de lien de subordination ?
Oui. Le cadre juridique impose que le consultant conserve son autonomie organisationnelle et décisionnelle. Les missions doivent être définies contractuellement par des objectifs, livrables et modalités d’exécution. Le contrôle de l’entreprise cliente doit rester orienté sur le résultat, et non sur une supervision permanente.
Qui peut accéder au statut de salarié porté ? Quels diplômes ou expériences sont demandés ?
Le statut s’adresse surtout aux prestations intellectuelles. Un niveau Bac+2 est recommandé ou à défaut environ trois ans d’expérience probante dans le secteur concerné. Les professions réglementées et certaines activités spécifiques restent exclues.
Quelles activités sont compatibles et lesquelles sont interdites ?
Sont compatibles les prestations de conseil, management, IT, marketing, formation, etc. Les activités réglementées (avocat, médecin, expert-comptable selon conditions) ou celles nécessitant un statut spécifique peuvent être exclues. Vérifiez auprès d’une société de portage avant de proposer l’offre.
Quelle autonomie est attendue du professionnel porté ?
Vous devez assurer la prospection, négocier les conditions commerciales, organiser votre planning et livrer les résultats. La prospection peut occuper jusqu’à la moitié du temps dans certains cas, d’où l’importance de la gestion du pipeline clients.
Comment définir une offre de services attractive pour les entreprises clientes ?
Ciblez une spécialisation claire, identifiez les problématiques que vous résolvez et formalisez vos prestations (périmètre, livrables, durée). Soutenez votre expertise via un site web professionnel, un pitch convaincant, des références et une plaquette commerciale.
Quels supports utiliser pour prouver sa crédibilité auprès des prospects ?
Un site web, un profil LinkedIn optimisé, études de cas, témoignages clients, une plaquette et un pitch court suffisent souvent. Une signature mail professionnelle et des documents de proposition bien présentés renforcent la confiance.
Comment structurer une proposition commerciale et un devis efficaces ?
Précisez le contexte client, les objectifs, le périmètre, les livrables, le planning, le TJM ou forfait, et les conditions de facturation. Ajoutez les modalités de révision et les conditions de fin de mission. Une proposition claire facilite la signature et limite les malentendus.
Comment fixer son TJM et le rendre cohérent avec le marché ?
Calculez vos coûts cibles (charges, frais professionnels, jours facturables), comparez les références du secteur et tenez compte des exigences des sociétés de gestion (frais de gestion). Un TJM cohérent combine votre valeur ajoutée et la réalité des tarifs du marché.
Quels sont les frais de gestion pratiqués par les sociétés de portage et comment les éviter ?
Les frais de gestion varient généralement de 6% à 13% du chiffre d’affaires selon l’acteur et le niveau de services. Comparez les offres, lisez les clauses du contrat et demandez la transparence sur les services inclus (RC Pro, mutuelle, formation) pour éviter les frais cachés.
Comment passer du chiffre d’affaires au salaire net en portage ?
Le chiffre d’affaires facturé est diminué des frais de gestion, des cotisations sociales et des prélèvements fiscaux (prélèvement à la source). La société de portage vous communique un bulletin de salaire détaillant les retenues. Utilisez des simulateurs proposés par les entreprises de portage pour avoir des repères.
Comment simuler sa rémunération selon ses jours facturables et frais professionnels ?
Estimez le nombre de jours facturables par an, multipliez par votre TJM pour obtenir le CA annuel, retranchez les frais de gestion et estimez les cotisations sociales (taux indicatif), puis calculez le net avant impôt. Les sociétés de portage proposent souvent un outil de simulation pour affiner ces chiffres.
Où trouver des missions et comment construire un flux régulier de clients ?
Multipliez les canaux : réseau professionnel, bouche‑à‑oreille, plateformes spécialisées, job boards, candidatures ciblées et partenariats. La prospection proactive et l’animation de votre réseau restent centrales pour stabiliser le pipeline de missions.
Quels canaux et plateformes utiliser pour accélérer la recherche de missions ?
Utilisez LinkedIn, Malt, Freelance.com, LesBonsProfils, les réseaux d’anciens collègues, et les offres directes des entreprises. Les événements sectoriels et les groupes locaux facilitent également les mises en relation qualifiées.
Comment négocier une mission (périmètre, durée, tarif) pour sécuriser la relation client ?
Clarifiez dès le début les livrables, les critères de succès, les modalités de révision et la durée. Proposez une tarification justifiée par la valeur et anticipez les conditions de renouvellement ou de sortie. Formalisez tous les points dans le contrat commercial.
Quelles pratiques pour assurer la récurrence et la multi‑clientèle ?
Documentez vos livrables, proposez des offres de maintenance ou d’accompagnement, demandez des revues régulières et transformez les missions ponctuelles en contrats récurrents. Diversifiez votre portefeuille pour limiter les risques liés à un unique client.
Que faire une fois le premier client trouvé pour basculer en portage ?
Contactez une société de portage pour valider l’adéquation de votre profil et formaliser la relation. La société établira le contrat commercial avec le client, puis vous proposera un contrat de travail en portage. Après signature, vous pouvez démarrer la mission.
Quels contrats sont signés lors d’une mission en portage (commercial et travail) ?
Il y a un contrat commercial de prestation entre la société de portage et l’entreprise cliente précisant périmètre et conditions, et un contrat de travail (CDD ou CDI) entre la société de portage et le salarié porté garantissant la protection sociale et les droits salariés.
Comment suivre son activité et obtenir de la transparence sur la gestion ?
Demandez un suivi mensuel détaillé : facturations, encaissements, bulletin de salaire, décompte des frais et accès à un espace en ligne. La transparence est un critère important de choix lors de la sélection d’une société de portage.
Sur quels critères comparer les sociétés de portage pour sécuriser et développer son activité ?
Comparez les frais de gestion, la qualité de l’accompagnement commercial et administratif, les outils en ligne, l’accompagnement à la prospection, la transparence des contrats, et les services inclus (RC Pro, mutuelle, prévoyance, formation).
L’accompagnement et la communauté d’une société de portage importent‑ils ?
Oui. La proximité, les réunions locales, les clubs et les échanges entre consultants permettent d’échanger des opportunités, d’améliorer ses pratiques et d’accélérer la montée en compétence. Ces services ajoutent une valeur non financière précieuse.
Quels services devraient être inclus dans l’offre d’une société de portage ?
Privilégiez les sociétés qui incluent la responsabilité civile professionnelle, une mutuelle, une prévoyance, des actions de formation et un support à la prospection. Vérifiez aussi l’existence d’outils de facturation et d’un espace consultant pour le suivi.
Quel est le niveau de protection sociale et comment est‑il assuré ?
Le salarié porté bénéficie de la protection sociale classique (cotisations retraite, assurance maladie, chômage selon conditions). La société de portage paie les cotisations et édite la fiche de paie, assurant la continuité des droits sociaux.
Est‑il possible de cumuler portage et autres statuts (salariat, retraite) ?
Oui, sous conditions. Le cumul avec un emploi salarié ou une pension peut être possible mais dépend des règles de cumul et des conventions collectives. Vérifiez votre situation avec un conseiller de la société de portage ou un expert fiscal.
Quels conseils pour sécuriser son démarrage et limiter les risques financiers ?
Commencez avec une prospection active, obtenez des missions pilotes, prévoyez une trésorerie de réserve, comparez plusieurs sociétés de portage, et formalisez toutes les conditions contractuelles. La simulation financière préalable permet d’anticiper le revenu net.
Faut‑il privilégier une société de portage spécialisée par secteur ou une généraliste ?
Les sociétés spécialisées offrent souvent un réseau et des services adaptés à un secteur précis. Les généralistes peuvent proposer des outils et des volumes supérieurs. Choisissez en fonction de votre besoin d’accompagnement, de vos ambitions et des services inclus.
