Vous avez peut‑être déjà ressenti ce mélange d’excitation et d’inquiétude avant de sauter vers l’indépendance. Nous comprenons cette tension : garder la liberté tout en protégeant ses droits reste primordial.
Le contexte est simple. Beaucoup hésitent par peur de perdre la protection du salariat, notamment face au chômage. Ce guide vise à clarifier ce qui se cumule, ce qui ne l’est pas, et comment éviter des erreurs coûteuses.
Nous adoptons un angle pratique : un vrai « buyer’s guide » pour choisir une société qui sécurise votre paie, vos attestations et votre conformité. Vous trouverez des explications sur l’ARE, le SJR, le cumul mensuel, les plafonds et la mensualisation.
Rassurez‑vous : un mois fort ne supprime pas vos droits, il peut simplement décaler l’indemnisation. Toutefois, les règles 2025 introduisent des subtilités sur les revenus mixtes et les justificatifs.
Au fil de l’article, nous irons du cadre juridique aux calculs, puis aux démarches France Travail, avant d’énoncer les critères pour sélectionner la société qui protégera vraiment votre parcours vers le retour emploi.
Table of Contents
Points clés
- Comprendre ce qui se cumule et ce qui est plafonné.
- Choisir une société qui garantit paie et attestations conformes.
- Savoir calculer ARE et SJR pour anticiper vos revenus.
- Prévenir les erreurs liées aux règles 2025 sur les revenus mixtes.
- Suivre une méthode pas à pas pour sécuriser vos droits.
Pourquoi le portage salarial rassure quand on veut sécuriser ses droits chômage
Choisir un statut qui combine autonomie commerciale et protection sociale change la donne pour votre trajectoire professionnelle.
En portage salarial, vous êtes salarié de la société de portage. Vous cotisez comme un salarié classique, recevez un bulletin de paie et conservez des droits sociaux : assurance chômage, retraite, congés payés.
Ce cadre crée un vrai filet de sécurité : contrat de travail, déclarations URSSAF, fiches de paie et attestations facilitent les démarches auprès de Pôle emploi.
À l’inverse, en micro‑entreprise ou en SASU, vous avez un statut non‑salarié. Le traitement des revenus pour l’assurance chômage suit des règles spécifiques. Le cumul et le calcul de l’allocation deviennent souvent moins lisibles pour un indépendant.
- Clarté financière : salaire brut visible sur le bulletin.
- Rôle de l’employeur : gestion administrative et conformité.
- Décision : si la protection des droits chômage est prioritaire, le statut salarié est déterminant.
Portage salarial et chômage en 2025 : définitions, acteurs et cadre France Travail
En 2025, le cadre du travail porté évolue : clarifions les acteurs et les règles qui comptent.
Cette partie décrit simplement qui intervient, quels documents comptent et quelles règles France Travail applique.
La relation tripartite : salarié porté, société de portage, entreprise cliente
Vous signez un contrat avec la société de portage et réalisez la mission chez l’entreprise cliente.
Le salarié porté garde la relation de travail avec l’employeur déclaré. Cela clarifie les obligations fiscales et sociales.
Contrat de travail, fiche de paie et cotisations à l’assurance chômage
Le contrat travail et la fiche de paie matérialisent le salariat. Ils prouvent les cotisations versées à l’assurance chômage.
Conservez ces pièces : elles sont nécessaires pour vos démarches auprès de Pôle emploi et pour le calcul de l’ARE.
Focus réforme 2025 : revenus mixtes, mensualisation sur 30 jours et règles de cumul
La règle 2025 reprend 70 % du revenu brut porté pour ajuster l’ARE. La mensualisation se fait désormais sur 30 jours, recalculée chaque mois.
En cas d’activité mixte (salariée et non salariée), distinguez clairement la nature des revenus déclarés.
En cas de doute, vérifiez les notices France Travail : les seuils et méthodes peuvent évoluer.
| Acteur | Rôle principal | Impact sur vos droits |
|---|---|---|
| Salarié porté | Fait la mission, reçoit la paie | Conserve droits, doit déclarer sa paie chaque mois |
| Société de portage | Émet contrat et bulletin, prélève cotisations | Garantit la preuve des cotisations pour l’assurance |
| Entreprise cliente | Accueille la mission | Fournit le contexte commercial, mais n’est pas l’employeur |
| France Travail / Pôle emploi | Calcule l’ARE, contrôle justificatifs | Décide des droits et applique la mensualisation |
Portage salarial et indemnités chômage : ce que vous pouvez réellement cumuler
Voici comment vos revenus portés influent concrètement sur vos droits et votre allocation.
Rester inscrit comme demandeur d’emploi et s’actualiser chaque mois
Vous devez rester inscrit et vous actualiser chaque mois auprès de France Travail. C’est la condition première pour conserver un versement partiel.
Répondez aussi rapidement aux demandes de justificatifs. Sans réponse, vos droits risquent d’être suspendus.
Déclarer le salaire brut porté et comprendre l’impact sur l’ARE
Déclarez le salaire brut figurant sur votre bulletin, pas le montant facturé au client. C’est ce brut qui sert de base au calcul.
Le montant déclaré influence directement l’ARE salaire. Plus le salaire brut augmente, plus la part d’allocation diminue.
Le principe clé : 70 % du revenu brut repris déduit du calcul de l’allocation
La règle simple : on retranche 70 % du salaire brut porté à l’ARE mensuelle théorique. Cela donne le cumul net à percevoir.
Si l’ARE tombe à zéro sur un mois, vos droits ne disparaissent pas automatiquement : ils peuvent être reportés selon les règles de durée.
| Condition | Ce qu’il faut déclarer | Effet sur l’allocation | Remarque |
|---|---|---|---|
| Inscription | Statut demandeur emploi | Permet le versement partiel | Actualisation chaque mois obligatoire |
| Revenu déclaré | Salaire brut du bulletin | 70 % de ce brut déduit de l’ARE | Ne pas confondre avec CA facturé |
| Plafond | Cumul total | Ne doit pas dépasser salaire de référence | Réajustement possible par France Travail |
Pour piloter votre trésorerie, familiarisez‑vous ensuite au SJR et à la conversion en jours indemnisés. Nous détaillons ces calculs dans la suite.
Conditions d’éligibilité aux allocations chômage pour un salarié porté
L’ouverture d’un droit dépend d’une combinaison de faits objectifs et de conditions administratives.
Les situations qui peuvent déclencher ou rouvrir des droits comprennent la fin d’un CDD, la fin de mission assimilable à une fin contrat, la rupture conventionnelle ou un licenciement. La fin de période d’essai peut aussi, selon le contexte, ouvrir des droits.
Plusieurs éléments peuvent bloquer l’accès : une démission non reconnue comme légitime, une absence d’inscription rapide à France Travail ou l’absence de preuve d’une rupture involontaire.
Durée minimale d’affiliation
France Travail impose une durée minimale de travail sur les derniers mois. À titre indicatif, les repères souvent cités sont 88 jours (610 heures) sur 28 mois ou 130 jours (910 heures) sur 24 mois, selon la réglementation applicable et votre âge.
Ces seuils servent de point de départ : vérifiez votre situation avant de déposer votre dossier.
Critères administratifs essentiels
- Résidence en France et inscription comme demandeur d’emploi.
- Aptitude au travail et recherche active d’emploi.
- Ne pas avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite.
- Ne pas avoir épuisé vos droits précédents.
Le fait d’être salarié porté repose sur un contrat de travail. Cela facilite la preuve des périodes salariées et donc la constitution du dossier. Conservez bulletins et attestations de mission. Pour préparer la transition, consultez notre guide sur la fin de mission et ouverture de.
Comprendre le salaire journalier de référence et l’ARE : les bases du calcul
Le salaire journalier de référence sert de clé pour estimer l’ARE que vous percevrez. C’est la base centrale : France Travail part des salaires bruts déclarés sur la période de référence, puis reporte le total en jours calendaires.
Comment le SJR se calcule : on cumule les salaires bruts des derniers mois (24 ou 36 mois selon l’âge), puis on divise par le nombre de jours retenus pour obtenir le salaire journalier.
Plusieurs éléments sont exclus du journalier référence. Sont écartés les indemnités de rupture, les indemnités de congés payés et les sommes déjà prises en compte dans un calcul antérieur.
Certaines périodes peuvent être neutralisées pour ne pas pénaliser vos droits. La maladie, la maternité ou la paternité peuvent donner lieu à reconstitution de période et à ajustement du SJR.
Enfin, la notion de « permittence » limite la prise en compte des périodes non travaillées : les intercontrats sont intégrés dans une certaine mesure, plafonnés à 75 % des périodes d’emploi pour éviter d’abaisser artificiellement le SJR.
Objectif pratique : identifiez sur vos bulletins les revenus réellement comptés pour anticiper votre ARE. Pour plus de précisions sur la déclaration en situation de portage salarial, consultez notre guide sur la déclaration et vos droits.
Calcul de l’allocation journalière : les deux formules et les garde-fous

Pour estimer votre revenu quotidien, France Travail compare deux méthodes et retient celle qui vous avantage.
Méthode 57 % du SJR
La première formule applique 57 % du SJR pour obtenir l’indemnité journalière. C’est simple : on multiplie le SJR par 0,57.
Méthode 40,4 % du SJR + montant fixe 2025
La seconde combine 40,4 % du SJR avec un complément fixe. En 2025, les repères publiés donnent des montants indicatifs autour de 11,84 € à 12,95 €. France Travail publie les valeurs définitives chaque année.
| Formule | Comment | Avantage | Remarque |
|---|---|---|---|
| 57 % × SJR | Multiplication simple | Souvent favorable si SJR élevé | Direct, facile à vérifier |
| 40,4 % × SJR + fixe | Mix ratio + montant | Protège contre les très faibles SJR | Le fixe évolue chaque année |
| Plancher / Plafond | Min. ~29–31 € ; max = 75 % du SJR | Évite un remplacement trop bas ou trop élevé | Valeurs indicatives 2025, à confirmer |
Deux garde‑fous importants s’appliquent : un plancher pour une allocation minimale (repères 28,86 € à 31,10 €) et un plafond fixé à 75 % du SJR. Ces limites protègent votre pouvoir d’achat sans dépasser le salaire de référence.
Du brut au net, le montant perçu peut diminuer. Au‑delà de certains seuils s’appliquent une contribution retraite complémentaire (autour de 3 % du SJR) ainsi que la CSG/CRDS. Ces retenues expliquent l’écart entre l’allocation brute et ce qui arrive sur votre compte.
Connaître votre IJ permet d’anticiper vos mois indemnisés lorsque vous facturez des missions en portage. Choisir une société qui fournit des bulletins clairs facilite la vérification des montants et protège votre droit au retour emploi.
Comment fonctionne le cumul ARE et salaire en portage salarial, chaque mois
Chaque mois, le mécanisme de cumul se réajuste automatiquement selon vos déclarations.
Formule pratique : ARE versée = ARE mensuelle théorique – (70 % × salaire brut porté).
Vous déclarez votre salaire brut chaque mois. France Travail recalcule l’allocation. Le résultat détermine le montant payé pour le mois.
Conversion en nombre de jours indemnisés
Les allocations dues sont ensuite converties en nombre de jours indemnisés : montant mensuel / allocation journalière. Plus votre salaire est élevé, moins vous recevez de jours ce mois‑ci.
Les jours non payés sont reportés. Ainsi, un mois fort n’efface pas vos droits ; il déplace simplement le paiement vers la fin de période.
Plafond SJR et règle du cumul
Le cumul (ARE + salaire) ne doit pas dépasser votre salaire journalier référence (SJR) converti sur 30 jours. Si le total excède ce plafond, France Travail ajuste à la baisse l’allocation.
Régularisations pratiques
- Absence de bulletin : fournissez une estimation puis régularisez dès réception.
- Erreur de montant : signalez et joignez le bulletin corrigé.
- Décalage de paie : conservez le calendrier de mission pour prouver la période.
Conseil : conservez tous vos bulletins et vérifiez la cohérence salaire brut déclaré vs bulletin. Pour plus de détails sur les démarches après une mission, consultez notre guide pratique.
| Élément | Ce qu’il influe | Action recommandée |
|---|---|---|
| Déclaration mensuelle | Calcule ARE et jours | Déclarez le salaire brut du bulletin |
| Moins-perçu / trop‑perçu | Régularisation nécessaire | Fournir bulletin et justificatifs |
| Mois fort (salaire élevé) | ARE peut tomber à zéro | Conserver droits, reporter jours |
| Plafond SJR | Limite cumul ARE + salaire | Simuler avant d’accepter la mission |
Cas pratiques de cumul chômage portage pour estimer votre revenu total
Voyons trois situations concrètes pour estimer ce que vous percevrez réellement chaque mois.
Mission à temps partiel : maintien partiel des allocations
Exemple : vous touchez un salaire modéré en mission. France Travail déduit 70 % du salaire brut du calcul de l’allocation.
Résultat : vous conservez une part d’allocations chômage portage, utile pour lisser votre trésorerie au démarrage.
Mission très rémunérée : allocation à zéro, droits préservés
Un mois fort peut ramener l’allocation à zéro. Cela n’efface pas vos droits : la durée d’indemnisation est reportée.
Arbitrage : accepter un gros salaire sécurise du cash immédiat mais réduit l’allocation ce mois‑ci.
Activité mixte : portage + micro‑entreprise et règle 2025
Si vous cumulez activité en portage et revenus non salariés, distinguez bien les revenus déclarés.
Depuis 01/04/2025, la part non salariée peut être plafonnée à 60 % des droits restants. Vérifiez toujours le traitement précis auprès de France Travail.
Conseil pratique : simulez trois mois types (faible, moyen, fort) pour prévoir votre revenu total et éviter les surprises.
Déclarer son activité portage à France Travail : procédure, pièces et erreurs fréquentes
La cohérence entre votre bulletin et la déclaration mensuelle est la clef pour éviter des régularisations.
Quel montant déclarer
Déclarez le salaire brut inscrit sur votre bulletin, pas le chiffre d’affaires facturé au client.
France Travail calcule à partir du salaire. La société qui gère votre contrat transforme le chiffre d’affaires en salaire via le bulletin.
Bulletin non reçu : estimation puis régularisation
Si vous n’avez pas le bulletin le jour de l’actualisation, indiquez une estimation raisonnable.
Dès réception du bulletin, corrigez la déclaration pour éviter un trop‑perçu ou une suspension.
Documents à conserver
Centralisez ces pièces dans un dossier accessible :
- bulletins de paie ;
- attestations employeur et certificat de fin de mission ;
- calendrier des jours travaillés et contrats.
Risques en cas de manquement : retard de paiement, demande de remboursement ou suspension temporaire des droits.
| Action | Quand | Pièces à joindre | Conséquence si absent |
|---|---|---|---|
| Actualisation mensuelle | Chaque mois | Montant salaire brut | Calcul erroné, régularisation |
| Estimation provisoire | En l’absence du bulletin | Justificatif à fournir ensuite | Risque de trop‑perçu |
| Archivage | Permanent | Bulletins, attestations, calendrier | Facilite réclamation ou recours |
| Vérification | Chaque mois | Comparer brut déclaré vs bulletin | Évite erreurs répétées |
Pour gérer au mieux vos droits, suivez une routine simple : centraliser les documents, comparer chaque mois le salaire brut déclaré au bulletin et régulariser dès que nécessaire. Pour des précisions sur la rémunération en société de gestion, consultez notre guide sur la rémunération.
Fin de mission et fin de contrat de travail : ce qui déclenche l’ouverture ou la reprise des droits
Ce n’est pas la fin d’une mission client seule qui ouvre vos droits, mais la cessation du contrat de travail avec la société employeuse.
Le document central pour France Travail reste l’attestation employeur. Sans elle, l’instruction du dossier est retardée. Le certificat de travail et le solde de tout compte complètent le dossier et justifient les dates et montants perçus.
En pratique, la fin d’un CDD se traduit automatiquement par une ouverture de droits. La rupture d’un CDI suit une procédure stricte : licenciement ou rupture conventionnelle qualifient généralement comme perte involontaire, une démission non reconnue ne le fait pas.
Exigez la réactivité de la société portage pour obtenir ces pièces dès la fin du contrat. Un délai sur l’attestation peut retarder vos prestations, même si vous avez déjà cotisé.
Conseil buyer’s guide : vérifiez avant signature comment la société gère les fins de contrat et la délivrance des attestations. Une bonne gestion administrative protège votre continuité de droits et votre accès à l’emploi.
Pour plus de détails pratiques sur la fin de mission et l’ouverture des droits, consultez notre page dédiée : fin de mission et ouverture.
Durée d’indemnisation, report de jours et rechargement de droits en portage
Savoir comment vos jours non indemnisés se conservent change votre planification.
Pourquoi le cumul prolonge souvent la durée d’indemnisation
Quand votre allocation baisse à cause d’un salaire, des jours ne sont pas payés mais restent disponibles. Ces jours sont mis en réserve et s’ajoutent à la durée totale restante.
Conséquence concrète : un mois avec une allocation nulle n’efface pas vos droits, il reporte simplement le paiement.
Durées minimales et maximales selon la situation et l’âge
La durée d’indemnisation dépend de la période de référence et de l’âge. Les règles courantes retiennent 24 ou 36 mois selon l’âge pour calculer l’ouverture de droits.
En pratique, cela fixe la durée maximale et les minima d’ouverture de droits. Pensez en nombre jours restants, pas seulement en montant mensuel.
Rechargement de droits : comment une nouvelle période salariée peut rouvrir des droits
Travailler à nouveau sous contrat salarié permet de recharger ou de rouvrir des droits si vous atteignez le seuil d’affiliation requis.
Cela vaut particulièrement si votre activité est intermittente : alterner missions et périodes sans mission peut prolonger votre horizon de sécurité.
- Anticipez votre trésorerie en estimant les mois indemnisés restants.
- Conservez bulletins et preuves de travail pour faciliter le rechargement des droits.
- Choisir un statut salarié aide : la preuve des périodes salariées est claire et traçable.
| Élément | Effet | Action recommandée |
|---|---|---|
| Report de jours | Prolonge la durée | Suivre nombre jours restants |
| Nouvelle période salariée | Peut recharger les droits | Vérifier seuils d’affiliation |
| Période de référence | Détermine la durée | Simuler selon votre âge |
Choisir entre maintien de l’ARE et dispositifs alternatifs : ARCE et ATI

Choisir entre un versement en capital ou le maintien d’une allocation mensuelle demande une évaluation concrète de vos besoins.
Arbitrage simple : maintenir l’ARE versements mensuels procure une visibilité quand vos missions sont irrégulières. À l’inverse, l’ARCE propose du cash immédiat mais réduit la durée des versements.
ARCE : capital, conditions et reprise possible de l’ARE
L’ARCE verse une partie des droits restants en une fois. Ce mécanisme convertit une part de votre allocation en capital. Il convient si vous avez besoin d’un apport pour lancer une activité.
Attention, l’ARCE peut rendre la reprise de l’ARE plus lourde si l’activité cesse. Consultez les critères d’éligibilité et les modes de calcul avant de solliciter ce dispositif.
ATI : dispositif ciblé pour non-salarié, périmètre et limites
L’ATI s’adresse principalement aux travailleurs indépendants. Son périmètre diffère; il n’est pas toujours accessible au salarié porté. Les montants et la durée sont limités selon la situation.
En pratique, si vous optez pour un statut non-salarié, l’ATI peut être pertinent. Si votre choix reste le portage salarial, les options usuelles restent le maintien ARE ou l’ARCE.
Cadre de décision : évaluez trésorerie immédiate, visibilité de votre chiffre, droits restants, tolérance au risque. Priorisez la solution qui protège la continuité de vos droits et facilite un retour emploi durable.
« Privilégiez la protection de vos droits pour sécuriser votre trajectoire professionnelle. »
Comparer portage salarial vs statuts non salariés pour optimiser votre protection chômage
Choisir un statut impacte directement la lisibilité de vos droits et la sécurité de vos revenus.
Portage : statut salarié, cotisations et lisibilité du salaire brut
Avec le portage salarial, vous conservez un contrat salarié et des cotisations versées à l’assurance chômage.
Avantage clé : le salaire brut figure sur un bulletin standardisé. France Travail utilise cette valeur pour le calcul des allocations.
Non‑salarié : modes de calcul différents et effets potentiels sur les allocations
En statut non‑salarié, les revenus se présentent différemment. Les règles de prise en compte varient selon la nature des recettes.
Le calcul des droits s’appuie souvent sur des bases spécifiques, parfois moins lisibles qu’un bulletin. Cela complique le cumul et la simulation mensuelle.
Pour décider, pesez deux axes : simplicité administrative vs optimisation fiscale.
Si votre priorité est de sécuriser vos droits pendant des périodes irrégulières d’activité, le statut salarié offre une protection plus lisible. En revanche, des revenus stables et prévisibles peuvent rendre le statut non‑salarié intéressant.
| Critère | Salarié (portage salarial) | Non‑salarié |
|---|---|---|
| Base déclarée | Salaire brut sur bulletin | Chiffre d’affaires ou bénéfice selon régime |
| Cotisations assurance chômage | Versées via bulletin | Souvent absentes ou différentes |
| Lisibilité pour France Travail | Élevée | Variable, nécessite justificatifs |
| Adapté si revenu irrégulier | Oui, protège mieux | Moins adapté, risque d’imprécision |
Guide d’achat : critères pour choisir une société de portage compatible avec vos objectifs chômage
Votre employeur déclaré influence directement la continuité de vos droits : choisissez avec méthode.
Priorité protection : la société portage devient votre employeur. Vérifiez la DUE à l’URSSAF, le paiement mensuel des cotisations et l’existence d’une garantie financière qui sécurise les salaires.
Exigez un bulletin lisible. Il doit distinguer clairement le salaire brut, les frais de gestion, les charges et les notes de frais. Une fiche claire évite les erreurs de déclaration auprès de France Travail.
Évaluez la gestion des contrats. La rapidité de contractualisation, les avenants et la réactivité pour délivrer l’attestation employeur sont déterminants pour l’ouverture ou la continuité des droits.
Privilégiez une société qui propose accompagnement et outils : simulateur net, simulateur ARE et calcul du SJR. Ces outils vous aident à simuler plusieurs mois et à anticiper plafonds, reports de jours et impacts sur votre salaire journalier.
| Critère | Pourquoi c’est important | Question à poser |
|---|---|---|
| Conformité URSSAF / DUE | Preuve légale d’embauche | Fournissez‑vous la DUE et les déclarations mensuelles ? |
| Bulletin détaillé | Permet une déclaration exacte du salaire | Le bulletin distingue‑t‑il salaire brut et frais ? |
| Accompagnement & simulateurs | Aide à piloter droits et trésorerie | Proposez‑vous simulateur ARE / SJR ? |
Check-list avant de signer : sécuriser vos indemnités chômage et votre trésorerie
Avant de vous engager, faites une série de vérifications simples pour éviter les mauvaises surprises.
Vérifier le plafond SJR : identifiez votre salaire journalier référence et simulez plusieurs niveaux de salaire. Cela montre comment le cumul ARE + salaire influence vos mois indemnisés.
Anticiper la mensualisation sur 30 jours : comprenez que le calcul se fait désormais sur 30 jours chaque mois. Certains mois peuvent lisser l’allocation ; d’autres peuvent la ramener à zéro.
Séparer salaire, primes et notes de frais : exigez un bulletin clair qui distingue ces éléments. Une bonne séparation évite une mauvaise déclaration et des régularisations.
- Simulez trois scénarios : mois faible, moyen, fort.
- Préparez une réserve de trésorerie pour les mois sans allocation.
- Demandez la fréquence de remise des bulletins et l’identité d’un contact dédié.
| Action | Pourquoi | Où vérifier |
|---|---|---|
| Connaître le SJR | Évalue le plafond cumul | Bulletins + simulateur SJR |
| Simuler plusieurs mois | Anticipe mois sans allocation | Simulateur interne ou tableur |
| Vérifier la fiche de paie | Sépare salaire / frais / primes | Document transmis par l’employeur |
| Obtenir contact dédié | Facilite régularisations | Service RH / gestionnaire |
Conclusion
Synthèse : des règles claires permettent d’allier autonomie et protection sociale. Le statut salarié via une société de portage, correctement géré, assure des cotisations à l’assurance salarial et protège vos droits face au chômage.
Rappelez‑vous la règle centrale du cumul : déclarez le salaire brut, on retranche 70 % pour recalculer les allocations. Le plafond lié au SJR fixe le maximum cumulable ; les jours non payés sont reportés, ce qui préserve la durée de vos droits.
Choisissez une société fiable : bulletins, contrats, attestations doivent être clairs. Simulez vos mois, conservez tous les justificatifs et organisez votre activité pour accélérer le retour emploi en toute sécurité.
FAQ
Qu’est‑ce que le portage salarial et comment cela protège‑t‑il vos droits à l’allocation chômage ?
Le portage salarial est un statut qui conjugue autonomie commerciale et contrat de travail. En restant salarié d’une société de portage vous cotisez à l’assurance chômage, ce qui permet de conserver des droits à l’ARE en cas de fin involontaire de mission. Cela offre un filet de sécurité comparable au salariat classique tout en vous laissant facturer vos prestations.
Quelle est la différence entre portage et micro‑entreprise ou SASU pour l’assurance chômage ?
Contrairement à la micro‑entreprise ou au régime non salarié, le salarié porté bénéficie d’un bulletin de paie, de cotisations chômage et d’un contrat de travail. Les non‑salariés dépendent d’autres dispositifs et peuvent voir leur accès à l’allocation réduit ou modifié. Le statut salarié améliore la lisibilité du salaire brut utile au calcul des droits.
Qui sont les acteurs impliqués entre vous, la société de portage et l’entreprise cliente ?
La relation est tripartite : vous (salarié porté), la société de portage qui vous emploie et gère la paie, et l’entreprise cliente qui achète la mission. La société de portage émet le bulletin, déclare les cotisations et fournit l’attestation employeur nécessaire pour France Travail.
Comment le contrat de travail et la fiche de paie influencent‑ils les cotisations chômage ?
Le contrat de travail formalise la relation salariale et la fiche de paie détaille le salaire brut. Ces éléments servent de base au calcul des cotisations et au salaire journalier de référence (SJR) utilisé par France Travail pour déterminer l’ARE.
Quelles sont les principales conséquences de la réforme 2025 sur le cumul revenus et allocation ?
La réforme 2025 introduit des règles sur les revenus mixtes et une mensualisation sur 30 jours. Elle clarifie le calcul du cumul ARE + revenu et encadre le plafond de cumul, tout en précisant les règles de report des jours indemnisés et la neutralisation de certaines périodes.
Puis‑je rester inscrit comme demandeur d’emploi tout en exerçant en portage ?
Oui. Vous devez vous actualiser chaque mois auprès de France Travail et déclarer le salaire brut figurant sur votre bulletin. Tant que vous respectez les obligations de déclaration, vous pouvez cumuler partiellement l’allocation et votre rémunération.
Quel montant doit‑on déclarer à France Travail : chiffre d’affaires ou salaire brut porté ?
Il faut déclarer le salaire brut inscrit sur le bulletin de paie émis par la société de portage, et non le chiffre d’affaires facturé au client. Les notes de frais et frais de gestion ne constituent pas le salaire à déclarer.
Comment France Travail calcule‑t‑il le salaire journalier de référence (SJR) ?
Le SJR se calcule à partir des salaires bruts des derniers mois retenus par France Travail. On divise le total des rémunérations assimilées par le nombre de jours travaillés et indemnisables pour obtenir le SJR, base de calcul de l’ARE.
Quels éléments sont exclus du salaire de référence ?
Certaines indemnités (indemnités de rupture spécifiques, remboursements de frais professionnels, congés payés payés séparément selon cas) et périodes particulières peuvent être exclues. France Travail détaille les postes non pris en compte.
Que signifie la neutralisation de périodes (maladie, maternité) pour le SJR ?
Certaines périodes indemnisées ou protégées ne pénalisent pas le calcul du SJR : maternité, paternité, maladie selon conditions. Ces périodes peuvent être neutralisées pour préserver vos droits et éviter la baisse du SJR.
Comment se calcule l’allocation journalière : quelles formules utilisent‑on ?
Deux méthodes coexistent : un pourcentage direct du SJR (environ 57 %) et une autre combinant 40,4 % du SJR plus un montant fixe (actualisé pour 2025). France Travail retient la formule la plus favorable sous conditions et applique les planchers et plafonds.
Quel est le principe de calcul du cumul ARE + salaire en portage chaque mois ?
La formule pratique est : ARE mensuelle théorique – (70 % × salaire brut porté). Le montant obtenu est l’allocation versée. Le calcul convertit ensuite en nombre de jours indemnisés et s’assure que le cumul ne dépasse pas le salaire de référence.
Pourquoi un mois fortement rémunéré peut annuler l’ARE sans vous faire perdre définitivement vos droits ?
Un mois avec un salaire brut élevé peut réduire l’ARE à zéro pour ce mois précis si le cumul atteint le salaire de référence. Toutefois, vos droits restants peuvent être reportés et la durée d’indemnisation se prolonge souvent, selon le mécanisme de rechargement.
Que faire si je ne reçois pas mon bulletin de paie à temps pour la déclaration ?
Estimez le salaire brut en vous basant sur le dernier bulletin, déclarez et régularisez dès réception du document. Conservez justificatifs, courriels et attestation employeur pour éviter des écarts lors des contrôles.
Quels documents doivent être conservés et fournis à France Travail ?
Conservez les bulletins de paie, attestations d’employeur, contrats et calendrier de mission. Ces pièces servent de justificatifs en cas de demande de régularisation ou de contrôle.
Qu’est‑ce qui déclenche l’ouverture ou la reprise des droits après une fin de mission ?
La remise de l’attestation employeur, du certificat de travail et du solde de tout compte déclenche l’ouverture ou la reprise des droits. La nature de la rupture (fin de CDD, licenciement, rupture conventionnelle) conditionne l’éligibilité.
Comment le cumul d’activité en portage peut‑il prolonger la durée d’indemnisation ?
Les périodes d’activité rémunérées génèrent de nouvelles cotisations et peuvent recharger les droits. Ainsi, le cumul peut prolonger la durée indemnisable en ajoutant des jours acquis selon les règles de rechargement.
Quelles durées minimales d’affiliation sont requises pour ouvrir des droits ?
Il faut justifier d’un nombre minimal de jours ou d’heures travaillés sur la période de référence définie par France Travail. Ce critère varie selon les règles en vigueur et l’âge du demandeur.
Quelles conditions administratives influent sur l’éligibilité à l’allocation ?
Résidence en France, aptitude au travail, être en dessous de l’âge légal de départ à la retraite et ne pas avoir épuisé ses droits antérieurs sont des conditions de base. D’autres éléments peuvent s’ajouter selon votre situation.
Comment fonctionnent l’ARCE et l’ATI par rapport au maintien de l’ARE ?
L’ARCE propose un versement en capital sous conditions, ce qui fait renoncer au maintien complet de l’ARE. L’ATI vise les indépendants et a un périmètre restreint. Ces dispositifs peuvent être incompatibles avec le maintien mensuel de l’allocation.
Si j’exerce en portage et en micro‑entreprise, quelles règles s’appliquent en 2025 ?
L’activité mixte est encadrée par des règles spécifiques 2025. France Travail distingue les revenus selon leurs sources et applique des modalités de cumul et d’utilisation des droits restants ; il est conseillé de simuler chaque scénario.
Quels critères considérer pour choisir une société de portage compatible avec vos objectifs chômage ?
Vérifiez la qualité du bulletin, la transparence du salaire brut vs frais de gestion, la réactivité pour fournir l’attestation employeur, le respect des obligations URSSAF et la disponibilité d’outils de simulation (ARE, net, SJR).
Quels risques éviter avant de signer un contrat de portage pour sécuriser vos indemnités ?
Anticipez la mensualisation sur 30 jours, simulez plusieurs mois d’activité, séparez clairement salaire et notes de frais, et vérifiez le plafond SJR pour éviter une mauvaise déclaration pouvant réduire vos allocations.
Comment sont traitées les périodes non travaillées dans le calcul du plafond SJR ?
Les périodes non travaillées peuvent entraîner un plafonnement du SJR selon les règles en vigueur. France Travail prend en compte les jours indemnisés et la notion de permittence pour ajuster le plafond.
Où obtenir des simulations fiables pour estimer l’ARE avec une activité portée ?
Utilisez les simulateurs officiels de France Travail, ainsi que les outils fournis par les sociétés de portage réputées. Demandez un accompagnement personnalisé pour inclure tous les éléments : salaire brut, cotisations, durée et rechargement.
