Vous cherchez à sécuriser et développer votre activité indépendante. Nous vous guidons pas à pas pour clarifier le choix et mesurer les impacts sur votre protection sociale, vos revenus et votre croissance.
Nous comparons deux voies concrètes : le portage salarial et la micro-entreprise. L’approche est orientée carrière : sécurité, temps disponible, développement commercial et gestion des clients.
Notre objectif est simple : vous permettre de décider avec méthode, selon vos priorités — protection, revenus, simplicité et risques — plutôt qu’à partir d’idées reçues.
Sage & Protecteur : nous mettons l’accent sur la conformité, la continuité des droits et la projection long terme (retraite, protection, chômage), tout en restant pragmatiques.
Au fil de l’article, vous trouverez un aperçu des thèmes clés : démarrage, cadre juridique, responsabilité, fiscalité, TVA, plafonds, rémunération, accompagnement et alternatives comme EI, EURL ou SASU.
Table of Contents
Points clés à retenir
- Définir vos priorités : sécurité vs simplicité.
- Comparer protection sociale, coûts et croissance possible.
- Penser long terme : droits, retraite, continuité des revenus.
- Considérer les alternatives juridiques selon votre clientèle.
- Les règles évoluent : ajustez selon votre foyer fiscal et charges.
Comprendre les statuts pour exercer une activité indépendante en France aujourd’hui
Avant toute décision, il faut comprendre les régimes qui organisent l’exercice indépendant aujourd’hui.
Pourquoi comparer micro‑régime et cadre hybride : deux voies paraissent similaires, mais elles diffèrent profondément sur le plan social, fiscal et juridique. Nous expliquons ces écarts pour que vous évaluiez ce qui vous protège le mieux.
Ce que couvre ce comparatif et ses limites
Le guide présente les mécanismes clés : contrats, cotisations, TVA, plafonds et responsabilités. Il vise l’aide à la décision, pas le remplacement d’un conseil personnalisé.
- Définir vos critères : sécurité, risques, temps disponible, ambitions.
- Situer chaque option dans l’écosystème français pour exercer vos activités.
- Présenter des éléments pratiques pour anticiper la gestion et la croissance.
| Aspect | Micro‑régime | Cadre hybride |
|---|---|---|
| Protection sociale | Limitée | Plus complète |
| Formalités | Simple | Contrat de travail nécessaire |
| Adapté si | Faible volume initial | Recherche de stabilité |
Ce comparatif insiste sur la stabilité et la sécurité pour votre parcours professionnel. Pour toute simulation chiffrée, consultez un expert avant de lancer votre entreprise et commencer votre travail.
Portage salarial vs micro-entreprise : définition rapide des deux options
Comprendre la différence de nature entre ces deux formules clarifie immédiatement leurs avantages pratiques.
Le salarié porté et le rôle de la société de portage
Le salarié porté réalise ses missions en autonomie tout en restant lié par un contrat de travail à une société portage salarial.
La société prend en charge la contractualisation, la facturation, la paie et les déclarations sociales.
Elle offre souvent un accompagnement : réseau, ateliers et formations. Ce cadre protège vos droits sociaux.
Le micro-entrepreneur et l’entreprise individuelle
La micro-entreprise correspond à l’exercice en nom propre, sous le régime simplifié de l’entreprise individuelle.
Vous gérez la facturation, les recettes et les obligations fiscales. La posture change : vous êtes l’entreprise.
Ces différences expliquent la majorité des écarts sur la protection, le chômage, la TVA et la responsabilité.
| Point | Salarie porté | Micro-entreprise |
|---|---|---|
| Relation juridique | Contrat de travail par une société | Entreprise individuelle en nom propre |
| Gestion | Déléguée (facturation, paie) | Gérée par vous |
| Droits sociaux | Couverture proche d’un salarié | Couverture limitée via SSI |
Pour une comparaison détaillée, suivez notre analyse complète.
Les critères clés pour réussir votre choix du statut en portage salarial
Nous proposons une grille simple pour orienter votre décision : protection sociale, sécurité financière, temps pour la gestion et ambitions de développement.
Protection sociale et niveau de sécurité
Évaluez la couverture maladie, la retraite et l’assurance chômage. La protection doit correspondre à votre besoin de stabilité.
Temps disponible pour la gestion administrative
Mesurez votre appétence pour la facturation et les déclarations. Si vous préférez déléguer, privilégiez une solution avec prise en charge.
Objectifs de chiffre d’affaires et développement
Fixez un seuil d’activité : cherchez-vous un revenu d’appoint ou un vrai projet de croissance ? Le plafond possible influence votre plan de développement.
Profil de clientèle et conditions de facturation
Analysez B2B vs particuliers, exigences de TVA et demandes des grands comptes. Cela impacte vos contrats et votre capacité à facturer.
Niveau de risque et responsabilité
Anticipez litiges, impayés et conséquences patrimoniales. Votre tolérance au risque guide le degré d’autonomie que vous pouvez accepter.
« Le bon dispositif sécurise votre trajectoire professionnelle, pas seulement le revenu net immédiat. »
| Critère | Priorité | Impact |
|---|---|---|
| Protection sociale | Haute | Sécurité long terme |
| Gestion administrative | Moyenne | Temps disponible |
| Chiffre affaires | Variable | Plafonds et croissance |
| Risque | Haute | Responsabilité patrimoniale |
Création et démarrage de l’activité : qui peut commencer le plus vite ?
La rapidité de démarrage se joue entre formalités d’immatriculation et signature d’un contrat. Selon votre priorité, la voie choisie peut accélérer ou ralentir le lancement.
Portage : démarrer sans création de structure
Avec le portage, il n’y a pas d’immatriculation à réaliser. Vous signez un contrat (CDD ou CDI) avec une société et vous pouvez commencer dès qu’une mission est sécurisée.
Cela peut être idéal si vous testez un marché ou si vous voulez démarrer vite sans gérer de création d’entreprise.
Micro‑entreprise : formalités administratives nécessaires
En micro‑entreprise, l’inscription au RNE et l’obtention d’un numéro SIRENE sont obligatoires. Ces formalités valident votre existence administrative et prennent un peu de temps.
La création reste simple mais engage immédiatement votre responsabilité et vos obligations déclaratives.
- Délais : portage = démarrage rapide après signature ; micro = attente d’immatriculation.
- Prospection : en portage, vous vous concentrez sur la vente ; en micro, vous gérez aussi les démarches.
- Transition : le portage peut être une solution temporaire pour tester un projet.
Repère pratique : si votre priorité est la vitesse de mise en route, la signature contractuelle est souvent la voie la plus fluide. Pour une comparaison détaillée, consultez notre analyse complète.
Cadre juridique et contrats : droit du travail ou droit des affaires
Le cadre juridique détermine comment vos missions sont contractées et quelles règles s’appliquent en cas de rupture.
Portage : la relation repose sur le droit du travail. Vous signez un contrat de type CDD ou CDI avec la société qui vous emploie. Ce contrat vous reconnaît comme salarié et encadre les conditions de rémunération, d’arrêt et de protection sociale.
Vous réalisez la mission chez le client, mais la société porteuse gère la contractualisation. Cette structure sécurise des points comme la paie, les congés et le cadre de rupture.
Micro‑entreprise
En micro, les relations sont commerciales : contrats de prestations régis par le droit des affaires. Les clauses de responsabilité, pénalités et modalités de résiliation s’écrivent dans des contrats de services.
Implications : responsabilité directe, nécessité d’assurer vos prestations et de prévoir des clauses claires sur les délais, la qualité et les pénalités. Exemples courants : conseil, formation, IT et management de transition, souvent facturés en B2B.
« Pour beaucoup, la logique ‘contrat de travail + fiche de paie’ reste plus simple que la gestion d’un périmètre commercial. »
- Différence structurante : droit du travail vs droit des affaires.
- Conséquence pratique : lecture claire des obligations et des risques.
- Impact sur la responsabilité : sujet traité dans la section suivante.
Responsabilité et assurances : qui porte le risque en cas de litige ?

En cas d’erreur ou de contestation, la répartition des responsabilités fait toute la différence.
Micro-entrepreneur : responsabilité directe et RC professionnelle
Vous assumez vos actes. Un dommage, une contestation d’un livrable ou un incident chez un client peut générer des coûts et du stress importants.
Anticipez : souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle est souvent indispensable selon votre secteur (conseil, formation, IT).
Société portage : protection et prise en charge du risque
Avec une société portage, la responsabilité contractuelle est gérée par l’intermédiaire. La couverture assurantielle fournie renforce la sécurité de votre activité.
Cela n’exonère pas de la vigilance professionnelle, mais réduit votre exposition directe au risque.
- Cas courant : litige sur la facturation ou retard d’un livrable.
- Cas grave : dommage matériel lors d’une intervention chez un client.
- Arbitrage : pour missions à forts enjeux, privilégiez la protection apportée par l’intermédiation.
| Situation | Micro-entrepreneur | Société portage |
|---|---|---|
| Responsabilité contractuelle | Directe, portée par l’entrepreneur | Portée par la société, médiation possible |
| Assurance recommandée | RC professionnelle personnelle | Couverture collective souvent incluse |
| Impact en cas de litige | Coûts et risques patrimoniaux | Protection et gestion du conflit |
Gestion administrative et comptable : autonomie vs délégation
Combien d’heures par semaine consacrez-vous à la paperasse plutôt qu’aux missions ?
Micro‑entreprise : vous éditez des factures conformes, suivez les encaissements et déclarez les recettes.
Vous payez les cotisations selon une fréquence mensuelle ou trimestrielle.
Cette gestion administrative demande rigueur et régularité.
Micro‑entreprise : facturation, déclarations et suivi des recettes
Concrètement, il faut produire des factures, archiver, rapprocher les paiements et déclarer.
Chaque tâche consomme du temps qui n’est plus consacré à la prospection ou à la montée en compétences.
Portage : gestion administrative, juridique et financière prise en charge
Avec une société, le juridique, l’administratif et le financier sont pris en charge.
Vous recevez un salaire et des bulletins de paie.
La délégation réduit la charge et sécurise les obligations.
Impact sur votre temps : se concentrer sur les missions vs gérer l’entreprise
Chaque heure passée sur l’administratif est une heure de moins sur l’activité.
Si vous visez un volume soutenu, déléguer la gestion améliore la régularité et la sérénité.
« Choisir une organisation, c’est décider où l’on place son énergie au quotidien. »
| Aspect | Micro‑entreprise | Société intermédiaire |
|---|---|---|
| Facturation | Gérée par l’entrepreneur | Gérée par la société |
| Déclarations sociales | À votre charge | Prises en charge |
| Impact sur le temps | Élevé | Faible |
Recommandation : mesurez le coût d’opportunité. Certains aiment la gestion ; d’autres préfèrent consacrer leur temps aux missions.
Protection sociale : maladie, accident du travail, prévoyance et mutuelle
La façon dont vous êtes affilié détermine des droits concrets en cas d’incapacité, d’accident ou de maladie.
Micro‑entrepreneur : SSI et ses limites
Si vous relevez de la SSI, la prise en charge maladie est proche de celle d’un salarié. Cependant, la reconnaissance et l’indemnisation d’un accident du travail sont souvent plus restrictives.
Concrètement, cela peut augmenter votre reste à charge et compliquer la reprise d’activité après un incident.
Régime général pour le salarié
Avec le régime général, vous bénéficiez d’une couverture plus large : indemnités journalières, reconnaissance accident du travail et cotisations retraite alignées sur le statut de salarié.
Ces garanties apportent une sécurité qui facilite l’acceptation de missions à risque.
Prévoyance et mutuelle : ce qui change
Prévoyance et mutuelle couvrent incapacité, invalidité et complément santé. Elles réduisent le reste à charge et protègent votre trésorerie.
Coût vs valeur : des cotisations plus élevées signifient souvent des droits supérieurs et une meilleure protection de carrière.
« Une protection solide vous permet d’absorber les imprévus et de viser des missions plus ambitieuses. »
- SSI : bonne couverture maladie, limites sur AT.
- Régime général : couverture complète et droits salariés.
- Prévoyance/mutuelle : impact direct sur le reste à charge.
Assurance chômage : un facteur décisif pour sécuriser votre revenu
Pourquoi cela compte : l’assurance chômage sécurise le revenu lors d’une fin de mission, d’une baisse d’activité ou d’une transition professionnelle. Elle réduit la pression financière et permet plus de sérénité dans la recherche de nouvelles missions.
Pour le salarié porté : cotisation et ouverture de droits
Le salarié cotise à l’assurance chômage via la société qui l’emploie. L’ouverture de droits dépend des conditions : durée d’affiliation, nature de la rupture et justificatifs.
Si les conditions sont remplies, l’indemnisation compense partiellement le manque à gagner entre deux missions.
Pour le micro‑entrepreneur : pas de cotisation, quelles conséquences
Le micro‑entrepreneur ne cotise pas à l’assurance chômage. En cas d’interruption, il n’a pas d’indemnité dédiée et doit s’appuyer sur ses économies ou des aides ponctuelles.
- Marché cyclique ? La sécurité apportée par une couverture peut être décisive.
- Mission unique importante ? Pensez à évaluer le risque financier.
- Transition prévue ? Anticipez la trésorerie nécessaire.
Nuance : l’éligibilité dépend toujours de la situation réelle. Pour beaucoup, l’arbitrage « cotisations vs sécurité » se joue ici.
« L’assurance chômage n’est pas une garantie totale, mais elle stabilise le parcours professionnel. »
Retraite et cotisations sociales : niveaux de droits et impacts à long terme
La retraite se construit dès les premières années d’activité. Comprendre comment sont calculées vos cotisations influe directement sur le montant futur de votre pension.
Micro-entreprise : cotisations sur recettes et effets sur la pension
En micro, les cotisations sociales sont calculées sur les recettes brutes encaissées. Autrement dit, vos versements suivent strictement ce que vous facturez.
Au-delà du PASS (48 060 €), la constitution des droits pour la retraite peut être moins favorable. Cela réduit parfois la pension si vos revenus dépassent régulièrement ce plafond.
Cadre salarié via une société : cotisations similaires à un salarié classique
Dans ce cadre, les cotisations se rapprochent de celles d’un salarié. Le salaire déclaré crée des bases cotisables plus stables.
Résultat : les droits ouverts pour la retraite suivent des règles proches du régime général et offrent souvent une meilleure continuité en cas d’aléas.
« Arbitrer entre un net immédiat plus élevé et une pension future plus confortable est une décision stratégique. »
Pour vous aider à trancher, projetez vos revenus sur 3 à 5 ans. Comparez le net disponible aujourd’hui et l’impact sur la pension demain. Cette projection éclaire l’arbitrage entre gain immédiat et sécurité long terme.
| Situation | Micro-entreprise | Société intermédiaire |
|---|---|---|
| Base de cotisation | Recettes brutes | Salaire déclaré |
| Effet au-delà du PASS | Constitution de droits moins favorable | Maintien des droits proches du régime salarié |
| Adapté si | Activité ponctuelle ou faible volume | Recherche de continuité et sécurité |
Si votre projet vise une carrière durable, privilégiez l’analyse des cotisations et de la retraite dès le départ. Pour une comparaison chiffrée et des scénarios, consultez notre comparatif détaillé.
Fiscalité et impôts : micro-BIC/micro-BNC vs traitements et salaires
La fiscalité influence fortement votre trésorerie et votre attractivité tarifaire.
En micro, l’impôt sur le revenu se calcule après un abattement forfaitaire selon la catégorie : micro‑BIC/micro‑BA (71% pour la vente, 50% pour les prestations commerciales) ou micro‑BNC (34% pour les professions libérales). Aucune déduction de charges réelles n’est possible dans ce régime.
Vous pouvez opter pour le versement libératoire si vous remplissez les conditions. Les taux sont forfaitaires : 1% / 1,7% / 2,2% selon l’activité. Ce mécanisme simplifie la gestion fiscale et facilite la prévision de trésorerie.
Imposition sous forme de traitements et salaires
Dans le cadre salarié, vos revenus sont imposés comme traitements et salaires. Un abattement de 10% (plafonné) s’applique avant le calcul de l’impôt. Les sommes sont intégrées au revenu global du foyer.
CFE et obligations locales
La CFE peut être due pour une entreprise individuelle ; toutefois une exonération existe si le chiffre d’affaires est inférieur à 5 000 €.
« Si vous avez peu de charges réelles, le régime micro peut être avantageux ; si vous visez la protection liée au salariat, l’imposition salariale s’aligne sur la paie. »
| Aspect | Micro | Traitements & salaires |
|---|---|---|
| Base imposable | Chiffre d’affaires après abattement forfaitaire | Salaire net imposable après abattement 10% |
| Versement libératoire | Possible (1%/1,7%/2,2%) | Non applicable |
| CFE | Due sauf exonération si CA | Gérée par l’employeur |
Conseil pratique : vérifiez votre catégorie (BIC/BNC), testez le versement libératoire et projetez l’impact fiscal avant de fixer vos tarifs.
TVA et facturation : franchise, récupération et cas clients
La TVA influence directement la perception de votre tarif selon vos clients. Ce point impacte la négociation, la présentation des devis et la compétitivité.
Micro‑entrepreneur : facture sans TVA
En micro, la franchise de TVA signifie que vous ne facturez pas la taxe. Cela rend votre prix final souvent plus attractif auprès des particuliers.
Pour des clients particuliers, c’est un avantage commercial simple et lisible.
Impact pour les entreprises clientes
En B2B, beaucoup de sociétés récupèrent la TVA. L’enjeu se déplace : la clarté de la facture et la solidité contractuelle deviennent prioritaires.
TVA et récupération via la société
Avec le portage salarial, la TVA est appliquée par la société qui facture. La récupération de la taxe est possible si les factures portent le bon nom et respectent les conditions.
Attention : certaines règles internes limitent la prise en charge des frais d’investissement (ex. 15% du chiffre d’affaires annuel).
Cas d’usage et recommandation
Cas 1 : consultant qui facture des particuliers — privilégiez la franchise si vous voulez un prix TTC compétitif.
Cas 2 : consultant qui vend à des PME ou grands comptes — la TVA sur la facture facilite la récupération côté client.
Conseil pratique : affichez vos tarifs en HT et TTC selon la cible, et adaptez la mention TVA sur les devis. Pour approfondir le fonctionnement, lisez notre fonctionnement du portage salarial.
Chiffre d’affaires : plafonds micro-entreprise vs absence de limite en portage
Les plafonds de recettes déterminent souvent la trajectoire de croissance d’un indépendant.
Plafonds en micro-entreprise et risque de sortie
La micro-entreprise impose deux seuils clés : 203 100 € pour les activités de revente/hébergement et 83 600 € pour les prestations de services et activités libérales.
Dépassement = sortie du régime. Cela entraîne des règles fiscales et sociales différentes et souvent plus contraignantes.
Développement sans plafond avec le portage
Avec le portage, il n’existe pas de limite de chiffre d’affaires. Vous pouvez augmenter votre volume sans bascule automatique de régime.
Avantage : liberté pour facturer plus, prendre des missions longues ou rehausser vos tarifs.
Implications pour un consultant qui vise la croissance
Un consultant avec un TJM élevé atteint vite les seuils. Il faut piloter le chiffre d’affaires mensuellement pour anticiper la transition.
- Suivez vos encaissements chaque mois.
- Projetez vos scénarios de développement.
- Anticipez la bascule plutôt que la subir en fin d’année.
« Si votre objectif est la croissance, l’absence de plafond est un avantage structurel. »
Rémunération nette : frais de gestion, charges et arbitrages
La différence entre rémunération immédiate et valeur globale pèse fortement sur votre trajectoire professionnelle.
Micro-entreprise : charges souvent plus légères mais protection limitée
En micro, il n’y a généralement pas de frais de gestion. Vos recettes se transforment plus directement en rémunération.
Cet avantage augmente le net à court terme. Cependant, la protection (chômage, prévoyance, mutuelle) reste limitée.
Si vous souscrivez des garanties privées, cela réduit le gain apparent et augmente le coût global.
Portage salarial : frais et cotisations contre droits salariés
Avec le portage, des frais de gestion et des cotisations réduisent la base avant distribution.
En contrepartie, vous percevez un salaire qui ouvre des droits : mutuelle, prévoyance, assurance chômage et retraite.
Autrement dit, une partie du coût finance une protection transférée sur votre parcours professionnel.
« Comparer le net immédiat sans mesurer la protection achetée laisse une décision incomplète. »
| Élément | Micro-entreprise | Société intermédiaire |
|---|---|---|
| Frais de gestion | Absents | Oui (pourcentage du CA) |
| Charges sociales | Souvent plus faibles au départ | Plus élevées, intégrées au salaire |
| Droits ouverts | Limité (SSI) | Régime salarié : chômage, prévoyance, mutuelle |
| Net à court terme | Plus élevé sans couverture | Plus faible mais sécurisé |
Conseil pratique : simulez plusieurs scénarios de chiffre d’affaires et de rythme de mission. Comparez le net immédiat au coût des protections privées nécessaires.
Notre recommandation : ne cherchez pas seulement à payer moins. Cherchez à sécuriser votre parcours et à mesurer les vrais avantages financiers et humains.
Accompagnement, réseau et montée en compétences : un avantage souvent sous-estimé

Un bon réseau et des services dédiés accélèrent la courbe d’apprentissage d’un indépendant. Cet appui transforme souvent un démarrage hésitant en un développement mesuré.
Société de portage : formations, ateliers, mise en réseau, appui commercial
La société portage propose un ensemble de services pratiques : formations métier, ateliers de positionnement et rencontres professionnelles.
Un conseiller relit vos propositions, ajuste votre argumentaire et peut orienter vers des opportunités. Ces services accélèrent la signature de missions.
Pour beaucoup, ces avantages se mesurent en temps gagné et en qualité des contrats obtenus.
Micro-entrepreneur : autonomie totale et besoin d’organiser seul son support
Le micro-entrepreneur bénéficie d’une autonomie totale. Vous choisissez vos outils, vos formations et votre réseau.
Cependant, toute la structuration repose sur vous : prospection, compta et accompagnement commercial demandent du temps.
- Conseil pratique : si vous débutez ou changez de marché, privilégiez un environnement qui offre du soutien.
- Pour un profil expérimenté, la liberté d’organisation reste un vrai atout.
« L’accompagnement n’est pas un bonus : il peut devenir le levier décisif de stabilité et de progression. »
Au-delà du duel : quand envisager EI, EURL ou SASU à la place
Si votre projet vise une croissance durable, il peut être pertinent d’étudier d’autres formes juridiques. Ces options apportent plus de structure, protègent parfois le patrimoine et ouvrent des choix fiscaux plus fins.
Entreprise individuelle hors micro : simplicité et options de régime
L’entreprise individuelle reste simple à créer et ne demande pas de capital minimum. Vous pouvez sortir du régime micro pour opter pour un réel d’imposition, utile quand les charges deviennent significatives.
Depuis 2022, la protection du patrimoine a été améliorée, mais certaines exceptions subsistent. Ce cadre garde la souplesse d’une entreprise en nom propre tout en offrant des options fiscales plus adaptées.
EURL : responsabilité limitée et choix IR/IS
L’EURL limite votre responsabilité au patrimoine affecté. Elle permet de choisir entre l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS).
Ce format convient si vous voulez un cadre plus structuré sans rechercher plusieurs associés. La gouvernance est simple et le modèle rassure les partenaires et les banques.
SASU : flexibilité et statut d’assimilé salarié
La SASU offre une grande flexibilité statutaire. Le dirigeant est assimilé salarié, ce qui facilite l’image commerciale en B2B.
L’IS est la règle, avec une option temporaire pour l’IR sous conditions. Les dividendes ne supportent pas de cotisations URSSAF, mais restent soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt.
Portage comme solution de transition avant la création de société
Le portage reste une voie sécurisante pour lancer une activité et tester un marché sans créer immédiatement une entreprise. Validez votre offre, montez une clientèle, puis envisagez une structure adaptée à la croissance.
Repère pratique : si votre activité requiert équipe, investissements ou sous-traitance, il est temps de penser à transformer votre pratique en vraie entreprise.
- Capital : pas d’exigence minimale mais cohérence attendue pour crédibilité en SASU/EURL.
- Gouvernance : plus formelle en société, coûts de fonctionnement supérieurs.
- Stratégie : choisissez selon protection patrimoniale, optimisation fiscale et ambitions de développement.
Pour approfondir et comparer les options avant de basculer, consultez notre guide pour définir votre statut freelance.
Conclusion
En résumé, identifiez ce qui compte : protection, gestion et ambitions de croissance.
Micro‑entreprise = immatriculation (RNE/SIRENE), SSI, pas d’assurance chômage, plafonds (203 100 € / 83 600 €), abattements micro‑BIC/micro‑BNC et CFE possible si CA > 5 000 €.
Portage salarial = contrat de travail (CDD ou CDI), régime général, cotisation chômage, délégation de la gestion, responsabilité portée par la société, pas de plafond, accompagnement professionnel.
Avant toute décision, simulez vos revenus et projetez-vous sur 12‑24 mois. Vérifiez clients, TVA, cotisations et organisation. Si l’activité grossit, pensez EI au réel, EURL ou SASU. Le meilleur choix reste celui qui vous permet d’avancer sereinement, avec un cadre clair et une trajectoire maîtrisée.
FAQ
Quelles différences essentielles entre portage salarial et micro-entreprise ?
Le portage salarial vous place en tant que salarié porté au sein d’une société de portage qui gère facturation, cotisations et protection sociale. La micro-entreprise est une entreprise individuelle simple : vous facturez directement, gérez les déclarations et dépendez du régime micro (BIC/BNC). Le premier offre sécurité et couverture ; le second apporte autonomie et charges simplifiées.
Qui peut démarrer le plus rapidement entre les deux formules ?
Le portage salarial permet de démarrer très vite : pas de création d’entité, signature d’un contrat de travail avec la société de portage. La micro-entreprise exige une inscription au registre national (SIRENE) et quelques formalités administratives, en général rapides mais à votre charge.
Quel statut offre la meilleure protection sociale et assurance chômage ?
Le portage salarial s’appuie sur le régime général : couverture maladie, accidents du travail, prévoyance et cotisation à l’assurance chômage selon les conditions. La micro-entreprise dépend du SSI et n’inclut pas automatiquement l’assurance chômage ; il faut prévoir une protection complémentaire.
Comment évoluent les cotisations et la retraite selon le choix ?
En micro-entreprise, les cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires avec abattements possibles, ce qui peut limiter les droits retraite. En portage salarial, les cotisations ressemblent à celles d’un salarié classique, permettant une meilleure accumulation de droits retraite à long terme.
Que vaut la protection en cas de litige ou de responsabilité professionnelle ?
Le micro-entrepreneur porte directement la responsabilité et doit souscrire une RC professionnelle adaptée. En portage salarial, la société de portage assume une part du risque contractuel et facilite la gestion des contrats, tout en recommandant des assurances selon l’activité.
Quelle solution est la plus adaptée si j’anticipe une forte croissance de chiffre d’affaires ?
La micro-entreprise est soumise à des plafonds de recettes qui peuvent contraindre la croissance. Le portage salarial n’impose pas de plafond de chiffre d’affaires, ce qui permet de développer l’activité sans changer immédiatement de statut.
Quel impact sur la rémunération nette et quels frais prévoir ?
En micro-entreprise, les charges sociales sont souvent plus légères proportionnellement mais la protection est limitée. En portage salarial, des frais de gestion sont retenus par la société de portage et les cotisations sont plus élevées, mais vous conservez des droits salariés (retraite, assurance chômage, prévoyance).
Comment se passe la fiscalité : micro-BIC/micro-BNC vs traitements et salaires ?
Le micro-entrepreneur bénéficie d’abattements forfaitaires et peut opter pour le versement libératoire sous conditions. En portage salarial, vos revenus sont imposés en traitements et salaires avec un abattement automatique de 10 % pour frais professionnels.
Quelle est la règle pour la TVA selon l’option choisie ?
Le micro-entrepreneur peut bénéficier de la franchise en base de TVA selon ses recettes, pratique pour vendre à des particuliers. En portage salarial, la facturation inclut généralement la TVA, et la société de portage gère la récupération lorsque c’est possible.
Le portage salarial convient-il comme solution de transition avant de créer une société (EURL, SASU) ?
Oui. Le portage salarial permet de tester une activité en conservant la protection sociale et sans créer immédiatement une structure. C’est une option sécurisante avant de basculer vers une EURL ou une SASU lorsqu’il devient pertinent de limiter la responsabilité ou d’optimiser la fiscalité.
Quels critères prioriser pour choisir entre autonomie et délégation administrative ?
Si vous voulez consacrer votre temps aux missions et déléguer la gestion, le portage salarial est adapté. Si vous préférez maîtriser chaque aspect financier et administratif et limiter les frais, la micro-entreprise offre plus d’autonomie mais exige du temps pour la gestion.
Quelle influence a le profil de clientèle sur le choix du statut ?
Si vous ciblez des entreprises demandant des assurances, des contrats encadrés ou des factures avec TVA, le portage salarial facilite les relations. Pour des ventes à des particuliers ou des prestations simples, la micro-entreprise peut suffire et être plus économique.
Comment la société de portage accompagne-t-elle le développement professionnel ?
Les sociétés de portage proposent souvent formations, ateliers, réseau commercial et aide à la prospection. Cet accompagnement sécurise la montée en compétences et facilite le développement, un vrai avantage pour un indépendant en transition.
Quels sont les cas où il vaut mieux envisager une EI hors micro, une EURL ou une SASU ?
Si vos revenus dépassent durablement les plafonds micro, si vous recherchez une protection du patrimoine ou une optimisation fiscale, l’EURL ou la SASU deviennent intéressantes. L’EI hors micro peut aussi convenir pour certaines options fiscales. Le portage peut rester une solution transitoire.
Peut-on cumuler portage salarial et chômage ou bénéficier d’aides à la création ?
Sous conditions, un consultant en portage peut cumuler certaines allocations chômage avec des revenus d’activité, selon les règles Pôle emploi et la nature du contrat. La société de portage vous aide souvent à vérifier l’ouverture des droits et les démarches pour bénéficier d’aides.
