Vous avez choisi l’indépendance, mais vous cherchez aussi la sécurité. Nous comprenons cette tension. Je suis passé par ces doutes et je sais combien il compte d’avoir un cadre clair pour avancer.
Le portage salarial offre la promesse de garder votre autonomie tout en bénéficiant d’un statut salarié protecteur. Il simplifie la gestion administrative, donne accès à la protection sociale et apporte un cadre légal rassurant pour le consultant et sa activité.
Dans ce guide, nous détaillons : définition et cadre légal (ordonnance 2015, convention collective 2017), la relation tripartite, la gestion quotidienne, contrats, frais et rémunération. Nous expliquons la logique du chiffre d’affaires au salaire et les paramètres clés (TJM, jours facturés, frais de gestion, cotisations). Notre objectif : vous aider à décider et à choisir une société avec méthode, pour sécuriser votre travail tout en restant acteur de votre parcours.
Table of Contents
Points clés à retenir
- Conserver l’autonomie tout en étant salarié protégé.
- Simplicité administrative et accès à la protection sociale.
- Cadre légal renforcé depuis 2015 et 2017.
- Comprendre les paramètres du chiffre d’affaires au salaire.
- Choisir une société selon services, transparence et frais.
Pourquoi le portage salarial séduit les indépendants en France aujourd’hui
De plus en plus d’indépendants optent pour une formule hybride qui combine liberté et protection. Ce choix répond à un besoin simple : garder la main sur ses missions et ses tarifs tout en bénéficiant du statut salarié pour la santé, la retraite et, sous conditions, l’assurance chômage.
Concrètement, cette solution permet de se concentrer sur la valeur ajoutée — conseil, expertise, delivery — plutôt que sur la paperasse. Elle facilite aussi le « test & learn » : vous pouvez exercer activité, valider une offre ou sonder un marché sans créer immédiatement une entreprise.
Profils typiques : consultants, formateurs, experts IT, managers de transition, coachs, ingénieurs, seniors en reconversion. Côté client, l’attente est claire : compétence, cadre contractuel et prestation sécurisée.
« L’équilibre trouvé entre autonomie commerciale et protection sociale est souvent décisif pour poursuivre sereinement une activité indépendante. »
Ce n’est pas universel : si vous ne développez pas vous‑même votre clientèle ou si votre métier est exclu, la solution sera limitée. Nous vous aidons à évaluer l’adéquation entre vos objectifs et ce statut salarié porté. Pour en savoir plus sur les atouts, consultez notre page dédiée : avantages et usages.
Définition du portage salarial et cadre légal en France
Le cadre légal clarifie les obligations et protège toutes les parties impliquées.
La définition juridique (ordonnance du 2 avril 2015)
L’article L.1254-1 définit le modèle : une relation contractuelle organisée entre une société, une entreprise cliente et le consultant.
Concrètement, il y a un contrat commercial entre entreprises et un contrat de travail entre la société et le salarié porté. Ce montage sécurise la facturation et la rémunération.
La convention collective et ses obligations
La convention collective du 22 mars 2017 fixe des règles minimales : transparence, seuils de rémunération et obligations de suivi.
Vérifiez que la convention collective portage est bien appliquée par votre société pour garantir vos droits.
Différence avec l’intérim
La société ne « fournit » pas le travail. Vous gardez l’autonomie dans l’exécution de la mission.
Il n’y a pas de lien de subordination vis‑à‑vis de la société, ce qui distingue nettement ce modèle de l’intérim.
| Critère | Modèle réglementé | Intérim |
|---|---|---|
| Qui trouve la mission | Le consultant | L’agence |
| Lien de subordination | Non | Oui |
| Contrats clés | Contrat commercial + contrat de travail | Contrat de mission |
Pour approfondir la réglementation et vos obligations, consultez notre dossier dédié sur la réglementation du portage salarial.
La relation tripartite entre consultant, société de portage et entreprise cliente
Le fonctionnement repose sur une relation à trois acteurs, chacun ayant un rôle bien défini.
Vous trouvez la mission et négociez les conditions. L’entreprise cliente achète la prestation et définit les livrables, les délais et les règles de confidentialité.
La société de portage encadre juridiquement la relation. Elle signe le contrat commercial, émet les factures et prend en charge la paie et les déclarations sociales.
Que demande l’entreprise cliente ?
L’entreprise cliente attend des résultats clairs : livrables, respect des délais et confidentialité.
Ce cadre contractuel rassure le client et facilite le recours à un expert externe.
Le rôle de la société de portage comme employeur
La société de portage agit comme employeur administratif. Elle signe le contrat de travail, gère la paie et sécurise les cotisations.
En cas de retard de paiement ou de litige, elle assure le suivi administratif et prépare les recours.
Le rôle du salarié porté : autonomie et responsabilité
Le salarié porté conserve l’autonomie d’exécution et négocie directement avec l’entreprise cliente sa mission.
Il n’y a pas de lien de subordination vis‑à‑vis de la société portage. Ce modèle convient si vous êtes à l’aise pour piloter la relation client et tenir l’engagement de résultat.
Comment fonctionne une société de portage salarial au quotidien
Du devis signé au virement, le cycle administratif suit des règles précises pour sécuriser vos revenus.
Gestion de la facturation, des paiements et du recouvrement
Cycle « mission → salaire » : validation des éléments de mission, émission de facture, encaissement, établissement de la paie et versement.
La société gère les relances et le suivi des paiements. En cas d’impayé, elle peut engager des procédures de recouvrement ou proposer un préfinancement.
Prise en charge des tâches administratives et déclarations sociales
La société formalise la relation (convention, contrats) et prend en charge les formalités d’embauche et affiliations.
Elle effectue les déclarations sociales et fiscales, édite les bulletins de paie, délivre attestations et archive les documents.
Suivi via le compte d’activité du salarié porté
Le compte activité détaille le chiffre d’affaires, les frais, les prélèvements et le salaire net. Il permet un suivi transparent et des reportings réguliers.
- Fréquence des reportings : mensuelle recommandée.
- Critères à vérifier : lisibilité de l’interface, délais de paie, qualité du support.
Résultat : vous conservez votre liberté commerciale, tout en délégant la gestion administrative indispensable.
Contrat de travail en portage salarial : CDI, CDD et modalités
Le choix entre CDD et CDI dépend surtout du rythme et de la nature des missions. Le contrat de travail formalise votre relation avec la société et définit comment la mission sera exécutée.
CDD : durée et logique de mission
Le CDD convient aux missions ponctuelles et limitées. Sa durée ne doit pas dépasser 18 mois selon les repères usuels.
Cela implique d’anticiper la suite : renouvellement, transition vers un autre contrat ou reprise de prospection pour éviter les interruptions d’activité.
CDI : mois non travaillés et avenants
Le CDI s’adresse aux relations récurrentes. Attention : les mois où vous n’avez pas de mission ne sont pas rémunérés.
À chaque nouvelle mission, un avenant vient préciser la durée, le tarif et le périmètre. L’avenant sécurise vos engagements et ceux du client.
Forfait horaire ou forfait jours : mentions obligatoires
Le contrat doit indiquer le mode de décompte du temps de travail : forfait horaire ou forfait annuel en jours.
Vous devez retrouver noir sur blanc le nombre de jours ou heures, les conditions de modulation, et les règles de validation des prestations.
« Vérifiez la cohérence entre le contrat et le contrat commercial, ainsi que les conditions de rupture et les délais de paiement. »
- Points de vigilance : alignement contrat / contrat commercial.
- Vérifiez les délais de paiement et les modalités de frais.
- Demandez la clarté sur la rupture et les indemnités éventuelles.
Frais de gestion et transparence : ce que vous payez réellement

Les frais appliqués par une société influencent directement votre revenu net : détail essentiel avant de choisir.
Les frais de gestion correspondent à la rémunération de la société pour la gestion administrative, la paie, la conformité et parfois des services additionnels comme l’avance de trésorerie ou le recouvrement.
Sur le marché, la fourchette courante se situe entre 5 % et 15 % du chiffre d’affaires HT. Le taux varie selon le niveau d’accompagnement, les outils proposés et les garanties financières.
Frais refacturés en sus : points de vigilance
Attention aux frais annexes qui peuvent réduire fortement votre marge.
- Options payantes : assurance complémentaire, formation, ou outils premium.
- Frais bancaires ou de préfinancement.
- Commissions pour mises en relation ou frais de dossier.
Exigez toujours une grille tarifaire claire et une simulation sur la base de votre TJM et du nombre de jours facturés.
Ce que couvrent les services selon l’entreprise
Comparez à périmètre égal : taux de frais de gestion + frais annexes + qualité du support + délais de paie.
« Une offre trop basse peut cacher des coûts additionnels ou des services limités. »
Nous vous aidons à lire entre les lignes pour sécuriser votre choix et protéger votre rémunération.
Rémunération en portage salarial : du chiffre d’affaires au salaire net
Comprendre comment votre chiffre d’affaires se transforme en salaire net est essentiel pour piloter votre activité. Voici le cheminement et les repères pratiques pour estimer vos revenus.
Étapes de calcul
1) CA facturé : montant HT de vos journées ou missions.
2) Déduction des frais de gestion de la société.
3) Prise en compte des frais professionnels remboursés ou déduits.
4) Calcul des cotisations sociales (principe salarié) puis détermination du salaire brut et du salaire net.
Ordre de grandeur
En pratique, le net observé se situe souvent entre 45 % et 55 % du chiffre d’affaires. Ce ratio varie selon les frais, le niveau de charges et les options choisies (prévoyance, épargne).
Salaire minimum et PMSS
La convention fixe des repères liés au PMSS : on retrouve des seuils exprimés autour de 75–77 % du PMSS comme garantie de salaire minimum selon les textes de référence.
Impact du TJM et des jours facturés
Plus votre TJM et vos jours facturés augmentent (dans les limites contractuelles), plus votre CA et donc votre salaire potentiel croissent.
« Demandez toujours la simulation détaillée : coefficient de transformation CA → net et fréquence de versement. »
Conseil pratique : simulez à partir de votre TJM cible, estimez vos jours facturés et intégrez vos frais pour obtenir une projection réaliste.
Frais professionnels : optimiser sans sortir du cadre
Optimiser vos frais professionnels vous aide à augmenter votre net sans prendre de risques juridiques.
Les catégories admises sont souvent : transport, hébergement, repas, matériel informatique et abonnements liés à votre activité.
Justificatifs et validation
Les frais doivent être en lien direct avec la mission et justifiés par des pièces probantes.
Vous déposez les factures ou notes de frais. La société vérifie et valide selon sa politique interne.
Processus et suivi
Après validation, les frais sont intégrés au compte d’activité. Le traitement suit des délais précis et apparaît dans vos reportings.
Effet sur l’assiette et le salaire
Certains frais professionnels réduisent l’assiette de cotisations. C’est un levier pour améliorer le salaire net.
Demandez toujours une simulation claire avant signature. Conservez les justificatifs complets et évitez les dépenses mixtes mal documentées.
Conseil : choisissez une société qui explique sa gestion des frais et vous accompagne pour rester conforme.
Protection sociale du salarié porté : sécurité sociale, retraite, chômage
La protection sociale du salarié porté rassemble des garanties proches de celles d’un salarié classique, tout en préservant votre autonomie professionnelle.
Affiliation au régime général et couverture santé
En tant que salarié porté, vous êtes affilié au régime général. Cela signifie une couverture santé comparable à celle d’un salarié.
Soins, arrêts maladie et maternité sont pris en charge selon les mêmes règles. La continuité des droits évite les ruptures en cas d’aléas de parcours.
Droits retraite et continuité de carrière
Vos cotisations ouvrent des droits retraite comme pour un salarié. Cotiser régulièrement maintient une trajectoire de carrière lisible.
Avantage : la constitution de trimestres et l’acquisition de points sont assurées, ce qui sécurise votre avenir.
Assurance chômage (France Travail) : conditions et intérêt
L’accès à l’assurance chômage via France Travail est possible sous conditions de durée d’activité et de fin de contrat. Ce filet complète la protection liée au statut.
Les sociétés de portage réalisent les affiliations aux organismes sociaux et à France Travail pour sécuriser vos droits. Pour décider, comparez ce filet de sécurité au régime auto‑entrepreneur ou à d’autres statuts.
| Aspect | Salarié porté | Auto‑entrepreneur | Salarié classique |
|---|---|---|---|
| Couverture santé | Régime général, soins et arrêts | Protection variable, souvent moins complète | Régime général, complet |
| Retraite | Cotisations ouvrant des droits | Cotisations souvent plus faibles | Cotisations stables, droits acquis |
| Chômage | Accès possible via France Travail | Souvent non éligible | Accès classique |
Nous vous conseillons de vérifier les simulations de droits auprès de la société qui vous emploie pour éviter toute surprise administrative.
Assurance responsabilité civile professionnelle et sécurisation des missions
Une assurance adaptée transforme une relation commerciale fragile en partenariat sécurisé.
Pourquoi c’est incontournable : la responsabilité civile professionnelle protège contre les dommages, erreurs ou préjudices causés lors d’une mission. Elle couvre les conséquences financières et la défense en justice selon le périmètre du contrat.
Ce que la société doit prévoir
La société de portage salarial doit fournir ou faciliter une assurance responsabilité civile couvrant votre activité. Vérifiez les plafonds, les franchises et les exclusions.
Enjeu commercial et gestion des litiges
Beaucoup d’entreprise cliente exigent une attestation avant de signer. En cas de litige, la société intervient pour coordonner la déclaration, l’expertise et la prise en charge.
Checklist rapide
- Demandez l’attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle.
- Vérifiez l’adéquation métier et le périmètre géographique.
- Confirmez les plafonds de garantie et les exclusions.
Notre recommandation : ne démarrez jamais une mission sans assurance adaptée et documents à jour. Cela protège votre responsabilité civile, renforce la confiance de l’entreprise cliente et sécurise votre activité.
Services complémentaires d’une entreprise de portage : au-delà de l’administratif
Au‑delà de la simple gestion administrative, certaines sociétés offrent des services qui ajoutent une vraie valeur à votre activité.
Obligations : paie, déclarations et facturation restent la base. Services : formation, accompagnement commercial, juridique et outils qui facilitent votre quotidien.
Formations et montée en compétences
La société propose souvent des actions de formation. Les salariés portés cotisent et peuvent mobiliser leur CPF pour évoluer.
Aide commerciale et support juridique
Certaines entreprises assistent pour répondre aux appels d’offres, relire les contrats et fournir un premier niveau d’aide juridique.
Outils de pilotage et espace consultant
Tableaux de bord, dépôt de justificatifs, suivi du compte d’activité : ces outils simplifient la gestion et le pilotage des revenus.
Réseau et communauté
Événements, groupes et rencontres réduisent l’isolement. Ils ouvrent des opportunités commerciales et nourrissent votre réseau professionnel.
« Choisissez la société selon les services qui servent vraiment votre développement : prospection, juridique, outils ou réseau. »
Pour aller plus loin, découvrez notre guide pour réussir en portage via notre parcours dédié.
Comment choisir société de portage salarial : critères décisifs

Un bon choix d’employeur administratif évite des erreurs coûteuses et protège vos revenus. Avant de signer, privilégiez la conformité et la clarté des contrats. Demandez une simulation détaillée qui montre la transformation du chiffre d’affaires en salaire net.
Comparer les offres : service, réactivité, transparence
Évaluez la réactivité commerciale, la présence d’un interlocuteur dédié et la clarté des outils de suivi. La transparence sur les frais de gestion (5–15 %) et les frais annexes est essentielle.
Solidité financière : sécurité du versement
Vérifiez la capacité de l’entreprise à garantir le paiement du salaire en cas de retard client. La solidité financière réduit le risque d’impayés et protège votre trésorerie.
Signaux objectifs de fiabilité
Regardez l’ancienneté, les certifications (ex. ISO 9001 par Bureau Veritas), l’adhésion à un syndicat comme le PEPS et les notations RSE (ex. EcoVadis Silver).
Choisir une société transparente aujourd’hui, c’est sécuriser vos revenus demain.
- Demandez la grille complète des frais et une simulation sur votre TJM.
- Vérifiez la politique de frais professionnels et les délais de paie.
- Confirmez la couverture RC pro et les conditions CDI/CDD.
- Questionnez la capacité de préfinancement et les procédures en cas d’impayé.
Méthode simple : d’abord la conformité et la clarté contractuelle, puis la qualité de service, enfin le coût global. Ainsi vous choisissez société portage en confiance et sécurisez durablement votre activité.
Éligibilité et prérequis pour exercer en portage salarial
Pour bénéficier de ce statut, il faut réunir plusieurs conditions simples mais précises.
Critères d’éligibilité : le dispositif s’adresse aux professionnels qui savent exercer activité de façon autonome, prospecter et négocier leurs missions. L’expérience et l’expertise renforcent votre crédibilité auprès des clients.
Autonomie, expertise et négociation
Vous devez pouvoir définir une offre claire et défendre votre TJM en entretien commercial.
Plus votre proposition est différenciante, plus il est facile de stabiliser les missions et d’augmenter vos revenus.
Secteurs compatibles et exclusions
Conseil, IT, formation, ingénierie et management de transition figurent parmi les métiers les plus compatibles.
Certaines professions réglementées peuvent être exclues : vérifiez au cas par cas avant de démarrer une mission.
Seuils de rémunération minimale
Le modèle doit couvrir les frais, les cotisations et garantir un salaire minimum viable. Les repères usuels évoquent environ 75–77 % du PMSS comme seuil de référence.
Calculez votre TJM plancher et estimez vos jours facturés pour valider la viabilité de votre activité.
- Vérifiez votre capacité commerciale avant d’entrer dans le dispositif.
- Estimez un TJM plancher, puis simulez vos jours facturés annuels.
- Anticipez une entrée progressive si vous êtes en transition professionnelle.
Mettre en place le portage salarial : parcours simple pour démarrer
Voici les étapes concrètes pour transformer un accord commercial en versement régulier de salaire.
Prospection et négociation avec l’entreprise cliente
Vous prospectez, présentez votre offre et négociez le périmètre : livrables, durée, TJM et modalités de facturation.
Préparez une feuille de mission claire pour l’entreprise cliente. Cela facilite les échanges et limite les zones d’incertitude.
Signature de la convention de portage et des contrats
Après accord, la société formalise la convention de portage et signe le contrat commercial avec l’entreprise cliente.
Parallèlement, vous signez le contrat de travail (CDD ou CDI) avec la société. Ces documents protègent toutes les parties.
Démarrage de mission, suivi, facturation et versement du salaire
L’onboarding comprend la collecte de pièces, le paramétrage de votre compte et les règles de frais professionnels.
Pendant la mission, faites des reportings réguliers, validez les jours ou livrables et déposez vos justificatifs.
La société gère la facturation, les déclarations et le versement du salaire selon le calendrier convenu. Conseil : demandez une simulation écrite pour éviter les décalages de trésorerie.
Un bon démarrage repose sur une négociation précise et une gestion rigoureuse des documents.
Pour approfondir la question des indemnités et du cadre légal, consultez notre guide sur les indemnités de fin de mission.
Conclusion
Pour résumer clairement : autonomie, protection et transparence forment la base d’un choix réussi.
Le portage salarial combine liberté commerciale et sécurité du statut salarié. Il simplifie la gestion, offre une couverture sociale et exige une société de portage salarial transparente sur ses frais et services.
Pour réussir, fixez un TJM réaliste, assurez-vous d’avoir des missions régulières et demandez une simulation nette avant signature.
Sécurité : vérifiez le contrat de travail, la couverture santé, l’assurance responsabilité civile et le suivi via un compte d’activité clair.
Avant d’engager votre décision, comparez plusieurs offres, vérifiez l’adhésion à un syndicat reconnu et pensez à évaluer votre situation. Le portage peut devenir un cadre durable pour développer votre activité sans renoncer à la sécurité du salariat.
FAQ
Qu’est-ce que le portage salarial et quel cadre légal le régit ?
Le portage salarial est un mode d’exercice qui permet à un consultant indépendant d’exercer son activité tout en bénéficiant du statut de salarié. Il est encadré par l’ordonnance du 2 avril 2015 (article L.1254-1) et par une convention collective dédiée qui précise obligations et garanties pour les parties.
À qui s’adresse cette forme d’emploi hybride ?
Elle s’adresse aux professionnels autonomes recherchant sécurité sociale, retraite et assurance chômage tout en conservant leur liberté commerciale : consultants, formateurs, experts IT, chefs de projet, etc. C’est une option pertinente pour tester une activité sans créer immédiatement une structure juridique.
Quelle est la relation entre le consultant, la société de portage et l’entreprise cliente ?
La relation est tripartite : le consultant réalise la mission pour l’entreprise cliente, la société de portage facture et reverse un salaire au consultant en tant qu’employeur. L’entreprise cliente définit la mission ; la société de portage gère administratif, social et fiscal ; le salarié porté conserve autonomie et responsabilité sur l’exécution.
Comment fonctionne la gestion quotidienne par la société de portage ?
La société prend en charge la facturation, le recouvrement, les déclarations sociales et fiscales, ainsi que le versement du salaire. Elle propose un compte d’activité où le consultant suit ses contrats, factures et paiements. Certains prestataires ajoutent accompagnement commercial et formations.
Quel type de contrat de travail est utilisé ?
On trouve des CDD de mission ou des CDI avec avenants successifs pour chaque mission. Le contrat précise la durée, le périmètre, le forfait horaire ou en jours et les modalités de rémunération. La convention collective fournit des règles supplémentaires sur la durée et la protection.
Quels sont les frais de gestion et comment les comparer ?
Les frais de gestion varient généralement entre 5 % et 15 % du chiffre d’affaires, selon les services inclus (assurance, formation, assistance juridique). Vérifiez les frais refacturés en sus, la transparence des factures et les services couverts avant de signer.
Comment se calcule le salaire net à partir du chiffre d’affaires ?
Le calcul passe par plusieurs étapes : chiffre d’affaires facturé → déduction des frais de gestion et frais professionnels → paiement des cotisations sociales → reste net qui devient salaire. Le taux de charges dépend de la convention, du niveau de protection et des frais déductibles.
Quels frais professionnels peuvent être pris en compte ?
Sont pris en compte les frais directement liés à l’activité (déplacements, hébergement, matériel), sous réserve de justificatifs et des règles internes de la société. Ils peuvent réduire l’assiette de cotisations et donc impacter le salaire net.
Quelle protection sociale obtient le salarié porté ?
Le salarié bénéficie de l’affiliation au régime général : couverture maladie, cotisations retraite, droits au chômage sous conditions, et souvent une complémentaire santé. La convention collective précise les minima et garanties applicables.
L’assurance responsabilité civile professionnelle est-elle obligatoire ?
Elle est fortement recommandée et souvent exigée par la société de portage ou l’entreprise cliente. Elle couvre les dommages causés dans le cadre de la mission et protège à la fois le consultant et l’employeur administratif.
Quels services complémentaires une société de portage peut-elle offrir ?
Outre les tâches administratives, beaucoup proposent formations, accompagnement commercial, aide aux réponses aux appels d’offres, support juridique, outils de pilotage et événements de réseau pour favoriser la montée en compétences et le développement d’activité.
Comment choisir la bonne société de portage ?
Comparez réactivité, clarté contractuelle, transparence des frais, qualité du service, solidité financière et notoriété. Vérifiez certifications, adhésion à un syndicat reconnu et témoignages clients pour garantir le paiement des salaires et la conformité réglementaire.
Quelles compétences et critères d’éligibilité sont nécessaires pour exercer ?
Il faut autonomie, expertise métier et capacité à négocier des missions. Certaines activités sont exclues ou règlementées ; vérifiez la compatibilité auprès de la société de portage. Un seuil minimal de rémunération peut être requis pour la viabilité du modèle.
Quelle est la procédure pour démarrer en portage ?
Démarche typique : prospection et négociation de la mission avec l’entreprise cliente → signature d’une convention de portage et d’un contrat commercial → démarrage de la mission → facturation par la société → versement du salaire au consultant.
Quelles sont les différences entre portage et intérim ?
Le portage privilégie une relation tripartite orientée vers l’autonomie du consultant et des missions souvent intellectuelles ou de conseil. L’intérim répond à des besoins temporaires de main-d’œuvre avec encadrement plus direct et des règles spécifiques du travail temporaire.
