Vous avez un projet, une expertise et l’envie de liberté, mais craignez les risques administratifs et financiers. Nous comprenons cette appréhension et nous souhaitons vous apporter un cadre clair pour avancer en confiance.

Ce statut hybride permet de tester une activité sans créer une entreprise tout en bénéficiant de la protection du salariat : sécurité sociale, retraite et assurance chômage.

Vous négociez vos missions avec le client, la société gère l’administratif et l’entreprise cliente règle la facture. Ce modèle sécurise votre revenu et simplifie votre gestion.

Avec la croissance du marché et l’essor des sociétés dédiées, de plus en plus de salarié·e·s porté·e·s choisissent cette voie pour concilier autonomie commerciale et protection sociale.

Table of Contents

Points clés à retenir

  • Sécurité : protection sociale et retraite conservées.
  • Simplicité : gestion administrative prise en charge par la société.
  • Autonomie : vous restez maître de votre expertise et de vos clients.
  • Croissance : marché en forte hausse, choix de sociétés plus large.
  • Décision éclairée : ce guide aide à comparer et choisir une entreprise portage salarial adaptée.

Comprendre le portage salarial aujourd’hui en France

Le cadre juridique actuel s’appuie sur l’article L.1254-1 de l’ordonnance n°2015-380 (2 avril 2015), qui formalise le dispositif et sécurise votre activité indépendante.

Définition juridique et cadre

L’article décrit un ensemble organisé : une société de portage conclut un contrat commercial avec une entreprise cliente et établit un contrat de travail avec le salarié porté.

Une relation tripartite claire

La relation associe trois rôles distincts.

  • Vous, le salarié : vous assurez la prestation et fixez vos conditions d’intervention.
  • La société : elle facture, verse la rémunération et gère la gestion administrative.
  • L’entreprise cliente : elle bénéficie du service et paie la mission.

Histoire et essor du statut

Originaire des années 1980 et structuré dans les années 1990, le dispositif a été consolidé en 2015.

Période Évolution Conséquence pratique
Années 1980 Initiatives expérimentales Prestations informelles entre consultants et entreprises
Années 1990 Structuration des sociétés Professionnalisation des services et contrats
2015 Ordonnance L.1254-1 Cadre légal, sécurité pour le salarié et pour les entreprises

Pourquoi choisir le portage salarial quand on est freelance

Pour un freelance, ce modèle facilite la transition vers l’indépendance avec un filet de sécurité.

Il combine autonomie commerciale et protection sociale.

Vous négociez vos missions et gardez la relation avec vos clients. La société prend en charge la gestion administrative et les formalités. Ainsi, vous vous concentrez sur la valeur ajoutée de votre activité.

Concrètement, la rémunération nette représente généralement 45 à 55 % du chiffre d’affaires après frais de gestion (5–10 %) et cotisations. Ce ratio aide à calibrer vos tarifs et vos objectifs.

  • Equilibre rare : indépendance et sécurité du salariat.
  • Protection robuste : santé, retraite et assurance chômage.
  • Cas d’usage : tester un marché, accélérer une reconversion ou industrialiser une prestation.

Pour comparer les avantages et trouver le bon partenaire, consultez nos points clés sur les atouts du portage salarial.

Avantage Impact À considérer
Protection sociale Couvre santé, retraite, chômage Coût inclus dans les cotisations
Autonomie commerciale Vous fixez prix et client Nécessite prospection et négociation
Gestion déléguée Gain de temps opérationnel Frais de gestion 5–10 %

Fonctionnement opérationnel: de la mission au versement du salaire

Du premier contact client à la paie, chaque étape suit un processus clair et suivi.

Négociation de la prestation

Vous définissez la durée, les conditions et le prix de la prestation directement avec l’entreprise cliente. Cette phase fixe le périmètre de la mission et facilite la transparence.

Contrat commercial et gestion

La société de portage conclut un contrat commercial, facture la prestation et gère les cotisations. Les frais de gestion varient en général entre 5 % et 10 %.

Reporting et compte mensuel

Chaque mois, vous recevez un compte d’activité détaillé. Il récapitule les versements clients, les frais de gestion, les frais professionnels, les prélèvements sociaux et fiscaux, la rémunération nette et l’indemnité d’apport d’affaires.

  • Contrat de travail signé avec l’entreprise portage pour sécuriser vos droits.
  • Mécanique claire : chiffre d’affaires → déduction des frais → application des charges → salaire net.
  • Bonnes pratiques : transmettre justificatifs, valider le compte chaque mois pour éviter les retards.

Cadre contractuel: CDD et CDI en portage

Choisir entre CDD et CDI change profondément la gestion de vos missions et votre protection.

En CDD, le contrat de travail est conclu pour une prestation déterminée. La durée maximale est de 18 mois, renouvellements compris. Le terme peut être précis (avec deux renouvellements possibles) ou imprécis, avec une durée minimale prévue.

Le contrat peut être reporté jusqu’à trois mois d’un commun accord. La société doit transmettre le contrat sous deux jours ouvrables et y inscrire les mentions obligatoires :

  • date de terme et mode de calcul/versement de la rémunération;
  • indemnité d’apport d’affaires, frais de gestion, frais professionnels et charges;
  • description de la prestation, prix, compétences requises, périodicité des comptes rendus;
  • période d’essai, congés payés, retraite/prévoyance et garant financier.

Contrat de travail CDI

En CDI, les périodes sans mission ne sont pas rémunérées. La classification évolue selon l’ancienneté : cadre au-delà de trois ans ou selon le forfait jours.

Les clauses écrites restent similaires : rémunération, indemnité d’apport d’affaires, frais, congés, période d’essai, organismes et périodicité des comptes rendus.

Obligations santé et sécurité

La médecine du travail est à la charge de l’entreprise de portage. L’entreprise cliente conserve la responsabilité sécurité sur site et doit fournir les EPI nécessaires.

Élément CDD CDI
Durée maximale 18 mois (renouvellements compris) Illimitée
Inter-missions Non applicable Non rémunérées
Mentions obligatoires Terme, rémunération, indemnité, frais, compte rendu Mêmes mentions, périodicité des comptes rendus
Transmission Contrat sous 2 jours ouvrables Contrat écrit et mises à jour

Rémunération, frais de gestion et frais professionnels

Comprendre la mécanique du chiffre d’affaires vers le salaire net est essentiel pour votre prévision.

Du chiffre d’affaires au salaire net : en général, votre salaire net représente entre 45 % et 55 % du chiffre d’affaires après déduction des frais de gestion (5–10 %) et des cotisations sociales.

Le calcul suit des étapes claires : facturation client → déduction des frais professionnels justifiés → prélèvement des charges et frais de gestion → versement du salaire.

Frais de gestion : transparence et impacts

La société de gestion applique des frais de gestion. Ils couvrent la facturation, le service RH et la conformité.

Choisissez une entreprise offrant un détail mensuel du compte pour voir l’impact de ces frais sur votre net.

Frais professionnels déductibles et optimisation

Les frais liés à l’activité sont déductibles avant charges : déplacements, hébergement, matériel, abonnements, restauration.

Conservez les justificatifs : c’est la règle pour optimiser l’assiette des charges et améliorer votre salaire.

  • Nous expliquons le calcul pas à pas pour plus de prévisibilité.
  • Vous comprenez l’impact des frais de gestion et des charges sociales.
  • Des leviers existent (PEE, PERCO, titres-restaurant) dans les limites légales pour optimiser votre net.

Transparence et suivi mensuel : demandez un compte détaillé chaque mois pour sécuriser vos décisions et conserver la sécurité financière de votre activité.

Garanties sociales: sécurité sociale, retraite, chômage et prévoyance

Votre protection sociale reste centrale. Vous êtes affilié au régime général pour la santé, la maternité et les arrêts de travail.

Les cotisations versées ouvrent des droits pour la retraite. Elles comptent pour vos trimestres et pour le calcul de la pension.

Affiliation au régime général et mutuelle d’entreprise

En tant que salarié porté, vous bénéficiez d’une mutuelle collective et d’une prévoyance conforme aux obligations. L’entreprise assure la mise en place et le suivi.

Droits retraite et classification cadre

La classification évolue selon l’ancienneté : moins de trois mois d’ancienneté suit la grille technique, au-delà de trois ans vous êtes classé cadre sauf si le forfait jours s’applique.

Assurance chômage et cumul ARE

Vous ouvrez droit à l’ARE. Le cumul entre allocation et revenus d’activité est possible sous conditions et selon les règles de Pôle emploi.

« La sécurisation sociale permet de tester une activité sans rupture de droits. »

Élément Couverture Gestion
Santé / arrêts Régime général Affiliation automatique par l’entreprise
Retraite Cotisations ouvrant des droits Comptabilisation trimestrielle
Chômage / ARE Droit possible et cumul sous conditions Déclaration et suivi par l’entreprise
  • Nous veillons au respect des obligations sociales et au suivi médical.
  • En cas d’interruption ou d’évolution de statut, nous clarifions les cas et les périodes de carence.

Rémunération minimale, réserve et versements

Les règles encadrant la rémunération minimale garantissent une visibilité financière mois par mois. Elles définissent un plancher brut global et précisent comment congés payés et prime d’apport d’affaires sont intégrés au salaire.

Seuils mensuels et intégration des congés

La rémunération mensuelle brute totale ne peut être inférieure à 2 517,13 €. Selon la classification, des paliers s’appliquent :

  • Junior hors forfait jours : 70 % du plafond (2 288,30 €).
  • Senior hors forfait jours : 75 % du plafond (2 451,75 €).
  • Forfait jours : 85 % du plafond (2 778,65 €).

Ce minimum inclut le salaire de base, les congés payés et une prime d’apport d’affaires de 5 %.

Réserve financière ou indemnité de fin de contrat

En CDI, une réserve équivalente à 10 % du salaire de base de la dernière mission est constituée sur votre compte d’activité pour couvrir les inter-missions.

En CDD, l’entreprise verse une indemnité de précarité en fin de contrat conforme aux règles applicables.

« La mise en place de réserves et de seuils garantit une continuité de revenu et une meilleure gestion de trésorerie. »

Versements mensuels : chaque mois, le compte d’activité détaille facturations, frais, retenues et le net versé. Nous recommandons de vérifier ce compte pour anticiper les mois sans mission et sécuriser votre budget.

Éligibilité, expertise et conditions d’accès

Pour accéder au statut, l’essentiel réside dans votre niveau de qualification et votre autonomie commerciale.

Qui peut devenir salarié porté ?

Toute personne disposant d’une expertise reconnue, d’une qualification professionnelle niveau 5 (Bac+2) ou d’au moins trois ans d’expérience dans le même secteur peut prétendre au dispositif.

Niveau requis et autonomie commerciale

Vous devez être autonome pour prospecter, négocier vos contrats et fixer le prix de la prestation avec l’entreprise cliente.

Cette autonomie garantit la viabilité de l’activité et la confiance des clients.

Métiers compatibles et exclusions

  • Profils fréquents : consultants, formateurs, experts IT, ingénieurs, managers de transition, coachs.
  • Cas exclus : professions réglementées (avocats, médecins, notaires) ne sont pas éligibles.

Structurer votre offre : décrivez la prestation, objectivez les livrables, calculez vos frais et fixez un prix clair pour chaque mission.

« L’expertise est le premier gage de crédibilité face à une entreprise cliente. »

Nous accompagnons le diagnostic de votre activité et le cadrage des missions pour sécuriser votre entrée dans le dispositif.

Prérequis Preuve Impact opérationnel
Diplôme Bac+2 ou équivalent Diplôme, certification Accès direct au statut, crédibilité accrue
3 ans d’expérience sectorielle CV, références client Validation de la compétence terrain
Autonomie commerciale Prospects, contrats signés Capacité à mener et conclure des missions

Choisir son entreprise de portage salarial

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La sélection d’une entreprise adaptée conditionne la clarté des contrats et la fiabilité des versements.

Vérifiez d’abord la solidité financière : consultez le bilan, le chiffre d’affaires et l’ancienneté de la société.

Critères pratiques : frais, accompagnement et outils

Frais : comparez les barèmes et ce qui est inclus pour éviter les mauvaises surprises.

Accompagnement : évaluez l’onboarding, le support juridique et l’accès aux simulateurs de rémunération.

Outils : un espace client ergonomique et des outils de suivi facilitent la gestion quotidienne.

Solidité, garanties et adhésion professionnelle

Vérifiez l’assurance RC, le garant financier et l’adhésion à des syndicats (ex. PEPS). Ces éléments renforcent la sécurité de votre activité.

  • Transparence des contrats : lisibilité des durées, des clauses et des modalités de versement.
  • Avantages collectifs : mutuelle, prévoyance et dispositifs d’épargne utiles pour la retraite.
  • Retours d’expérience : contactez des clients et des salariés pour un avis concret.
Critère Ce qu’il faut vérifier Impact pour vous
Solidité financière Bilan, CA, ancienneté Sérénité sur paiements et garanties
Services Onboarding, support, simulateurs Gain de temps et meilleure gestion
Transparence Barème frais, clauses contrat Prévisibilité du net et des coûts

« Choisissez une entreprise en adéquation avec vos objectifs, votre rythme de mission et votre budget. »

portage salarial

Le modèle combine autonomie et cadre sécurisé. Le salarié réalise une prestation pour une entreprise cliente et rend compte de son activité au moins une fois par mois.

Organisation contractuelle : un contrat commercial lie la société à l’entreprise cliente et un contrat de travail (CDD ou CDI) vous lie à la société. Cette articulation protège vos prix et vos délais.

La société gère la facturation, les cotisations et la gestion des droits : mutuelle, prévoyance, retraite et assurance. Chaque mois, vous recevez un compte d’activité détaillé.

  • Vous négociez la mission et conservez l’autonomie d’exécution.
  • La société assure la facturation, le prélèvement des charges sociales et le versement.
  • Transparence : le compte indique les frais gestion, les frais professionnels et la rémunération nette.
  • Des outils de service permettent de suivre vos encaissements client et vos indicateurs.

Ce cadre simplifie votre quotidien. Il est un repère naturel pour expliquer le modèle à vos prospects et sécuriser votre activité sans renoncer à votre indépendance.

Comparatif rapide: portage vs intérim et autres statuts

Un repère simple entre modèles permet de trancher selon vos priorités : autonomie, protection, coûts.

Absence de lien de subordination et autonomie d’exécution

Avec le portage salarial, vous conservez la maîtrise de votre méthode de travail. L’entreprise de services ne vous fournit pas la mission ni ne dicte les tâches. Cette relation protège votre indépendance tout en ouvrant des droits sociaux comparables au salariat.

Avantages et limites face à l’auto-entreprise et à la création d’entreprise

Le régime offre des droits (chômage, retraite) absents du régime micro. En contrepartie, il y a des frais de gestion et des exigences d’éligibilité.

  • Cas d’usage : tester un marché, répondre à des appels d’offres, facturer des TJM élevés.
  • Limites : coûts de gestion, seuils de facturation, justificatifs à fournir.

« Le choix dépend de votre besoin d’autonomie et de la priorité donnée à la protection sociale. »

Critère Portage salarial Intérim Auto-entreprise / création
Autonomie d’exécution Élevée Faible (lien de subordination) Élevée
Droits sociaux (chômage, retraite) Oui Oui Limité / non systématique
Gestion administrative Déléguée (frais) Fourni par l’agence Auto-gérée (simple mais complète)
Coût pour le professionnel Moyen (frais de gestion) Variable (agence) Faible (charges proportionnelles)

Chiffres clés et tendances du marché

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Le marché a profondément évolué en moins d’une décennie. Le nombre d’acteurs est passé d’environ 180 sociétés en 2014 à près de 700 en 2023. Cette densification accompagne une hausse spectaculaire du nombre de professionnels : ~10 000 en 2015 contre plus de 200 000 salariés portés en 2023.

Explosion des structures et des profils

La croissance tient à un cadre stabilisé depuis l’ordonnance de 2015 et la convention de branche de 2017. Le secteur compte aujourd’hui un peu plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires et près de 9 000 ETP.

Impacts et secteurs porteurs

Conséquences pour les entreprises : offre élargie, meilleure qualité de service et standardisation des pratiques.

  • Secteurs en tête : IT, conseil, formation et management de transition.
  • Professionnalisation des outils de gestion, levier clé pour la croissance.
Indicateur 2014 2023 Remarque
Sociétés ~180 ~700 Diversification de l’offre
Salariés portés ~10 000 ~200 000 Adoption rapide par les professionnels
Chiffre d’affaires ~1 milliard € Marché structuré et mature
ETP ~9 000 Impact sur l’emploi et les recrutements

Perspectives 2024 et au-delà

Les tendances pour 2024 montrent une accélération notable du marché et des opportunités nouvelles pour les indépendants.

Chiffre d’affaires et emplois projetés : le marché devrait atteindre environ 2,4 Md€ en 2024, avec une croissance moyenne annuelle proche de 20 %. Les projections FEPS tablent sur plus de 500 000 emplois d’ici 2025 et jusqu’à 1 250 000 en 2030.

Croissance estimée et facteurs moteurs

La demande des entreprises pour des compétences ponctuelles et la recherche de flexibilité expliquent cette montée. La montée en expertise des consultants favorise des missions à plus forte valeur ajoutée.

Un cadre réglementaire consolidé

Un cadre plus solide rassure les sociétés clientes et les professionnels. La stabilité réglementaire renforce la sécurité des engagements, notamment sur l’assurance et la retraite.

« Une réglementation claire et des conventions applicables améliorent la confiance des entreprises et des consultants. »

  • Anticipez l’évolution des contrats et de la durée des missions.
  • Surveillez l’impact des frais et des conventions sur votre rémunération nette.
  • Identifiez les niches métiers en tension pour saisir des opportunités.

Parcours d’intégration: de la première mission à la gestion courante

Votre parcours commence par des étapes concrètes pour sécuriser l’activité et faciliter la gestion au quotidien. Nous structurons l’entrée en relation autour d’une simulation réaliste, d’une contractualisation transparente et de l’ouverture d’un compte d’activité dédié.

Simulation, contractualisation et ouverture du compte d’activité

Nous lançons une simulation de rémunération pour calibrer votre prix et vos objectifs. Le contrat précise la prestation, les frais et les modalités de versement.

Un compte d’activité est ouvert dès l’onboarding. Il suit encaissements clients, frais de gestion, frais professionnels et prélèvements sociaux.

Suivi mensuel, versements, indemnité d’apport d’affaires

Chaque mois, vous recevez un reporting détaillé : versements, retenues, rémunération nette et indemnité d’apport d’affaires. Ce suivi facilite la gestion de votre trésorerie.

Formation professionnelle, CPF, VAE et montée en compétences

Nous mobilisons le CPF, la VAE et le bilan de compétences pour renforcer votre employabilité. La formation hors temps de travail est possible, dans la limite de 240h.

Guides pratiques, calendrier des mois clés et ateliers métier vous aident à optimiser vos frais et fluidifier la gestion courante de votre activité.

« Un parcours d’intégration bien organisé transforme une première mission en une activité durable et maîtrisée. »

Conclusion

En synthèse, ce dispositif offre un équilibre rare entre autonomie professionnelle et protection sociale. Le portage salarial repose sur un cadre légal consolidé et des droits sociaux complets. Il facilite la gestion par une société dédiée et un compte d’activité mensuel.

Vous conservez la maîtrise de votre travail, de vos clients et de vos prix. La rémunération nette moyenne se situe entre 45‑55 % du chiffre d’affaires selon les frais et cotisations.

Retenez que le statut garantit la sécurité des versements, des contrats clairs et des protections santé, retraite et chômage. Le marché croît et les perspectives restent favorables.

Passez à l’action : choisissez une entreprise alignée avec vos objectifs pour transformer votre expertise en valeur, dans un cadre serein et fiable.

FAQ

Qu’est‑ce que le portage salarial et quel cadre juridique l’encadre aujourd’hui ?

Le portage salarial est un statut hybride qui permet à une personne autonome d’exercer une mission commerciale tout en bénéficiant d’un contrat de travail. Le cadre juridique s’appuie notamment sur l’ordonnance de 2015 et l’article L.1254‑1 du Code du travail, qui définissent les droits du salarié porté, les obligations de la société de portage et la relation tripartite entre salarié porté, entreprise cliente et société de portage.

Comment se déroule la relation tripartite entre salarié porté, entreprise cliente et société de portage ?

L’entreprise cliente confie une mission au professionnel. La société de portage signe un contrat commercial avec le client, facture la prestation, gère les charges sociales et verse un salaire au professionnel, qui devient salarié de la société de portage. Ce mécanisme protège le consultant tout en facilitant la relation commerciale.

Quels sont les avantages pour un freelance de choisir ce statut ?

Ce statut offre la sécurité du salariat (protection sociale, retraite, assurance chômage potentielle), la simplicité administrative (facturation et gestion par la société de portage) et la liberté commerciale (fixation du prix, prospection). Il convient particulièrement aux professionnels cherchant stabilité et accompagnement.

Comment se passe la transformation du chiffre d’affaires en salaire ?

Le chiffre d’affaires encaissé par la société de portage est réduit des charges sociales, des frais de gestion et des frais professionnels déductibles. En moyenne, le salarié perçoit entre 45 % et 55 % du chiffre d’affaires en salaire net, selon le niveau de frais et la politique de la société de portage.

Quelles sont les différences entre CDD et CDI dans ce dispositif ?

Le salarié peut être embauché en CDD pour une mission limitée, avec règles sur la durée, le terme et le renouvellement, ou en CDI pour une relation durable. Le CDI offre davantage de continuité, mais peut intégrer des périodes inter‑missions non rémunérées. Les clauses essentielles (rémunération, frais professionnels, indemnité d’apport d’affaires) doivent être claires dans le contrat.

Quels frais facture la société de portage et comment sont-ils transparents ?

La société de portage prélève des frais de gestion pour ses services (facturation, gestion sociale, suivi). Ces frais doivent être clairement indiqués dans la convention ou le contrat de portage. Les frais professionnels remboursables (déplacements, matériel) viennent en déduction de l’assiette des charges lorsqu’ils sont justifiés.

Quels sont les droits sociaux et les garanties offertes au salarié porté ?

Le salarié relève du régime général de la sécurité sociale, bénéficie d’une mutuelle d’entreprise, cotise pour la retraite et peut, selon les circonstances, prétendre à l’assurance chômage. Des dispositifs de prévoyance peuvent compléter la couverture selon la société de portage.

Existe‑t‑il un seuil minimal de rémunération et une réserve financière ?

Les sociétés de portage fixent des seuils commerciaux et des règles pour intégrer les congés payés. Selon le contrat, une réserve financière ou une indemnité de précarité peut être constituée, notamment pour les CDD, afin d’assurer une sécurité financière lors de la fin de mission.

Qui peut accéder à ce statut ? Quelles compétences sont requises ?

Les profils éligibles présentent généralement un niveau Bac+2 (niveau 5) ou justifient de trois ans d’expérience sectorielle. Ils doivent démontrer une autonomie commerciale (prospection, négociation des tarifs, relation client) et exercer dans des secteurs compatibles avec ce mode d’exercice.

Comment choisir une société de portage adaptée ?

Comparez les frais de gestion, la qualité de l’accompagnement (commercial, juridique, administratif), les outils fournis (espace client, reporting), la solidité financière et l’adhésion à des réseaux professionnels ou à PEPS pour garantir une pratique conforme et sécurisée.

En quoi ce statut diffère‑t‑il de l’intérim ou de l’auto‑entreprise ?

Contrairement à l’intérim, il n’y a pas de lien de subordination permanent : le professionnel conserve l’autonomie d’exécution. Par rapport à l’auto‑entreprise, il combine protection sociale complète et absence de création de structure juridique propre, mais implique des frais de gestion et une conversion partielle du chiffre d’affaires en salaire.

Comment se déroule l’intégration : de la première mission à la gestion quotidienne ?

Le parcours commence par une simulation et la contractualisation (ouverture du compte d’activité). Ensuite, la société accompagne le suivi mensuel, la facturation, le versement du salaire et la gestion des indemnités d’apport d’affaires. Des dispositifs de formation (CPF, VAE) peuvent être mobilisés pour la montée en compétences.

Quels indicateurs clés et tendances caractérisent le marché aujourd’hui ?

Le secteur affiche une croissance soutenue, avec une augmentation du nombre de sociétés spécialisées et de professionnels salariés. Le marché atteint plusieurs centaines de millions d’euros, traduisant une attractivité croissante pour entreprises clientes et consultants indépendants.

Quels risques ou limites faut‑il garder à l’esprit ?

Les limites incluent le coût des frais de gestion, la nécessité de maintenir une activité commerciale régulière, et des règles contractuelles à bien négocier (clauses de rémunération, indemnité d’apport d’affaires, périodes inter‑missions). Il est essentiel de choisir une société de portage transparente et solide.