Vous êtes à un tournant : l’envie d’indépendance se heurte au besoin de sécurité. Nous l’avons vu chez de nombreux consultants et freelances. Cette introduction pose le cadre pour choisir un statut en France selon votre projet, votre chiffre d’affaires (CA) et votre appétence pour la gestion.

Je vous propose une lecture concrète et bienveillante. Nous expliquerons le fonctionnement, la TVA, les cotisations sociales, la protection sociale et la gestion des frais. L’objectif est simple : clarifier avantages et limites pour que vous puissiez décider.

Concrètement, un régime offre une délégation de gestion et une protection proche du salarié porté, l’autre facilite le démarrage avec des seuils et un micro-social simplifié. À la fin, vous saurez quel statut correspond le mieux à votre activité, vos clients et votre rythme de croissance.

Table of Contents

Points clés à retenir

  • Cadre comparatif pour choisir selon revenu, sécurité et liberté.
  • Approche pratique : CA, TVA, cotisations et gestion expliqués.
  • Deux voies vers l’autonomie, différences nettes de protection.
  • Promesse : orientation claire pour votre projet professionnel.
  • Complément conseillé : avis d’un expert-comptable ou d’une société spécialisée.

Portage salarial Vs auto-entrepreneur : panorama rapide pour choisir le bon statut en France

Pour avancer sereinement, identifions les critères qui orientent votre choix entre deux voies courantes pour exercer une activité indépendante en France.

À qui s’adresse ce comparatif ? Consultants, indépendants, prestataires de services, profils en reconversion, demandeurs d’emploi ou cadres cherchant plus de sécurité. Ce guide vise ceux qui négocient des missions et gèrent la relation clients au quotidien.

Grille de choix à retenir : niveau de chiffre d’affaires visé, type de clients (grands comptes vs particuliers), besoin de protection sociale, volume de frais, tolérance à l’administratif, besoin d’une trésorerie stable.

Points communs : autonomie commerciale, prospection, négociation et réalisation des missions. La différence essentielle tient au cadre : l’un offre un statut proche du salarié, l’autre reste une entreprise individuelle.

En lecture rapide : tester une activité à faible CA peut favoriser le régime micro. Si la sécurité et le développement sont prioritaires, le portage s’avère souvent pertinent. Nous détaillerons ensuite TVA, plafonds, cotisations, revenus, retraite et formation.

Critère Micro-entreprise Solution en portage
Facturation Vous facturez vos clients La société facture au nom de l’entreprise
Protection Protection sociale limitée Couverture proche du salarié
Idéal pour Tester une activité avec faible CA Développement sécurisé et accès aux grands comptes
Administratif À gérer soi‑même Pris en charge par la société

Définitions et fonctionnement des deux statuts

Clarifions ici ce que recouvre chaque statut et qui assume quelles responsabilités.

Le salarié porté et le rôle de la société

Vous êtes juridiquement salarié : un contrat de travail vous lie à une société portage salarial qui joue l’employeur.

Concrètement, vous trouvez la mission, la société signe le contrat de prestation avec le client et vous exécutez la mission en autonomie.

La société prend en charge l’administratif, le fiscal et le social, et peut proposer une convention d’adhésion selon ses modalités.

L’entrepreneur individuel en micro‑régime

L’auto-entrepreneur relève du régime micro-social. La création est rapide et la comptabilité simplifiée.

Vous facturez, encaissez et assurez le suivi du chiffre d’affaires. Les obligations de base restent la tenue des factures et le respect des seuils.

Qui facture, qui encaisse, qui gère ?

  • En mode salarié porté, la société portage facture au nom de la structure et encaisse les sommes.
  • En micro‑régime, c’est vous qui émettez la facture et recevez le paiement directement.

Dans les deux cas, vous gérez la relation client et l’exécution. La différence majeure tient au poids de la gestion administrative et à la sécurisation des revenus.

Pour une comparaison plus détaillée, consultez nos différences détaillées.

Chiffre d’affaires, plafonds et seuils : ce qui change vraiment

Les seuils de chiffre d’affaires déterminent souvent la trajectoire administrative et fiscale d’une activité.

Repères chiffrés : pour les prestations de services, la franchise en base de TVA se situe autour de 33 200 € (données historiques) et a été relevée vers 37 500 € selon certains plafonds récents. Le plafond du régime micro pour les services est proche de 70 000–77 700 € selon l’année.

Sous le seuil de base TVA, vous facturez sans TVA. Au‑delà, la TVA devient due, et vous pouvez néanmoins rester en micro jusqu’au plafond du régime. Ces montants évoluent ; vérifiez les seuils annuels avant d’ajuster vos tarifs.

Conséquences d’un dépassement

Si votre chiffre dépasse les plafonds, vous sortez du régime micro et basculez souvent vers un régime réel. Cela alourdit la comptabilité, la déclaration TVA et les obligations sociales.

Critère Auto-entreprise Portage salarial
Franchise TVA (services) ≈ 33 200 € → seuil base TVA Application TVA gérée par la société
Plafond régime micro (services) ≈ 70 000–77 700 € selon année Pas de plafond de chiffre d’affaires annuel
Conséquences Sortie du régime, obligations réelles Cadre stable, gestion externalisée

Si vous approchez des seuils, anticipez votre prospection, vos tarifs et votre trésorerie. En cas de croissance rapide, le portage salarial offre un cadre sans plafond qui peut sécuriser votre développement.

TVA et franchise en base : impact sur vos prix et votre gestion

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Maîtriser la TVA et la franchise vous évite des surprises sur vos factures et votre marge.

Franchise en base : tant que votre chiffre d’affaires de services reste sous le seuil applicable (≈ 33 200 € → 37 500 € selon les années), vous ne facturez pas la tva. Cela simplifie la facturation et peut séduire les clients particuliers.

Au-delà du seuil, la tva devient due. Vos prix TTC peuvent augmenter si vos clients ne récupèrent pas la tva (particuliers, associations). Il faut alors ajuster vos tarifs ou communiquer le changement.

Gestion par la société de portage salarial : dans ce cadre, les factures sont systématiquement soumises à la tva et la gestion (déclarations, mentions obligatoires) est prise en charge par la société. Cela réduit votre charge administrative et les risques d’erreur.

Cas pratiques :

  • Client France : tva généralement 20% sur la facture.
  • Client UE : 0% en autoliquidation si vous avez un n° intracom et la mention requise (article 283-2 CGI).
  • Hors UE : exonération avec la mention adaptée (article 262 1° CGI).

Récupération de la tva : si vous achetez du matériel, des logiciels ou investissez, la tva récupérable devient un avantage financier. Pour du B2B avec clients assujettis, la tva est souvent neutre ; pour du B2C, la franchise reste un levier compétitif.

Critère Sous franchise Au-delà du seuil Société (portage)
Facturation Sans tva Avec tva Avec tva, gérée par la société
Clients impactés B2C favorisé B2C perd en compétitivité Neutre pour B2B, clair pour grands comptes
Récupération tva Non applicable Possible sur achats Possible et déclarations assurées

Cotisations sociales et protection : salarié vs travailleur non salarié

La protection sociale influence fortement le choix de votre voie professionnelle.

Régime général (salarié) : vous relevez du régime général, avec une couverture santé plus complète et souvent une prévoyance complémentaire. Les cotisations sociales sont prélevées même en l’absence d’impayés, mais elles ouvrent des droits (retraite, chômage, arrêts maladie).

Micro‑régime (travailleur non salarié) : vos cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires. Principe simple : si CA = 0, charges = 0. Cela réduit le risque fixe mais limite la protection en santé et prévoyance.

Assurance responsabilité civile professionnelle

Selon le statut, l’assurance peut être fournie par la société ou rester à votre charge. Vérifiez les attestations demandées par les clients, surtout pour le conseil, l’IT, la formation ou le management de transition.

  • Impact pour familles : la sécurité renforcée peut justifier un coût plus élevé.
  • Anticipation : pensez épargne et complémentaire si vous choisissez une couverture allégée.
Critère Régime général (salariés) Micro (TNS)
Affiliation Régime général, droits salariés Régime TNS, droits limités
Cotisations Prélèvements réguliers, droits ouverts Calculées sur CA, si CA=0 → cotisations=0
Assurance RCP Souvent incluse par l’employeur À souscrire selon activité

Pour en savoir plus sur les différences de statut et leurs conséquences sociales, consultez notre guide détaillé : comparatif complet.

Chômage, sécurité des revenus et trésorerie

Gérer le rythme des encaissements est souvent décisif pour la viabilité d’une activité indépendante. Le choix de statut influence directement la stabilité de vos revenus, la capacité à lisser le salaire et la gestion des imprévus financiers.

Versement régulier et mécanisme de trésorerie

Avec une société de portage salarial, vous recevez un salaire mensuel dès le premier mois de travail, sans attendre le paiement des clients.

Cela amortit les délais de paiement, évite les trous de trésorerie et facilite la gestion des dépenses fixes.

Cumul ou maintien des allocations chômage

Le maintien ou le cumul des allocations de chômage peut être possible mais dépend de conditions précises. Vérifiez votre situation (durée, montant, cumul partiel) avant de vous engager.

« Le cumul d’indemnités et d’un salaire en portage peut être autorisé sous réserve des règles Pôle emploi et des contrats. »

Encaissement direct et risques pour l’auto-entrepreneur

En micro‑régime, vous encaissez directement vos factures. Cela offre de la liberté mais vous expose aux retards et aux impayés.

Sans avance structurelle, il faut anticiper un fonds de roulement, relancer les clients et prévoir des procédures de recouvrement.

  • Conseils pratiques : contractualisez les échéances, négociez des acomptes, anticipez 1 à 2 mois de cash-flow.
  • Choisissez le statut selon votre tolérance au risque et votre besoin de sécurité.

En résumé : la solution employeur offre un lissage du salaire et une meilleure trésorerie immédiate. Le micro‑régime privilégie l’autonomie mais demande une gestion active des encaissements.

Rémunération, frais et “reste à vivre” : ce que vous gagnez réellement

Regardons concrètement la part du montant facturé qui devient votre revenu.

En société de portage : ordre de grandeur

Les sociétés appliquent souvent des frais de gestion entre 7 % et 10 % du chiffre facturé.
Ajoutez les charges sociales patronales et salariales et vous obtenez un net proche de 50 % du montant facturé, à nuancer selon options et frais remboursés.

En auto‑entreprise : cotisations et abattements

Les cotisations sont calculées directement sur le chiffre d’affaires.
L’impôt peut être déterminé après un abattement forfaitaire selon l’activité. Les frais professionnels ne sont pas déductibles, ce qui réduit le reste à vivre si vos frais sont élevés.

Déduction et stratégies

En portage, les frais de mission (déplacements, hébergement, restauration) se facturent souvent au client et n’impactent pas le salaire.
Certaines sociétés acceptent des frais de fonctionnement plafonnés (URSSAF ≈ 30 % du brut).

En micro, privilégiez la refacturation ou les débours (remboursement hors chiffre) pour limiter l’impact sur vos revenus.

Critère Portage salarial Auto‑entreprise
Part du facturé en net ≈ 50 % (après frais et charges) Dépend du taux de cotisation sur le CA
Frais professionnels Refacturables, cadre possible (URSSAF) Non déductibles, recours aux débours
Quand choisir Si vous avez beaucoup de frais et besoin de cadre Si frais faibles et désir de simplicité

Pour approfondir le choix entre statuts selon vos frais et chiffre d’affaires, consultez notre comparatif portage salarial et auto-entrepreneur.

Gestion administrative, comptabilité et obligations au quotidien

Ce qui différencie durablement deux statuts, c’est la charge de gestion opérationnelle.

La gestion est souvent le « coût caché » d’une création d’activité. Elle pèse sur le temps, le budget et la sérénité. Mieux maîtrisée, elle libère votre énergie commerciale.

Prise en charge par la société

Avec une société portage salarial, la société prend en charge la comptabilité, les déclarations fiscales et les aspects juridiques et sociaux.

Vous pouvez alors vous concentrer sur le travail et la prospection. Moins d’erreurs, moins d’oublis, plus de temps productif.

Ce que gère l’indépendant

En micro‑régime, c’est vous qui assurez la facturation, le suivi des encaissements et les déclarations.

L’obligation d’un compte bancaire dédié aide à séparer les flux d’une entreprise et facilite le pilotage.

Routine mensuelle recommandée :

  • Émettre et classer les factures.
  • Relancer les impayés et noter les encaissements.
  • Effectuer la déclaration sociale ou transmettre les éléments à un expert.

Si votre activité grandit, le régime de portage devient un filet de sécurité utile. Sinon, une discipline de gestion vous permet d’assurer une création durable et sereine.

Relation client, crédibilité commerciale et développement de l’activité

La manière dont vous facturez influence directement la confiance des services achats et l’ouverture de nouveaux marchés.

Facturation : entreprise ou indépendant, quelle perception ?

Une facture émise au nom d’une société donne souvent une image plus structurée. Les grands clients apprécient des mentions légales claires, une assurance RCP et des références contractuelles.

À l’inverse, facturer en votre nom renforce l’image d’un acteur agile et direct, souvent valorisée en local ou en B2C.

Accès aux grands comptes et référencement

Les entreprises et ETI exigent parfois des fournisseurs déjà référencés. Une société portage facilite ce référencement grâce à ses process, ses attestations et son expérience des achats structurés.

Outils, réseau et accompagnement

Les avantages concrets d’une structure incluent modèles de contrats, aide au recouvrement et accès à un réseau de consultants.

Ce soutien accélère votre développement d’activité et sécurise les missions à plus forte valeur.

Critère Facture au nom d’une société Facture au nom d’un indépendant
Crédibilité achats Élevée auprès des ETI/grands comptes Bonne en local/B2C mais limitée sur grands marchés
Référencement Processus et assurances prêts Nécessite démarches et preuves clients
Recouvrement Outils et procédures mutualisées À gérer seul, risque accru

Pour une recherche pratique sur le thème et pour trouver une société de portage, suivez nos conseils pour combiner crédibilité et croissance.

Retraite, formation et droits long terme

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Penser retraite et formation dès le départ change la trajectoire d’une activité indépendante.

Validation des droits comme salarié et formalités gérées

En portage, vous cotisez selon les règles du régime général. La société prend en charge les affiliations et le paiement des cotisations.

Conséquence : vos droits à la retraite sont validés comme pour un salarié, sans que vous ayez à gérer les formalités.

Validation de trimestres pour l’activité indépendante

Pour un indépendant en prestations de services, la validation de trimestres dépend du chiffre d’affaires.

  • 1 trimestre : ≥ 3 688 €
  • 2 trimestres : ≥ 7 376 €
  • 3 trimestres : ≥ 11 064 €
  • 4 trimestres : ≥ 14 752 €

Un chiffre d’affaires irrégulier peut diminuer le nombre de trimestres validés. Il faut piloter ses objectifs annuels.

Formation professionnelle et droits associés

Le cadre salarié ouvre des droits à la formation. En micro‑régime, la contribution annuelle (CFP) est due selon un pourcentage du CA (ex. ≈ 0,20% pour services/libéraux).

Intégrez la formation dans votre tarification pour financer certifications et montée en compétences.

Critère Cadre salarié Indépendant (micro)
Validation retraite Régime général, automatique Selon CA, trimestres conditionnés
Formalités Gérées par la société À votre charge
Formation Accès élargi aux droits CFP selon % du CA

Décision clé : si vous recherchez un socle social proche du salariat, le portage offre souvent plus de sécurité. Pour plus d’informations pratiques et d’avantages et démarches, consultez notre guide.

Cas pratiques en France : quel statut selon votre chiffre d’affaires et vos missions

Avant tout choix, posez‑vous la question : quelle trajectoire de chiffre d’affaires voulez‑vous atteindre ?

Avant le seuil de franchise : tester une activité avec une gestion légère

Si votre chiffre reste sous ≈ 33 200 € (services), tester en micro permet une gestion simple et des prix sans TVA.
Vous limitez les risques et gardez une trésorerie flexible.

Quand l’activité s’établit : frais pro, montée en gamme tarifaire et besoin de cadre sécurisé

Quand vos frais (informatique, déplacements, formation) augmentent ou que vos missions montent en tarif, un cadre employeur devient souvent pertinent.

Avantage : meilleure crédibilité auprès des ETI/grands comptes et gestion des frais simplifiée.

Activités et contraintes spécifiques : ce qu’il faut vérifier

Vérifiez les obligations d’assurance, les règles métier et les interdictions (ex. certains services à la personne).
Ces points peuvent orienter votre choix.

  • Scénario 1 : démarrage faible CA → micro pour tester.
  • Scénario 2 : croissance → basculer partiellement vers un cadre pour sécuriser.
  • Scénario 3 : forte dépense → privilégier le cadre pour gérer les frais.
  • Scénario 4 : grands comptes → structure formalisée pour référencements.
Cas Situation Recommandation
Test CA faible, peu de frais Micro‑régime pour simplicité
Croissance CA proche des plafonds Évaluer transition vers cadre sécurisé
Frais élevés Déplacements, logiciels, formation Structure prenant en charge les frais
Grands comptes Exigences de référencement Prioriser crédibilité et assurances

Passer de l’un à l’autre ou cumuler : stratégie hybride pour optimiser statut, revenus et sécurité

Adapter votre mode d’exercice au fil de la croissance sécurise à la fois vos revenus et votre tranquillité.

Principe : tout n’est pas obligatoirement binaire. Une stratégie hybride permet de répartir vos missions selon la typologie des clients, vos frais et les plafonds fiscaux.

Cumul et intérêts

Vous pouvez conserver le statut micro pour les petits contrats et facturer les missions plus lourdes via une société portage salarial. Cette solution préserve la franchise TVA sur une partie de l’activité et sécurise la trésorerie sur les gros dossiers.

Signaux pour basculer

Anticipez le passage à une structure dès que vos revenus approchent des plafonds, que vos frais non refacturables augmentent ou que des grands comptes exigent attestations et assurances.

Revenir vers le micro

Revenez au régime simple si votre activité redevient légère : peu de frais, clientèle B2C sensible au TTC et désir d’une gestion minimale. La création d’un cadre plus lourd peut alors devenir coûteuse.

Bonnes pratiques : séparez strictement les flux, factures et contrats. Validez la cohérence fiscale et sociale avant toute décision.

Choisir une trajectoire évolutive protège vos revenus et réduit la charge mentale liée à la croissance.

Conclusion

En guise de synthèse, mettons en regard simplicité, sécurité et perspectives de croissance pour choisir votre statut.

Résumé court : le régime micro privilégie la simplicité, la franchise tva et un démarrage léger. Le portage salarial offre protection, gestion déléguée et pas de plafond de chiffre‑affaires, au prix de frais supplémentaires.

Prenez en compte cinq critères : niveau de chiffre affaires, seuils / franchise TVA, volume de frais, besoin d’assurance et capacité de gestion.

Méthode recommandée : simulez 2–3 scénarios (faible CA, croissance, frais élevés), comparez le net et la charge administrative. Pensez aussi à une stratégie hybride : cumuler ou basculer au bon moment pour sécuriser votre activité.

Quel que soit votre choix, l’objectif reste le même : construire une activité durable, claire pour vos clients et sécurisante pour vous.

FAQ

À qui s’adresse ce comparatif entre portage salarial et auto‑entrepreneur ?

Ce guide s’adresse aux consultants, formateurs, freelances et cadres souhaitant exercer une activité indépendante en France tout en comparant sécurité sociale, fiscalité, gestion administrative et développement commercial pour choisir le statut le plus adapté.

Quelles sont les différences essentielles de fonctionnement entre les deux statuts ?

L’un fonctionne via une société qui facture le client et vous verse un salaire, prenant en charge la comptabilité et les charges sociales. L’autre vous permet de facturer directement, avec une comptabilité simplifiée et des obligations allégées, mais avec une protection sociale et une gestion des frais plus limitées.

Y a‑t‑il des plafonds de chiffre d’affaires à respecter ?

Pour la micro‑entreprise, des seuils s’appliquent selon l’activité (prestations de services ou ventes) et la franchise de TVA. L’autre solution n’impose pas de plafond strict de chiffre d’affaires, ce qui peut faciliter la montée en volume.

Comment fonctionne la TVA selon chaque régime ?

En micro‑entreprise, la franchise en base de TVA peut s’appliquer jusqu’à certains seuils ; au‑delà, la TVA devient due. Dans l’autre cadre, les factures sont soumises à la TVA et la gestion (collecte et récupération) est prise en charge par la structure qui facture.

Quelles protections sociales obtient‑on ?

Le régime salarié offre une couverture selon le régime général (santé, retraite, prévoyance) comparable à un salarié classique. Le travailleur sous micro‑régime dépend d’une protection souvent plus limitée, proportionnelle au chiffre d’affaires déclaré.

Peut‑on cumuler allocations chômage et activité indépendante ?

Oui, sous conditions. Le maintien ou le cumul des allocations dépend de vos revenus et des règles Pôle emploi. La transformation de vos revenus en salaire ou en chiffre d’affaires influe sur le calcul des droits et durées.

Comment sont calculées les cotisations et quel impact sur le salaire net ?

Dans la structure salariée, des frais de gestion et des charges salariales et patronales s’appliquent, réduisant le net versé. En micro‑entreprise, les cotisations sont calculées en pourcentage du chiffre d’affaires, avec un effet direct sur le « reste à vivre ».

Peut‑on déduire ses frais professionnels ?

Dans la micro‑régime, les frais ne sont pas déductibles au réel ; on bénéficie d’un abattement forfaitaire. Dans l’autre modalité, certaines dépenses liées à la mission peuvent être prises en compte et remboursées par la société qui vous emploie.

Qui facture le client et qui encaisse ?

En micro‑entreprise, vous facturez et encaissez directement. Avec la société qui porte, c’est la société qui émet la facture et encaisse, puis vous reverse un salaire après déduction des frais et cotisations.

Quel statut facilite l’accès aux grands comptes et aux appels d’offres ?

La structure offrant une facturation au nom d’une entreprise et des garanties contractuelles peut rassurer les grands comptes. La crédibilité commerciale est souvent plus forte avec un cadre formel et une couverture assurantielle.

Quelles assurances faut‑il prévoir ?

L’assurance responsabilité civile professionnelle est recommandée dans les deux cas ; parfois incluse ou négociable via la société qui vous emploie, elle sera à souscrire soi‑même en micro‑entreprise pour couvrir les risques liés aux prestations.

Quelle influence sur la retraite et la formation professionnelle ?

Le statut salarié permet de valider des trimestres et d’accéder à des dispositifs de formation comme un salarié. En micro‑entreprise, la validation des droits retraite dépend du chiffre d’affaires et la contribution à la formation reste obligatoire mais souvent moins élevée.

Quand envisager de basculer d’un statut à l’autre ?

Lorsque les seuils de la micro‑régime sont atteints, ou si vous souhaitez une protection sociale plus complète et une facturation structurée, le passage vers la solution employeuse peut être pertinent. À l’inverse, revenir à la micro‑structure peut redevenir logique si vous baissez d’activité et recherchez de la simplicité.

Peut‑on cumuler les deux statuts simultanément ?

Oui, il est possible de conserver un statut micro‑entrepreneur pour certaines missions et d’utiliser l’autre voie pour d’autres clients, à condition de respecter les règles fiscales et les seuils applicables à chaque activité.

Quels critères retenir pour choisir ?

Évaluez votre volume d’affaires, vos besoins de protection sociale, votre capacité à gérer l’administratif, l’accès aux grands comptes, le besoin de récupérer la TVA et vos priorités en termes de trésorerie et de sécurité.