Savez‑vous que près de 10 % des consultants indépendants choisissent aujourd’hui ce modèle pour sécuriser leur activité ? Ce chiffre montre l’ampleur d’une solution qui combine liberté commerciale et protection sociale.
Dans ce guide, nous expliquons clairement ce qu’est cette forme d’emploi en France. Le porté garde son autonomie pour la prospection et la négociation, tout en bénéficiant d’un contrat de travail via une société spécialisée.
Notre promesse : vous aider à décider si ce choix convient à votre situation, puis à choisir une structure fiable. Nous montrons comment transformer un chiffre d’affaires facturé au client en salaire.
Avantages clés : sécurité, simplicité et crédibilité. Nous signalons aussi les points de vigilance, comme les frais de gestion et les règles contractuelles.
Table of Contents
Points clés
- Comprendre la définition et le cadre légal.
- Savoir comment une activité professionnelle devient un salaire.
- Évaluer les bénéfices : protection sociale et simplicité administrative.
- Repérer les frais et les limites à anticiper.
- Recevoir des repères concrets pour choisir une société digne de confiance.
Comprendre le portage salarial en France aujourd’hui
Le marché du conseil et des missions courtes a profondément changé la manière de travailler des indépendants.
Le portage salarial séduit parce qu’il offre une formule intermédiaire entre autonomie commerciale et protection sociale. Il permet à un indépendant de tester une activité sans créer immédiatement une structure juridique.
Les principaux avantages portage salarial sont la réduction de la charge administrative et l’accès à une couverture sociale comparable à celle d’un salarié. Ainsi, vous pouvez concentrer votre énergie sur la valeur apportée au client.
Ce guide vous aide à trancher entre différentes options : micro‑entreprise, création de société, rester salarié classique ou choisir le statut porté. Il s’adresse surtout aux profils autonomes capables de trouver des missions et de monétiser un savoir‑faire.
- Comparer les offres et services inclus.
- Choisir une entreprise adaptée et lire les contrats.
- Anticiper le net, vérifier l’assurance responsabilité civile.
| Option | Avantage clé | Quand choisir |
|---|---|---|
| Portage salarial | Sécurité sociale et simplicité | Tester une activité sans créer d’entreprise |
| Micro‑entreprise | Formalités légères | Chiffres d’affaires modestes et autonomie complète |
| Création de société | Optimisation et crédibilité | Croissance durable et projets à long terme |
| Rester salarié | Stabilité et avantages sociaux | Souhait de sécurité maximale |
Définition du portage salarial et cadre légal
définition portage salarial : ce mécanisme transforme une prestation facturée à une entreprise cliente en une rémunération versée par une société employeuse.
Une forme d’emploi entre indépendance et statut salarié
Le salarié porté conserve l’autonomie pour prospecter, négocier et exécuter ses missions.
En parallèle, il bénéficie d’une protection sociale réelle : bulletins de paie, cotisations et couverture du régime général.
« Le salarié porté combine liberté commerciale et sécurité sociale, sans renoncer à son statut professionnel. »
Les conditions pour devenir salarié porté
Plusieurs critères s’appliquent : expertise ou qualification équivalente à un Bac+2, ou trois ans d’expérience dans le même secteur.
La personne doit aussi montrer une autonomie suffisante pour trouver ses clients et négocier le prix de la mission.
- Vous signez un contrat de travail avec la société qui vous emploie.
- Vous négociez directement vos missions avec l’entreprise cliente.
- Vous rendez compte de votre activité au minimum une fois par mois.
Le cadre est strictement encadré par le code travail et une convention collective dédiée. La société d’accueil n’est pas « un simple outil de facturation » : c’est un employeur soumis à des obligations sociales.
Pour en savoir plus sur les avantages pratiques, consultez notre page dédiée aux atouts du portage salarial.
Le portage salarial, une relation contractuelle tripartite
Chaque mission repose sur une triangulation contractuelle qui clarifie rôles et responsabilités. Vous vendez votre expertise au client, mais la facturation et la paie transitent par la société de portage, qui devient votre employeur légal.
Le salarié porté, l’entreprise cliente et la société de portage
La relation contractuelle tripartite oppose trois parties distinctes : vous (le professionnel), l’entreprise cliente et la société portage. Chacune a un rôle précis.
Qui signe quoi : contrat de travail et contrat de prestation
Vous signez un contrat de travail avec la société portage. Cette société signe, elle, le contrat commercial de prestation avec l’entreprise cliente, selon les conditions que vous avez négociées.
Responsabilités pendant la mission : santé, sécurité, durée du travail
Sur site, l’entreprise cliente assume la responsabilité des conditions d’exécution : santé, sécurité et équipements de protection individuelle.
En cas d’incident, l’assurance RC doit être clairement mentionnée au contrat. Exigez l’identité de l’assureur et le numéro de police dans le contrat de prestation.
- Documents clés à exiger : contrat de prestation détaillé, mention de l’assurance responsabilité civile et modalités de suivi de mission.
- Cas à distance : covoiturage, horaires et traçabilité doivent être précisés pour éviter les litiges.
En pratique, vérifiez toujours que l’entreprise cliente prend en charge la sécurité sur site et que la société portage encadre juridiquement la relation. Pour plus de précisions sur les obligations sociales, consultez notre page dédiée à la sécurité sociale et responsabilités : responsabilités et sécurité sociale.
Rôle d’une société de portage salarial au quotidien
Déléguer la gestion quotidienne à une structure experte simplifie votre organisation et sécurise vos revenus.
Gestion administrative, juridique, sociale et comptable
La société portage prend en charge la facturation, les relances clients et l’établissement des bulletins de paie. Elle réalise les déclarations sociales, verse les cotisations et vérifie la conformité contractuelle.
Elle assure aussi la médecine du travail et les obligations légales liées à l’emploi. En pratique, vous recevez un salaire anticipé mensuellement selon les flux clients.
Accompagnement du consultant porté : lancement et développement
Selon les sociétés portage, l’accompagnement varie : aide au positionnement, calcul du TJM, structuration d’offre, prospection et méthodes commerciales. Cet accompagnement facilite le démarrage et la croissance.
Compte d’activité et reporting mensuel
Chaque mois, le compte d’activité détaille versement client, frais de gestion, frais professionnels, prélèvements, rémunération nette et indemnité d’apport d’affaires. Ce reporting est un outil de pilotage et de transparence.
| Société | Transparence | Suivi commercial | Outils de reporting |
|---|---|---|---|
| Entreprise A | Relevés mensuels détaillés | Coaching lancement | Portail client + appli |
| Entreprise B | Relevés simplifiés | Ateliers commerciaux | Portail web |
| Entreprise C | Rapports automatisés | Réseau partenarial | Dashboard temps réel |
Buyer’s guide rapide : comparez les sociétés portage sur la clarté du compte d’activité, la qualité du suivi et les outils de reporting. Pour approfondir le choix d’une structure, consultez notre guide complet : réussir en portage salarial.
Contrat de travail en portage salarial : CDD et CDI
Le contrat de travail détermine concrètement la nature et la durée de votre relation avec la société employeuse.
CDD : règles pratiques et limites
Le CDD est conclu pour une prestation précise. Il peut être renouvelé deux fois.
Durée maximale : 18 mois renouvellements compris. Le terme peut être précis ou imprécis avec une durée minimale.
Un report du terme est possible jusqu’à 3 mois par accord. Le contrat doit vous être transmis au plus tard dans les 2 jours ouvrables suivant la conclusion.
CDI : sécurisation et réalités des inter‑missions
Le CDI peut couvrir une ou plusieurs missions. Il sécurise le lien de travail mais n’empêche pas les périodes sans prestation.
Ces périodes ne sont généralement pas rémunérées : anticipez votre trésorerie et vos droits annexes.
Clauses indispensables à vérifier
- Rémunération : mode de calcul et périodicité du versement.
- Frais de gestion, charges et prise en charge des frais professionnels.
- Période d’essai, congés, caisse retraite et prévoyance.
- Garant financier, comptes rendus et périodicité des rapports.
- Clause mission côté client : objet, durée, prix, responsabilité santé/sécurité, EPI et assurance RC (assureur + numéro de police).
Conseil de lecture : vérifiez d’abord la mécanique financière (du prix facturé à la rémunération nette), puis les obligations prévues par le code travail et les responsabilités vis‑à‑vis de l’entreprise cliente.
Convention collective du portage salarial : ce qu’elle change pour vous

Comprendre la convention collective vous donne des repères concrets pour juger une offre et protéger vos droits. Elle va au‑delà du seul contrat et fixe des minima, des classifications et des droits collectifs.
Classifications et conséquences
Trois statuts principaux existent. Moins de 3 ans d’ancienneté : techniciens, agents de maîtrise ou assimilés. À partir de 3 ans : cadre. Le forfait jours place automatiquement en cadre, quel que soit l’ancienneté.
Minima et éléments inclus
La rémunération minimale brute totale est de 2 517,13 €. Elle comprend le salaire de base, les congés payés et une prime d’apport d’affaires de 5%.
- Garantie pendant périodes travaillées : junior = 70% (2 288,30 €).
- Senior = 75% (2 451,75 €).
- Forfait jours = 85% (2 778,65 €).
Ancienneté et droits collectifs
L’ancienneté se calcule sur le cumul des périodes réellement prestées. Ce calcul impacte la classification et l’accès à certains droits.
Pour les élections professionnelles : il faut 3 mois d’ancienneté pour être électeur et 6 mois pour être éligible (période de référence : 12/18 mois).
| Point | Repère | Impact |
|---|---|---|
| Classification | <3 ans / ≥3 ans / forfait jours | Détermine niveau minimal et organisation du temps |
| Minimum brut total | 2 517,13 € | Inclut congés payés + prime 5% |
| Garanties selon statut | 70% / 75% / 85% | Montants : 2 288,30 € • 2 451,75 € • 2 778,65 € |
| Élections pro | 3 mois électeur, 6 mois éligible | Mesure de la représentation collective |
Ces repères vous aident à vérifier la conformité d’une société. Pour comprendre l’impact sur la sécurité sociale et les droits des salariés portés, utilisez ces chiffres comme grille de lecture.
Salaire en portage salarial : comment est calculée votre rémunération
Calculer votre rémunération commence par comprendre chaque étape qui transforme une mission en salaire.
Du chiffre d’affaires au net : étapes simples
La chaîne est linéaire : prix de la prestation → chiffre affaires facturé → déduction des frais gestion → prélèvements sociaux/fiscaux → salaire brut → salaire net.
Postes à anticiper
Anticipez les frais de gestion, les cotisations sociales et l’impact des frais professionnels. Le compte d’activité mensuel doit détailler : versement client, frais gestion, frais professionnels, prélèvements et net.
Frais professionnels : règles et vigilance
Seules les dépenses liées à la mission et justifiées sont déductibles. Conservez tous les justificatifs et vérifiez la politique interne de déduction pour éviter les surprises.
Repères et réserve financière
Rappel : la rémunération minimale brute totale ne peut être inférieure à 2 517,13 €. Selon votre profil, le salaire garanti suit les paliers (70%/75%/85% du plafond). En CDI, 10% du salaire de base de la dernière mission est mis en réserve pour lisser les inter‑missions.
- Demandez une simulation écrite avant signature.
- Comparez la transparence du compte d’activité et la clarté des règles de frais.
Avantages du portage salarial pour les indépendants
Adopter un cadre qui sécurise la rémunération tout en conservant la prospection attire de nombreux experts.
Protection sociale complète : le professionnel bénéficie du régime général pour l’assurance maladie, la retraite, la mutuelle et la prévoyance. Il conserve aussi l’accès à l’assurance chômage selon les conditions habituelles.
Ce mix confère une vraie tranquillité d’esprit. Vous gardez votre autonomie commerciale tout en jouant le rôle d’un statut salarié sur le plan social.
Sécurisation de la trésorerie
Un point clé : de nombreuses sociétés versent un salaire mensuel anticipé. Ainsi, vous n’êtes pas exposé aux délais de paiement inter‑entreprises.
Cela rassure surtout en phase de lancement, quand les flux clients sont irréguliers. La trésorerie devient prévisible et gérable.
Crédibilité commerciale
Facturation professionnelle, contrat clair et bulletins de paie apportent un gage de sérieux auprès des directions achats et juridiques.
Pour un consultant IT, un formateur ou un manager de transition, cette structure facilite la contractualisation et l’accès à des missions de haut niveau.
« Conserver la liberté de vendre tout en protégeant votre revenu rend la transition vers l’indépendance plus sûre. »
Nuance importante : cette protection ne remplace pas l’effort commercial. Vous devez continuer à prospecter et négocier. Mettez en balance les frais de gestion et les services rendus avant de choisir.
Si votre priorité est la sécurité et la simplicité opérationnelle, cette solution peut être un choix rationnel pour structurer votre activité.
Assurance et responsabilité civile professionnelle en portage salarial
La couverture assurance est un critère décisif avant toute signature de mission.
Pourquoi la responsabilité civile professionnelle est non négociable : elle protège votre activité, sécurise le client et consolide la relation commerciale. Sans cette garantie, un incident peut engager votre responsabilité financière et juridique.
Ce que couvre généralement la police en mission
La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages causés à un tiers dans le cadre de la prestation : dommages matériels, corporels ou immatériels selon le périmètre défini par la police d’assurance.
Vérifications indispensables dans le contrat
- Nom de l’assureur et numéro de police.
- Étendue du périmètre de couverture et montants garantis.
- Exclusions éventuelles et franchises applicables.
- Cohérence entre l’objet de la mission, les livrables et la couverture.
« Exigez l’attestation d’assurance avant toute intervention et conservez-la avec le contrat. »
Le contrat de prestation doit aussi préciser la responsabilité de l’entreprise cliente sur la santé, la sécurité, la durée du travail et les équipements de protection individuelle fournis.
| Élément | À vérifier | Risque si absent |
|---|---|---|
| Identité assureur | Nom complet + coordonnées | Impossible de réclamer en cas de sinistre |
| Numéro de police | Présent et valide | Nullité de la garantie |
| Périmètre | Prestations et exclusions listées | Surprises lors d’un sinistre |
Conseil pratique : demandez ces informations avant signature, obtenez une attestation et archivez tous les documents (contrats, attestations, échanges). Cela vous protège entre entreprise cliente et société employeuse.
Chômage et allocation d’aide au retour à l’emploi : ce que permet le portage salarial
Sécuriser la transition vers l’indépendance passe souvent par la préservation des droits à l’assurance chômage. Le recours au portage salarial maintient une logique salariée, ce qui ouvre l’accès aux allocations en respectant les conditions légales.
Droits à l’assurance chômage pour les salariés portés
Les salariés portés conservent des droits à l’assurance chômage comme tout salarié classique. Ils cotisent et peuvent, sous conditions, bénéficier de l’allocation aide retour lors d’une période sans mission.
Cumul ARE et revenus issus d’une activité portée
Il est possible de cumuler l’aide retour emploi avec des revenus issus d’une activité portée. Le principe : Pôle emploi ajuste le montant de l’allocation aide retour en fonction des revenus déclarés.
Quelques situations typiques :
- Reprise progressive d’activité : vous conservez une partie de l’ARE tout en facturant des missions.
- Missions ponctuelles pendant la recherche d’emploi : revenus complémentaires soumis à déclaration.
- Test de marché : activité professionnelle partielle pour valider une offre.
« Avant tout, vérifiez votre situation individuelle auprès des organismes compétents pour éviter des trop‑perçus. »
Conseil : si la sécurisation du revenu est un critère majeur, ce point pèse fortement en faveur du choix. Nous vous recommandons de faire valider votre situation par Pôle emploi ou un conseiller spécialisé avant de décider.
Pour quels profils et métiers le portage salarial est-il pertinent ?
Pour une large palette de métiers intellectuels, ce modèle offre un compromis entre autonomie et protection. Il s’adresse à des personnes qui veulent tester une activité ou sécuriser des revenus sans créer immédiatement une structure juridique.
Profils concernés
Demandeurs d’emploi : pour tester une offre et conserver des droits sociaux.
Créateurs d’entreprise : phase de démarrage sans formalités lourdes.
Seniors : fin de carrière active avec gestion simplifiée des missions.
Salariés en activité complémentaire : pour facturer des missions externes en toute clarté.
Métiers compatibles
Conseil, IT, ingénierie, formation, fonctions commerciales, management, audit et coaching figurent parmi les plus fréquents.
Le dispositif couvre plus de 750 métiers liés aux prestations intellectuelles et commerciales, ce qui renforce sa faisabilité pour de nombreux consultants.
Limites et précautions
Des activités sont exclues, notamment les prestations de service à la personne chez un particulier (garde d’enfants, ménage, jardinage).
La condition fondamentale reste l’autonomie commerciale : vous devez pouvoir trouver vos clients. Avant toute signature, validez la compatibilité de votre activité avec la société portage et demandez une confirmation écrite.
« Vérifiez toujours avec l’employeur légal que votre mission entre bien dans le périmètre accepté. »
| Profil | Quand pertinent | Limite fréquente |
|---|---|---|
| Demandeur d’emploi | Tester une offre sans créer d’entreprise | Durée courte des missions |
| Créateur d’entreprise | Phase de validation commercial | Limitation pour prestations chez particuliers |
| Salarié actif compl. | Compléter revenus en toute transparence | Conflits d’activité avec employeur principal |
| Senior | Maintenir activité et revenus | Besoins de trésorerie entre missions |
Pour une évaluation précise de votre cas, consultez notre page dédiée et demandez une simulation. Un salarié porté peut ainsi vérifier rapidement la faisabilité de son projet.
Portage salarial vs alternatives : quel statut choisir selon votre objectif ?

Choisir le bon statut dépend avant tout de votre objectif professionnel et de votre tolérance au risque.
Simplifier et sécuriser : le portage salarial permet de tester une activité sans créer une entreprise. La société de portage gère l’administratif et offre un cadre salarial. C’est une solution adaptée quand vous privilégiez la sécurité et la simplicité.
Portage salarial ou micro‑entreprise : autonomie, risques et protection
La micro‑entreprise vous donne une autonomie maximale et des démarches légères.
En contrepartie, vous assumez les risques : impayés, contrats et assurances. La protection sociale diffère et demande souvent des démarches complémentaires.
Portage salarial ou création de société : coûts, temps de gestion, crédibilité
Créer une société apporte crédibilité et optimisation fiscale possible.
Mais cela engage des coûts, une comptabilité et un temps de gestion significatifs. Si votre activité devient récurrente et volumineuse, la création peut devenir rationnelle.
Quand basculer vers votre propre structure ?
- Volume d’activité stable et prévisible.
- Marge nette permettant d’absorber les coûts administratifs.
- Besoin d’embaucher ou de structurer une équipe.
« Optez pour la simplicité et la protection au lancement ; pensez à créer si votre activité dépasse un seuil de durabilité. »
Grille de décision rapide : niveau de risque acceptable, besoin d’accès au chômage, nécessité d’un cadre RH, capacité à gérer l’administratif.
| Objectif | Solution recommandée | Critère clé |
|---|---|---|
| Tester une offre | Portage salarial | Sécurité administrative |
| Activité individuelle simple | Micro‑entreprise | Autonomie et coûts faibles |
| Croissance durable | Création de société | Optimisation et crédibilité |
Ce comparatif mène naturellement à la question suivante : comment choisir société portage et quels critères privilégier pour l’entreprise portage qui vous accompagnera.
Portage salarial international : travailler avec des clients hors de France
Travailler avec des clients à l’étranger reste possible tout en conservant un statut salarié en France.
Facturation et relation entre entreprise de portage et entreprise cliente à l’étranger
La société de portage facture l’entreprise cliente étrangère via un contrat de prestation établi selon les conditions que vous avez négociées.
Le contrat précise les modalités de paiement, la devise et les conditions de livraison. Il faut vérifier la compatibilité fiscale et douanière selon le pays client.
Points d’attention : assurance, cadre social et modalités de mission
Assurance responsabilité civile : exigez le nom de l’assureur et le numéro de police couvrant l’international.
L’entreprise cliente reste responsable des conditions d’exécution sur son site : santé, sécurité et équipements. Pour les missions à distance, clarifiez le lieu d’exécution et les règles applicables.
- Précisez frais de déplacement et couverture en cas d’incident.
- Vérifiez que la société portage gère devises, clauses contractuelles et conformité locale.
- Privilégiez une société expérimentée sur l’international si c’est central pour votre activité.
« Avant toute mission hors de France, obtenez une confirmation écrite de la société portage sur la prise en charge des risques et des formalités. »
Comment choisir une société de portage salarial
Votre prochain employeur administratif doit être évalué comme un partenaire, pas seulement comme un prestataire.
Pour choisir société portage, adoptez une méthode claire en 4 axes : conformité, transparence, coût et valeur ajoutée.
Critères incontournables : garantie financière, transparence, conformité
Vérifiez la garantie financière et son identité. Le contrat doit mentionner le garant financier de l’entreprise portage.
Exigez l’information écrite : nom du garant, conditions de mise en œuvre et preuves administratives.
Comparer les frais de gestion et les services inclus
Ne vous fiez pas qu’au pourcentage affiché. Demandez une simulation complète sur un même chiffre d’affaires.
Comparez ce qui est inclus : gestion des frais, avance de trésorerie, mutuelle, prélèvement et indemnité d’apport d’affaires.
Qualité de l’accompagnement et suivi du compte d’activité
Évaluez la fréquence et le détail du compte d’activité : versement client, frais gestion, frais pro, prélèvements, net, indemnité.
Une bonne entreprise portage salarial propose un interlocuteur dédié, un portail clair et un accompagnement commercial.
Normes et bonnes pratiques : repères pour un choix sécurisé
La norme AFNOR XP X 50-123 (10/2020) liste des bonnes pratiques. Servez‑vous de ce repère pour contrôler procédures et transparence.
« Choisir une société, c’est choisir un employeur et un partenaire de gestion du risque. »
| Critère | Ce qu’il faut vérifier | Signal positif | Signal d’alerte |
|---|---|---|---|
| Garantie financière | Identité du garant dans le contrat | Garant connu + justificatif | Absence de mention |
| Frais gestion | Pourcentage vs services inclus | Simulation détaillée fournie | Pourcentage sans détail |
| Compte d’activité | Détail mensuel des lignes | Relevé lisible + portail | Relevés vagues ou trimestriels |
| Accompagnement | Outils, coaching, réseau | Interlocuteur dédié + formation | Absence de support commercial |
Notre conseil d’achat : exigez une simulation chiffrée, la preuve du garant financier et la conformité à la norme AFNOR avant de signer.
Check-list avant de signer avec une entreprise de portage salarial
Avant de signer, une check‑list simple vous évite des surprises administratives et financières.
Éléments à vérifier dans le contrat de travail
Vérifiez le mode de calcul du salaire et les modalités de versement. Contrôlez les charges sociales, la période d’essai, les congés, la retraite complémentaire et la prévoyance.
Demandez la transparence sur les frais gestion, le traitement des frais professionnels et la périodicité des comptes rendus. Exigez la mention du garant financier dans le contrat.
Éléments à vérifier dans le contrat de prestation avec l’entreprise cliente
Confirmez l’identité complète et l’adresse de l’entreprise cliente. Lisez l’objet, la durée, le prix global et les livrables.
Vérifiez la responsabilité client pour santé, sécurité et durée du travail, la fourniture d’EPI et surtout le nom de l’assureur avec le numéro de police RC.
Documents et informations à exiger chaque mois
Exigez un compte d’activité détaillé : versement client, frais gestion, frais pro, prélèvements, net et indemnité d’apport d’affaires.
Conservez une copie signée de tous les contrats et attestations. Si un point reste flou, demandez une clarification écrite avant de signer.
« Gardez vos preuves écrites : elles constituent votre meilleur moyen de prévention en cas de litige. »
Conclusion
En conclusion, la bonne décision se fonde sur trois piliers simples : contrat, finances et gestion du risque.
Si vous avez une expertise vendable, l’autonomie pour trouver des clients et le besoin de sécuriser votre parcours, le portage salarial peut être pertinent.
Vérifiez la relation tripartite, les conditions d’accès (Bac+2 ou 3 ans d’expérience), les minima de rémunération et les règles sur les périodes sans mission. Exigez le compte d’activité mensuel et l’attestation d’assurance.
Choisissez 2 à 3 sociétés, demandez une simulation détaillée et appliquez la check‑list avant signature. Avec les bons contrats et une société portage rigoureuse, vous gagnez du temps, de la protection et de la crédibilité.
Vous êtes prêt à choisir : privilégiez la conformité, la transparence du compte et l’accompagnement réel.
FAQ
Qu’est-ce que le portage salarial ?
Le portage salarial est une forme d’emploi qui associe autonomie professionnelle et protection du statut salarié. Un consultant réalise des missions pour une entreprise cliente, tandis qu’une société de portage gère la facturation, les cotisations sociales et le versement d’un salaire.
Qui peut devenir salarié porté ?
Tout professionnel indépendant recherchant sécurité sociale et simplicité administrative peut utiliser ce dispositif : consultants, formateurs, ingénieurs, commerciaux et cadres en mission. Certaines activités réglementées restent exclues.
Quelle est la relation contractuelle entre les parties ?
Il existe une relation tripartite : le porté signe un contrat de travail avec la société de portage, qui conclut une convention de prestation avec l’entreprise cliente. Chaque contrat précise responsabilités, durée et conditions de la mission.
Comment se calcule le salaire du salarié porté ?
Le montant part du chiffre d’affaires facturé au client ; la société de portage prélève des frais de gestion, puis les charges sociales sont déduites. Le net perçu résulte après ces prélèvements et éventuellement après déduction des frais professionnels remboursés.
Quels sont les frais de gestion et à quoi servent-ils ?
Les frais de gestion couvrent la facturation, la paie, la comptabilité, les déclarations sociales et l’accompagnement. Leur taux varie selon les sociétés et les services inclus ; comparez-les lors du choix d’un prestataire.
Le salarié porté bénéficie-t-il de la protection sociale ?
Oui. Il dépend du régime général : cotisations retraite, assurance maladie, mutuelle et prévoyance selon les accords de la société de portage et la convention collective applicable.
Qu’apporte la convention collective au salarié porté ?
La convention détermine classifications (junior/senior), minima salariaux, congés payés, primes et garanties collectives. Elle encadre aussi les droits en cas d’ancienneté et les modalités de rupture.
Peut-on cumuler ARE (allocation chômage) et activité portée ?
Oui, sous conditions. Le cumul dépend du montant des revenus et des règles de Pôle emploi. Il convient de déclarer précisément son activité et d’anticiper l’impact sur les allocations.
Quelles assurances sont indispensables pour une mission ?
L’assurance responsabilité civile professionnelle est essentielle ; le contrat doit préciser les garanties, limites, et le numéro de police. La société de portage doit également couvrir la responsabilité employeur.
Quelles clauses vérifier dans le contrat de travail ?
Vérifiez la durée du contrat (CDD ou CDI), la clause de mobilité, la rémunération minimale, les conditions de rupture, les garanties sociales et les modalités de versement du salaire et des frais.
Quels documents demander chaque mois à la société de portage ?
Exigez un bulletin de salaire détaillé, le reporting de vos missions et un récapitulatif des frais de gestion et des factures clients pour assurer transparence et suivi comptable.
Le porté peut-il exercer à l’international ?
Oui, mais il faut anticiper la facturation internationale, le cadre social applicable, l’assurance et les éventuelles formalités fiscales. La société de portage doit avoir l’expertise pour accompagner ces missions.
Comment choisir une bonne société de portage ?
Priorisez la transparence des frais, la garantie financière, la conformité juridique, la qualité de l’accompagnement et les outils de suivi. Comparez aussi les services inclus et les avis clients.
Quels avantages pour la trésorerie du consultant ?
La société de portage permet un versement régulier du salaire même si les délais de paiement client sont longs. Elle gère les relances et sécurise le flux de trésorerie du consultant.
Le salarié porté garde-t-il son autonomie commerciale ?
Oui. Il prospecte ses clients et négocie ses missions. La société de portage intervient sur la partie administrative et juridique, sans s’immiscer dans le contenu professionnel de la mission.
