72 % des indépendants citent la sécurité comme raison principale de choisir le portage salarial.

Vous envisagez de lancer une société spécialisée dans ce modèle hybride. Ici, nous posons le cadre : activité encadrée, obligations réglementaires et formalités classiques à compléter.

Ce guide est un mode d’emploi pratique. Il détaille, pas à pas, l’offre commerciale, le business plan, le choix juridique, la déclaration d’activité et la conformité.

Concrètement, la logique est simple : la société facture l’entreprise cliente, puis transforme les honoraires en salaire après déduction des cotisations et d’une commission.

Nous clarifions aussi les contraintes : exclusivité possible, autorisations à obtenir, trésorerie et garanties à prévoir. La crédibilité (garantie financière, RC pro, transparence) reste un levier d’acquisition essentiel.

Ce texte s’adresse aux professionnels qui veulent structurer un projet viable pour les salariés portés et les clients.

Table of Contents

Points clés à retenir

  • Comprendre le modèle économique : facturation → salaire.
  • Valider le marché et structurer une offre claire.
  • Construire un business plan et choisir la forme juridique adaptée.
  • Respecter les obligations réglementaires et les déclarations.
  • Renforcer la confiance via garanties financières et transparence.
  • Consulter un guide complet comme les atouts du portage salarial pour approfondir.

Comprendre le portage salarial et le modèle économique d’une entreprise de portage

Le modèle repose sur une relation à trois acteurs, chacun ayant des responsabilités claires.

Une relation triangulaire

La société portage encadre, facture et sécurise le cadre social. Le salarié porté réalise la prestation. L’entreprise cliente achète le service et paie la mission.

Circuit économique et transformation des honoraires

Vous négociez la mission, la société facture l’entreprise cliente et encaisse.

Après paiement, la somme est ventilée : prélèvements fiscaux, cotisations sociales, frais de gestion et salaire net.

Structure de la marge et transparence

  • Frais de gestion : souvent 5–15 %; couvrent paie, recouvrement et outils.
  • Commission et coûts fixes : influent sur le reste à redistribuer au salarié porté.
  • Frais professionnels : remboursables séparément et distincts des frais de gestion.

Activités éligibles et limites

Le dispositif cible principalement des prestations de service intellectuelles et commerciales. Certaines activités réglementées ou assimilables au prêt de main-d’œuvre sont exclues.

Reporting : un compte d’activité mensuel doit être tenu pour tracer encaissements et affectations. Cette transparence renforce la confiance entre toutes les parties.

Valider l’opportunité de création d’entreprise sur le marché du portage salarial en France

Comprendre qui opère sur ce marché facilite un positionnement pertinent. Cartographiez acteurs généralistes, spécialistes sectoriels (informatique, spectacle, immobilier) et implantations locales versus couverture nationale. Pensez aussi aux acteurs internationaux si vous visez une expansion.

Consultez des référentiels reconnus, comme PEPS, pour comparer pratiques de frais et niveaux de services. Ce repère aide à aligner votre offre sur les attentes du marché.

Ciblage et prestations attendues

Structurez votre étude : identifiez PME, ETI, grands comptes ou collectivités et leurs besoins récurrents (audit, RH, IT, commerce). Définissez des personas clients centrés sur réactivité, conformité et gestion des risques.

Créez aussi des personas consultants : simplicité administrative, accompagnement, formation et lisibilité du compte. Ces profils orientent l’offre de services et la communication.

Différenciation et proposition de valeur

  • Onboarding fluide et reporting clair.
  • Outils digitaux, support juridique et offre de formation.
  • Services annexes utiles (standard, carte professionnelle, formation).

Proposition « Sage & Protecteur » : sécuriser, expliquer et accompagner est un levier puissant pour convertir et fidéliser dans un marché où la confiance compte.

Définir votre offre et votre positionnement pour convaincre entreprises clientes et salariés portés

Définir précisément vos services aide à convaincre rapidement entreprises clientes et professionnels indépendants.

Délimiter le périmètre : ciblez secteurs (IT, RH, finance), niveau d’expertise et couverture géographique (local, multi-régions, national). Cette approche évite une promesse trop large au lancement.

Construire l’expérience salarié porté : formalisez un parcours d’onboarding avec check-list administrative. Le salarié porté rend compte au moins une fois par mois et peut négocier le prix de sa prestation.

Organisez un suivi mensuel : collecte CRA/temps, validation des frais, point de trésorerie et calendrier de paie. Ouvrez un compte activité et informez chaque mois des versements clients, frais gestion, frais professionnels, prélèvements sociaux/fiscaux et rémunération nette.

Politique de frais claire : détaillez règles de frais professionnels, justificatifs, plafonds et ce que couvre la frais gestion. La transparence renforce la confiance de l’entreprise cliente et protège le statut et la sécurité sociale du consultant.

Élément Ce que vous affichez Fréquence
Encaissements clients Montant facturé et dates Mensuel
Frais professionnels Justificatifs et plafonds Mensuel
Frais de gestion Pourcentage et services couverts Mensuel
Prélèvements sociaux/fiscaux Montants et organismes Mensuel
Rémunération nette Versement au compte salarié porté Mensuel

Pour un guide pratique sur le choix d’une société adaptée, consultez notre dossier dédié.

Établir un business plan solide pour une entreprise de portage salarial

A modern office setting depicting a diverse group of professionals engaged in a strategic planning session for a "portage salarial" business. In the foreground, a confident woman in a tailored blazer is presenting a detailed business plan on a sleek laptop, while a focused man in a crisp shirt takes notes. The middle ground features a whiteboard filled with charts and graphs illustrating financial projections and market analysis. Soft, natural lighting from large windows creates an inviting atmosphere, highlighting the vibrant colors of the office furniture. In the background, the brand name "UMALIS GROUP" is subtly integrated into a wall mural, suggesting a connection to professional growth and innovation. The mood is collaborative and optimistic, emphasizing teamwork and strategic thinking.

Un business plan solide transforme une idée d’activité en un projet financier viable et prévisible. Il sert de feuille de route commerciale et financière. Nous y intégrons hypothèses, prévisionnel et organisation opérationnelle.

Étude de marché et hypothèses

Définissez nombre de consultants actifs, volume moyen de missions, durée moyenne et TJM. Estimez le délai moyen de signature et le taux de transformation prospects → missions.

Ces hypothèses pilotent le chiffre d’affaires et permettent d’évaluer la capacité à absorber frais et cotisations.

Bilan prévisionnel et trésorerie

Construisez un tableau avec chiffre d’affaires prévisionnel, frais de gestion (souvent 5–15 %), charges de paie, assurances et cotisations sociales.

Projetez scénarios sur 12 mois : retard d’encaissement, saisonnalité, paiements clients. Anticipez la trésorerie nécessaire pour assurer le versement mensuel des salaires.

Moyens techniques et organisation

Précisez outils de facturation, recouvrement, production de paie et contrôle contractuel. Formalisez circuits de validation des missions, frais et CRA.

Incluez un plan de conformité : archivage, contrôles internes et recours à prestataires paie/juridique pour limiter les risques.

  • Hypothèses de production : consultants, volume, durée, TJM.
  • Modèle de revenus : facturation client, frais de gestion, capacité de financement.
  • Gestion : paie, recouvrement, conformité et trésorerie.

Pour approfondir la structure financière d’une entreprise portage salarial, consultez notre dossier dédié.

Choisir la forme juridique adaptée pour créer une société de portage

Une décision structurante : la nature juridique influence la gouvernance, la fiscalité, la gestion des dirigeants et la perception par les clients.

SAS, SARL, SA : impacts fiscaux, sociaux et de gouvernance

La SAS offre une grande souplesse statutaire. Elle peut être intéressante si vous souhaitez modularité des pouvoirs et ouverture du capital.

La SARL propose une gouvernance plus encadrée. Elle peut être préférée pour une structure familiale ou à responsabilité limitée des associés.

La SA apporte de la crédibilité pour des montages plus lourds, mais exige des formalités et des seuils de capital plus élevés.

Structurer la direction et la responsabilité

  • Rémunération : arbitrage salaire/dividendes impacte charges sociales et cohérence avec la sécurité sociale.
  • Responsabilité : des statuts rédigés offrent des protections et clarifient délégations et pouvoirs.
  • Conformité : garanties et assurance responsabilité civile doivent être intégrées dès la rédaction des statuts.
Critère SAS SARL SA
Souplesse statutaire Élevée Moyenne Faible
Complexité administrative Moyenne Basse Élevée
Crédibilité vis‑à‑vis clients Bonne Correcte Très bonne
Ouverture du capital Facile Limitée Adaptée grands projets

Conseil : prévoyez dès le dossier d’immatriculation l’identité des dirigeants, l’adresse du siège et des statuts alignés avec votre activité. Mieux vaut une structure robuste que des économies qui fragilisent l’autorisation et la confiance du marché.

Réaliser les formalités classiques de création d’entreprise avant l’activité

Un démarrage structuré commence par des formalités claires et des outils adaptés. Ces premières actions protègent la trésorerie et la confiance des partenaires.

Formalités administratives : immatriculation au registre compétent, publication d’annonces légales et ouverture d’un compte bancaire professionnel. Pensez aussi à obtenir les assurances nécessaires.

Outillage opérationnel : choisissez un CRM, un logiciel de facturation et un coffre-fort numérique. Intégrez un SIRH/paie fiable pour assurer le versement mensuel des salaires.

Socle « portage-ready » : workflow de contractualisation, contrôle des pièces d’identité, portail consultant et suivi des encaissements. Ce socle réduit les erreurs et accélère la facturation.

  • Rôles minimaux : commercial, gestion, paie, conformité.
  • SLA : délai de réponse et cycles de validation.
  • Processus litiges : escalade et médiation documentée.

Communication et acquisition : site web optimisé SEO, contenus pédagogiques, preuves sociales et discours centré sur la sécurité et la transparence. Ciblez secteurs et zones, nouez partenariats avec réseaux de consultants et lancez campagnes LinkedIn/SEA.

Clarté commerciale : expliquez le fonctionnement, affichez les frais de gestion et proposez des simulations réalistes. Dès les premiers mois, la qualité de gestion devient votre meilleur canal d’affaires et de recommandation.

Pour un guide complet sur les démarches à suivre, consultez notre checklist dédiée.

les étapes pour créer sa propre entreprise de portage salarial : la déclaration d’activité et l’autorisation d’exercer

Sans autorisation, l’activité ne peut débuter. Vous devez envoyer une déclaration d’activité en deux exemplaires par LRAR à l’Inspecteur du Travail compétent du siège.

Le dossier doit contenir :

  • l’opération (création, transfert de siège, cessation, ouverture de succursale);
  • le nom, le siège, la forme sociale et la date d’effet;
  • l’identité complète des dirigeants;
  • l’organisme de sécurité sociale et le numéro employeur;
  • l’effectif permanent actuel et envisagé;
  • les domaines géographiques et professionnels couverts.

Délais, vigilance et cas ultérieurs

La réponse administrative intervient sous 15 jours. Tant que le feu vert n’est pas donné, aucune mission facturée ne peut être exécutée.

En cas de transfert de siège, de cessation ou d’ouverture d’une succursale, une nouvelle déclaration s’impose. Nous recommandons une checklist documentaire, une relecture juridique et un planning qui évite d’engager des salariés ou des clients avant réception de l’autorisation.

« Organiser soigneusement cet envoi protège votre projet et préserve la crédibilité de la société auprès des partenaires. »

Respecter les obligations réglementaires propres aux sociétés de portage salarial

A professional office environment depicts a focused business meeting between three individuals in smart business attire, representing a diverse team working on portage salarial principles. In the foreground, a confident woman gestures towards a document on the table, illustrating regulatory compliance, while a man takes notes on a laptop. The middle ground showcases a large whiteboard filled with charts and bullet points about business regulations and responsibilities specific to portage salarial, labeled with "UMALIS GROUP" prominently at the top. In the background, glass windows reveal a city skyline, flooding the room with natural light, creating an atmosphere of professionalism and determination. The angle captures the intensity and collaboration of the meeting, with soft shadows enhancing the warm, inviting setting.

Assurer le respect des obligations réglementaires protège les salariés et sécurise les flux financiers. Ce cadre favorise la confiance des clients et des consultants.

Activité exclusive

Ce qui est autorisé et ce qui doit être exclu

La société ne peut exercer qu’une activité de portage salarial. Toute activité accessoire non liée au modèle expose à des redressements.

En pratique, évitez les prêts de main‑d’œuvre déguisés et les services annexes non déclarés.

Assurance responsabilité civile professionnelle

Protection pendant l’exécution de la mission

La responsabilité civile est obligatoire au bénéfice du salarié. Elle couvre dommages causés lors de l’exécution de la mission.

Présentez la police à vos consultants et clients et archivez les attestations.

Garantie financière

Sécuriser salaires et versement des cotisations

La garantie financière assure le paiement des salaires et des cotisations sociales en cas de défaillance.

Choisissez un garant reconnu et communiquez cette garantie comme preuve de sécurité.

Obligations sociales

Médecine du travail, retraite complémentaire et prévoyance

  • Organisation des visites et suivi santé au travail;
  • Affiliation aux régimes de retraite complémentaire et prévoyance;
  • Gestion des cotisations et déclarations mensuelles.
Obligation Rôle Fréquence
Responsabilité civile Couverture dommages liés à la mission Contrat annuel
Garantie financière Sécurise salaires et cotisations Contrat en continu
Médecine du travail Suivi santé des salariés Visites périodiques
Retraite complémentaire & prévoyance Protection sociale complémentaire Affiliation et cotisations mensuelles

Recommandations : documentez procédures, auditez contrôles internes et formez l’équipe. Une conformité affichée accélère l’acquisition et rassure les profils seniors.

Mettre en place les contrats et processus opérationnels du portage

Structurer les contrats et les process opérationnels évite les zones grises et sécurise chaque mission. Cette architecture contractuelle repose sur trois documents imbriqués : la convention, le contrat de prestation et le contrat travail.

Convention : elle pose les règles d’accueil, les modalités d’entrée en mission, les obligations de reporting et les conditions de gestion. Elle prépare le salarié porté à la relation opérationnelle.

Contrat de prestation : il doit cadrer l’objet, les dates, le prix, les conditions de facturation et les exigences de sécurité imposées par l’entreprise cliente. Précisez modalités de paiement et pièces justificatives.

Contrat travail : choisissez CDD ou CDI selon la nature des prestations. Le CDD précise le terme (ou le terme imprécis), peut être renouvelé deux fois, et ne doit pas dépasser 18 mois au total. Un report de trois mois peut être prévu et le document doit être remis au salarié sous deux jours ouvrables.

Le CDI implique des avenants par mission et la gestion d’inter‑missions non rémunérées. Prévoyez des règles claires sur les réserves et la gestion des périodes sans réalisation.

Ajoutez clauses incontournables : mode de calcul de la rémunération, indemnité d’apport d’affaires, frais gestion, remboursement des frais professionnels, affiliation retraite/prévoyance et preuve de garantie financière et assurance RC.

Enfin, instituez un compte d’activité avec reporting mensuel détaillant encaissements, imputations, frais, prélèvements et net versé. Documentez aussi les obligations santé et sécurité chez l’entreprise cliente : conditions d’exécution, EPI et traçabilité des informations.

Pour les aspects administratifs et la gestion quotidienne, consultez notre guide sur la gestion administrative du portage salarial.

Conclusion

En synthèse, un parcours méthodique garantit la crédibilité et la sécurité de votre projet.

Checklist rapide : comprendre le modèle, valider le marché, définir l’offre, sécuriser le business plan, choisir la forme juridique, réaliser les formalités et obtenir l’autorisation. Industrialisez contrats et process, puis mettez en place un compte d’activité avec information mensuelle.

Points non négociables : aucune activité lancée sans autorisation, activité exclusive confirmée, assurance RC et garantie financière clairement documentée. Affichez la transparence des frais.

Gouvernance : instaurez une revue mensuelle des indicateurs, incidents et retards de paiement. Ensuite, développez l’acquisition, améliorez l’expérience digitale et consolidez votre réseau. En cas de cas complexes (international, secteurs spécifiques, volumes importants), faites-vous accompagner par des experts juridiques et paie.

FAQ

Qu’est‑ce que le portage salarial et comment fonctionne le modèle économique d’une société de portage ?

Le portage salarial repose sur une relation triangulaire entre la société de portage, le salarié porté et l’entreprise cliente. La société facture la prestation à l’entreprise cliente, reverse un salaire au salarié porté après déduction des frais de gestion et des cotisations sociales, et assure la gestion administrative, la paie et la conformité. La marge de la société couvre frais de gestion, garanties financières et services d’accompagnement.

Quelles activités sont éligibles au portage et quelles sont les limites ?

Sont éligibles majoritairement les prestations intellectuelles et services en B2B (consulting, formation, IT, marketing, ingénierie). Les activités réglementées (santé, avocats, expertises nécessitant un statut particulier) demandent des vérifications préalables et parfois des autorisations spécifiques. Vérifiez aussi les restrictions liées à la responsabilité civile professionnelle.

Comment valider le marché avant de lancer une société de portage ?

Réalisez une étude de marché : cartographie des acteurs (généralistes, sectoriels), identification des entreprises clientes cibles et estimation du volume de missions, durée moyenne et taux journalier moyen (TJM). Testez une offre pilote auprès de quelques clients et mesurez le taux de transformation et la satisfaction des salariés portés.

Comment définir l’offre et le positionnement pour attirer entreprises clientes et salariés portés ?

Délimitez clairement les domaines couverts et la zone géographique. Proposez un parcours salarié porté structuré : onboarding, compte activité, suivi mensuel et reporting. Mettez en avant la transparence des frais de gestion, les services annexes (formation, assurance RCP) et les outils digitaux.

Quels éléments inclure dans un business plan de société de portage ?

Intégrez une étude de marché, hypothèses sur volume de missions, durée et TJM, prévisions de chiffre d’affaires et bilan prévisionnel (charges, cotisations, trésorerie). Prévoyez les moyens techniques : logiciel de facturation, processus de recouvrement, paie et conformité sociale.

Quelle forme juridique choisir pour une société de portage ?

Les formes courantes sont la SAS et la SARL. Le choix impacte la gouvernance, le régime social du dirigeant et la fiscalité. La SAS offre souvent plus de souplesse pour l’actionnariat et la responsabilité limitée, tandis que la SARL peut convenir pour des structures plus simples.

Quelles formalités effectuer avant le démarrage d’activité ?

Immatriculation au registre du commerce (ou répertoire approprié), publication d’annonces légales si nécessaire, ouverture de comptes bancaires professionnels et mise en place des outils de gestion (facturation, paie, compte activité). Préparez aussi votre stratégie de communication et d’acquisition client.

Comment déclarer l’activité et à qui envoyer la déclaration d’exercice ?

La déclaration d’activité doit être adressée à l’Inspecteur du Travail du siège social, en recommandé avec accusé de réception (deux exemplaires). Elle précise la forme sociale, date d’effet, dirigeants, organisme de sécurité sociale et effectifs prévisionnels.

Quelles informations doivent figurer dans la déclaration d’activité ?

Indiquez la forme juridique, la date d’effet, les noms des dirigeants, l’organisme de sécurité sociale, le nombre de salariés portés prévus et les champs d’intervention (secteurs, métiers, zones géographiques). Ces éléments permettent à l’administration d’évaluer la conformité.

Quels sont les délais et points de vigilance liés à l’autorisation d’exercer ?

L’autorisation peut être traitée rapidement mais l’exercice sans déclaration appropriée est interdit. Attendez la confirmation avant de commercialiser pleinement vos services. En cas de changement (transfert de siège, ouverture de succursale, cessation), des déclarations complémentaires s’imposent.

Quelles obligations réglementaires spécifiques s’appliquent aux sociétés de portage ?

Respectez l’activité exclusive prévue, souscrivez une assurance responsabilité civile professionnelle, mettez en place une garantie financière pour sécuriser salaires et cotisations, et respectez les obligations sociales comme médecine du travail, retraite complémentaire et prévoyance.

Quels contrats faut‑il préparer pour une activité de portage ?

Rédigez une convention de portage qui encadre la relation avec le salarié porté, un contrat de prestation avec l’entreprise cliente (objet, dates, conditions financières) et le contrat de travail en portage (CDD ou CDI selon la mission). Prévoyez des clauses sur rémunération, indemnité d’apport d’affaires, frais professionnels et frais de gestion.

CDD ou CDI en portage : comment choisir et quelles spécificités ?

Le CDD reste adapté aux missions à terme précis avec limites de durée et règles de renouvellement à respecter. Le CDI convient pour une relation durable ; les inter‑missions non rémunérées et les avenants par mission doivent être clarifiés. Choisissez en fonction de la nature et de la répétition des missions.

Quelles clauses sont incontournables dans les contrats de portage ?

Intégrez une clause de rémunération claire, modalité des frais de gestion, indemnité d’apport d’affaires si applicable, prise en charge des frais professionnels, conditions de rupture et dispositions sur la propriété intellectuelle et la responsabilité civile.

Comment fonctionne le compte d’activité et le reporting pour le salarié porté ?

Le compte d’activité centralise facturations, versements et imputations (salaire brut, cotisations, frais de gestion). Fournissez un reporting mensuel clair au salarié porté avec détail des montants perçus et des retenues appliquées.

Qui est responsable de la santé et de la sécurité pendant l’exécution d’une mission ?

La responsabilité principale liée à l’organisation du travail incombe à l’entreprise cliente pendant l’exécution de la mission. La société de portage doit toutefois s’assurer du respect des règles de sécurité et vérifier que l’entreprise cliente fournit les équipements nécessaires et la prévention adaptée.

Quelle assurance responsabilité civile professionnelle faut‑il souscrire ?

Souscrivez une assurance couvrant les dommages causés lors de l’exécution des prestations. Le niveau de couverture dépend des risques du secteur et des montants contractuels ; vérifiez aussi les exigences des entreprises clientes.

Qu’est‑ce que la garantie financière et pourquoi est‑elle nécessaire ?

La garantie financière sécurise le paiement des salaires et des cotisations sociales en cas de difficultés de la société de portage. Elle rassure salariés portés et clients et peut être exigée par l’administration ou les partenaires bancaires.

Quels frais devez‑vous prévoir dans la gestion d’une société de portage ?

Prévoyez les frais de gestion (commission sur chiffre d’affaires), frais professionnels remboursables, charges sociales, assurance RCP, coûts logiciels (facturation, paie), et coûts d’acquisition client (marketing, commercial). Assurez la transparence des règles de calcul pour vos salariés portés.

Comment gérer la conformité sociale et le paiement des cotisations ?

Mettez en place un service paie performant ou externalisé, gérez les déclarations sociales et le versement des cotisations aux organismes (URSSAF, caisses de retraite). Le respect des échéances et la traçabilité sont essentiels pour éviter redressements.

Comment structurer le suivi commercial et la relation avec les entreprises clientes ?

Définissez un processus d’acquisition et de fidélisation : identification des cibles, propositions commerciales standardisées, contrats types, suivi des missions et point régulier sur satisfaction. Proposez des services différenciants : reporting, garantie qualité, formations.

Quel accompagnement proposer aux salariés portés pour favoriser fidélisation et qualité des prestations ?

Offrez un onboarding complet, accès à la formation continue, un interlocuteur dédié, suivi des missions via compte activité et bilans périodiques. La qualité de l’accompagnement améliore la rétention et la réputation de la société de portage.