Surprise : près de 70 % des indépendants transforment leur chiffre d’affaires en salaire grâce au portage salarial, tout en gardant autonomie et protection sociale.
À qui s’adresse ce guide ? Il cible les consultants, experts et freelances qui cherchent un statut sécurisé sans renoncer à leur liberté.
Le portage salarial se définit par une relation tripartite : vous trouez vos missions, une société prend en charge l’administratif et votre CA devient bulletin de paie. Cette solution diffère nettement du salariat classique et de l’entreprise individuelle.
Notre promesse : clarifier le fonctionnement, les contrats, la rémunération et les conditions d’accès. Nous expliquons aussi comment choisir une société de portage adaptée à votre projet.
Pour aller plus loin, découvrez notre guide dédié via réussir en portage salarial et évaluer si ce statut correspond à votre activité professionnelle et à vos ambitions.
Table of Contents
Points clés
- Public : consultants, experts et freelances en quête de sécurité.
- Fonctionnement : mission → gestion administrative → salaire.
- Avantage : protection sociale et autonomie.
- Cadre légal : dispositif encadré par le Code du travail.
- Objectif : décider si ce statut s’aligne sur vos revenus et votre marché.
Pourquoi le portage salarial séduit les consultants en France aujourd’hui
Aujourd’hui, de nombreux consultants choisissent un statut hybride qui combine sécurité et liberté.
Contexte français : la demande d’expertise indépendante augmente. Beaucoup recherchent flexibilité et garanties sociales (santé, retraite, assurance chômage) qui manquent souvent aux autres statuts.
Entre sécurité du salariat et flexibilité de l’indépendant
Équilibre clair : vous conservez votre autonomie commerciale — choix des clients, tarifs, organisation du travail — tout en bénéficiant d’un statut salarié assuré par une structure tierce.
Une alternative pour lancer ou tester une activité
Le dispositif permet un mode « test & learn ». Vous lancez un projet, validez une offre et explorez un marché sans créer immédiatement une création d’entreprise.
« Ce cadre offre une voie sûre pour tester une activité sans alourdir l’administratif. »
- Comparaison : simplicité et crédibilité vs micro-entreprise, SASU, EURL.
- Bénéfices clients : expertise encadrée, coûts maîtrisés, moindre risque légal.
- Profils concernés : reconversion, freelance établi, créateur, retraité actif.
| Critère | Avantage | Remarque |
|---|---|---|
| Sécurité sociale | Protection complète (maladie, retraite, chômage) | Plus élevée que micro-entreprise |
| Simplicité | Pas de création structurelle immédiate | Idéal pour tester une activité |
| Coût | Frais de gestion à prévoir | À comparer selon CA et services inclus |
| Crédibilité | Fiches de paie et statut salarié | Facilite accès aux clients et aux financements |
Définition du portage salarial et principe de la relation tripartite
La mise en œuvre d’une mission exige la coordination claire entre trois parties distinctes.
Définition opérationnelle : un consultant indépendant réalise une prestation pour une entreprise cliente. Une société de portage salarial prend en charge la contractualisation et la totalité de l’administratif.
Concrètement, voici qui fait quoi :
- Le consultant indépendant prospecte, négocie et exécute la mission.
- L’entreprise cliente valide la prestation et règle la facture.
- La société portage salarial signe le contrat de travail (CDD/CDI), facture l’entreprise, encaisse le chiffre d’affaires et verse le salaire.
La logique « CA → paie » est simple : le chiffre affaires perçu par la société est diminué des frais de gestion et des charges sociales. Le solde sert à établir votre fiche de paie et vos droits sociaux.
Vous restez le moteur de l’activité : prospection, relation client et qualité de delivery dépendent de votre action. La société portage n’est pas un apporteur automatique de missions, mais elle sécurise l’accès aux clients qui préfèrent un cadre contractuel robuste.
Outil de pilotage : le compte d’activité centralise les montants disponibles et les périodes non facturées. Il aide à planifier vos revenus et mieux gérer le passage du chiffre d’affaires au salaire.
Pour mieux comprendre l’impact des charges et des frais sur votre rémunération, consultez notre dossier dédié sur charges en portage salarial.
Cadre légal et convention collective du portage salarial
Plusieurs textes clés encadrent aujourd’hui l’exercice du portage en France. Ils définissent les obligations des acteurs, clarifient les garanties sociales et limitent les risques juridiques.
Références essentielles :
- Reconnaissance au Code du travail (2008).
- Ordonnance n°2015‑380 du 2 avril 2015, qui précise les conditions d’exercice.
- Convention collective dédiée du 22 mars 2017, applicable aux structures.
Ce que cela protège : le cadre sécurise la relation entre consultant et client. Il vise à prévenir le marchandage et la main‑d’œuvre illicite. Ainsi, entreprises et professionnels réduisent leur exposition au risque pénal.
Autonomie et statut salarié : vous conservez votre autonomie commerciale. Le client peut fixer des objectifs et exiger des livrables, mais ne doit pas exercer un management hiérarchique ni imposer des horaires.
Rôle de la société employeur : elle conclut le contrat de travail, effectue les déclarations et paie les cotisations. Le respect de la convention garantit vos droits de salarié et une sécurité juridique renforcée.
Pour des détails sur les aspects contractuels et les avenants, consultez notre fiche dédiée à avenant au contrat et préparez la transition du juridique au quotidien.
Comment fonctionne concrètement une mission de conseil en portage
Chaque mission suit un parcours précis, du contact initial au bulletin de paie. Vous gardez la main sur la prospection, la négociation du tarif (TJM ou forfait) et le choix des clients.
Prospection et négociation
Liberté commerciale : vous définissez le périmètre de la prestation, les livrables et votre positionnement. La relation commerciale reste entre vous et votre client.
Contrat commercial et démarrage
Au démarrage, un contrat commercial formalise durée, objectifs, facturation, gestion des frais et clauses de confidentialité. Ce document protège toutes les parties et fixe les modalités pratiques.
Facturation, encaissement et paiement
La société facturante encaisse le montant HT. Elle paie ensuite les charges sociales et reverse votre salaire selon les règles convenues. Ce circuit sécurise vos flux financiers.
Gestion administrative quotidienne
La société assure les déclarations sociales, l’émission des bulletins et le suivi du compte d’activité. Ce service facilite le pilotage de votre trésorerie et votre conformité.
Qualité de service : une société réactive simplifie les échanges avec vos clients via des outils de suivi et un process clair.
| Étape | Document clé | Responsable | Impact |
|---|---|---|---|
| Prospection & négociation | Devis / proposition commerciale | Vous | Positionnement et tarif |
| Signature et démarrage | Contrat commercial | Vous + client | Cadre et périmètre |
| Facturation | Facture émise | Société de portage | Encaissement sécurisé |
| Paiement et suivi | Bulletin de paie / compte d’activité | Société de portage | Rémunération et droits sociaux |
Pour apprendre comment choisir une structure adaptée et trouver missions compatibles avec votre profil, consultez notre guide pratique : trouver une société de portage.
le portage salarial pour les métiers du conseil : profils et cas d’usage
Des parcours variés — reconversion, création, retraite active — trouvent un cadre opérationnel adapté.
Profils qui réussissent : cadres en reconversion capitalisent sur une forte expertise. Freelances cherchent plus de sécurité. Créateurs testent un marché sans créer une structure. Retraités facturent des missions ponctuelles.
Prestations fréquemment proposées : audit, conduite de projet, missions d’expertise, accompagnement au changement et coaching.
Domaines d’intervention
Stratégie, RH, finance, IT, qualité, achats et innovation traitent des problématiques concrètes : optimisation, transformation, maîtrise des coûts, sécurisation des affaires.
Pourquoi ces missions conviennent : elles reposent sur des livrables clairs, une autonomie forte et des objectifs mesurables. L’absence de subordination directe facilite l’organisation.
Intérêt côté client : accès rapide à une compétence rare sur une durée définie, avec un cadre contractuel sécurisé.
Évolution possible : démarrer seul, puis monter en charge via réseau et collaborations pluridisciplinaires pour adresser des projets plus larges.
Conditions d’accès et règles à connaître avant de se lancer

Avant de vous lancer, vérifiez rapidement si votre profil répond aux critères d’accès au dispositif. Cette étape évite des choix inadaptés et protège vos ressources.
Qualification et expérience
Critère courant : un niveau Bac +2 ou une expérience significative d’au moins 3 ans dans le domaine suffit souvent.
Pourquoi ? Parce que la crédibilité technique facilite la signature de la première mission et l’autonomie dans le travail.
Nature de l’activité
Le dispositif cible des prestations intellectuelles : conseil, IT, formation, ingénierie, etc. Les activités réglementées sont exclues.
Seuils et pratiques de marché
Un TJM autour de 300 € HT/jour est fréquemment attendu. Ce niveau permet de couvrir charges et frais de gestion tout en dégageant un salaire viable.
Ce que le statut ne garantit pas
Transparence : la société n’apporte pas automatiquement des missions. Vous êtes responsable de prospecter et de trouver missions.
« Vérifiez votre proposition de valeur, votre réseau et la capacité à signer un premier client avant de démarrer. »
| Critère | Minimum attendu | Impact | Conseil |
|---|---|---|---|
| Qualification | Bac +2 ou 3 ans d’expérience | Crédibilité commerciale | Valorisez preuves et références |
| Nature d’activité | Prestations intellectuelles non réglementées | Admissibilité | Vérifiez obligations légales |
| TJM | ≥ ~300 € HT/jour | Viabilité financière | Calculez charges et rémunération cible |
| Prospection | Active | Accès aux missions | Construisez un plan commercial |
Les avantages du portage salarial pour un consultant indépendant
Ce dispositif offre au consultant une combinaison rare : protection sociale complète et autonomie commerciale.
Protection sociale : vous bénéficiez d’une couverture proche du salarié. Cela inclut maladie, indemnités, retraite et, sous conditions, accès à l’assurance chômage.
Une mutuelle et une prévoyance complètent souvent l’offre. La responsabilité civile professionnelle est aussi proposée par de nombreuses structures.
Crédibilité financière : les bulletins de paie stabilisent vos démarches bancaires.
Cela facilite les demandes de crédit ou la signature d’un bail, sans garantir l’acceptation automatique.
Simplicité administrative : facturation, déclarations sociales et suivi sont gérés par la société. Vous gagnez du temps et concentrez votre énergie sur les missions et la relation client.
Accompagnement et réseau
De nombreuses structures offrent coaching, ateliers et formations. Elles diffusent aussi des offres et facilitent les mises en relation.
Dimension collective : intégrer un réseau permet d’éviter l’isolement, d’échanger sur des pratiques et de monter des équipes pluridisciplinaires.
Contrepartie : ces services ont un coût. Les frais de gestion réduisent votre marge et doivent être comparés au coût réel de créer et gérer une entreprise.
| Avantage | Ce que cela couvre | Impact pour le consultant | À vérifier |
|---|---|---|---|
| Protection sociale | Maladie, retraite, chômage, mutuelle, prévoyance | Sérénité sanitaire et financière | Conditions d’affiliation et cotisations |
| Crédibilité financière | Bulletins de paie et attestations | Facilite prêts et baux | Durée et régularité des bulletins |
| Gestion administrative | Facturation, déclarations, paies | Gain de temps significatif | Taux et périmètre des services |
| Accompagnement & réseau | Formations, coaching, offres de missions | Développement professionnel accéléré | Qualité et disponibilité des actions proposées |
Rémunération, salaire et frais : comprendre le calcul en portage
Comprendre comment votre chiffre d’affaires se transforme en net est essentiel avant de signer.
Méthode simple : partez du chiffre d’affaires HT. Isolez d’abord les frais professionnels remboursables (déplacements, hébergement, matériel selon politique). Ces frais n’alimentent pas votre salaire mais réduisent la base disponible.
Ensuite, appliquez les frais de gestion (généralement 7–10%) puis les charges sociales et l’impôt à la source. Les charges incluent part salariale et patronale qui financent votre protection sociale.
En pratique, le salaire net représente souvent un peu plus de la moitié du CA HT après toutes déductions. Ce ratio varie selon le niveau de frais pro, le taux de gestion et la situation fiscale.
Points d’attention :
- Vérifiez ce que couvre le taux de gestion (outils, assurances, accompagnement).
- Méfiez-vous des options payantes et des frais cachés.
- Simulez plusieurs scénarios avant de choisir une structure.
Pour approfondir l’impact des cotisations sur votre rémunération, consultez notre dossier sur cotisations sociales et simulation.
Les contrats en portage salarial : sécuriser la relation client
Un dossier contractuel clair réduit les risques et facilite l’exécution d’une mission.
Convention d’adhésion : ce document fixe le cadre de collaboration avec la société. Il détaille les frais remboursables, les modalités de versement, la durée d’adhésion et les conditions de rupture. Il peut être signé avant la première mission pour clarifier les règles.
Contrat commercial de prestation
Le contrat de prestation précise le périmètre, la durée, les moyens attendus, le coût et les conditions de réalisation. Il sécurise la relation client en formalisant livrables, calendrier et modalités de paiement.
Contrat travail (CDD / CDI)
Le contrat travail lie le consultant à la société et confère le statut salarié. Il garantit droits sociaux, bulletin de paie et protections. Ce document complète le contrat commercial et ne le remplace pas.
Points à vérifier avant signature :
- modalités de facturation et délais de paiement ;
- taux et nature des frais de gestion ;
- clauses IP et confidentialité ;
- responsabilités et assurances.
Choisir une bonne société repose aussi sur la qualité des contrats et leur gestion. Pour une définition détaillée, consultez notre page sur portage salarial.
| Document | Objectif | Éléments clés |
|---|---|---|
| Convention d’adhésion | Encadrer la collaboration | Frais remboursables, versement, durée |
| Contrat de prestation | Sécuriser la relation commerciale | Livrables, durée, coût, conditions |
| Contrat travail (CDD/CDI) | Garantir statut et droits | Rémunération, protection sociale, bulletin |
Bien choisir sa société de portage salarial quand on fait du conseil

Choisir la bonne société transforme votre exercice indépendant en une activité stable et fluide.
Critères essentiels : privilégiez la solidité financière, la réactivité et la clarté sur les frais. Vérifiez la qualité des outils de suivi (facturation, compte d’activité) et le niveau d’accompagnement proposé.
Labels, syndicats et garanties
Appartenance à un syndicat (ex : PEPS), label ou audit indépendant est un signal sérieux. Exigez la preuve d’une garantie financière qui sécurise salaires et cotisations.
« Transparence des frais et simulation claire du bulletin sont non négociables. »
Services utiles aux consultants
Recherchez RC Pro, support juridique, modules de formation, réseau et diffusion d’offres. Ces services facilitent la recherche et l’exécution des missions et améliorent votre relation client.
| Critère | Ce qu’il garantit | Question clé | Impact |
|---|---|---|---|
| Solidité financière | Paiement régulier | Bilans disponibles ? | Sérénité de trésorerie |
| Transparence des frais | Clarté sur taux et options | Bulletin type fourni ? | Prévisibilité du salaire |
| Outils & accompagnement | Suivi, facturation, conseils | Plateforme intuitive ? | Gain de temps opérationnel |
| Labels / garantie | Confiance externe | Garantie financière ? | Protection contre risques |
Pour comparer, demandez une simulation, examinez un bulletin type et posez des questions précises avant de signer. Si besoin, consultez notre guide pour trouver un bon consultant en portage.
Conclusion
Pour conclure, imaginez un cadre qui transforme votre chiffre d’affaires en paie tout en gardant votre autonomie.
Résumé : ce dispositif structurel permet d’exercer une activité de conseil en indépendant avec un contrat salarié et une protection sociale, sans création d’entreprise immédiate.
Bénéfices clés : protection sociale, crédibilité auprès des clients, simplicité administrative et pilotage clair de votre activité.
Points de vigilance : les missions ne sont pas garanties. Vous devez prospecter, gérer vos clients et intégrer l’impact des charges et des frais sur le salaire net.
Action recommandée : comparez plusieurs sociétés, demandez une simulation et vérifiez l’adéquation avec votre projet et vos objectifs de revenus.
Checklist rapide : éligibilité (Bac+2 ou 3 ans d’expérience), TJM cible, typologie des missions, documents contractuels, critères de choix du partenaire. Avancez pas à pas, sécurisé et serein.
FAQ
Qu’est-ce que le portage salarial et comment fonctionne la relation tripartite ?
Le portage salarial est un dispositif qui lie trois acteurs : le consultant indépendant, la société de portage et l’entreprise cliente. Le consultant négocie et réalise la mission, la société de portage facture le client, encaisse le chiffre d’affaires, gère les formalités administratives et verse un salaire au consultant. Ce mécanisme transforme une prestation commerciale en bulletin de paie tout en conservant l’autonomie du consultant.
Pourquoi choisir cette solution plutôt que créer une entreprise individuelle ?
Choisir ce statut évite la création immédiate d’une structure juridique et la gestion chronophage qui l’accompagne. Vous bénéficiez d’une protection sociale complète (maladie, retraite, chômage sous conditions), de fiches de paie reconnues par les banques et d’un accompagnement administratif et commercial. C’est une option sûre pour tester une activité, sécuriser une transition professionnelle ou préparer une création d’entreprise.
Qui peut accéder au dispositif et quelles sont les conditions d’admission ?
L’accès demande généralement une expertise et une expérience significative (souvent équivalente à bac+2 ou 3 ans d’expérience). Les activités doivent être intellectuelles et non réglementées. Les sociétés de portage évaluent aussi la pertinence commerciale du projet et la capacité à trouver des missions.
Quels documents et contrats encadrent la relation ?
Trois contrats principaux sécurisent la collaboration : le contrat commercial entre la société de portage et l’entreprise cliente, la convention d’adhésion ou convention collective encadrant les conditions générales, et le contrat de travail (CDD ou CDI) liant la société de portage au consultant. Ces pièces précisent la mission, la durée, les moyens, le coût et le remboursement des frais.
Comment est calculée la rémunération du consultant ?
Le chiffre d’affaires facturé au client subit des déductions : frais de gestion de la société de portage, charges sociales et impôts. Les frais professionnels remboursés ne sont pas imposables s’ils sont justifiés. En pratique, le salaire net représente souvent une part significative mais variable du CA HT selon le taux de gestion et le niveau de charges.
Quels frais peuvent être remboursés et comment les gérer ?
Les frais professionnels liés à la mission (déplacements, hébergement, outillage, achats liés au projet) peuvent être remboursés par la société de portage s’ils sont justifiés. Ils sont déduits du CA avant calcul des cotisations, ce qui optimise la rémunération nette si correctement documentés.
Quelle protection sociale obtient-on en étant salarié porté ?
Vous bénéficiez d’une couverture complète : assurance maladie, cotisations retraite, accès à l’assurance chômage selon conditions, mutuelle et prévoyance si la société propose ces garanties. Cela offre une protection proche de celle d’un salarié classique tout en conservant l’indépendance commerciale.
Le consultant conserve-t-il son autonomie commerciale ?
Oui. Le consultant reste maître de sa prospection, de la négociation des tarifs et du choix des clients. La société de portage intervient techniquement sur la facturation, la gestion et le paiement, sans imposer de lien de subordination avec le client.
Quels sont les principaux risques ou limites de ce statut ?
Les missions ne sont pas garanties : le consultant doit assurer sa prospection. Les frais de gestion réduisent le taux de transformation du CA en salaire. Enfin, certaines activités réglementées ou commerciales ne sont pas éligibles. Il convient donc de vérifier l’adéquation de votre projet avec les règles du dispositif.
Comment choisir une société de portage sérieuse ?
Vérifiez la solidité financière, la transparence des frais, la qualité de l’accompagnement (formation, réseau, outils), la présence de garanties et d’adhésion à des labels ou syndicats professionnels. Demandez des exemples de services : assurance responsabilité civile professionnelle, aide à la recherche de missions, interface de gestion.
Quels services complémentaires peut offrir une société pour faciliter le développement d’activité ?
Bon nombre proposent de l’accompagnement commercial, des formations, un réseau de consultants, la diffusion d’offres et des services administratifs dédiés (déclarations sociales, suivi du compte d’activité). Ces dispositifs favorisent le développement professionnel et la réduction de l’isolement.
Quelle est l’impact du cadre légal sur la sécurité de la relation ?
Le cadre légal (Code du travail, ordonnance de 2015, convention collective de 2017) sécurise la relation en précisant les droits sociaux, les obligations et en luttant contre le travail dissimulé. Il protège également l’autonomie du consultant en garantissant l’absence de lien de subordination avec le client.
Quel niveau de TJM viser pour être rentable en tant que consultant porté ?
Le marché indique souvent des TJM autour de 300 € HT/jour comme point de référence, mais le seuil pertinent dépend de votre expertise, du secteur et des modalités de remboursement des frais. Calculez précisément vos charges, frais de gestion et objectifs de salaire pour définir un TJM adapté.
Le consultant porté cotise-t-il pour la retraite et le chômage ?
Oui. Les cotisations retraite sont prélevées comme pour tout salarié. L’accès à l’assurance chômage dépend des conditions du contrat de travail (CDD/CDI) et des contributions versées. Renseignez-vous sur les modalités auprès de la société de portage.
Comment se passe la facturation et le paiement des missions ?
La société de portage émet les factures au client, encaisse les paiements puis établit le bulletin de paie du consultant après déduction des frais de gestion et cotisations. Les délais de paiement et les modalités doivent être précisés dans le contrat commercial.
Peut-on cumuler portage avec d’autres statuts (auto‑entrepreneur, salarié) ?
Le cumul est possible selon les situations, mais il faut vérifier les règles sociales et fiscales, ainsi que les éventuelles clauses d’exclusivité avec un employeur. Demandez un accompagnement personnalisé pour éviter les conflits et optimiser votre protection sociale.
