Surprise : plus de 120 000 professionnels en France utilisent aujourd’hui le portage salarial, preuve d’une adoption rapide pour ceux qui veulent concilier autonomie et sécurité.
Nous posons la question centrale et répondons selon votre situation : tarif journalier, besoin de protection sociale, appétence pour l’administratif ou projet de développement. Ce guide 2026 vous aide à décider sans biais.
Définition rapide : le portage salarial est une solution hybride qui permet de facturer des missions via une société tout en conservant un statut salarié.
Sur le plan économique, gardez en tête que le chiffre facturé se convertit en salaire après frais de gestion et charges sociales. Les montants varient selon les optimisations et la société choisie.
Nous abordons les coûts réels, la protection sociale, la compatibilité métier, les pièges fréquents, la sélection d’une société et la démarche de démarrage. Notez : la prospection et la négociation restent votre responsabilité.
Objectif : vous donner des repères chiffrés et des points de vigilance pour sécuriser votre choix, gagner du temps et éviter les erreurs de tarification.
Table of Contents
Points clés
- Le portage salarial combine indépendance et couverture sociale.
- La conversion du chiffre en salaire dépend des frais et charges.
- La prospection reste à votre charge, pas à celle de la société.
- Comparez sociétés pour limiter les coûts et sécuriser votre statut.
- Ce guide 2026 vous donne repères chiffrés et limites à connaître.
Comprendre le portage salarial en France en 2026
Pour comprendre le fonctionnement en 2026, saisissons d’abord la relation qui unit trois acteurs clés.
Relation tripartite : vous réalisez la mission pour une entreprise cliente. Cette entreprise commande la prestation. Une société de portage porte juridiquement et administre la prestation.
La société de portage facture le client, prélève des frais de gestion, paie les cotisations et verse un salaire. Elle rédige le contrat de prestation et produit les bulletins de paie. Elle assure aussi le recouvrement et la conformité.
Sur votre statut, vous devenez salarié porté (CDD ou CDI) tout en restant autonome sur vos tarifs et votre organisation. Ce compromis conserve votre liberté commerciale et ajoute une protection sociale.
Le cadre légal et la convention collective (2017) renforcent la sécurité juridique. Ils fixent des règles minimales et des repères pour les parcours professionnels.
En 2026, ce cadre séduit par sa simplicité, sa crédibilité auprès des donneurs d’ordre et la sécurité sociale qu’il apporte. L’avantage dépendra toutefois de votre activité, de votre volume d’affaires et de vos priorités.
Est-il avantageux de choisir le portage salarial comme mode de travail ?
Commençons par repérer les situations professionnelles qui profitent le plus de cette formule.
Les bénéfices selon votre profil
Pour qui cela marche bien : consultants expérimentés, cadres en transition, experts à forte valeur ajoutée et missions B2B. Ils tirent parti d’un revenu sécurisé sans créer d’entreprise.
Gains concrets : réduction de l’administratif, accès à des clients exigeants et maintien d’une protection sociale complète.
Limites liées au chiffre d’affaires
La logique est simple : tout dépend du chiffre et de la régularité des missions.
Un TJM bien calibré et des missions récurrentes rendent la formule pertinente. En revanche, un volume faible ou des activités irrégulières peuvent annuler l’intérêt financier.
| Profil | Avantage principal | Seuil pratique |
|---|---|---|
| Consultant senior | Revenus stables + protection | TJM ≥ 400€ |
| Cadre en transition | Sécurité sociale et simplicité | 3 missions/année minimum |
| Débutant sans réseau | Peu adapté | Volume incertain |
Regardez toujours le net estimé, la stabilité et la valeur des droits (retraite, chômage). Pour un panorama détaillé des bénéfices, consultez les atouts du portage salarial.
Les avantages du portage salarial côté “zéro paperasse”
Gagner du temps et réduire le stress administratif change concrètement la gestion quotidienne des missions.
Facturation et recouvrement pris en charge
La société portage établit la facturation et assure les relances. Le client paie la société, qui reverse ensuite votre salaire.
Ce flux protège votre trésorerie et réduit les risques liés aux impayés.
Contrats et conformité sécurisés
La société rédige le contrat de prestation et veille à la conformité juridique. Vous livrez sans créer d’entreprise ni gérer les documents légaux.
TVA, comptabilité : l’essentiel géré pour vous
Déclarations TVA, tenue comptable et échéances fiscales sont pris en charge par l’entreprise portage. Vous n’avez plus ces contraintes opérationnelles.
« Paul, consultant IT à 500€/jour, voit sa charge mentale réduite : la société facture et relance, il se concentre sur la mission. »
| Processus | Responsable | Bénéfice |
|---|---|---|
| Facture client | Société portage | Sécurité des encaissements |
| Contrat de mission | Société portage | Conformité juridique |
| Déclarations TVA | Société portage | Gain de temps administratif |
En pratique : moins de paperasse signifie plus de temps pour livrer, prospecter et préserver l’équilibre pro/perso. Pensez toutefois à comparer frais et protections avant d’adhérer.
Pour approfondir, consultez notre article sur les services d’une société portage.
Protection sociale et statut : ce que vous gagnez en tant que salarié porté
La protection sociale offerte par ce statut rassemble les garanties du régime général. Vous bénéficiez d’une assurance maladie, d’une mutuelle d’entreprise et d’une prévoyance. Ces éléments couvrent soins courants, indemnités en cas d’arrêt et compléments de revenus.
Retraite : vos cotisations alimentent la retraite de base et les régimes complémentaires. Concrètement, cela signifie des droits consolidés grâce aux cotisations salariales et patronales, utiles pour sécuriser votre avenir.
Chômage : l’ouverture de droits est possible sous conditions. Vérifiez votre situation contractuelle et la durée d’affiliation pour savoir si vous pouvez prétendre aux allocations.
Accidents du travail / maladies professionnelles : vous êtes couvert au même titre qu’un salarié. Cette protection est précieuse pour les missions à risque ou impliquant des déplacements.
En résumé, vous payez des charges sociales plus élevées qu’avec un statut léger, mais vous achetez une vraie sécurité. Pour aller plus loin sur la protection sociale et ses implications, consultez notre dossier.
Rémunération en portage salarial : comment le chiffre d’affaires devient un salaire
Comprendre comment votre chiffre d’affaires se transforme en salaire aide à mieux piloter vos tarifs et vos attentes.
Chaîne de transformation : CA facturé → frais de gestion → base soumise aux cotisations → salaire brut → salaire net.
Frais de gestion : fourchette et vigilance
Les frais courants se situent généralement entre 5% et 10% du chiffre d’affaires. Vérifiez ce qui est inclus : facturation, gestion paie, assurances, suivi commercial.
Demandez une simulation détaillée pour repérer frais cachés (adhésion, commission sur formation, gestion des notes de frais).
Charges sociales : ordres de grandeur
Les cotisations (part patronale + part salariale) représentent souvent 40–45% du CA hors taxes. Ce taux varie selon le package social et la convention appliquée.
Quel net typique et pourquoi il varie
En règle générale, le salaire net représente autour de 50% du CA HT, hors optimisations.
Le niveau de missions, le remboursement de frais et les dispositifs d’épargne modifient ce ratio.
Optimisations et lissage via le compte d’activité
Optimisez votre net en remboursant frais professionnels (déplacements, matériel), en utilisant l’épargne salariale et les avantages CSE.
Le compte d’activité permet de lisser les revenus entre missions et de sécuriser les inter-contrats. Suivez-le mensuellement.
- Bon réflexe : demandez une simulation personnalisée et comparez plusieurs sociétés pour maximiser votre salaire net.
- Repère pratique : à partir d’un TJM soutenu et de missions régulières, la formule devient financièrement pertinente.
Les inconvénients du portage salarial à intégrer avant de signer

Avant de signer, il faut mesurer les limites concrètes de cette formule pour éviter des surprises financières.
Un coût global plus élevé que d’autres statuts
Vous payez des services et des droits sociaux. Les frais de gestion s’ajoutent aux charges et réduisent le salaire net.
Selon la société, des coûts d’assurance ou de gestion peuvent aussi s’appliquer.
Un formalisme contractuel plus lourd
Trois documents sont souvent requis : convention d’adhésion, contrat de travail et contrat de prestation.
Ces contrats protègent la relation tripartite, mais imposent des délais et des clauses à lire attentivement.
Moins adapté aux projets qui veulent grandir
Si votre projet implique embauche, associés ou investissements lourds, la formule devient limitée.
Les statuts et la structure du portage restreignent parfois la montée en charge d’une activité.
Conseil pratique
Clarifiez votre trajectoire sur 12–24 mois : test d’activité ou construction d’entreprise ?
Demandez une simulation détaillée pour comparer coûts et bénéfices avant de vous engager.
Conditions d’accès : métiers éligibles, profils attendus, tarifs minimum
Avant d’entamer votre démarche, vérifions si votre activité correspond au périmètre légal et économique requis.
TJM et seuils pratiques : pour absorber frais et charges, un TJM souvent observé se situe entre 250 et 300 € HT/j. Ce niveau permet de dégager un salaire cohérent après gestion et cotisations.
Activités compatibles : prestations B2B et missions d’expertise — conseil, IT, RH, finance, management ou formation selon cas. Ces métiers trouvent facilement une place dans ce cadre.
Activités exclues : professions libérales réglementées (avocat, notaire), services à la personne au domicile (garde d’enfants, ménage, soutien scolaire, entretien espaces verts chez particulier) et négoce (achat/revente) ne peuvent pas être portées.
Profil attendu : généralement bac+2 ou expérience significative (≈3 ans) dans le domaine. L’idée : vous êtes un professionnel autonome, apte à vendre vos prestations.
| Métier | Compatibilité | Repère |
|---|---|---|
| Consultant IT | Très adapté | TJM ≥ 300€ |
| Formateur | Adapté selon public | Volume missions régulier |
| Commerce / Négoce | Non adapté | Achat/revente exclu |
Si votre chiffre d’affaires prévisionnel est faible ou incertain, envisagez d’autres statuts ou une montée en charge progressive. Pour un guide pratique sur la transition, consultez notre parcours vers l’indépendance.
Réussir en portage salarial : votre chemin vers
Portage salarial vs création d’entreprise : comment décider selon vos objectifs
Faire le point entre portage et création d’entreprise aide à aligner votre choix sur vos objectifs professionnels.
Protection sociale : en portage salarial vous relevez du régime général et pouvez ouvrir des droits chômage. En indépendant, la couverture varie (TNS ou assimilé) et impacte directement vos cotisations et retraites.
Autonomie et développement : le portage garantit une grande liberté commerciale sans gestion lourde. Une société (SASU/EURL) vous offre toutefois plus de leviers pour embaucher, intégrer associés et investir.
Charges, revenus et gestion : le coût global est souvent plus élevé en portage, mais il inclut des droits. Créer une entreprise permet d’optimiser les charges à terme, au prix d’une gestion comptable et fiscale plus active.
| Option | Protection sociale | Charges & revenus | Complexité administrative |
|---|---|---|---|
| Portage salarial | Régime général + possibilité chômage | Plus élevé mais inclus droits | Déléguée à la société |
| Micro-entreprise | Protection limitée, plafonds | Charges faibles, plafonds | Simple mais restrictif |
| SASU / EURL | Selon statut social choisi | Optimisable pour hauts revenus | Plus lourd mais évolutif |
Recommandation pratique : faites une simulation multi-statuts à chiffre d’affaires identique. Elle révèle l’impact réel sur vos droits, vos revenus nets et votre capacité à développer l’activité.
Travailler avec des entreprises clientes et des grands comptes grâce au portage
Gagner la confiance des achats grands comptes repose souvent sur un cadre contractuel et une couverture assurantielle visibles.
Crédibilité et cadre juridique
Les grandes entreprises préfèrent des fournisseurs qui présentent une facturation structurée et un contrat clair.
En présentant une structure identifiée, vous réduisez les vérifications et facilitez le process achat.
Assurance RC Pro et sécurisation des prestations
L’assurance RC Pro protège le client et valorise votre offre.
Elle couvre les dommages liés aux prestations et rassure les directions juridiques dans la prise de décision.
Ce que la loi impose
La loi encadre strictement la formule et exclut le prêt de main-d’œuvre illicite et le délit de marchandage (art. L.1254-6 du Code du travail).
Important : la prospection reste à votre charge ; la société ne joue pas le rôle d’agence de placement.
Conseils opérationnels : formalisez vos offres (SOW, jalons, livrables), constituez un réseau ciblé et préparez des preuves de conformité pour rassurer les achats.
| Atout | Impact pour l’entreprise cliente | Action recommandée |
|---|---|---|
| Cadre contractuel | Simplicité du process achat | Fournir contrat standard et SOW |
| Assurance RC Pro | Réduction du risque financier | Joindre attestation d’assurance |
| Structure facturante | Fiabilité administrative | Présenter références et attestations |
Pour préparer votre entrée auprès d’une grande entreprise, suivez notre guide pratique sur trouver une société de portage.
Même avec un cadre solide, gardez en tête les risques quotidiens : inter-contrats, paiement et tarification.
Risques du portage salarial et pièges à éviter au quotidien

Quand la mission s’interrompt, vos décisions préalables déterminent l’impact sur votre trésorerie.
Inter-contrats : sans mission, pas de salaire. Le compte d’activité aide à lisser les revenus, mais il faut aussi prévoir une réserve et un prévisionnel 3–6 mois.
Planifiez votre prospection et organisez un calendrier de relances pour réduire la durée des blancs. Suivez mensuellement votre gestion du compte et mettez à jour vos objectifs commerciaux.
Retards de paiement : la société porte gère les relances et le recouvrement. Certaines offres intègrent des garanties (ex. AGS) ou des mécanismes spécifiques en cas de défaillance client.
En pratique, vérifiez les conditions de paiement, les délais ET les solutions proposées pour couvrir un cas de non‑paiement.
Tarification : n’oubliez pas les frais et les charges : caler un TJM « comme freelance » sans les intégrer entraîne souvent un salaire net décevant.
- Demandez une simulation détaillée.
- Relisez les clauses sur frais de gestion et délais de paiement.
- Prévoyez une politique de lissage via le compte et une réserve de sécurité.
Repère : mieux vaut un TJM réaliste et une mission bien cadrée qu’un volume élevé mais sous-margé. La qualité de gestion de la société réduit fortement ces risques.
Bien choisir son entreprise de portage salarial
Pour trouver la bonne société, basez votre choix sur des critères opérationnels et financiers clairs.
Transparence et frais : demandez le détail ligne par ligne des frais de gestion. Vérifiez l’absence de coûts cachés, les éventuels frais d’adhésion et ce qui est inclus (assurances, facturation, suivi commercial).
Accompagnement : évaluez le coaching, les ateliers, le support juridique et le réseau proposé. Ces services doivent être concrets et utiles pour sécuriser vos contrats et développer votre prospection.
Solidité et qualité opérationnelle
Contrôlez la qualité de la paie, la fiabilité des bulletins et la conformité des contrats. La réactivité sur les délais de contractualisation est un bon indicateur de gestion.
« Exigez une simulation de salaire et plusieurs scénarios : TJM, rythme de missions et remboursement de frais. »
| Critère | Ce qu’il faut vérifier | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Frais de gestion | Détail inclus/exclus | Évite les surprises sur votre salaire |
| Accompagnement | Ateliers, réseau, juridique | Améliore prospection et sécurité juridique |
| Qualité paie | Bulletins exacts, délais | Garantit vos droits sociaux |
| Solidité financière | Références, durée d’activité | Sécurité des encaissements |
Checklist avant signature : lire la convention, vérifier le contrat de prestation, demander au moins une simulation de salaire et consulter les avis sur plusieurs sociétés.
Pour repérer des partenaires sérieux, consultez notre guide pour trouver une société de portage et demandez toujours une simulation chiffrée avant engagement.
Se lancer en portage salarial : parcours type et points à valider avant la première mission
Un lancement serein s’appuie sur une négociation soignée, une contractualisation propre et des validations opérationnelles.
Parcours type : vous négociez le TJM et le périmètre avec le client. Ensuite, vous transférez le dossier à la société pour formaliser. Celle-ci facture et assure la gestion administrative.
De la négociation client à la contractualisation : qui fait quoi
Vous : définissez le périmètre, les livrables et le tarif. La société : rédige le contrat de prestation, facture et reverse votre salaire. Le client : règle la facture à la société.
Documents clés
Trois pièces encadrent la relation : convention d’adhésion, contrat de travail (CDD/CDI) et contrat de prestation. Vérifiez durée, délais de paiement, clauses de responsabilité et modalités de résiliation.
Formation et CPF
Vous conservez vos droits à la formation via le CPF. Mobiliser ces heures augmente vos compétences et souvent votre TJM. Demandez à votre société un accompagnement et des ateliers si disponibles.
Avant la première mission, validez :
- simulation de salaire et politique de frais;
- assurance RC Pro et modalités de lissage;
- interlocuteur dédié et délai de paie.
| Étape | Responsable | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Négociation | Vous | TJM, périmètre, livrables |
| Contractualisation | Société | Contrat, convention, délais |
| Exécution | Vous | Respect des livrables, communication |
Un contrat clair évite les litiges et sécurise votre activité.
Conclusion
,Clôturons avec une feuille de route pour vérifier la pertinence selon votre situation.
Oui : le portage salarial combine autonomie et statut salarié, une nette réduction de la paperasse et une crédibilité auprès des entreprises. Il protège vos droits et facilite la gestion des missions.
Cependant, le coût global reste plus élevé. Il faut un TJM et une fréquence de mission suffisants. La prospection vous appartient et certaines ambitions entrepreneuriales sont limitées en cas de croissance.
Conseil pratique : vérifiez l’éligibilité de votre activité, simulez votre salaire, comparez plusieurs société et confrontez le scénario au cas d’une création (micro/SASU/EURL).
Checklist rapide : TJM réaliste, fréquence mission, objectif 12 mois, tolérance à l’administratif, plan inter‑contrat.
Le bon choix sécurise votre parcours tout en respectant votre rythme et votre ambition.
FAQ
Est-il avantageux de choisir le portage salarial comme travail ?
Le portage salarial offre une solution intermédiaire entre salariat et indépendance : vous conservez la protection sociale d’un salarié tout en facturant vos propres missions. Il convient particulièrement aux cadres et consultants qui recherchent sécurité, simplicité administrative et accès à des clients exigeants. En revanche, pour des projets à forts investissements ou un chiffre d’affaires très élevé, le coût global peut réduire l’intérêt par rapport à une SASU ou une EURL.
Comment fonctionne la relation tripartite entre salarié porté, entreprise cliente et société de portage ?
La relation repose sur trois contrats distincts : votre contrat de travail avec la société de portage, le contrat de prestation entre la société de portage et l’entreprise cliente, et la convention d’adhésion. La société de portage facture le client, collecte les paiements, prélève ses frais de gestion, paie les cotisations sociales et vous reverse un salaire net après charges et retenues légales.
Quel est le rôle concret d’une société de portage ?
La société de portage gère la facturation, le recouvrement, le calcul et le paiement des cotisations sociales et patronales, l’établissement des bulletins de salaire et la conformité contractuelle. Elle fournit aussi souvent un accompagnement commercial, juridique et parfois des services annexes (mutuelle, prévoyance, formations).
Quel cadre légal et quelle convention collective s’appliquent en 2026 ?
Le portage salarial est encadré par le Code du travail et une convention collective dédiée. Ces textes précisent les obligations des sociétés de portage et les droits des salariés portés (durée minimale, indemnités en cas d’interruption, rémunération minimale, etc.). Vérifiez toujours la conformité de la société choisie avec la convention et les certifications éventuelles.
Quels bénéfices attendre selon ma situation professionnelle ?
Si vous cherchez sécurité sociale, retraite, assurance chômage potentielle et simplicité administrative, le portage est attractif. Il facilite aussi l’accès aux grands comptes qui exigent un cadre contractuel clair et des assurances. Pour un consultant débutant, c’est un bon moyen de tester son marché sans créer d’entreprise.
Quelles limites peuvent annuler l’intérêt en fonction du chiffre d’affaires ?
Au-delà d’un certain niveau de chiffre d’affaires, les frais de gestion et les charges salariales réduisent la rémunération nette. Si vous prévoyez de réinvestir, embaucher ou optimiser fiscalement vos revenus, la création d’une structure (SASU, EURL) peut devenir plus rentable.
Qu’entend-on par "zéro paperasse" côté société de portage ?
La société de portage prend en charge la facturation, le recouvrement, les déclarations sociales et la paie. Vous gagnez du temps administratif et pouvez vous concentrer sur la prospection et la mission. Cependant, la prospection reste à votre charge.
Comment sont gérés les contrats et la conformité ?
La société de portage prépare le contrat de prestation avec le client et votre contrat de travail. Elle vérifie la conformité juridique et assure la couverture assurantielle nécessaire (RC Pro, prévoyance). Cela sécurise l’exécution de la mission sans création d’entreprise.
Dois‑je m’occuper de la TVA et de la comptabilité ?
Non. La société de portage gère la facturation avec TVA si applicable et se charge des obligations comptables liées à la prestation. Vous devez néanmoins conserver vos pièces et suivre vos revenus pour votre gestion personnelle.
Quelle protection sociale obtient-on en étant salarié porté ?
Vous bénéficiez de l’assurance maladie, d’une mutuelle souvent proposée par la société de portage, de la prévoyance selon les offres, et vous cotisez pour la retraite de base et complémentaire. L’accès à l’assurance chômage dépend de la nature du contrat et des conditions remplies.
Comment fonctionne la retraite en portage salarial ?
Les cotisations versées ouvrent des droits à la retraite de base et complémentaire comme pour un salarié classique. Le niveau de cotisation dépend du salaire brut versé par la société de portage, donc du chiffre facturé et des frais appliqués.
L’assurance chômage est‑elle garantie ?
L’ouverture de droits au chômage dépend de la nature du contrat de travail (CDI de mission ou CDD) et des cotisations réalisées. Les salariés portés en CDI de projet peuvent, sous conditions, prétendre à l’assurance chômage comme tout salarié.
Les accidents du travail sont‑ils couverts ?
Oui. En tant que salarié, vous bénéficiez de la couverture accidents du travail et maladies professionnelles via la société de portage, qui cotise auprès des organismes compétents.
Comment mon chiffre d’affaires devient‑il un salaire ?
La société de portage prélève le montant facturé au client, déduit les frais de gestion, les cotisations sociales et fiscales, puis vous verse un salaire net. Le montant net varie selon le taux de charges et la politique de frais professionnels appliquée.
Quelle est la fourchette des frais de gestion et quels points surveiller ?
Les frais de gestion varient généralement entre 5% et 15% du chiffre d’affaires selon les services inclus. Vérifiez la transparence, l’existence de frais cachés, et ce qui est compris : facturation, assurance, accompagnement commercial, formation.
Quelles sont les charges sociales attendues en ordre de grandeur ?
Les charges totales (patronales + salariales) peuvent représenter entre 45% et 60% du salaire brut. Le taux exact dépend du niveau de rémunération et des exonérations éventuelles.
Quel net typique puis‑je espérer et pourquoi cela varie ?
Le net dépend du chiffre facturé, des frais de gestion, et du niveau des cotisations. Deux consultants facturant le même TJM peuvent obtenir des nets différents selon les frais et la politique de la société de portage.
Quelles optimisations sont possibles pour améliorer le net ?
Vous pouvez optimiser via le remboursement de frais professionnels légitimes, l’épargne salariale (plan d’épargne entreprise) ou des avantages sociaux proposés par la société. Toujours demander une simulation détaillée avant d’adhérer.
Qu’est‑ce que le compte d’activité et comment lisser mes revenus ?
Le compte d’activité permet d’anticiper et gérer les périodes sans mission : certaines sociétés proposent des mécanismes d’avance ou d’épargne pour lisser le revenu entre missions. Vérifiez les conditions et coûts associés.
Quels inconvénients faut‑il intégrer avant de signer ?
Le principal inconvénient est le coût global supérieur à certains statuts indépendants, le formalisme contractuel et le manque de flexibilité pour des projets nécessitant associés ou embauche. Comparez toujours avec une simulation.
Le portage convient‑il à tous les métiers ?
Non. Il est adapté aux prestations de services et aux expertises (conseil, IT, formation). Certaines activités sont exclues : professions réglementées, négoce ou services à la personne nécessitant un statut spécifique.
Quel TJM minimum et quels seuils pratiques pour que le portage soit viable ?
Le TJM minimum dépend de vos frais de gestion et charges fixes ; en pratique, il faut souvent un taux journalier permettant de couvrir ces coûts et de dégager un salaire net satisfaisant. Demandez une simulation pour votre cas précis.
Quelle expérience ou qualification est généralement requise ?
Les sociétés et les clients recherchent des profils qualifiés : souvent bac+2 minimum ou une expérience significative dans le domaine. La crédibilité commerciale et le réseau comptent beaucoup.
Comment comparer portage salarial et création d’entreprise (SASU, EURL, micro‑entreprise) ?
Le portage privilégie la sécurité sociale et la simplicité administrative. Une SASU ou EURL offre plus de contrôle fiscal et possibilité d’investir ou d’embaucher, au prix d’une gestion plus lourde. La micro‑entreprise réduit certaines charges mais limite la croissance.
Le portage rassure‑t‑il les grands comptes ?
Oui. Le cadre contractuel, la couverture RC Pro et la paie fournie par une société sérieuse renforcent la crédibilité auprès des grands comptes qui exigent sécurité juridique et assurances.
Qui prospection et signature : quelle part revient au salarié porté et à la société de portage ?
La prospection commerciale reste à votre charge. La société de portage prend le relais pour la contractualisation et la facturation, mais n’agit pas comme une agence de placement mandataire.
Quels risques et pièges éviter au quotidien ?
Anticipez les inter‑contrats via une trésorerie de précaution, vérifiez les garanties contre les retards de paiement, et ne sous‑estimez pas les charges sociales et frais de gestion lors de votre tarification.
Comment choisir la bonne société de portage ?
Comparez les frais, la transparence (labels, absence de frais cachés), la qualité de l’accompagnement (coaching, réseau, support juridique) et la solidité administrative. Demandez toujours une simulation de salaire et lisez la convention d’adhésion.
Quels documents sont indispensables avant la première mission ?
Exigez la convention d’adhésion, le contrat de travail, le contrat de prestation et une simulation de salaire détaillée. Vérifiez aussi les clauses d’assurance et les conditions de rupture.
Le portage salarial permet‑il d’accéder à la formation et au CPF ?
Oui. En tant que salarié, vous pouvez mobiliser le CPF et accéder à des formations prises en charge selon les dispositifs proposés par la société de portage et les OPCA/OPCO compétents.
