Vous avez peut-être ressenti ce tiraillement : l’envie d’indépendance sans renoncer à une sécurité stable.
Le portage salarial offre une voie claire pour garder la main sur vos missions tout en conservant des droits sociaux. Vous négociez vos contrats, vous exécutez vos prestations et une société d’accueil transforme votre chiffre d’affaires en salaire.
Ce guide explique, pas à pas, comment fonctionne le portage salarial en pratique : trouver une mission, choisir une société, signer, facturer et percevoir votre rémunération.
Nous clarifions aussi ce qui différencie ce statut d’une micro-entreprise et soulignons l’absence de lien de subordination vis-à-vis du client.
Pour mieux comprendre les atouts concrets, consultez notre dossier sur les atouts du portage salarial.
Table of Contents
Points clés
- Autonomie d’exécution avec protection sociale d’un salarié.
- Relation tripartite : salarié porté, client et société d’accueil.
- Processus complet : mission → contrat → facturation → salaire.
- Clarté juridique évitant le lien de subordination client-salarié.
- Solution sécurisée pour tester ou structurer une activité indépendante.
Comprendre le portage salarial et sa promesse de sécurité
Ce statut mixte associe l’autonomie d’un indépendant à la protection d’un contrat de travail.
Définition et cadre légal dans le Code du travail
Le portage salarial est défini dans le Code du travail (art. L1251-1) et encadré par l’ordonnance du 2 avril 2015, entrée en vigueur le 1er juillet 2016. Le consultant porté devient salarié de la société d’accueil.
Concrètement, cela implique des contrats écrits, des clauses obligatoires et des obligations employeur : déclarations, cotisations, médecine du travail et transparence via un compte d’activité.
Liberté d’indépendant et sécurité de salarié
La sécurité tient à la protection sociale : maladie, retraite, assurance chômage et couverture RC professionnelle prise en charge par l’organisation.
La liberté se traduit par la négociation des missions, le choix des clients et l’organisation du travail sans subordination au client. Attention : il n’existe pas de garantie automatique de revenus entre deux missions.
- Sécurité : droits sociaux et gestion administrative.
- Liberté : autonomie commerciale et opérationnelle.
La relation tripartite au cœur du dispositif
La relation tripartite organise clairement qui signe quoi et qui paie qui, pour sécuriser chaque mission.
Le salarié porté : autonomie et responsabilité commerciale
Le salarié porté conserve sa liberté commerciale : prospection, négociation et organisation de la mission dépendent de vous.
Vous assumez la responsabilité de tenir la promesse faite au client et de respecter les engagements de qualité et de délai.
L’entreprise de portage salarial : employeur et gestionnaire
L’entreprise de portage salarial agit comme employeur : contrat de travail, paie et cotisations sociales.
Elle gère aussi la facturation et la conformité administrative, centralisant la relation financière entre client et salarié porté.
L’entreprise cliente : acheteuse de prestation et garante des conditions
L’entreprise cliente achète la prestation et reste responsable des conditions d’exécution : santé, sécurité et durée du travail pendant la mission.
Il n’y a pas de lien de subordination entre vous et l’entreprise cliente : la liberté d’organisation est un marqueur essentiel.
- Qui signe quoi : contrat de travail avec la société, contrat de prestation entre société et entreprise cliente.
- Qui paie qui : le client verse à la société de portage qui reverse le salaire au salarié porté.
Avec ces rôles bien définis, la gestion quotidienne devient plus prévisible. Une fois compris, le processus reste simple à anticiper.
Comment fonctionne le portage salarial au quotidien
Pour transformer une opportunité en rémunération sécurisée, suivez un parcours simple et structuré.
Parcours type en six étapes :
- Vous trouvez une mission adaptée.
- Vous négociez le prix, la durée et les livrables avec l’entreprise cliente.
- Vous choisissez votre société de portage et signez la convention d’adhésion.
- Les contrats sont finalisés : contrat de prestation et contrat travail.
- Vous réalisez la prestation en autonomie, sans lien hiérarchique.
- La société facture, encaisse et transforme les honoraires en salaire.
Lors de la négociation, clarifiez le TJM ou le forfait, le rythme et les livrables. Cela évite les malentendus sur la durée et le périmètre.
La convention d’adhésion précise services, frais et suivi. Elle complète le contrat prestation entre la société et l’entreprise cliente et le contrat travail qui vous lie à la société.
Reporting : le salarié porté doit transmettre un compte‑rendu chaque mois. Ce document sert de base à la facturation et au calcul du salaire.
| Étape | Acteur principal | Document clé |
|---|---|---|
| Prospection | Vous | Offre / Devis |
| Signature | Société portage | Convention + Contrats |
| Exécution | Vous | Rapport mensuel |
| Paie | Société | Bulletin de salaire |
Conditions pour devenir salarié porté en France
Accéder à ce statut requiert un profil professionnel clair et autonome.
Critères d’entrée : la condition minimale est un niveau 5 (Bac+2) ou, à défaut, au moins trois ans d’expérience significative dans le même secteur. La société vérifie la cohérence de votre positionnement et les justificatifs de diplôme ou d’expérience.
Qu’entend-on par autonomie ? Savoir trouver des missions, cadrer un besoin, proposer une solution, négocier un prix et organiser l’exécution. Le salarié porté doit pouvoir piloter ces étapes sans supervision permanente.
Profils typiques et vérifications
Les profils fréquents : consultants, experts, formateurs, managers de transition, cadres en reconversion et freelances souhaitant un emploi plus sécurisant.
La société de portage contrôle la capacité à contractualiser, les références et un CV orienté résultats. Conseil pratique : préparez un argumentaire clair, des références et un portfolio pour accélérer la validation.
Une fois l’éligibilité confirmée, la suite consiste à définir quelles activités vous pouvez exercer activité et quel contrat correspond le mieux.
Métiers et activités éligibles, exclusions à connaître
Ce statut favorise les prestations intellectuelles vendues aux entreprises avec des livrables clairs.
Qui marche le mieux : missions de conseil et de service où vous vendez du temps ou une expertise. Les secteurs typiques sont le numérique/IT, les RH, la finance, le marketing digital, la formation, le management et le pilotage de projets.
Ces métiers conviennent car la valeur ajoutée est mesurable, l’exécution reste autonome et la tarification se fait au jour ou au forfait. La contractualisation est simple et les livrables sont précis.
Activités à exclure
Certaines activités ne s’adaptent pas : l’achat‑revente de biens, les services à la personne et les professions réglementées (avocat, médecin, architecte, expert‑comptable, etc.).
- Raison : responsabilité spécifique, encadrement légal ou impossibilité de transformer la vente en salaire.
- Critère pratique : si vous vendez un produit plutôt qu’une expertise, ce n’est pas pertinent.
Point de vigilance : des tarifs très bas réduisent l’intérêt du dispositif à cause des frais et cotisations. En cas de doute, faites valider l’éligibilité de votre activité et le montage contractuel avant de démarrer.
| Type d’activité | Exemples | Adapté ? |
|---|---|---|
| Prestations intellectuelles | IT, RH, finance, marketing, formation, conseil | Oui |
| Vente de biens | Achat‑revente, e‑commerce | Non |
| Services à la personne | Aide à domicile, assistance | Non |
| Professions réglementées | Avocat, médecin, architecte, expert‑comptable | Non |
Les contrats indispensables en portage salarial
Deux contrats distincts organisent la relation : l’un règle la prestation commerciale entre la société de portage et l’entreprise cliente, l’autre définit le contrat travail entre la société et le salarié porté.
Contrat de prestation entre société et entreprise cliente
Ce contrat sécurise la vente de la prestation.
Il précise l’objet, la durée, le prix, les modalités d’exécution et les règles de facturation.
Il fixe aussi les responsabilités sur les conditions de travail et les validations des livrables. Ainsi, les délais et le périmètre sont clairs pour réduire les litiges.
Contrat de travail entre société et salarié porté
Ce contrat protège votre statut et vos droits.
Il détaille le statut (CDD ou CDI), la rémunération, les congés payés, la protection sociale et les règles de rupture.
Il impose des obligations de reporting pour calculer la paie en cohérence avec la prestation vendue.
Bonne pratique : relisez les clauses « mission » avant signature pour aligner le contrat prestation et le contrat travail. Pour en savoir plus sur le contrat de prestation, consultez notre guide dédié : contrat de prestation en portage.
Contrat de travail en portage salarial à durée déterminée
Le CDD constitue souvent la solution adaptée lorsque la mission a un périmètre et une fin clairement identifiés.
Quand choisir ce contrat et son objet
Le contrat vise la réalisation d’une prestation chez une entreprise cliente. Il doit définir précisément le périmètre, les livrables et la durée.
Règles clés de durée et transmission
La durée totale ne doit pas dépasser 18 mois, renouvellements compris. Le contrat est renouvelable deux fois. Un report du terme peut être accordé pour 3 mois maximum.
La société transmet le contrat au salarié porté au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant sa conclusion.
Clauses essentielles à vérifier
- Relation employeur/salarié : mode de calcul de la rémunération, frais gestion, frais professionnels, congés payés, période d’essai, caisses et prévoyance.
- Clauses de mission : identité de l’entreprise cliente, objet, durée, prix convenu, santé et sécurité, EPI et responsabilité civile.
| Élément | Ce qui doit être indiqué | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Durée | Dates et total (max 18 mois) | Clarté sur la fin de la mission |
| Rémunération | Base, périodicité, indemnités | Estimation du salaire net attendu |
| Mission | Objet, livrables, prix | Limite les risques de désaccord |
Conseil pratique : vérifiez l’alignement entre le prix négocié et la rémunération nette après frais et cotisations avant de signer.
Contrat de travail en portage salarial à durée indéterminée
Opter pour un contrat à durée indéterminée facilite la gestion de plusieurs missions successives sous une seule relation d’emploi.
Intérêt du CDI : ce contrat permet d’enchaîner des missions sans signer un nouveau contrat travail à chaque prestation. Vous restez salarié de la société d’accueil, avec une continuité administrative et sociale.
Ce qui change : chaque mission est encadrée par des documents de mission ou avenants. La relation commerciale continue entre la société et vos clients, tandis que vous conservez l’autonomie d’exécution.
Inter-missions : règles et rekommendations
Les périodes sans prestation ne sont pas rémunérées. Sans facturation, il n’y a pas de salaire versé.
Pour lisser ces périodes, certaines structures proposent une réserve financière. Cette réserve sert à compenser partiellement les inter-missions. Pensez à anticiper votre trésorerie personnelle.
Classification et organisation du temps
La classification distingue junior (moins de 3 ans d’ancienneté), senior et cadre. Le forfait jours s’applique aux cadres, quelle que soit leur ancienneté.
L’ancienneté se calcule sur la durée effective des prestations réalisées. Elle influence parfois le minimum garanti et certaines conditions RH.
- Bonne pratique : lancez la prospection avant la fin d’une mission pour réduire les inter-missions.
- Vérifiez toujours, dans votre contrat, les règles qui régissent les réserves et le traitement des périodes sans mission.
Rémunération : comprendre le salaire minimum et les règles de calcul

Savoir de quoi se compose votre rémunération mensuelle évite les mauvaises surprises à la paie.
Un repère central existe : la rémunération mensuelle minimale brute totale ne peut pas être inférieure à 2 517,13 €. Ce seuil garantit un cadre protecteur et limite les situations trop précaires.
Montant minimal et logique liée au plafond
Le salaire garanti pendant les périodes travaillées dépend du plafond de la sécurité sociale et de votre classification :
- Junior (70%) : 2 288,30 €
- Senior (75%) : 2 451,75 €
- Forfait jours (85%) : 2 778,65 €
Décomposition de la rémunération
Le minimum intègre trois éléments : salaire de base, indemnités de congés payés et une prime d’apport d’affaires (5%).
Méthode simple : partez du montant facturé, retranchez les frais de gestion puis les charges pour vérifier le salaire net attendu.
Différences entre CDD et CDI
En CDD, une indemnité de précarité est due en fin de contrat. En CDI, une réserve inter-missions égale à 10% du salaire de base de la dernière mission peut alimenter votre compte d’activité.
| Élément | Valeur | Quand | Impact |
|---|---|---|---|
| Salaire minimum brut | 2 517,13 € | Chaque mois | Plancher légal |
| Seuils liés SS | 70% / 75% / 85% | Selon classification | Détermine salaire garanti |
| Prime apport d’affaires | 5% | Incluse | Augmente salaire brut |
| Réserve inter-missions / Ind. précarité | 10% / indemnité | CDI / CDD | Soutien en inter-missions ou fin de contrat |
Frais de gestion et frais professionnels : impact réel sur le salaire net
Les prélèvements appliqués sur votre chiffre d’affaires déterminent en grande partie ce que vous toucherez en salaire.
À quoi servent les frais de gestion : ils rémunèrent la paie, la facturation, les déclarations sociales, la conformité juridique, le support comptable et l’accompagnement commercial. Ces services sont prélevés directement sur le chiffre d’affaires avant calcul des cotisations.
Différence entre frais de gestion et frais professionnels
Les frais de gestion rémunèrent la société. Les frais professionnels correspondent à des dépenses liées à la mission : déplacement, matériel ou sous‑traitance, selon règles internes.
Les frais professionnels, correctement justifiés, peuvent réduire l’assiette soumise aux cotisations et améliorer le net.
Comment sont déduits et suivis les frais professionnels
Processus typique :
- Vous fournissez des justificatifs par mois.
- La société valide les catégories acceptées.
- Les montants acceptés sont déduits avant calcul des charges.
Un suivi clair dans votre compte d’activité facilite le contrôle et permet de vérifier l’impact sur votre rémunération nette.
Ordre de grandeur et conseil pratique
Après frais de gestion et cotisations, le salaire net se situe souvent autour de la moitié du montant facturé. Ce repère aide à calibrer votre TJM ou forfait.
Conseil : demandez systématiquement une simulation détaillée avant signature et comparez offres à périmètre identique. Pour approfondir l’analyse tarifaire, consultez notre page sur les tarifs et explications.
Le compte d’activité et le suivi chaque mois
Chaque mois, votre compte d’activité synthétise clairement les flux financiers liés à votre mission. Il sert de tableau de bord pour visualiser l’ordre : encaissement client → déductions → net versé.
Ce que doit contenir le relevé
- Versement effectué par l’entreprise cliente : montant encaissé et date.
- Détail des frais de gestion et des frais professionnels validés.
- Liste des prélèvements sociaux et fiscaux appliqués.
- Montant de la rémunération nette et du salaire versé.
- Montant de l’indemnité d’apport d’affaires si applicable.
Vérifier en quelques étapes
Contrôlez la concordance entre jours facturés, montant encaissé, frais appliqués et net indiqué avant de valider le mois. Conservez tous vos justificatifs et centralisez vos documents de mission pour accélérer la gestion.
Intérêt protecteur : ce suivi réduit les risques de litige et vous aide à piloter vos tarifs, vos frais et vos objectifs de revenu.
Une fois cette mécanique comprise, la question suivante porte sur vos droits sociaux en tant que salarié porté.
Protection sociale du salarié porté : les droits clés
Vos droits sociaux suivent votre activité : vous cotisez comme un salarié tout en restant autonome sur vos missions.
Sécurité sociale, mutuelle, prévoyance et retraite
En portage salarial, vous bénéficiez d’une protection proche de celle d’un salarié classique. Vous cotisez pour la sécurité sociale, pour une mutuelle et pour une prévoyance.
La retraite comprend la part de base et la retraite complémentaire. Ces cotisations ouvrent des droits pour vos trimestres et vos pensions futures.
Assurance chômage et cumul avec l’ARE
La société de portage vous permet de cotiser à l’assurance chômage. L’ouverture ou le cumul avec l’ARE dépend des règles applicables et de votre situation personnelle.
Vérifiez toujours les conditions précisées par Pôle emploi et demandez une simulation si vous percevez des allocations.
Congés payés et indemnité compensatrice
Les congés payés s’acquièrent selon les mêmes principes que pour un salarié. En pratique, une indemnité compensatrice est souvent intégrée au calcul de votre rémunération.
Demandez à la société les modalités d’acquisition et le mode de versement de cette indemnité.
Conseil : exigez la liste des organismes (retraite complémentaire, prévoyance) et la documentation contractuelle pour connaître exactement vos affiliés.
| Bloc | Ce que vous touchez | À vérifier |
|---|---|---|
| Santé | Remboursement via sécurité sociale + mutuelle | Nom de la mutuelle et garanties |
| Prévoyance | Indemnités en arrêt de travail | Montant et délais d’indemnisation |
| Retraite | Base + complémentaire | Caisses et taux appliqués |
| Chômage | Cotisation et droit possible | Conditions de cumul avec ARE |
Cette protection renforce la stabilité de votre parcours professionnel. Pour approfondir et préparer votre transition vers l’indépendance, consultez notre dossier réussir en portage salarial.
Obligations et responsabilités : ce que le salarié porté doit maîtriser
Assumer un statut mixte réclame autant de rigueur commerciale que de discipline administrative.
Prospection et négociation. Le salarié porté doit être actif pour trouver des missions, négocier le prix et cadrer les attentes avec l’entreprise cliente. Documentez chaque accord (prix, périmètre, livrables) pour éviter les litiges.
Respect du contrat et gestion de mission. Vous devez tenir les objectifs, respecter les délais et les conditions prévues au contrat. La qualité de livraison influence la reconduction et les références.
Reporting et facturation. Le porté doit transmettre son compte d’activité selon la périodicité convenue. Ce reporting déclenche la facturation et le versement du salaire par la société.
Santé au travail et sécurité. La société portage est responsable des obligations liées à la médecine du travail (visites, suivi). L’entreprise cliente veille aux conditions d’exécution et à la sécurité pendant la prestation.
- Conservez courriels et validations écrites pour chaque changement de périmètre.
- Anticipez les risques en comparant les offres de société avant de signer : cela protège votre activité.
Pour en savoir plus sur les obligations de la société, consultez notre page dédiée : obligations de l’entreprise.
Choisir une entreprise de portage salarial fiable
Choisir le bon partenaire transforme votre statut en un véritable filet de sécurité pour votre activité indépendante.
La société que vous retenez devient votre employeur. Sa solidité conditionne la qualité du suivi, la conformité et votre sérénité.
Garantie financière : pourquoi elle sécurise le paiement des salaires
Toute entreprise de portage salarial doit souscrire une garantie financière. Elle protège le versement des salaires si un client ne paye pas.
Solidité, réseau et accompagnement
Évaluez l’ancienneté, la réputation et la présence d’un interlocuteur dédié. Vérifiez aussi les services proposés : formation, aide juridique et support commercial.
Un bon partenaire offre des outils de gestion et un réseau d’experts pour développer votre activité.
Comparer les frais sans oublier les frais professionnels
Ne regardez pas seulement le pourcentage. Demandez ce qui est inclus, comment sont traités les frais professionnels et réclamez une simulation à partir de votre TJM.
- Solidité financière
- Clarté contractuelle
- Qualité du support et des services
Conclusion : une entreprise portage fiable est un amortisseur de risque, pas seulement un prestataire administratif.
Limites, risques et bonnes pratiques pour sécuriser votre activité

Même sécurisé, ce statut présente des limites qu’il convient d’anticiper pour protéger votre revenu.
Dépendance à un seul client. Une relation exclusive expose votre continuité de revenus si la mission s’arrête. Diversifier vos clients protège votre trésorerie et votre positionnement commercial.
Tarifs trop bas. Avec des frais de gestion et des cotisations, un prix insuffisant réduit fortement le salaire net. Calculez toujours une simulation avant d’accepter une offre.
Flou contractuel. Un contrat vague sur l’objet, la durée ou le prix crée des litiges. Formalisez tout changement par avenant ou mail validé pour sécuriser facturation et paie.
| Risque | Pourquoi | Action recommandée |
|---|---|---|
| Dépendance client | Perte de revenu si rupture | Diversifier clientèles, planifier prospection |
| Tarif insuffisant | Net trop faible après frais | Demander simulation détaillée, réviser TJM |
| Contrat flou | Litiges sur périmètre et durée | Vérifier clauses, signer avenant |
Pour renforcer votre sécurité, constituez une réserve et anticipez la prospection. En cas de doute, cherchez un accompagnement juridique ou commercial. Enfin, consultez notre guide sur avenant au contrat pour formaliser vos changements.
Conclusion
C’est une solution qui transforme vos honoraires en salaire, tout en vous laissant piloter vos missions comme un indépendant.
Points clés : relation tripartite, double contrat, autonomie d’exécution sans subordination au client, reporting mensuel et facturation convertie en paie. Le statut protège vos droits et offre une protection sociale proche de celle d’un salarié porté.
Pour réussir, privilégiez une expertise claire, un tarif cohérent, la diversification de vos clients et un choix rigoureux d’entreprise et de société de gestion. Faites d’abord une simulation de rémunération à partir de votre TJM, puis comparez 2–3 offres sur transparence, garantie financière et services.
Bien cadré et compris, le portage salarial reste une option pragmatique pour sécuriser votre parcours professionnel en France.
FAQ
Qu’est‑ce que le portage salarial et quel cadre légal l’encadre ?
Le portage salarial est un dispositif qui permet à un professionnel indépendant d’exercer une activité en facturant des missions via une société de portage. Le cadre légal est fixé par le Code du travail et par des accords nationaux qui précisent les obligations de la société de portage, les droits du salarié porté et la triple relation entre salarié, société de portage et entreprise cliente.
Qui sont les trois acteurs dans ce dispositif et quels sont leurs rôles ?
La relation tripartite comprend : le salarié porté, qui apporte son expertise et gère la relation commerciale ; la société de portage, qui assume le rôle d’employeur, assure la gestion administrative, sociale et fiscale ; et l’entreprise cliente, qui achète la prestation et veille aux conditions d’exécution.
Comment se déroule la signature des contrats indispensables ?
Deux contrats essentiels sont nécessaires : un contrat de prestation entre la société de portage et l’entreprise cliente, qui précise l’objet, la durée et le prix, et un contrat de travail entre la société de portage et le salarié porté, qui fixe la rémunération, les frais de gestion et les conditions sociales.
Quelles démarches pour trouver une mission et facturer chaque mois ?
Le professionnel prospecte des entreprises clientes, négocie le prix de la prestation, puis la société de portage facture le client et encaisse. Chaque mois, la société transforme le chiffre d’affaires encaissé en salaire après déduction des charges, des frais de gestion et des frais professionnels éventuels.
Quelles sont les conditions minimales pour exercer comme salarié porté ?
Les critères usuels incluent une qualification minimale (souvent Bac +2) ou une expérience significative d’au moins trois ans. Les profils fréquents sont consultants, formateurs, experts IT, RH, finance ou managers de transition.
Quelles activités sont éligibles et lesquelles sont exclues ?
Sont principalement éligibles les prestations intellectuelles (conseil, IT, formation, marketing, finance). Les activités comme l’achat‑revente, les services à la personne ou certaines professions réglementées peuvent être inadaptées ou soumises à restrictions.
Quand un CDD est‑il utilisé pour le contrat de travail et quelles clauses sont obligatoires ?
Le CDD en portage s’applique pour des missions à durée limitée. Il doit préciser la durée, le terme, la rémunération, les frais de gestion et les frais professionnels, et prévoir les conditions de renouvellement et le délai de transmission au salarié porté.
Quelles différences entre CDI et CDD en portage salarial ?
Le CDI permet de réaliser plusieurs missions successives sous le même contrat. Les inter‑missions ne sont pas rémunérées sauf disposition contraire. Le statut et la classification (junior, senior, cadre) influent sur la rémunération et le régime du forfait jours.
Comment est calculé le salaire minimum en portage ?
Le salaire minimal mensuel brut tient compte d’un plancher lié au plafond de la Sécurité sociale et à la convention applicable. La rémunération résulte du chiffre d’affaires facturé, moins frais de gestion, charges sociales et frais professionnels, avec des éléments comme congés payés et prime d’apport d’affaires.
Que couvrent les frais de gestion et comment impactent‑ils le net ?
Les frais de gestion rémunèrent les services administratifs, juridiques et d’accompagnement fournis par la société de portage. Ils sont prélevés sur le chiffre d’affaires avant transformation en salaire et réduisent le salaire net disponible.
Qu’est‑ce que le compte d’activité et que doit‑il contenir chaque mois ?
Le compte d’activité récapitule les éléments mensuels : encaissements client, charges sociales, frais de gestion, indemnités (apport d’affaires) et rémunération nette versée. Il assure transparence et traçabilité pour le salarié porté.
Quelle protection sociale obtient le salarié porté ?
Le salarié porté bénéficie de la Sécurité sociale, de la mutuelle, de la prévoyance et de cotisations retraite. L’assurance chômage dépend des cotisations et des règles applicables ; le cumul avec l’ARE est possible sous conditions.
Quels sont les devoirs commerciaux et les responsabilités du porté ?
Le salarié porté doit prospecter, négocier les contrats, respecter les objectifs et délais convenus, et gérer la relation client. Il conserve l’autonomie d’exécution et évite tout lien de subordination avec le client.
Comment choisir une société de portage fiable ?
Vérifiez la garantie financière, la solidité et la réputation, l’étendue des services (accompagnement commercial, formation, aide juridique) et comparez les frais de gestion ainsi que les conditions liées aux frais professionnels.
Quels risques et bonnes pratiques pour sécuriser son activité ?
Limitez la dépendance à un unique donneur d’ordre, fixez des tarifs justes, constituez une réserve financière et diversifiez votre portefeuille clients. Relisez attentivement les contrats et exigez des garanties de paiement.
