Le consulting en France monte en puissance. Nous proposons un guide clair et pragmatique pour lancer votre activité pas à pas. Vous saurez ce que recouvre le terme freelance : une manière de travailler, pas un statut figé.
Ce guide explique comment valider votre projet, choisir un mode d’exercice et sélectionner un statut juridique adapté. Nous détaillons ensuite les formalités administratives, la gestion sociale, la fiscalité, la TVA et la trésorerie.
Notre promesse : vous aider à vendre votre expertise et à intervenir sur des problématiques concrètes en entreprise, tout en sécurisant l’administratif.
Nous comparerons les statuts (micro-entreprise, EI, EURL, SASU, portage salarial) selon une logique « sécurité + simplicité » pour limiter les erreurs de démarrage.
À la sortie, vous aurez une checklist mentale des décisions à prendre, dans le bon ordre, pour lancer votre activité sans improvisation. Votre réussite reposera autant sur votre expertise que sur votre capacité à cadrer missions, contrats et facturation.
Table of Contents
Points clés
- Le guide couvre toutes les étapes pratiques pour lancer votre activité en France.
- Différencier statut et mode de travail : freelance n’est pas un statut juridique.
- Comparaison claire des options juridiques selon sécurité et simplicité.
- Focus sur la gestion des contrats, de la facturation et de la trésorerie.
- Checklist finale pour éviter les erreurs de démarrage.
Comprendre le métier de consultant indépendant et ses missions
Apporter un regard extérieur et structuré aux entreprises est la mission centrale. Le consultant indépendant vend du conseil et des livrables : diagnostic, recommandations et plan d’action. Il intervient souvent sur des besoins ponctuels ou stratégiques en stratégie, marketing, organisation, RH, finance ou informatique.
Différences avec une société de conseil : la société porte la prospection, le staffing et l’offre globale. En tant qu’indépendant, vous gérez la relation client de A à Z : positionnement, négociation et livraison.
- Exemples de missions : audit d’organisation, cadrage digital, refonte RH, stratégie marketing ou pilotage de transformation.
- Domaines fréquents : digital, banque/finance, industrie, santé, BTP et SI/IT.
Méthodologie « safe » : découverte, entretiens, collecte de données, analyse et restitution priorisée. Cette approche sécurise la qualité du diagnostic et facilite l’acceptation des recommandations.
« Un bon diagnostic vaut souvent autant qu’un plan d’action. »
Pour trouver des missions, activez votre réseau, soignez votre réputation et utilisez des plateformes comme Malt et autres, tout en restant centré sur la valeur ajoutée.
Valider votre projet avant de devenir consultant

Le point de départ consiste à mesurer votre niveau d’expertise et à le transformer en offres claires. Commencez par un diagnostic de maturité : listez vos résultats chiffrés, missions réussies et compétences spécifiques.
Formalisez votre spécialité (organisation, marketing, IT) et les secteurs où vous êtes crédible. Cela vous aide à identifier des besoins récurrents et des clients cibles.
Structurer des offres vendables
Proposez 2 à 3 prestations packagées : audit, feuille de route, accompagnement. Décrivez les livrables, la durée et les critères de succès.
- Prévoyez le pricing en TJM ou en forfait, en intégrant le temps non facturable.
- Cadrez le périmètre par écrit pour éviter le glissement de mission.
- Sécurisez vos paiements : demandez un acompte et fixez des échéances claires.
« Cadrer la mission dès l’offre réduit de beaucoup les risques opérationnels. »
Pour un guide complet sur le choix du statut et les étapes suivantes, consultez notre page dédiée : choix du statut.
Comment devenir consultant indépendant : les étapes pour se lancer en France
Avant de lancer votre activité, établissez une feuille de route claire qui priorise le mode d’exercice et les fondamentaux commerciaux.
Choisir votre mode d’exercice
Freelance n’est pas un statut juridique : vous pouvez exercer en micro‑entreprise, en entreprise individuelle ou créer une société (SASU/EURL).
Le portage salarial laisse la prospection et la négociation à vous, tandis que la société de portage gère l’administratif et prélève des commissions. Pour en savoir plus sur ce modèle, consultez notre page dédiée au portage salarial.
Préparer les éléments indispensables
Structurez votre positionnement : niche, promesse et preuves (cas clients, résultats chiffrés).
Avant de signer, prévoyez un modèle de proposition, des conditions de mission (présentiel/remote, matériel, confidentialité) et un contrat qui précise périmètre, livrables, planning et responsabilités.
Anticiper vos besoins de gestion
Mettez en place un compte dédié ou professionnel selon le statut. Organisez le suivi d’activité, le temps passé et les justificatifs.
Adoptez des outils simples : facturation, CRM léger, gestion de projet et stockage sécurisé. Ce socle réduit les litiges, évite les impayés et donne de la visibilité sur vos missions et votre chiffre d’affaires.
Choisir le bon statut juridique pour un consultant indépendant

Le choix du statut juridique conditionne votre protection, votre fiscalité et votre capacité à faire évoluer l’activité. Il faut prioriser le niveau de chiffre d’affaires, le besoin de responsabilité limitée et la simplicité administrative.
Micro‑entreprise
Idéale pour tester : régime simplifié, micro‑social, cotisations calculées sur le chiffre d’affaires. Plafond pour les prestations libérales : 77 700 €.
Limite : pas de déduction des dépenses et seuil contraignant si votre activité croît vite.
Entreprise individuelle
Souplesse et pas de plafond. Comptabilité plus exigeante et image parfois moins structurée qu’une société.
EURL
Société unipersonnelle à responsabilité limitée. Avantage : protection du patrimoine. Attention au statut TNS et aux cotisations sociales à anticiper.
SASU
Grande souplesse statutaire et crédibilité commerciale. Le président est assimilé salarié : cotisations plus élevées s’il se rémunère.
Portage salarial
Solution hybride : vous restez libre commercialement et bénéficiez d’un contrat salarié. En contrepartie, la société de portage prélève des commissions.
« Choisissez votre statut avec des critères chiffrés : prévisionnel, charges et TJM, pas au feeling. »
Pour une comparaison détaillée des options, consultez notre guide sur le choix du statut freelance.
Création d’entreprise et formalités administratives (guichet unique INPI)
La création d’une entreprise repose sur des formalités centralisées et des choix juridiques clairs. Depuis le 1er janvier 2023, le guichet unique de l’INPI centralise le traitement des dossiers en France.
Démarches pour micro‑entreprise ou entreprise individuelle
Le parcours est léger et rapide. Il comprend l’immatriculation, l’inscription auprès de l’Urssaf et l’ouverture d’un compte bancaire dédié.
Ce compte permet de séparer les flux professionnels et personnels et d’éviter des erreurs de gestion.
Checklist : immatriculation, paramétrage Urssaf, ouverture du compte et vérification des obligations fiscales.
Démarches pour une société (SASU / EURL)
La création d’une société demande plus d’étapes : rédaction des statuts, dépôt du capital social, publication d’une annonce légale, puis immatriculation via l’INPI.
Rédigez des statuts clairs (rémunération, gouvernance). Après immatriculation vous recevrez le SIREN/SIRET et le code APE en 7 à 15 jours en règle générale.
Domiciliation et points pratiques
Vous pouvez domicilier votre activité à votre domicile, chez un client sous conditions, ou via une société de domiciliation.
L’objectif est simple : disposer d’une adresse administrative stable et conforme aux obligations.
« Attention aux erreurs fréquentes : statuts trop génériques, domiciliation mal pensée ou absence de compte dédié. »
Pour un pas à pas détaillé sur la création entreprise et les choix de statut, voyez notre fiche pratique : guide pratique.
Régime social et protection du consultant indépendant
Comprendre le régime social associé à votre statut vous aide à anticiper les coûts et les protections nécessaires. Le statut que vous retenez définit le niveau de cotisations et la portée de votre protection sociale.
TNS ou assimilé salarié : ce qui change selon votre statut
En micro‑entreprise ou en profession libérale vous relevez du TNS (micro‑social simplifié). Les cotisations sont proportionnelles au chiffre d’affaires, mais la protection est souvent plus limitée.
Dans une société, tout dépend du poste : un gérant majoritaire relève généralement du TNS, un gérant minoritaire ou le président de SASU est soumis au régime général (assimilé salarié). Les règles de cotisations et le niveau de couverture diffèrent sensiblement.
Point de vigilance : sans rémunération, certaines protections (chômage, droits sociaux) peuvent être faibles, notamment en SASU. Il faut planifier votre stratégie de rémunération pour sécuriser votre protection personnelle.
Assurances recommandées
- Responsabilité civile professionnelle (RC Pro) : essentielle si vos missions ont un impact opérationnel.
- Complémentaire santé : pour réduire vos frais médicaux.
- Prévoyance : couvre arrêt de travail et incapacité.
- Retraite complémentaire : à prévoir si le régime choisi offre peu de droits.
« Mieux vaut anticiper la protection (contrat + assurance) que gérer un incident qui mettrait en péril votre activité. »
Pour des précisions sur les effets des cotisations sociales selon le portage et d’autres options, consultez notre page sur les cotisations en portage salarial : portage salarial et cotisations sociales.
Régime fiscal, TVA et obligations de gestion au quotidien
Maîtriser l’impôt, la TVA et la comptabilité simplifie la vie et protège votre trésorerie. Votre activité relève souvent des bénéfices non commerciaux (BNC) à l’impôt sur le revenu. Le choix entre micro‑BNC et régime réel influe directement sur votre revenu net.
BNC, impôt sur le revenu et options
Le micro‑BNC offre un abattement forfaitaire simple. Le régime réel permet de déduire les charges réelles (déplacements, matériel, abonnements, honoraires).
Astuce : optez pour le réel si vos charges dépassent l’abattement ou si vous souhaitez piloter finement le résultat.
TVA : facturation et déclarations
La franchise en base dispense de facturer la TVA sous un certain seuil. Si vous la facturez, choisissez un rythme de déclaration (mensuel, trimestriel, annuel) adapté à votre trésorerie.
Charges, comptabilité et déclarations
- Charges déductibles courantes : déplacements, repas professionnels, informatique, site web, honoraires.
- Micro‑entreprise : comptabilité simplifiée. En société, les obligations et justificatifs sont plus stricts.
Facturation, acomptes et prévention des impayés
Contractualisez le périmètre, demandez un acompte, affichez la date d’échéance et prévoyez des pénalités en cas de retard.
« Cadrer la mission et sécuriser le paiement évite 80 % des litiges. »
Pour un point complet sur la fiscalité freelance, consultez notre dossier dédié.
Conclusion
Pour conclure, retenez les étapes clés qui transforment une expertise en activité durable.
Comprenez votre rôle de consultant, validez une offre claire, puis choisissez un mode d’exercice adapté : micro, EI, société (SASU/EURL) ou portage salarial. La création et les démarches administratives se font via les voies officielles, dont l’INPI.
La réussite repose sur des livrables solides, un cadrage strict des missions et une relation clients professionnelle. Soyez rigoureux sur le contrat, la facturation, la TVA et le suivi des charges pour stabiliser votre activité freelance.
Commencez simple si vous testez le marché et faites évoluer la structure selon le volume et l’ambition. Si un point vous semble incertain (statut, protection sociale, fiscalité), sécurisez votre choix avec un professionnel : une bonne base administrative vous protège et vous fait gagner du temps.
FAQ
Quelles différences entre exercer en freelance, créer une société ou opter pour le portage salarial ?
Le freelance offre une grande liberté commerciale mais exige une gestion complète (facturation, cotisations, assurances). La création d’une société (SASU, EURL) limite la responsabilité personnelle et peut optimiser la rémunération, mais elle implique des formalités et une comptabilité plus lourdes. Le portage salarial conserve l’autonomie commerciale tout en déléguant la gestion administrative et la protection sociale au salarié porté, au prix de frais de gestion.
Quels métiers et missions peut-on exercer avec une expertise de conseil ?
Les domaines fréquents sont : stratégie, transformation digitale, finance, ressources humaines, marketing, conformité et systèmes d’information. Les missions vont de l’audit et du diagnostic à la définition de feuille de route, la conduite du changement, l’accompagnement opérationnel et la formation.
Quelles compétences sont indispensables pour réussir dans le conseil ?
Il faut une solide expertise métier, des capacités d’analyse, d’écoute et de synthèse, de la rigueur dans la gestion des livrables, ainsi qu’un sens commercial pour convaincre des clients et construire une offre claire.
Comment évaluer et valoriser votre expérience avant de lancer votre activité ?
Listez vos réalisations mesurables (résultats, économies, KPI), demandez des recommandations, segmentez votre cible et testez une première offre auprès d’un petit panel de clients pour ajuster vos tarifs et vos livrables.
Quels éléments inclure dans une offre de conseil convaincante ?
Décrivez la problématique adressée, les étapes de la mission, les livrables attendus, la durée, le planning et le prix. Précisez les conditions (propriété intellectuelle, confidentialité, modalités de paiement).
Quels documents préparer avant la première mission ?
Un contrat de mission clair, un devis détaillé, des conditions générales de vente, une assurance responsabilité civile professionnelle et un modèle de facture. Pensez aussi à un compte bancaire dédié et à des outils de suivi (facturation, temps, CRM).
Quand choisir la micro-entreprise plutôt qu’une société ?
La micro-entreprise convient si vos charges restent modestes, si vous privilégiez la simplicité administrative et le régime micro-social. Elle devient limitante si votre CA approche des seuils, si vous avez des dépenses déductibles importantes ou si vous cherchez à optimiser la protection sociale.
Avantages et limites d’une EURL pour un expert indépendant ?
L’EURL protège le patrimoine personnel via la responsabilité limitée et permet une structure claire pour facturer clients et associer un régime social TNS. Elle demande cependant une comptabilité formalisée et des coûts de création et de gestion supérieurs à la micro-entreprise.
Pourquoi opter pour une SASU ?
La SASU offre une grande souplesse statutaire et un statut social assimilé salarié pour le dirigeant, utile pour une meilleure protection sociale. Elle génère toutefois des cotisations plus élevées et nécessite une comptabilité stricte.
Quelles formalités pour créer une micro-entreprise ou une société ?
Pour la micro-entreprise : immatriculation auprès de l’Urssaf, déclaration d’activité et ouverture d’un compte dédié si nécessaire. Pour SASU/EURL : rédaction des statuts, dépôt de capital, publication d’une annonce légale et immatriculation au registre du commerce via le guichet unique.
Comment choisir le lieu de domiciliation de l’activité ?
Vous pouvez domicilier à votre adresse personnelle, chez un client sous conditions, ou via une société de domiciliation pour une adresse professionnelle. Le choix dépend de votre visibilité, de la protection du domicile et de la perception par les clients.
Quel régime social selon le statut choisi ?
Le dirigeant d’EURL en TNS cotise au régime des travailleurs non salariés, généralement moins coûteux mais avec une protection différente. Le président de SASU est assimilé salarié, avec une protection sociale plus complète mais des cotisations supérieures.
Quelles assurances sont recommandées pour exercer sereinement ?
La responsabilité civile professionnelle est indispensable. Complétez par une assurance santé/prévoyance adaptée, une protection juridique et, selon l’activité, une garantie décennale ou une cyber-assurance.
Comment gérer la fiscalité : micro-BNC, réel ou impôt sur les sociétés ?
La micro-BNC simplifie la déclaration si votre activité relève des BNC et que vous restez sous le seuil. Le régime réel permet de déduire les charges réelles. L’option pour l’IS via une société peut être pertinente selon le niveau de bénéfices et la stratégie de rémunération.
Doit-on facturer la TVA et comment s’organisent les déclarations ?
La franchise en base de TVA s’applique si vous êtes sous les seuils ; au-delà, vous facturez la TVA et déclarez selon une périodicité (mensuelle, trimestrielle, annuelle). Le choix impacte vos prix et votre trésorerie.
Quelles charges suivre et comment optimiser la déduction des dépenses ?
Identifiez les dépenses professionnelles déductibles (matériel, abonnement, frais de déplacement, formation). En société ou en réel, tenez une comptabilité rigoureuse pour optimiser l’imposition et suivre la trésorerie.
Comment sécuriser les paiements et limiter les impayés ?
Demandez un acompte, précisez les pénalités de retard dans le contrat, émettez des factures claires et suivez un processus de relance. En cas d’impayé, la mise en demeure puis le recouvrement amiable ou judiciaire sont les recours.
Quels outils de gestion sont recommandés pour un expert en activité ?
Utilisez un logiciel de facturation adapté, un outil de suivi de temps et de projet, un CRM pour gérer les prospects, et une solution de comptabilité ou un expert-comptable pour les obligations fiscales et sociales.
Quand faire appel à un expert-comptable ou à un juriste ?
Sollicitez un expert-comptable dès que la structure devient une société, si vous avez des choix fiscaux complexes, ou si vous manquez de temps pour la gestion. Un juriste est utile pour rédiger des contrats, statuts ou conventions et sécuriser vos relations clients.
Comment construire un réseau client durable ?
Développez une présence professionnelle (site, LinkedIn), demandez des recommandations, proposez des études de cas, participez à des rencontres sectorielles et entretenez la relation par un suivi régulier et des livrables de qualité.
