Vous cherchez une solution qui sécurise votre activité tout en préservant votre autonomie professionnelle.

Le portage salarial combine autonomie de choix de missions et protection sociale liée au statut salarié. La relation est tripartite : le salarié porté réalise une prestation pour une entreprise cliente et est rémunéré par une entreprise de portage.

Nous vous guidons pas à pas, du diagnostic d’éligibilité au suivi mensuel du compte d’activité. Cette méthode couvre contrats, durée des missions et optimisation des frais.

Les bénéfices sont concrets : meilleure visibilité sur la rémunération, encadrement légal, gestion des cotisations et réduction des risques contractuels.

Suivez notre fil conducteur : comprendre les rôles, cadrer l’offre, sécuriser les documents, organiser le quotidien, puis optimiser revenus et droits sociaux. Nous apportons un accompagnement rassurant pour bâtir une indépendance sereine.

Table of Contents

Principaux enseignements

  • Le portage salarial protège le salarié porté tout en offrant de l’autonomie.
  • La relation tripartite clarifie les responsabilités entre les parties.
  • Un suivi régulier améliore la sécurité et la visibilité financière.
  • Les contrats et la gestion des cotisations limitent les risques.
  • Nous proposons une méthode claire, étape par étape, pour sécuriser votre activité.

Comprendre l’organisation du portage salarial et la relation tripartite

La relation tripartite organise clairement qui produit, qui emploie et qui achète la prestation.

Vous êtes le salarié porté : vous prospectez, choisissez vos missions et négociez le prix et le périmètre avec l’entreprise cliente. Vous pilotez la production et votre emploi du temps pour livrer dans les délais.

L’entreprise de portage salarial signe le contrat de travail (CDD ou CDI), transforme votre chiffre d’affaires en salaire et gère la paie ainsi que les cotisations. Elle établit aussi le contrat commercial avec la cliente et assure la gestion administrative.

L’entreprise cliente définit le besoin, valide les livrables et doit garantir des conditions d’exécution conformes (santé, sécurité, durée). Elle achète un service via un contrat et encadre l’acceptation des résultats.

  • Vous : prospection, négociation du prix, exécution opérationnelle.
  • La société d’accompagnement : contrat travail, paie, déclarations sociales.
  • La cliente : conditions d’exécution, sécurité et validation.

La transparence est essentielle : mettre par écrit les responsabilités, documenter le prix et prévoir des points de suivi réguliers pour éviter toute ambiguïté. Pour aller plus loin sur les atouts du portage salarial, consultez notre guide.

Vérifier si vous remplissez les conditions pour devenir salarié porté

Il est essentiel d’évaluer vos compétences et votre autonomie pour confirmer votre éligibilité. La convention collective du 22 mars 2017 fixe un repère clair : niveau 5 (Bac+2) ou, à défaut, trois ans d’expérience dans le même secteur.

  • Qualification niveau 5 (Bac+2) ou 3 ans d’expérience dans le même secteur.
  • Expertise identifiable et marketable : compétences transférables et valeur ajoutée pour la cliente.
  • Autonomie effective : prospection, cadrage des missions, négociation du prix et gestion du temps.

Expertise, autonomie et profils concernés

Le code travail impose que le salarié porté dispose d’une autonomie suffisante pour chercher et négocier ses missions.

Les profils fréquents sont les techniciens, agents de maîtrise et cadres (consultants, ingénieurs IT). Le principe structurant reste que l’entreprise d’accompagnement n’est pas tenue de fournir du travail.

Avant de vous lancer, faites une auto-évaluation : portefeuille client, réseau, offre commerciale et capacité à rendre compte chaque mois de la durée et du suivi de votre activité.

Définir votre offre et cadrer votre activité avant la première mission

Une offre claire transforme votre expertise en un service vendable et compréhensible.

Commencez par détailler le périmètre : méthode, livrables et critères d’acceptation. Précisez les limites de responsabilité pour éviter les malentendus.

Clarifier domaine d’expertise et livrables

Décrivez les prestations attendues : audit, plan d’action, reporting ou support. Donnez des jalons et une procédure de validation par la cliente.

Tarifs et modalités de réalisation

Choisissez une tarification adaptée : TJM, forfait ou régie. Intégrez la durée probable, la complexité et le nombre de jours nécessaires.

Préparez une trame commerciale claire : objectifs, planning, hypothèses et exclusions. Anticipez votre capacité de production, le temps de prospection et le temps administratif minimal.

Option tarifaire Avantage Modalités clés Exemple
TJM Transparence et flexibilité Nombre de jours, taux horaire, facturation 600 € / jour pour 10 jours
Forfait Clarté pour la cliente Livrables définis, jalons, prix global Projet complet : 6 000 €
Régie Adapté aux besoins variables Suivi mensuel, heures consommées 160 h/mois au tarif horaire

Choisir la bonne entreprise de portage salarial

Sélectionner la bonne société qui porte votre activité est une étape clé pour garantir votre sécurité financière.

Vérifiez d’abord la conformité légale : la société doit avoir fait la déclaration préalable auprès de l’autorité administrative et afficher une garantie financière. Cette garantie couvre les salaires dus et le versement des cotisations. Elle correspond à au moins 10 % de la masse salariale annuelle, avec un minimum fixé par décret (ex. 92 736 € en 2024).

Inspectez ensuite les frais de gestion : ils rémunèrent la paie, les déclarations sociales et le support administratif. Ils n’incluent pas systématiquement les outils, assurances ou services premium.

Grille pratique de sélection

  • Déclaration préalable et preuve du garant financier.
  • Activité exclusive en entreprise de portage pour éviter les conflits d’objet.
  • Transparence sur le taux et l’assiette des frais, délai de paie et gestion des notes de frais.

Posez ces questions au commercial : quel est le taux de frais, comment remonte le compte d’activité, quels outils et quel accompagnement commercial ? Soyez vigilant aux signaux faibles : opacité sur les frais, flou sur la garantie ou contrat imprécis.

Pour comparer et trouver une entreprise de confiance, consultez notre sélection ici : trouver une société de portage salarial.

Encadrer légalement la mission : ce que l’entreprise cliente a le droit de demander

Avant toute collaboration, il faut préciser ce que la entreprise cliente peut légalement acheter. Ce cadrage protège le porté et la cliente, et évite toute confusion sur les finalités de la prestation.

Cas de recours : tâche occasionnelle ou expertise ponctuelle

Le code travail (C. trav. L.1254-3) autorise le recours quand la mission répond à un besoin ponctuel. Il s’agit d’une tâche hors de l’activité normale ou d’une expertise absente en interne.

Ce qui est interdit : remplacement lié à un conflit collectif

Le code interdit expressément de remplacer un salarié dont le contrat est suspendu pour un conflit collectif (C. trav. L.1254-4). Vérifiez ce point avant signature.

Durée de la mission : limites et justification

La durée côté prestation peut atteindre 36 mois, mais doit rester justifiée par la nature du besoin. La durée contractuelle ne confond pas les règles propres au contrat de travail.

Cas Référence Ce que peut demander la cliente Conséquence pratique
Tâche occasionnelle C. trav. L.1254-3 Prestation limitée, livrables définis Cadrage précis, durée courte
Expertise ponctuelle C. trav. L.1254-3 Compétence spécifique non disponible Mission sur objectif, justificatifs métier
Substitution de poste C. trav. L.1254-4 Interdite si conflit collectif Refuser ou renégocier la demande

Conseil pratique : si la demande ressemble à un besoin permanent ou à une substitution de poste, recadrez les conditions et consultez nos repères sur le statut juridique.

Mettre en place le contrat de prestation entre l’entreprise de portage et l’entreprise cliente

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Fixer par écrit l’objet et les modalités d’une prestation sécurise la relation et facilite la réalisation.

Objet, conditions d’exécution et durée de la prestation

Le contrat prestation doit préciser l’objet, les livrables et les critères d’acceptation.

  • Objet : activité, périmètre et résultats attendus.
  • Conditions : lieu, accès, confidentialité, outils et modalités de validation.
  • Durée : dates, renouvellement éventuel et articulation avec le planning de réalisation.

Prix de la prestation et éléments inclus

Le prix doit être clair sur ce qu’il couvre pour éviter les litiges.

  • Inclure rémunération, charges sociales, frais professionnels et frais de gestion.
  • Préciser les règles de facturation et les conditions de révision du prix.

Responsabilités santé‑sécurité et équipements

L’entreprise cliente reste responsable des conditions d’exécution pendant la mission.

Indiquez les EPI requis et qui les fournit. Cette mention renforce la sécurité opérationnelle.

Assurance responsabilité civile : mentions à sécuriser

Exigez l’identité de l’assureur et le numéro de police couvrant les dommages éventuels.

  • Préciser les situations couvertes et les exclusions.
  • Vérifier que la police protège le salarié porté chez l’entreprise cliente.

Structurer votre organisation du travail en portage salarial au quotidien

Savoir répartir vos plages de travail et de repos est un atout pour la qualité des livrables.

Planifier vos temps : construisez une semaine réaliste avec plages de production, réunions avec la cliente, créneaux de veille et temps pour la prospection. Alternez blocs concentrés et pauses pour préserver votre énergie et la qualité de la réalisation.

Suivi opérationnel : mettez en place des jalons clairs, livrables versionnés et un tableau des risques (bloquants, décisions attendues). Rédigez un compte rendu d’avancement et conservez une trace écrite des arbitrages.

Gérer la relation de service

Définissez un canal de communication, la fréquence des points et les règles de validation. Anticipez les dépendances (accès, données, validations) et proposez des plans d’action si la cliente tarde à statuer.

Rythme de reporting : transmettez au moins un compte par mois à la société qui vous accompagne. Adaptez la fréquence selon la mission : hebdomadaire pour les phases critiques, mensuelle pour le suivi courant.

Choisir entre contrat de travail en portage salarial en CDD et en CDI

Le format du contrat conditionne la façon dont vous organisez vos missions et vos revenus. Ce choix impacte la durée, les droits et la gestion des périodes sans mission.

CDD : prestation ciblée

Le CDD est conclu pour réaliser une prestation précise chez une entreprise cliente. Il comporte des règles spécifiques : période d’essai, congés payés, indemnité de fin de contrat et conditions de rupture.

CDI : continuité et pluralité de clients

Le CDI convient si vous prévoyez d’enchaîner des prestations pour plusieurs clients. Il applique les règles du contrat long, avec les particularités liées au portage : l’entreprise qui vous emploie n’a pas l’obligation de vous fournir du travail.

Point clé d’organisation

En CDI, les périodes sans prestation ne sont pas rémunérées. Anticipez avec :

  • un calendrier de prospection mensuel,
  • des buffers entre missions,
  • des objectifs de facturation par mois.

Suite : vérifiez ensuite les clauses obligatoires et la gestion des durées pour éviter les zones grises.

Sécuriser votre contrat de travail : clauses obligatoires à contrôler

Un contrat précis protège vos revenus et clarifie les engagements de chaque partie.

Mentions côté relation salarié porté / société

  • Modalités de calcul et de versement de la rémunération.
  • Frais de gestion, charges sociales et règles de déduction des frais professionnels.
  • Indemnité d’apport d’affaires et descriptif des compétences et qualifications.
  • Période d’essai, congés payés, caisse de retraite complémentaire et organisme de prévoyance.
  • Périodicité des comptes rendus d’activité et identité du garant financier.

Mentions liées à la réalisation de la prestation

  • Identification de l’entreprise cliente (nom et adresse) et objet de la mission.
  • Conditions d’exécution, durée et terme prévu de la prestation.
  • Prix convenu : détail incluant rémunération, indemnité, prélèvements, frais de gestion et frais pro.
  • Responsabilité santé‑sécurité, fournitures d’EPI et assurance responsabilité civile (assureur + n° de police).

Délai légal et protections sociales

Exigez la remise du contrat au salarié porté au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant sa conclusion.

Soyez vigilant sur la clarté de la période d’essai, sur les droits aux congés et sur les garanties liées à la retraite complémentaire et à la prévoyance.

  • Checklist rapide : vérifiez mode de calcul, identité cliente, durée, prix, délai de remise et mentions assurance.
  • Un contrat complet vous évite des ajustements tardifs et protège votre compte et vos revenus.

Anticiper les durées, termes et renouvellements pour éviter les zones grises

Gérer avec précision les dates de fin et les prolongations sécurise votre planning et vos revenus.

Le suivi du terme est structurant : il conditionne votre visibilité, vos renouvellements et votre prospection. Sans clarté, vous risquez des interruptions de trésorerie ou des discussions tardives sur le périmètre.

CDD à terme précis

Un CDD fixé par une date précise comporte une fin claire. Il peut être renouvelé jusqu’à deux fois, si le contrat ou un avenant le prévoit avant le terme initial.

CDD à terme imprécis

Quand la fin dépend d’une réalisation, on parle de terme imprécis. Le contrat impose alors une durée minimale et la fin survient à l’atteinte de l’objet prévu.

Durée maximale et report du terme

Règle plafond : la durée totale d’un CDD en portage salarial ne doit pas dépasser dix‑huit mois, renouvellements compris.

Un report du terme est possible par accord entre les parties, mais il est limité à trois mois pour éviter le flou juridique.

  • Bonne pratique : lancez la renégociation dès que 60–90 % de l’objectif est atteint.

Comprendre le compte d’activité et piloter votre gestion mensuelle

Le compte d’activité devient votre tableau de bord financier pour piloter vos mois à venir.

Chaque mois, la société qui vous accompagne doit vous transmettre un relevé clair. Ce document retrace les versements effectués par l’entreprise cliente, le détail des frais gestion, les frais professionnels, les prélèvements sociaux et fiscaux, la rémunération nette et le montant de l’indemnité d’apport.

Le compte relie le chiffre d’affaires facturé à ce qui reste disponible pour votre rémunération et pour les réserves.

Ce que la société doit communiquer chaque mois

  • Montant encaissé auprès de l’entreprise cliente.
  • Détail des frais gestion et des frais professionnels déduits.
  • Prélèvements sociaux et fiscaux, rémunération et rémunération nette.
  • Montant de l’indemnité d’apport (référence : 5 % si non convenu autrement).

Lire les flux et piloter votre activité

Comprendre ce qui est facturé, ce qui est prélevé, et ce qui reste vous permet d’ajuster votre TJM et vos objectifs. Nous recommandons un rituel mensuel : vérifier les encaissements, comparer prévisionnel vs réel, ajuster dépenses et planifier la prospection du mois suivant.

Pour tester l’impact sur votre rémunération, faites une simulation de rémunération et adaptez votre gestion en conséquence.

Optimiser frais professionnels, frais de gestion et rémunération

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Optimiser vos frais impacte directement votre salaire net et votre capacité à tenir entre deux missions. Notre objectif : réduire légalement les coûts et clarifier leur effet sur votre rémunération.

Mode de déduction : précisez le contrat

Faites inscrire noir sur blanc le mode de déduction des frais professionnels : assiette, plafonds internes et modalités de remboursement.

Le compte d’activité doit détailler frais gestion, frais professionnels, prélèvements et rémunération nette.

Arbitrer TJM, durée et reste à vivre

Un TJM plus élevé peut compenser des périodes sans mission. Simulez plusieurs scénarios : courte durée vs longue durée, rythme de facturation et volume de frais.

  • Calculez un « plancher » de rémunération mensuel.
  • Comparez l’impact des frais gestion sur le net perçu.

Éviter erreurs courantes et bonnes pratiques

Principales erreurs : dépenses non éligibles, absence de justificatifs ou confusion entre frais facturables à la cliente et frais professionnels.

  • Classez justificatifs par date et libellé.
  • Validez les règles avec la société qui vous accompagne avant la clôture mensuelle.

Sécuriser votre rémunération minimale et votre trésorerie entre missions

Protéger votre trésorerie entre deux contrats demande des règles claires et des repères chiffrés.

La rémunération minimale brute totale ne doit pas être inférieure à 2 517,13 €. Ce repère sert de filet lié au plafond de la Sécurité sociale pour calibrer vos objectifs.

Seuils selon profil

Repères mensuels indicatifs :

Profil Seuil (%) Montant indicatif (€) Notes
Junior 70% PSS 2 288,30 Inclut congés payés + prime apport 5%
Senior 75% PSS 2 451,75 Garantie plus proche du salaire visé
Forfait jours 85% PSS 2 778,65 Adapté aux journées forfaitées

Réserve et indemnités

En CDI, prévoyez une réserve alimentée à hauteur de 10% du salaire de base de la dernière mission sur votre compte d’activité.

En CDD, l’indemnité de précarité est versée en fin de contrat. Rappelez-vous : les périodes sans mission ne sont pas rémunérées.

Conseil pratico‑pratique : intégrez la prime d’apport d’affaires (référence 5%) dans vos simulations et maintenez une trésorerie équivalente à plusieurs mois de salaire pour sécuriser la transition entre missions. Pour les démarches, consultez notre guide démarches pour se lancer.

Activer vos droits sociaux pour une indépendance sereine

Vous gardez la liberté de choisir vos missions tout en bénéficiant d’un filet social solide. Activer vos droits réduit le risque financier et renforce votre projet d’indépendance.

Couverture : sécurité sociale, retraite et prévoyance — qui fait quoi

L’entreprise de portage salarial gère les cotisations, l’affiliation à la sécurité sociale et les versements pour la retraite complémentaire et la prévoyance.

Vérifiez dans le contrat les organismes référents et les niveaux de garanties. Cela clarifie vos droits et évite les mauvaises surprises.

Assurance chômage et cumul avec l’ARE

Le salarié porté ouvre droit à l’assurance chômage comme tout salarié. Le cumul partiel avec l’ARE est possible selon vos conditions personnelles.

Demandez au gestionnaire un point précis sur vos droits avant toute rupture ou fin de mission.

Médecine du travail

Les visites médicales obligatoires sont organisées par l’entreprise de portage salarial. Elles protègent votre santé et garantissent la conformité réglementaire.

Formation : CPF, VAE et bilan

CPF, VAE et bilan de compétences sont accessibles. Des actions hors temps de travail peuvent être financées jusqu’à 240 heures selon conditions.

  • Plan annuel de compétences : identifiez une certification ou une spécialisation.
  • Consultez le contrat pour connaître les interlocuteurs et les prises en charge.

Conseil : anticipez un plan de montée en compétences aligné avec votre marché pour sécuriser vos missions et votre revenu.

Conclusion

Pour clôturer, retenez les étapes qui sécurisent réellement votre activité.

Vérifiez votre éligibilité, définissez l’offre, choisissez une entreprise de portage fiable et sécurisez le contrat de prestation et le contrat de travail. Ensuite, pilotez votre quotidien via un compte mensuel clair.

Votre autonomie commerciale — prospection, prix, planning — fonctionne mieux si elle est adossée à un cadre contractuel précis. Contrôlez les clauses, la durée et les conditions d’exécution avant tout démarrage.

Rappel pratique : si un élément n’est pas écrit (prix, durée, frais), exigez sa formalisation. Le portage salarial devient un levier de sécurité quand chaque acteur assume son rôle et que la gestion reste transparente.

Action : mettez en place vos checklists et planifiez votre prochaine mission avec des objectifs réalistes.

FAQ

Qu’est‑ce que le portage salarial et comment fonctionne la relation tripartite ?

Le portage salarial est un dispositif où trois acteurs interagissent : vous, en qualité de salarié porté ; la société de portage, qui signe le contrat de travail, gère la paie et les cotisations ; et l’entreprise cliente, qui commande et encadre la prestation. Vous restez autonome pour prospecter, négocier le prix et réaliser les livrables. La société de portage facture la prestation au client, reverse votre salaire après prélèvements et applique des frais de gestion.

Quelles conditions faut‑il remplir pour devenir salarié porté ?

Il faut généralement une qualification minimale de niveau 5 (Bac +2) ou justifier d’au moins trois ans d’expérience significative. Le Code du travail et la convention collective exigent autonomie et expertise dans votre domaine. Les profils concernés sont souvent des techniciens spécialisés, agents de maîtrise ou cadres.

Comment définir mon offre et fixer mes tarifs avant la première mission ?

Clarifiez votre domaine d’expertise, les livrables attendus et la durée de la mission (jours, mois, lieu). Calculez un TJM qui couvre votre rémunération brute, les charges patronales et les frais professionnels. Prévoyez des modalités de facturation et des jalons de validation pour sécuriser la relation commerciale.

Comment choisir la bonne société de portage salarial ?

Vérifiez la garantie financière obligatoire, la déclaration préalable et la transparence des frais de gestion. Comparez les services inclus : établissement du contrat, facturation, outils de gestion, accompagnement juridique et communauté. Contrôlez aussi les assurances proposées et la qualité du suivi RH.

Que peut légalement demander l’entreprise cliente pendant la mission ?

Le client peut définir les conditions d’exécution, les jalons et exiger le respect des règles de santé‑sécurité. Est acceptable toute demande liée à l’objet de la mission. Est interdit le remplacement lié à un conflit collectif ou toute usurpation du statut. La durée se négocie ; les prestations peuvent aller jusqu’à 36 mois selon le contrat.

Quels éléments doivent figurer dans le contrat de prestation entre la société de portage et le client ?

Le contrat doit préciser l’objet, les conditions d’exécution, la durée, le prix et les éléments inclus (rémunération, charges, frais, frais de gestion). Il doit aussi détailler les responsabilités en matière de santé‑sécurité, l’équipement de protection éventuel et les assurances, notamment la responsabilité civile professionnelle.

Comment organiser au quotidien mon temps de travail et le suivi opérationnel ?

Planifiez vos journées et périodes de repos en respectant la réglementation. Mettez en place un suivi par livrables, jalons et comptes rendus réguliers. Définissez des canaux de communication clairs avec le client pour validation et ajustement, et respectez les délais contractuels pour sécuriser la relation de service.

Faut‑il choisir un CDD ou un CDI avec la société de portage ?

Le CDD convient pour une prestation clairement définie auprès d’un client. Le CDI permet d’enchaîner des missions pour un ou plusieurs clients, avec continuité du lien salarial. En CDI, les périodes sans mission ne sont généralement pas rémunérées ; il est important d’examiner les clauses liées à l’activité interrompue.

Quelles clauses du contrat de travail doivent être contrôlées avec attention ?

Vérifiez les mentions relatives à la relation salarié‑société de portage, à l’objet et à la durée de la prestation, au prix, ainsi que les conditions de remise du contrat (délai légal de deux jours ouvrables). Contrôlez aussi période d’essai, congés payés, retraite complémentaire et prévoyance.

Quelles sont les règles sur les durées, les termes et les renouvellements des CDD ?

Un CDD à terme précis peut être renouvelé jusqu’à deux fois. Un CDD à terme imprécis doit respecter une durée minimale et se termine à réalisation de l’objet. La durée maximale d’un CDD en portage est de dix‑huit mois, renouvellements compris. Un report du terme peut être accordé, dans la limite de trois mois.

Que contient le compte d’activité mensuel et pourquoi est‑il important ?

Le compte d’activité doit détailler les versements reçus de l’entreprise cliente, les prélèvements (charges sociales, frais de gestion), votre rémunération nette et les frais professionnels remboursés. Cette transparence facilite le pilotage de votre trésorerie et la prévision entre missions.

Comment optimiser frais professionnels, frais de gestion et rémunération ?

Faites préciser le mode de déduction des frais professionnels et conservez les justificatifs. Ajustez votre TJM en fonction de la durée et du reste à vivre net. Évitez les dépenses non éligibles et négociez les conditions de prise en charge des frais afin d’optimiser votre rémunération nette.

Comment sécuriser une rémunération minimale et ma trésorerie entre missions ?

Consultez les repères de rémunération brute minimale et les plafonds de la Sécurité sociale. Identifiez les seuils selon votre niveau (junior, senior, forfait jours). Prévoyez une réserve financière en CDI et, en CDD, vérifiez le versement éventuel d’une indemnité de précarité. La prime d’apport d’affaires est souvent autour de 5 % à négocier.

Qui gère mes droits sociaux (Sécurité sociale, retraite, prévoyance, chômage) ?

La société de portage prélève les cotisations et vous rattache à la Sécurité sociale. Elle gère retraite complémentaire et prévoyance selon la convention collective. L’assurance chômage dépend des conditions d’affiliation ; le cumul avec l’ARE est possible sous conditions. La médecine du travail et les formations (CPF, VAE) sont également organisées par la société de portage.