Vous avez sans doute ressenti, à un moment, l’envie d’indépendance mêlée à la peur de perdre des protections. Nous l’avons vu souvent : lancer son activité soulève des questions concrètes et personnelles.
Ce guide explique, métier par métier, comment vérifier la compatibilité du dispositif et comment utiliser un annuaire de services pour s’orienter. Il s’appuie sur la relation tripartite entre le consultant, la société de portage et l’entreprise cliente, qui clarifie les responsabilités et sécurise la gestion administrative.
Le dispositif combine autonomie et protections du salariat. Nous décrivons qui peut en bénéficier, les secteurs compatibles, le fonctionnement des contrats, le calcul de la rémunération et les critères pour choisir une société. La lecture vous donnera des repères concrets : tarifs, types de missions et clauses à surveiller.
Ce guide s’adresse aux professionnels en France. Il prend appui sur le cadre légal et la convention collective pour vous aider à décider en connaissance de cause.
Table of Contents
Points clés
- Comprendre l’équilibre entre indépendance et protections.
- Vérifier la compatibilité métier par métier.
- Reconnaître les éléments essentiels d’un contrat.
- Savoir comparer les sociétés et leurs tarifs.
- Utiliser l’annuaire pour trouver des services adaptés.
Comprendre le portage salarial et son intérêt pour les indépendants en France
Entre autonomie et protection, ce dispositif offre un cadre simple pour développer une activité indépendante.
Le portage salarial permet d’exercer activité en indépendant tout en bénéficiant d’un statut salarié porté. Vous gardez la liberté de choisir vos missions, vos clients et vos tarifs. En parallèle, vous conservez des droits proches du salarié : sécurité sociale, retraite, mutuelle et autres avantages sociaux.
Sécurité du salariat et liberté de l’indépendant : l’équilibre recherché
Le consultant reste responsable de sa prospection et de la qualité de ses prestations. La société prend en charge la facturation et la gestion administrative, allégeant les tâches administratives.
À qui s’adresse ce guide et comment l’utiliser comme annuaire de services
Ce guide s’adresse aux professionnels en France qui veulent tester l’indépendance sans tout perdre. Utilisez les rubriques pour repérer votre profil, vérifier l’éligibilité et comparer les offres de société portage salarial.
- Vérifiez la maturité de votre marché.
- Évaluez votre capacité à négocier vos missions.
- Confirmez que vous pouvez rester autonome tant salarié et entrepreneur.
Le portage salarial secteur d’activité : comment vérifier l’adéquation avec votre métier
Vérifier l’adéquation entre votre métier et ce modèle passe par quelques tests simples et rapides.
Commencez par clarifier la nature de votre prestation : est-ce un service ou de l’achat-revente ? Quel est votre niveau d’expertise et pouvez-vous contractualiser directement avec un client ? Ces éléments déterminent si le portage salarial convient à votre activité professionnelle.
Prestations éligibles
Le dispositif est adapté aux prestations intellectuelles (conseil, formation, expertise), au management, à l’accompagnement et à des missions packagées ou en régie. Certaines activités commerciales et artisanales sont compatibles si elles restent des prestations et non de la revente de biens.
Activités non adaptées
Exclusions claires : achat-revente, services à la personne et professions réglementées (avocat, médecin, architecte, expert-comptable). Ces cas posent des contraintes légales ou d’assurance qui rendent le modèle inadapté.
Le bon niveau de tarif et de chiffre d’affaires
Évaluez la viabilité économique : le modèle suppose un minimum de chiffre affaires pour couvrir les frais de gestion et les cotisations. Si vos tarifs sont structurellement bas, l’intérêt diminue.
- Test rapide : service vs produit, autonomie, expertise, capacité à conclure un contrat.
- Si votre expertise se vend au bon tarif, le dispositif devient un accélérateur sécurisé.
- Validez l’adéquation avec la société portage avant de démarrer, sans dépendre d’elle pour trouver la mission.
Le fonctionnement concret : une relation tripartite transparente
Dans la pratique, trois acteurs jouent des rôles distincts et complémentaires pour sécuriser le travail.
Rôle du salarié porté
Le salarié mène la prospection, négocie les conditions et réalise la mission. Il signe un contrat travail avec la société intermédiaire. Il rend compte de son activité au moins une fois par mois à la société.
Rôle de la société intermédiaire
La société facture l’entreprise cliente, encaisse les paiements et assure la gestion administrative. Elle gère les cotisations sociales, la paie et allège les tâches administratives du consultant.
Rôle de l’entreprise cliente
L’entreprise cliente signe le contrat prestation, précise les conditions d’exécution et paie selon les délais convenus. Elle veille aux règles de santé et sécurité si l’intervention se déroule sur site.
« La clarté des responsabilités réduit les litiges et facilite la collaboration. »
| Acteur | Signature | Responsabilité principale |
|---|---|---|
| Salarié porté | Contrat travail avec la société | Prospection, exécution, compte-rendu mensuel |
| Société portage | Contrat avec l’entreprise cliente | Facturation, encaissement, paie |
| Entreprise cliente | Contrat prestation | Paiement, conditions d’exécution |
Avantage pratique : cette transparence vous permet d’identifier ce que vous attendez d’une société portage salarial et ce qui reste de votre charge.
Le cadre légal en France : Code du travail, ordonnance de 2015 et convention collective
Le cadre juridique français pose des règles précises pour sécuriser la relation entre consultant, intermédiaire et client.
Depuis l’ordonnance du 2 avril 2015 (entrée en vigueur le 1er juillet 2016), la définition figure dans le Code du travail. Le consultant porté est salarié de la société de portage et perçoit une rémunération pour les prestations facturées.
Le principe fondamental est simple : vous êtes salarié de la société, sans lien de subordination avec l’entreprise cliente. Cette règle protège votre autonomie et clarifie la nature du travail fourni.
Obligations essentielles des sociétés
- Exercer l’activité à titre exclusif.
- Souscrire une garantie financière pour sécuriser les paiements.
- Assurer la gestion sociale et la bonne tenue des contrats.
Ces exigences renforcent la sécurité : versement des salaires, responsabilité sociale et transparence contractuelle.
Vigilance : toute promesse sans preuve de garantie financière ou d’exclusivité doit alerter. Nous vous conseillons de demander les justificatifs avant de signer.
Contrat de travail en portage salarial : CDD ou CDI selon vos missions
Le choix entre CDD et CDI doit s’appuyer sur la durée prévue et la régularité de vos interventions.
Si votre mission est ponctuelle ou limitée dans le temps, le CDD de portage reste adapté. Il est conclu pour une prestation, renouvelable deux fois et limité à 18 mois au total. Le terme peut être précis ou reportable jusqu’à trois mois par accord. Le contrat doit vous être remis sous deux jours ouvrables et comporter des mentions obligatoires, dont l’identité du garant financier.
Pour des missions répétées ou une activité continue, le CDI convient mieux. Il permet d’enchaîner plusieurs clients, mais les intermissions sans mission ne sont pas rémunérées. Le compte d’activité vous aide à suivre la réserve constituée (environ 10% en CDI) ou la prime de précarité en CDD.
Clauses à vérifier avant signature
- Mode de calcul de la rémunération et seuils fixés par la convention collective.
- Taux et nature des frais de gestion.
- Traitement des frais professionnels (remboursement ou indemnisations).
- Identité et coordonnées du garant financier de la société.
| Élément | CDD de portage | CDI de portage |
|---|---|---|
| Durée | Jusqu’à 18 mois (renouvellement x2) | Durée indéterminée, intermissions non rémunérées |
| Garantie | Identité du garant financier obligatoire | Identité du garant financier obligatoire |
| Mécanisme | Prime de précarité possible, contrat remis sous 2 jours | Compte d’activité et réserve (~10%), suivi des flux |
| Rémunération | Encadrée par la convention collective, vigilance sur frais gestion | Encadrée par la convention collective, réserve affectée au salarié porté |
Conseil pratique : lisez chaque clause et demandez un exemple chiffré de bulletin de paie. Nous vous recommandons d’exiger la transparence sur les frais et la méthode de calcul du salaire minimum prévu par la convention collective. Cela sécurise votre activité et vos choix.
Contrat de prestation : sécuriser la mission avec l’entreprise cliente
Le contrat de prestation signé entre la société de portage et l’entreprise cliente est votre filet de sécurité opérationnel.
Il formalise l’objet, la durée, le prix et les modalités de facturation. Ce document traduit la négociation en obligations écrites. Il protège le salarié, la société et l’entreprise cliente en limitant les zones d’ambiguïté.
Objet, durée, prix : ce qui doit être cadré avant de démarrer
Validez que l’objet et les livrables sont précis. Indiquez les délais, les jalons et les modalités de facturation (TJM, acomptes, délais de paiement).
Précisez aussi les conditions de fin de mission : interruption, livraison finale et modalités de résolution des litiges.
Santé, sécurité, équipements et responsabilité civile professionnelle
L’entreprise cliente doit assurer la sécurité sur site. Elle fournit les EPI nécessaires et précise la durée du travail prévue. Ces obligations doivent figurer dans le contrat.
Vérifiez la mention de l’assurance responsabilité civile professionnelle : nom de l’assureur et numéro de police. Cette information évite toute ambiguïté en cas de dommage.
Grille rapide de relecture :
- Objet et périmètre clairs.
- Délais et livrables définis.
- Modalités de facturation et de paiement.
- Clauses santé, sécurité et équipements.
- Assurance : assureur et numéro de police.
| Élément contrôlé | Ce qu’il doit contenir | Risque si absent |
|---|---|---|
| Objet et livrables | Descriptions, jalons, critères d’acceptation | Litiges sur périmètre et qualité |
| Durée et horaires | Dates, planning, durée hebdo | Conflits sur facturation et charges |
| Prix et facturation | TJM, TVA, échéances, pénalités | Retards de paiement, manque de trésorerie |
| Santé & sécurité | Obligations site, EPI fournis | Accidents, responsabilité partagée |
| Assurance | Assureur, numéro de police, garanties | Impossibilité d’indemnisation |
Annuaire des secteurs et métiers compatibles avec le portage salarial
Retrouvez ici une carte pratique des professions compatibles avec le portage salarial et les précautions à prendre.
IT, numérique et informatique : développeurs, data analysts, experts SEO/SEA et chefs de projet. Missions typiques : développement d’applications, audits data et optimisation de trafic. Contractualisez le périmètre et les livrables (TJM, délais).
RH, management et coaching : recrutement, conduite du changement, management de transition. Les livrables attendus sont diagnostics, plans d’action et accompagnements individualisés. La confidentialité est primordiale.
Formation professionnelle : formateurs et consultants pédagogiques. Précisez objectifs, programme, modalités (présentiel/distanciel) et preuves de réalisation pour recevoir des financements.
- Marketing & business development : stratégie, acquisition, vente B2B — attention : prestations de service uniquement, pas d’achat-revente.
- Finance & gestion : contrôle de gestion, audit opérationnel — vérifier les limites liées aux professions réglementées.
- Immobilier, BTP, industrie, artisanat : interventions possibles mais vigilance accrue sur sécurité, assurances et responsabilités.
Le statut de salarié porté : conditions d’accès et profils concernés
Savoir si vous pouvez accéder au statut salarié porté commence par un examen simple de votre parcours.
Niveau Bac+2 ou expérience de 3 ans : critères d’éligibilité
La règle commune exige un diplôme de niveau Bac+2 (niveau 5) ou une expérience professionnelle minimale de trois ans dans le même domaine.
Cela garantit la maîtrise technique et l’autonomie nécessaires pour négocier et exécuter une mission.
La société vérifie ces éléments pour sécuriser le contrat travail et la relation avec le client.
Profils fréquents
On retrouve plusieurs types de candidats : cadres en transition, freelances cherchant plus de protection, personnes en reconversion, jeunes diplômés et retraités actifs.
Chacun apporte une valeur différente : réseau, expertise, disponibilité ou expérience sectorielle.
International : missions à l’étranger et protection sociale
Pour des missions depuis la France vers l’étranger ou un détachement, il est souvent possible de conserver la protection sociale française selon les règles applicables.
Avant de partir, vérifiez les modalités avec votre société portage et les conventions bilatérales éventuelles.
À retenir : le statut salarié porté implique un contrat de travail, mais la prospection et la négociation restent votre responsabilité. Ce dispositif n’est pas un service clé en main de missions. Il demande une démarche active et structurée de votre part.
| Critère | Exigence | Pourquoi |
|---|---|---|
| Diplôme | Bac+2 ou équivalent | Atteste des compétences techniques |
| Expérience | ≥ 3 ans dans le domaine | Montre l’autonomie et la capacité à gérer une mission |
| Rôle du salarié | Prospection, négociation, reporting mensuel | Maintient l’autonomie commerciale et la transparence |
| International | Vérification détachement / protection sociale | Permet de conserver la couverture française selon les cas |
Pour en savoir plus sur les avantages et précautions, consultez notre dossier sur les atouts du portage salarial.
Protection sociale et avantages sociaux : ce que le portage salarial permet

Travailler en indépendant tout en gardant une protection sociale proche du salariat constitue un atout majeur du dispositif.
Le portage salarial permet d’exercer activité en toute autonomie, tout en bénéficiant d’une couverture comparable à celle d’un salarié. Vous conservez la sécurité sociale, l’assurance maladie, une mutuelle et une prévoyance utiles en cas d’arrêt ou d’accident.
Sécurité sociale, assurance maladie, mutuelle et prévoyance
La protection sociale couvre les soins, les indemnités journalières et la prise en charge des risques. La mutuelle et la prévoyance complètent les remboursements et sécurisent vos revenus en cas d’arrêt.
Retraite, assurance chômage et inscription à France Travail
Les cotisations ouvrent des droits retraite similaires au régime salarié. Vous pouvez aussi accéder à l’assurance chômage et vous inscrire à France Travail.
- Sous conditions, le cumul ARE et revenus est possible.
- Le dispositif donne accès au CPF, VAE et bilans de compétences pour évoluer.
En résumé : ce modèle vous permet de développer votre activité sans renoncer aux filets de sécurité du salariat, tout conservant une grande liberté d’action.
Rémunération : comment votre chiffre d’affaires devient un salaire
Voici comment les sommes facturées se transforment, pas à pas, en salaire versé chaque mois.
Le « chemin de l’argent » débute lorsque l’entreprise cliente règle la facture. La société de portage encaisse, déduit les frais de gestion et les cotisations sociales, puis convertit le reste en rémunération.
Du facturé au net : logique et périodicité
Chaque mois, vous recevez une fiche de paie et un compte d’activité qui détaillent les flux : montant facturé, frais, prélèvements et salaire net.
Cette périodicité mensuelle facilite le pilotage et rend visibles les montants affectés à la sécurité sociale et aux autres protections.
Pourquoi le salaire net tourne autour de 50 %
En moyenne, le salaire net se situe proche de 50 % du chiffre d’affaires facturé. Cela reflète la somme des frais de gestion et des charges sociales, nécessaires pour bénéficier du statut salarié porté.
Variables, transparence et conseil pratique
Le taux final varie selon le volume d’activité, les frais professionnels remboursés et les options proposées par la société (ex. épargne). Demandez toujours le détail des prélèvements.
- Conseil : calculez votre TJM en intégrant le « coût complet » pour sécuriser votre rentabilité.
- Comparez la transparence des fiches de paie et du compte d’activité entre sociétés avant de signer.
Pour approfondir la démarche et réussir en portage salarial, consultez notre guide complet.
Salaire minimum et règles de rémunération en portage salarial
Savoir ce qui compose le salaire minimum vous évite les surprises sur la fiche de paie.
La rémunération minimale brute est encadrée par la convention collective et se base sur des planchers selon le niveau : junior, senior ou forfait jours. Ces seuils tiennent compte de références comme le plafond de la Sécurité sociale (base 2017) et servent de repère de sécurité.
Éléments inclus chaque mois
Chaque bulletin doit détailler les composantes suivantes :
- Salaire de base conformé au plancher conventionnel.
- Prime d’apport d’affaires (5 %) pour reconnaître l’effort commercial.
- Indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) à 10 %.
- La logique de réserve : 10 % en CDI versée sur le compte d’activité, ou 10 % de prime de précarité en CDD.
CDI vs CDD : anticiper
En CDI, les périodes sans mission ne sont pas rémunérées. La réserve vise à lisser ces intermissions. En CDD, la prime de précarité compense la précarité du contrat en fin de mission.
Conseil pratique : vérifiez sur votre fiche de paie et sur le compte d’activité que chaque composante apparaît clairement. Anticipez les intermissions par tarification adaptée, diversification de clients et pilotage de la réserve.
Frais de gestion et frais professionnels : comprendre les coûts réels
Les charges prélevées sur votre chiffre d’affaires déterminent en grande partie votre salaire net. Elles couvrent la gestion administrative, le conseil juridique, la comptabilité et l’accès à des services (formation, accompagnement).
À quoi servent les frais de gestion
Les frais de gestion rémunèrent la société pour des tâches opérationnelles et la sécurité juridique. Ils sont habituellement calculés en pourcentage du chiffre d’affaires HT et prélevés avant conversion en salaire.
Frais professionnels : modes de déduction et impact
Les frais professionnels peuvent être remboursés ou déduits selon la politique de la société. Lorsqu’ils sont pris en charge, ils réduisent l’assiette soumise aux cotisations et améliorent le salaire net.
Optimisation responsable
Certaines sociétés proposent des dispositifs d’épargne salariale ou des plans d’épargne entreprise. Ce levier peut compléter le revenu, mais ne doit pas masquer un taux de frais de gestion élevé.
Conseil pratique : demandez des simulations chiffrées et comparez « à périmètre égal » avant de choisir une société portage. Exigez la liste des services inclus et des frais additionnels pour piloter votre revenu en toute transparence.
Choisir société de portage : critères pour comparer une société portage salarial
Pour sécuriser votre activité, privilégiez une société qui combine garantie financière et accompagnement opérationnel.
Garantie financière et solidité
La garantie financière est non négociable. Elle sécurise le versement des salaires si un client ne paie pas.
Demandez le nom du garant, les attestations et les preuves de couverture. Exigez des documents concrets, pas des promesses commerciales.
Qualité d’accompagnement
Un interlocuteur dédié facilite la gestion administrative et accélère vos démarches.
Vérifiez l’offre de formations utiles (prospection, négociation, facturation) et l’accès à un réseau de consultants.
Lisibilité contractuelle
Traquez les frais additionnels et la méthode de calcul du montant versé au salarié.
Vérifiez la prise en charge des frais professionnels, la restitution de TVA et les dispositifs d’épargne proposés.
- Checklist : garantie financière, solidité, accompagnement, transparence contractuelle.
- Demandez simulations chiffrées et un exemple de bulletin de paie.
- Considérez la société comme un partenaire pour développer activité en confiance.
| Critère | Élément à vérifier | Impact pour vous |
|---|---|---|
| Garantie financière | Attestation, nom du garant, montant couvert | Salaire sécurisé en cas d’impayé client |
| Accompagnement | Interlocuteur dédié, formations, réseau | Gain de temps et opportunités de missions |
| Transparence | Frais gestion, frais additionnels, remboursements | Prévisibilité du revenu net |
| Clarté contractuelle | Clauses de calcul, restitution TVA, mécanismes | Moins de litiges et meilleure lisibilité |
Pour trouver et comparer des options fiables, consultez notre annuaire et trouver une société de portage salarial.
Développer son activité : trouver des missions et négocier ses contrats
Acquérir des clients implique d’aligner votre expertise sur des besoins concrets du marché.
Règle centrale : en portage salarial, vous restez le moteur commercial. Votre chiffre d’affaires dépend de la qualité de votre prospection et de votre positionnement.
Prospection : cible, réseau et offre
Définissez une offre claire et un cœur de cible. Présentez ce que vous apportez en termes de résultat, pas seulement d’heure facturée.
Activez plusieurs canaux : réseau professionnel, événements, plateformes freelance et recommandations clients. Montrez des références et des études de cas pour gagner en crédibilité.
Négociation : TJM, durée et livrables
Négociez le TJM en intégrant vos charges, vos objectifs et le coût du dispositif. Précisez la durée, les jalons et les livrables attendus.
Insistez sur les conditions : confidentialité, propriété intellectuelle, modalités de paiement et pénalités de retard. Ces clauses protègent votre marge et la relation avec l’entreprise cliente.
La société portage salarial vous aide à formaliser et sécuriser le contrat, mais elle ne remplace pas votre prospection. Choisir société adaptée facilite la gestion administrative et la facturation.
| Étape | Objectif | Astuce pratique |
|---|---|---|
| Offre | Clarifier valeur et livrables | Proposer packs ou TJM clairement détaillés |
| Prospection | Générer leads qualifiés | Mix réseau, events et plateformes |
| Négociation | Sécuriser marge et conditions | Inclure clauses IP, paiement, confidentialité |
| Formalisation | Signer contrat propre | Impliquer la société pour facturation et paie |
Limites et risques à anticiper selon votre secteur

Comprendre les limites structurelles du dispositif permet de mieux piloter votre carrière indépendante. Sans chiffre d’affaires, il n’y a pas de salaire : en CDI les intermissions ne sont pas rémunérées.
Risque de dépendance : travailler trop longtemps pour un seul client peut créer une fragilité économique et juridique. Pour vous protéger, diversifiez les clients, proposez des offres complémentaires et maintenez un pipeline actif.
Conformité : certaines activités restent exclues (achat‑revente, services à la personne, professions réglementées). Vérifiez le cadre légal et le Code du travail avant de signer.
Sécuriser vos contrats : demandez des clauses claires sur la durée, les livrables, les modalités de paiement et l’assurance. La garantie financière de la société protège les salaires en cas d’impayé, mais n’exonère pas de construire votre stratégie commerciale.
- Prévoir une réserve financière pour les périodes creuses.
- Suivre les échéances de facturation et relancer rapidement.
- Demander conseil juridique si le périmètre de la mission est ambigu.
Conclusion
Pour finir, adoptez une démarche structurée : pesez l’autonomie offerte par le dispositif et la réalité du statut salarié via une société de portage.
En pratique, vérifiez l’éligibilité de votre activité, vos tarifs et votre capacité à prospecter. Confirmez la garantie financière, la transparence des frais et les clauses du contrat de travail.
Sécurité sociale, assurance maladie, retraite et autres avantages sociaux sont bien présents, en contrepartie de cotisations et d’une conversion du chiffre d’affaires en salaire. Pour approfondir, consultez notre dossier sur portage salarial et sécurité sociale.
Avec ces repères et l’annuaire des métiers, vous pouvez décider sereinement et passer à l’action en confiance.
FAQ
Qu’est-ce que le portage salarial et à qui s’adresse-t-il ?
Le portage salarial est une forme d’organisation qui permet à un professionnel indépendant d’exercer une activité tout en bénéficiant du statut salarié. Il s’adresse principalement aux cadres, consultants, formateurs et experts souhaitant conserver la protection sociale, la retraite et l’assurance chômage, tout en développant leur clientèle de manière autonome.
Quelles prestations sont éligibles et quelles activités sont exclues ?
Sont généralement éligibles les prestations intellectuelles, commerciales et de conseil (IT, marketing, formation, finance, etc.). Les activités d’achat-revente, certains services à la personne et les professions réglementées peuvent être exclues. Il est important de vérifier la conformité de votre activité avec la société de portage et la convention collective.
Comment fonctionne la relation entre le salarié porté, la société et l’entreprise cliente ?
La relation est tripartite : vous prospectez et réalisez la mission, la société facture l’entreprise cliente, gère la paie, les cotisations et la couverture sociale, et l’entreprise cliente signe le contrat de prestation et règle les factures. La société assure aussi la gestion administrative et le respect du cadre légal.
Quel contrat lie le salarié porté à la société de portage ?
Le contrat de travail peut être un CDD ou un CDI selon la mission. Le contrat doit mentionner la rémunération, les frais de gestion, les frais professionnels pris en charge, et les garanties financières. Vérifiez aussi les clauses liées à la durée, au compte d’activité et aux conditions de rupture.
Comment se compose la rémunération à partir du chiffre d’affaires facturé ?
Le montant facturé par vous est d’abord ajusté par les frais de gestion et les charges sociales. Le reste constitue le salaire brut, puis le net après prélèvements. En pratique, le salaire net se situe souvent autour de 50 % du montant facturé, selon les frais professionnels et la politique de la société.
Quels sont les frais de gestion et comment impactent-ils mon salaire ?
Les frais de gestion couvrent les services administratifs, juridiques, comptables et le suivi commercial fournis par la société. Ils sont prélevés sur le chiffre d’affaires avant calcul du salaire. Des frais professionnels peuvent être remboursés séparément et réduire l’assiette des cotisations.
Quels avantages sociaux obtient-on en tant que salarié porté ?
Vous conservez la couverture de la sécurité sociale, l’assurance maladie, la mutuelle et la prévoyance selon les accords de la société. Vous cotisez pour la retraite et pouvez, sous conditions, bénéficier de l’assurance chômage et d’autres dispositifs sociaux gérés par la société de portage.
Quelles garanties rechercher pour choisir une société de portage ?
Vérifiez la garantie financière, la solidité de la société, la clarté des contrats, les frais affichés, la qualité d’accompagnement (interlocuteur dédié, formations) et la transparence des pratiques. Ces éléments sécurisent le versement des salaires et la protection sociale.
Quelles clauses du contrat de prestation avec l’entreprise cliente faut-il sécuriser ?
Encadrez l’objet de la mission, la durée, le prix, les conditions de paiement, les livrables, la responsabilité civile professionnelle, la sécurité et l’usage d’équipements. Prévoyez des modalités en cas de litige et clarifiez l’absence de lien de subordination.
Le modèle est-il adapté si je travaille à l’international ?
Le salarié porté peut réaliser des missions à l’étranger, mais il faut vérifier la conservation de la protection sociale française, les règles fiscales et les conditions d’expatriation. Certaines sociétés proposent des solutions spécifiques pour les missions internationales.
Quelles limites et risques dois‑je anticiper ?
Anticipez la dépendance à un client unique, les périodes sans chiffre d’affaires, les activités exclues et les risques contractuels. Assurez-vous d’une bonne diversification de la clientèle et d’un contrat clair pour limiter l’exposition.
Existe-t-il des seuils minimaux de rémunération ou des règles conventionnelles ?
Oui, la convention collective fixe des seuils et des règles (junior/senior, forfait jours). Elle précise aussi des éléments mensuels comme l’indemnité d’apport d’affaires, les congés payés et la réserve financière. Comparez ces seuils lors du choix de la société.
Comment optimiser mes revenus en respectant la législation ?
Optimisez en distinguant bien frais professionnels et salaire, en négociant votre TJM, en utilisant les dispositifs d’épargne salariale proposés et en choisissant une société transparente sur les prélèvements. La conformité au Code du travail et à la convention collective reste primordiale.
