Vous avez choisi l’indépendance, mais vous cherchez aussi de la sécurité. Nous savons combien cette tension entre liberté et protection peut peser.
Ce guide pratique vous accompagne : comprendre le fonctionnement, vérifier l’éligibilité de votre activité, choisir une société fiable, signer les bons contrats et lancer rapidement votre mission.
Le portage salarial offre une promesse simple : garder votre autonomie d’organisation tout en bénéficiant de la protection liée au statut salarié. L’administration est majoritairement prise en charge, ce qui réduit votre charge opérationnelle.
Nous structurons l’article en étapes claires : (1) compréhension, (2) critères d’éligibilité, (3) parcours pas à pas, (4) modalités de rémunération, (5) transition depuis votre situation actuelle et sécurisation de vos droits.
Point d’attention : le service n’apporte pas les missions à votre place. Il vous aide en revanche à formaliser la relation client et à assurer votre sécurité professionnelle.
Plus loin, nous détaillerons des repères chiffrés (frais, salaire net, délais) pour que vous décidiez en connaissance de cause et évitiez les mauvaises surprises. Pour aller plus loin sur la protection sociale liée au dispositif, consultez notre article dédié : portage salarial et sécurité sociale.
Table of Contents
Points clés à retenir
- Le dispositif combine liberté professionnelle et protection du salarié.
- Vérifiez l’éligibilité de votre activité avant de vous engager.
- Choisissez une société fiable pour sécuriser vos contrats et vos paiements.
- Le service structure votre relation client, mais ne fournit pas les missions.
- Anticipez frais et délais pour éviter les surprises financières.
Comprendre le portage salarial avant de se lancer
Le mécanisme repose sur trois acteurs distincts : vous en tant que professionnel, une société qui vous emploie et l’entreprise cliente qui achète votre prestation.
Définition et cadre légal. Le portage salarial est une relation contractuelle encadrée par le Code du travail. Vous signez un contrat avec la société portage salarial qui vous embauche comme salarié porté. L’entreprise cliente conclut la prestation avec cette société, ce qui sécurise juridiquement l’intervention.
Ce qui change pour le consultant. Vous restez décisionnaire sur vos missions, vos tarifs et votre organisation. Il n’existe pas de lien de subordination avec l’entreprise cliente : votre activité s’exerce en autonomie.
Ce que la société de portage prend en charge. La société facture et encaisse les honoraires. Elle assure la gestion administrative : bulletins de paie, déclarations sociales et conformité juridique. En pratique, la société de portage prend en charge la mécanique pour que vous concentriez votre travail sur l’expertise.
Responsabilités clarifiées : vous pilotez le planning et les livrables, la société gère la partie administrative, et l’entreprise cliente valide la prestation. Pour en savoir plus et préparer votre dossier, consultez notre guide pour réussir en portage salarial.
Vérifier son éligibilité et la compatibilité de son activité

Commencez par confirmer que votre profil et votre métier s’inscrivent dans le périmètre attendu. Le dispositif vise surtout des prestations intellectuelles : consultants, experts, formateurs, managers de transition, cadres en reconversion et retraités actifs.
Prérequis : un niveau Bac+2 ou une expérience équivalente (souvent 3 ans) est généralement demandé. Cela garantit que vous pouvez définir une offre, cadrer un besoin et livrer en autonomie.
Mission typique : prestation avec objectifs, livrables et valeur ajoutée. Ce n’est pas une activité d’achat‑revente ni de vente de biens.
- Activités exclues : professions réglementées (ex. avocat, médecin, expert-comptable), services à la personne, achat-revente.
- Cas à sécuriser : clauses de non-concurrence, devoir de réserve et cumul avec un emploi salarié — vérifiez vos droits avant signature.
Validez l’éligibilité auprès d’une société avant de vous engager. Pour comprendre les avantages et confirmer votre choix, consultez les atouts du portage salarial.
| Profil | Exigence | Activité typique | À vérifier |
|---|---|---|---|
| Consultant / Expert | Bac+2 ou 3 ans exp. | Conseil, audit, stratégie | Clause de non-concurrence |
| Formateur | Expérience pédagogique | Sessions, supports, évaluations | Conformité réglementaire |
| Cadre / Manager de transition | Expérience managériale | Pilotage de projet, interim mgmt | Cumul avec contrat salarié |
| Retraité actif | Expérience métier | Missions ponctuelles, transfert de compétence | Impact retraite et droits |
Démarches portage salarial : le parcours pas à pas pour démarrer une mission
Pour démarrer vite et sécurisé, suivez un parcours étape par étape. Vous identifiez d’abord la mission via votre réseau, une plateforme ou une recommandation. Négociez directement avec l’entreprise cliente le périmètre, le TJM, la durée et les livrables.
Choix de la société et ouverture de dossier
Vous sélectionnez une société de portage salarial et ouvrez votre dossier. La société vérifie votre expertise, la nature de l’activité et la cohérence du tarif.
Convention d’adhésion et contrats
Vous signez la convention d’adhésion qui précise l’accompagnement et les services. En parallèle, la société formalise un contrat de prestation avec le client et votre contrat de travail (CDD ou CDI).
Délais et exécution : le démarrage peut intervenir en 24 à 48 heures si le dossier est complet. Vous pilotez la mission en autonomie, proposez le planning et assurez la satisfaction du client pour développer votre activité.
- Éléments à préparer : devis, périmètre, TJM, dates, coordonnées client, modalités de validation.
- Rigueur contractuelle = protection de votre statut et de vos affaires.
| Étape | Action | Responsable | Durée indicative |
|---|---|---|---|
| Identification | Prospection et négociation | Vous / client | Quelques jours |
| Vérification | Ouverture dossier et contrôle d’expertise | Société de portage | 24‑48 h |
| Contractualisation | Convention + contrats (prestation / travail) | Société & vous | 24‑48 h |
| Exécution | Réalisation, livrables, validation | Vous | Selon mission |
Pour un guide complet sur les démarches pour se lancer en portage, consultez notre dossier dédié.
Comprendre la rémunération : salaire, frais professionnels et frais de gestion

Comprendre comment le montant facturé se transforme en salaire net est essentiel pour choisir votre modèle.
Du chiffre d’affaires au salaire : la société reçoit votre montant facturé. Elle prélève d’abord les frais de gestion, puis calcule les cotisations sociales. Le reliquat sert à établir votre salaire brut, puis net, versé mensuellement.
Les frais de gestion couvrent la gestion administrative, juridique et comptable. En pratique, ils sont souvent autour de 7 % du chiffre d’affaires.
Les cotisations financent votre protection en tant que salarié : maladie, retraite, chômage. Cet ensemble explique l’écart entre le montant facturé et le salaire net perçu.
Frais professionnels et repères
Les frais professionnels peuvent être remboursés sur justificatifs. Ils allègent le net si correctement déclarés, sans fragiliser la conformité.
En repère pratique, le salaire net se situe souvent autour de 50 % du chiffre d’affaires facturé, variable selon options et frais.
| Élément | Impact | Ordre de grandeur | Remarque |
|---|---|---|---|
| Frais de gestion | Réduit le montant disponible | ≈ 7 % | Gestion, compta, support |
| Cotisations sociales | Diminue le brut, finance la protection | Variable (forte part) | Sécurité sociale, retraite, chômage |
| Frais professionnels | Remboursement possible | Selon justificatifs | Optimise le net |
| Repères conventionnels | Garanties minimales | Primes et réserve (avenant n°12) | Prime d’apport 5%, ICCP 10%, réserve 10% en CDI |
Conseil pratique : fixez un TJM qui prend en compte ces postes. Un tarif trop bas réduit votre sécurité financière malgré le statut salarié. Pour aller plus loin et optimiser votre organisation, consultez notre guide pour optimiser votre productivité.
Anticiper la transition depuis son statut actuel et sécuriser ses droits
Changer de statut ne doit pas être synonyme d’urgence : organisez la transition à votre rythme.
Si vous venez d’une micro‑entreprise ou d’une société, vous n’êtes pas obligé de fermer immédiatement. Vous pouvez conserver un micro‑statut pour de petites affaires et recourir au portage pour des missions plus structurées.
Pour les demandeurs d’emploi, il est souvent possible de cumuler ARE et portage salarial selon votre dossier et les règles de France Travail. Cela sécurise le lancement sans perdre vos droits au chômage.
« Conserver une réserve et diversifier vos clients réduit les risques financiers entre deux missions. »
Protection sociale : en tant que salarié porté vous bénéficiez d’une mutuelle, d’une prévoyance, d’une retraite et d’une responsabilité civile professionnelle. Ces garanties répondent à un besoin réel de sécurité.
Entre deux missions, l’absence de chiffre d’affaires peut entraîner l’absence de salaire. Anticipez avec une réserve, une gestion de trésorerie personnelle et un plan de prospection.
| Situation | Action recommandée | Avantage |
|---|---|---|
| Micro‑entreprise active | Conserver pour petits contrats | Simplicité et complément de revenus |
| Demandeur d’emploi | Vérifier cumul ARE / portage | Sécurité financière pendant le lancement |
| Intermission | Constituer une réserve / prospection | Réduction du risque de trou de salaire |
Risques à éviter : dépendre d’un seul client, accepter des tarifs trop bas ou réaliser des prestations non éligibles. La société de portage sécurise l’administratif, mais votre stratégie commerciale reste déterminante.
Pour choisir une société de portage fiable, vérifiez ses références, ses frais et les garanties proposées. Ainsi, vous protégez vos droits et développez votre activité sereinement.
Conclusion
Avant de vous lancer, vérifiez l’éligibilité de votre activité, sécurisez la mission et choisissez une société fiable. Ces étapes protègent votre autonomie et clarifient le statut de salarié porté.
Rappelez-vous : la relation est tripartite, la gestion administrative est prise en charge, mais vos tarifs et votre prospection déterminent votre revenu. Anticipez les frais et les périodes sans mission.
Pour trancher entre options, comparez l’accompagnement, la qualité de gestion et la solidité de la société de portage via notre dossier choix société de portage. Avec ces repères, vous pouvez démarrer une mission sereinement, parfois en quelques échanges seulement.
FAQ
Qu’est‑ce que le portage salarial et quel est son cadre légal en France ?
Le portage salarial est une relation tripartite entre le salarié porté, la société de portage et l’entreprise cliente. La société facture la mission, gère les déclarations sociales et paie un salaire au consultant après déduction des cotisations et frais. Le statut combine autonomie d’activité et protection sociale du salariat, encadré par la convention collective nationale.
En quoi ce statut change‑t‑il la pratique du consultant ?
Vous conservez l’autonomie dans la recherche et l’exécution des missions sans lien de subordination vis‑à‑vis du client. La société de portage prend en charge la partie administrative, juridique et la facturation, ce qui vous permet de vous concentrer sur l’expertise et le développement commercial.
Que prend en charge la société de portage dans la gestion d’une mission ?
Elle réalise la facturation auprès du client, procède aux déclarations sociales et fiscales, établit le contrat de travail, verse le salaire et rembourse les frais professionnels. Elle peut aussi offrir accompagnement commercial, assurance responsabilité civile professionnelle et services RH.
Qui peut recourir à ce dispositif ?
Les profils concernés incluent consultants, experts, formateurs, managers de transition, cadres en reconversion et retraités actifs. L’activité doit être compatible avec le statut : pas de professions réglementées, de services à la personne ni d’achat‑revente non autorisé.
Quels sont les prérequis de qualification pour adhérer à une société de portage ?
Les sociétés demandent généralement un diplôme Bac+2 ou une expérience professionnelle équivalente attestant de votre expertise et de votre capacité à délivrer la mission.
Quelles activités sont exclues ou à sécuriser ?
Les professions réglementées et certaines activités commerciales ne sont pas éligibles. Il faut aussi vérifier clauses de non‑concurrence, droits de propriété intellectuelle et la compatibilité avec un contrat salarié existant.
Comment identifier et négocier une mission avant d’être porté ?
Vous définissez le périmètre, le TJM, la durée et les livrables avec l’entreprise cliente. La société de portage valide l’éligibilité de la mission, s’occupe de la facturation et vous propose ensuite la convention d’adhésion et le contrat de travail.
Comment choisir une société de portage et ouvrir son dossier ?
Comparez la qualité de l’accompagnement, la transparence des frais de gestion, les services inclus (assurance, formation) et la réactivité. Fournissez vos références, CV, devis et pièce d’identité pour validation et ouverture du dossier.
Qu’est‑ce que la convention d’adhésion et pourquoi la signer ?
La convention d’adhésion formalise les règles de fonctionnement, les services inclus, les obligations réciproques et le taux des frais de gestion. Elle sécurise les relations entre vous et la société de portage.
Quels contrats sont mis en place pour lancer une mission ?
Deux documents essentiels : le contrat de prestation entre la société de portage et l’entreprise cliente et le contrat de travail (CDD ou CDI) qui vous lie à la société de portage. Ces contrats précisent la durée, le salaire et les conditions.
Quels sont les délais habituels pour démarrer une mission sous ce statut ?
Selon la société et la complétude du dossier, le démarrage peut se faire en 24 à 48 heures. Certaines vérifications administratives ou assurances peuvent prolonger ce délai.
Comment se déroule l’exécution d’une mission en tant que consultant porté ?
Vous pilotez votre activité, organisez le planning, produisez les livrables et communiquez la facturation à la société. Le maintien de la satisfaction client et le respect des délais restent votre responsabilité principale.
Comment le chiffre d’affaires facturé se transforme‑t‑il en salaire ?
La société prélève les frais de gestion, les cotisations sociales et rembourse les frais professionnels éligibles. Le net versé dépend de ces éléments ; en pratique, le salaire net représente souvent autour de la moitié du montant facturé, selon la structure de coûts.
Que couvrent les frais de gestion et quel est leur ordre de grandeur ?
Ils couvrent la facturation, la gestion RH, les déclarations sociales, l’assurance et l’accompagnement. Ils se situent fréquemment autour de 5 à 10 % du chiffre d’affaires facturé, mais varient selon les services inclus.
Comment sont remboursés les frais professionnels et quel impact sur le net ?
Les frais professionnels justifiés sont remboursés par la société et ne subissent pas de cotisations salariales s’ils sont conformes à la règlementation. Leur remboursement peut améliorer le net perçu.
Existe‑t‑il des minimums de rémunération ou des règles issues de la convention collective ?
La convention collective fixe des repères (classification, minima, primes). Les sociétés doivent respecter ces obligations, notamment pour les cadres et certaines indemnités en CDI.
Puis‑je cumuler ce statut avec une micro‑entreprise ou un autre emploi ?
Oui, le cumul est possible. Il n’est pas obligatoire de fermer immédiatement une micro‑entreprise ou une société. Il faut toutefois vérifier les règles fiscales et sociales applicables et la compatibilité contractuelle avec un employeur.
Comment fonctionne le cumul avec les allocations chômage (ARE) ?
Le cumul ARE et l’activité portée est possible sous conditions. Il est recommandé de déclarer vos revenus à Pôle emploi et de vérifier l’impact sur vos droits avec un conseiller afin d’éviter des suspensions ou des régularisations.
Quelle protection sociale offre ce statut (retraite, mutuelle, prévoyance) ?
En tant que salarié, vous cotisez pour la retraite, bénéficiez d’une mutuelle obligatoire et pouvez souscrire à une prévoyance. La société de portage assure la déclaration et le versement des cotisations.
Que se passe‑t‑il entre deux missions en l’absence de chiffre d’affaires ?
L’absence de mission entraîne l’absence de salaire. Il est conseillé de constituer une réserve financière, diversifier votre clientèle et prévoir des actions commerciales pendant les périodes creuses.
Quels risques faut‑il éviter pour sécuriser son activité ?
Évitez la dépendance à un seul client, les tarifs trop bas qui rongent la marge, et les missions non éligibles. Vérifiez la solidité de la société de portage et la transparence sur les frais.
Comment choisir entre CDI et CDD dans le cadre d’un contrat de travail porté ?
Le CDI offre une sécurité et une continuité (conservations des droits), tandis que le CDD est adapté à des missions ponctuelles. Choisissez selon votre stratégie : stabilité contre flexibilité.
Comment développer son activité en étant salarié porté ?
Développez votre réseau, soignez vos offres, diversifiez les missions et utilisez l’accompagnement commercial proposé par la société. La visibilité, la qualité des livrables et la satisfaction client restent clés.
Quels sont les coûts cachés à surveiller dans une offre de portage ?
Surveillez les frais annexes (assurances complémentaires, formations payantes), modalités de remboursement des frais professionnels et clauses limitant votre autonomie commerciale.
Comment sécuriser ses droits en cas de litige avec un client ou la société de portage ?
Conservez contrats, devis, preuves de livrables et échanges écrits. En cas de litige, sollicitez la médiation, l’inspection du travail ou un avocat spécialisé pour faire valoir vos droits.
Où trouver des informations officielles et fiables sur ce statut ?
Les sources fiables incluent les sites du Ministère du Travail, de l’Urssaf, de Pôle emploi et des organisations professionnelles du secteur. Les sociétés de portage réputées publient aussi des guides et fiches pratiques.
