Surprise : plus de 80 % des consultants pensent qu’un seuil légal limite leur facturation — or, pour le statut visé, il n’existe pas de cap légal à proprement parler.

Vous pouvez donc facturer haut, mais attention : l’enjeu réel porte sur le respect des règles du salariat. Il faut garantir une rémunération minimale, payer les cotisations et couvrir les frais de gestion.

Dans cette introduction, nous clarifions l’intention : répondre sans ambiguïté à la question centrale, en distinguant l’absence d’un seuil légal et l’existence d’un plancher de revenu à respecter.

À la fin de la lecture, vous saurez s’il existe un plafond, quel niveau de chiffre viser, et comment convertir un TJM en salaire net estimatif.

Axes abordés : définitions, absence de plafond légal, minimum de facturation, impact sur contrats, calculs pratiques et alternatives.

Table of Contents

Points clés

  • Il n’y a pas de plafond légal pour la facturation dans ce statut.
  • La priorité : respecter le minimum de rémunération prévu par la convention.
  • Contrôlez vos cotisations et vos frais de gestion pour sécuriser votre salaire.
  • Nous proposons des repères simples pour convertir TJM → salaire net.
  • Comparaison rapide avec d’autres statuts pour choisir la meilleure option.

Comprendre ce que signifie “plafond de chiffre d’affaires” en portage salarial

Nombreux sont ceux qui cherchent un repère financier simple en passant au statut salarié porté. Cette recherche vient souvent d’une expérience en micro-entreprise, où des seuils cadrent l’activité et dictent les choix.

En portage salarial, le montant facturé au client via la société de portage constitue la base. Ce montant sert de point de départ avant prélèvements : frais de gestion, cotisations sociales, puis salaire.

Important : « montant facturé », « salaire brut » et « salaire net » sont trois notions distinctes. Le passage de l’un à l’autre dépend des prélèvements et des règles sociales applicables.

Pourquoi la question revient souvent

La confusion naît du parallèle avec la micro-entreprise. Là-bas, des plafonds influent directement sur la gestion. En portage, la vraie préoccupation porte sur le maintien d’un minimum de rémunération et sur la transparence du fonctionnement tripartite : vous, l’entreprise cliente et la société de portage.

Lire son activité en mode « business »

  • Considérez la marge et le revenu disponible, pas seulement le montant facturé.
  • Suivez les éléments qui réduisent le CA avant qu’il ne devienne salaire.
  • Peser les avantages portage salarial : protection sociale et simplicité administrative.

Quel est le plafond de chiffre d’affaires en portage salarial ?

Aucune règle légale n’empêche un consultant porté de facturer des montants élevés. En pratique, il n’existe pas de plafond légal comparable à celui de la micro-entreprise.

Pourquoi ? Le régime repose sur un contrat de travail : la question déterminante devient la capacité de la société à vous verser un salaire minimum prévu par la convention collective.

Le vrai enjeu : un plancher à respecter

Si vous réalisez une mission, l’entreprise portage doit encaisser votre facturation, appliquer les frais de gestion et les cotisations, puis garantir au moins la rémunération minimale.

  • La société portage salarial transforme le montant facturé en salaire après prélèvements.
  • Plus votre CA augmente, plus votre salaire potentiel monte, mais il faut comprendre la conversion.

Pour savoir comment définir un CA minimum et gérer un mois sans recettes, consultez notre guide pratique réussir en portage salarial. Nous détaillerons ces points dans la suite.

Le chiffre d’affaires minimum à atteindre pour rester dans le cadre du portage

Un rythme de missions stable est la condition première pour sécuriser votre paie. En pratique, le salarié porté dépend de la société portage pour transformer les encaissements en fiche de paie.

Pourquoi un minimum est exigé

Juridiquement, vous n’êtes pas un indépendant pur : vous êtes salarié de la société portage. Le contrat travail impose des règles de paie, de bulletin et des minima à respecter.

Le lien entre encaissements et rémunération

Le mécanisme est simple : chiffre affaires encaissé → frais de gestion → frais professionnels éventuels → cotisations → salaire brut → salaire net. Le compte d’activité affiche ces mouvements chaque mois.

Absence de CA sur un mois : conséquences

Si vous n’avez aucune prestation pendant un mois, ce mois n’est généralement pas rémunéré. Il faut prévoir une trésorerie et piloter le rythme de mission pour maintenir votre rémunération.

Élément Fréquence Impact
Versements client Chaque mois Base du chiffre affaires disponible
Frais de gestion Retrait mensuel Réduit le net versé
Compte d’activité Mis à jour chaque mois Transparence sur votre salaire

Les minima de rémunération fixés par la convention collective (référence Sécurité sociale)

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La convention prend comme base la Sécurité sociale pour garantir un plancher de rémunération. Cette règle protège votre statut de salarié porté et clarifie les droits.

Profils et pourcentages

Trois profils définissent des pourcentages différents :

  • Junior : 70 % du plafond horaire de la Sécurité sociale.
  • Senior : 75 %.
  • Forfait jours : 85 %.

Montants indicatifs

À date, la rémunération minimale brute totale ne peut être inférieure à 2 517,13 €.

Salaires mensuels garantis (repères) : 2 288,30 € (junior), 2 451,75 € (senior), 2 778,65 € (forfait jours).

Ce que couvre le minimum

Ce minimum inclut le salaire de base, les congés payés et une prime d’apport d’affaires de 5 %.

Implication business : pour que la société verse ces montants, vous devez générer un CA compatible sur les périodes travaillées. Ces planchers assurent votre sécurité tout en demandant une facturation régulière ou élevée.

CDD ou CDI en portage salarial : impact sur vos revenus et votre “plancher” de CA

Le type de contrat influe directement sur la sécurité de vos revenus et sur la gestion de votre compte d’activité.

CDD : durée, renouvellements et indemnité

Un CDD peut durer jusqu’à 18 mois au total, renouvellements inclus (maximum 2 renouvellements).

Le terme du contrat peut parfois être reporté jusqu’à 3 mois par accord entre les parties.

À la fin, l’indemnité de fin de contrat compense la précarité, mais elle arrive au terme : elle n’offre pas toujours de trésorerie immédiate pour couvrir un mois sans prestation.

CDI : inter-missions et réserve financière

En CDI, les inter-missions ne sont généralement pas rémunérées. Il faut donc anticiper chaque mois sans prestation par une gestion prudente.

Pour lisser ces creux, certaines entreprises versent une réserve égale à 10 % du salaire de base de la dernière mission sur votre compte d’activité.

Que retenir pour choisir ?

  • Le contrat détermine la visibilité de vos revenus : CDD = indemnité en fin de contrat, CDI = continuité mais pas de paie automatique pendant les inter-missions.
  • Si votre pipeline de prestations est irrégulier, évaluez la réserve et la politique de gestion de l’entreprise avant de signer.
  • Privilégiez le contrat qui correspond à votre appétence au risque et à votre capacité à piloter la trésorerie.

Calculer le CA nécessaire à partir de votre TJM/THM et de votre rythme de mission

Pour définir un TJM viable, partez toujours d’un salaire cible mensuel. Commencez par inscrire le salaire minimum que vous souhaitez garantir chaque mois.

Estimez ensuite vos jours facturables réalistes : 10, 15 ou 18 jours selon votre disponibilité. Ce sont ces jours qui forment la base de votre tarif journalier.

Transformer le salaire en objectif de chiffre affaires

Règle simple : remontez du net vers le CA en intégrant frais gestion, cotisations et frais professionnels. En pratique, un net ≈ 50 % du CA est un ordre de grandeur utile pour une première simulation.

  • Fixez votre salaire cible mensuel (ou prenez le salaire minimum conventionnel).
  • Divisez par le nombre de jours facturables pour obtenir un TJM initial.
  • Majoriez ce TJM pour couvrir frais gestion et cotisations (et une marge de sécurité).

Anticiper les variations : congés, prospection, inter-contrats

Prévoyez des jours non facturables pour la prospection, les congés et les périodes creuses. Sans cette réserve, votre salaire minimum risque de ne pas être atteint certains mois.

« Simulez plusieurs scénarios (10/15/18 jours) et choisissez le TJM qui tient même en période creuse. »

Si le TJM marché ne permet pas d’atteindre votre objectif, considérez d’autres solutions professionnelles ou ajustez votre projet tarifaire.

Simulez votre salaire pour obtenir un chiffre d’affaires cible adapté à votre situation.

Ce qui réduit votre salaire net : cotisations, frais de gestion et frais professionnels

Les déductions appliquées sur chaque encaissement expliquent souvent la différence entre CA et salaire. Comprendre ces postes aide à mieux fixer votre tarif et à anticiper votre trésorerie.

Frais de gestion : que couvrent-ils et comment sont-ils prélevés

Frais gestion = rémunération du service. Ils couvrent la paie, la facturation, l’assurance, le support commercial et les outils.

Ils sont prélevés directement sur le montant facturé avant calcul des cotisations. Leur taux varie souvent entre 5 % et 15 % selon la société portage et les services inclus.

Cotisations sociales : la contrepartie de la protection salarié

Les cotisations financent la retraite, la maladie, la prévoyance et l’assurance chômage. Elles expliquent une part importante de l’écart net.

Ordre de grandeur observé : environ 40 % du montant facturé revient aux cotisations selon le niveau de salaire brut et la nature des cotisations complémentaires.

Frais professionnels : règles et points de vigilance

Les frais professionnels, lorsqu’ils sont justifiés, peuvent être déduits et optimisent le net. Ils demandent preuves et conformité pour être pris en compte.

Attention : un usage abusif ou mal documenté peut entraîner des refus de remboursement et diminuer votre protection.

Pourquoi on observe souvent un net autour d’environ la moitié du CA

Règle pratique : net ≈ 50 % du montant facturé reste un repère courant. En moyenne, ~40 % part en cotisations et ~10 % en frais gestion.

Cependant, ce ratio varie selon : niveau de CA, politique de frais de la société portage, avantages complémentaires et frais professionnels déductibles.

« La protection sociale et les services inclus expliquent que le net soit inférieur à d’autres statuts, mais ils constituent un filet de sécurité. »

Poste Part indicative Ce que cela couvre
Frais gestion ≈ 10 % Paie, facturation, assurance, accompagnement
Cotisations ≈ 40 % Retraite, maladie, chômage, prévoyance
Salaire net moyen ≈ 50 % Rémunération disponible après prélèvements

Choisir la bonne société portage influe sur ce partage. Comparez taux, services et transparence avant de signer.

Pour évaluer les options et trouver une structure adaptée à votre niveau d’activité, consultez notre page dédiée : trouver une société adaptée.

Les documents et informations à suivre chaque mois (compte d’activité, transparence)

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Pour piloter sereinement votre activité, la transparence mensuelle fournie par la société est essentielle. Le compte d’activité sert de tableau de bord : il trace tout, du versement client au net reçu.

Éléments obligatoirement communiqués

Chaque mois, l’entreprise doit transmettre les informations suivantes. Ces éléments garantissent la traçabilité entre encaissements et salaire.

  • Versements effectués par le client.
  • Détail des frais de gestion prélevés par la société.
  • Frais professionnels remboursés ou non.
  • Prélèvements sociaux et fiscaux appliqués.
  • Rémunération nette versée et prime d’apport d’affaires.

Lire une fiche de paie pour piloter sa rentabilité

La fiche de paie doit refléter fidèlement le compte. Vérifiez le brut, les cotisations et le montant des congés payés.

Repérez les écarts entre facturé, encaissé et payé. Les délais de paiement client impactent votre trésorerie ; notez-les chaque mois.

Document Ce qu’il indique Action recommandée
Compte d’activité Encaissements, prélèvements, solde Contrôler et archiver
Relevé frais Détail des frais de gestion et remboursements Comparer avec contrat
Fiche de paie Brut, cotisations, net, congés Vérifier cohérence avec compte

Logique de pilotage mensuel : suivez votre compte, anticipez la gestion de trésorerie, et ajustez votre TJM ou rythme de mission si le solde diminue. Pour affiner vos calculs, utilisez notre simulateur pour calculer votre salaire.

Choisir une société de portage salarial adaptée à votre niveau de chiffre d’affaires

La sélection d’une société doit partir d’une exigence simple : sécurité juridique et clarté comptable. Ce choix influe directement sur votre salaire net, votre trésorerie et votre sérénité.

Garanties essentielles

Vérifiez la présence d’une garantie financière, l’identité du garant, la responsabilité civile professionnelle et l’accès à la médecine du travail. Ces éléments protègent votre activité chez le client.

Contrats et modalités à contrôler

Le contrat de travail et le contrat de prestation doivent détailler le mode de calcul et le versement de la rémunération, les charges, les frais de gestion, les remboursements de frais professionnels et l’indemnité d’apport d’affaires.

Services, outils et accompagnement

Comparez les outils de gestion, le reporting, l’accompagnement commercial et les formations. Ces services valent généralement le coût si votre CA est élevé ou si vous souhaitez déléguer l’administratif.

  • Demandez une simulation personnalisée (TJM, jours facturables, frais).
  • Refusez les clauses floues ou l’absence de transparence sur les prélèvements.

Pour mieux mesurer les avantages opérationnels, consultez notre synthèse sur les atouts du portage salarial.

Comparer avec les alternatives si votre CA est irrégulier ou faible

Quand les mois sans mission se multiplient, le choix du statut mérite une réévaluation.

Si votre activité est instable, il faut comparer simplicité, protection sociale et capacité à absorber les périodes creuses. Voici les options courantes et leurs implications pratiques.

Micro-entreprise : plafonds et limites

Plafond pour les prestations de services : 72 600 € ; franchise de TVA : 34 400 €.

Avantages : formalités simples et charges calculées sur le CA. Limites : pas de récupération de TVA, frais non déductibles et protection sociale limitée. L’absence d’assurance chômage est un point clé à considérer.

EI, EURL/SARL, SASU : cotisations, risques et comptes

Ces structures modifient la charge sociale, la fiscalité et la responsabilité. Elles permettent souvent une meilleure optimisation fiscale et la déduction des frais.

En contrepartie, elles imposent une comptabilité stricte, des charges fixes et un risque patrimonial différent selon le statut choisi.

Intérim et autres options

L’intérim n’est pas un statut indépendant. Il convient si vous cherchez des missions salariées régulières, notamment pour les activités manuelles ou techniques.

C’est une solution pour retrouver une stabilité de revenus sans gérer la prospection commerciale.

Option Points forts Limites Cas recommandé
Micro-entreprise Très simple, calcul charges sur CA Plafond 72 600 €, pas de TVA récupérable, protection limitée Chiffres modestes et dépenses faibles
EI / EURL / SARL / SASU Déduction frais, optimisation, protection sociale plus complète Comptabilité et coûts fixes plus élevés CA variable mais moyen/élevé, volonté d’investir
Intérim Revenus réguliers, pas de prospection Pas d’autonomie commerciale, dépendance agence Activités techniques, besoin de stabilité
Société de portage Protection sociale proche du salarié, simplicité administrative Exige CA régulier pour rentabiliser le modèle Vous voulez autonomie commerciale sans gérer la paie

« Arbitrez entre simplicité, niveau de protection, capacité à facturer et désir d’autonomie commerciale. »

Pour une analyse plus ciblée entre micro-entreprise et portage, consultez notre comparatif micro-entreprise vs portage.

Conclusion

Conclusion pratique : il n’existe pas de limite juridique à vos tarifs, mais le statut impose des minima de rémunération et des règles strictes pour transformer un encaissement en paie.

Un mois sans prestation se traduit souvent par une absence de salaire. Anticipez ce risque par une réserve et par un rythme de missions adapté à votre activité.

Pour décider, simulez votre TJM et comparez plusieurs sociétés sur la transparence des comptes, les garanties et la qualité de gestion.

Si votre activité est stable et vos prestations valorisées, le portage salarial sécurise votre parcours. Si elle reste irrégulière, envisagez d’autres statuts.

Commencez par une simulation pratique via notre guide portage salarial pour choisir la solution qui protège durablement votre trajectoire.

FAQ

Quel est le plafond de chiffre d’affaires en portage salarial ?

Il n’existe pas de plafond légal de chiffre d’affaires pour exercer en portage salarial. La réglementation et la convention collective encadrent surtout les droits sociaux, la rémunération minimale et les obligations de la société de portage, mais ne plafonnent pas la facturation que vous pouvez générer.

Que signifie « plafond de chiffre d’affaires » dans ce contexte ?

L’expression renvoie parfois à la confusion entre montant facturé aux clients, salaire brut versé par la société de portage et revenu net perçu. En portage, la société facture vos prestations ; elle prélève frais de gestion et cotisations sociales avant de vous verser un salaire. Il faut donc différencier facturation, salaire brut et net.

Pourquoi cette question revient-elle souvent chez les freelances ?

Les indépendants comparent fréquemment portage et autres statuts (micro‑entreprise, société). La complexité perçue vient du découpage des sommes : CA facturé, frais professionnels, frais de gestion, cotisations et salaire net. Cette granularité alimente l’idée d’un « plafond » même s’il n’existe pas.

Portage salarial ou micro‑entreprise : d’où vient la confusion ?

En micro‑entreprise, des plafonds de chiffre d’affaires sont bien définis fiscalement. En portage, l’absence de plafond légal pour la facturation et la présence d’un contrat de travail créent une différence de logique. Les indépendants mélangent parfois règles fiscales et conditions sociales du portage.

Y a‑t‑il un montant minimum de CA à réaliser pour rester en portage ?

Oui. Bien qu’il n’y ait pas de plafond, la société de portage exige généralement un niveau de facturation minimum pour couvrir salaire minimal et cotisations. Ce seuil varie selon la société, mais il existe pour garantir le versement d’un salaire conforme aux minima conventionnels.

Pourquoi un minimum de facturation est‑il demandé ?

Le salarié porté est salarié de la société de portage. Pour respecter les minima salariaux et payer cotisations et frais, la société doit percevoir un montant de facturation suffisant. Sans CA, elle ne peut pas générer la masse salariale nécessaire.

Que se passe‑t‑il si vous n’avez pas de CA sur un mois ?

En cas d’absence de facturation, vous ne percevez pas de salaire ce mois‑là. Selon le contrat (CDD ou CDI) et la politique de la société, des dispositifs peuvent exister (avance, réserve) mais ils ne sont pas systématiques. Il est recommandé d’anticiper une trésorerie de sécurité.

Quels minima de rémunération impose la convention collective ?

La convention collective fixe des repères : par exemple des pourcentages du plafond horaire de la Sécurité sociale pour déterminer des salaires plancher (différenciés junior/senior/forfait jours). Ces minima incluent congés payés et une prime d’apport d’affaires (souvent 5 %).

Quels sont ces pourcentages indicatifs selon la convention ?

La convention évoque des paliers : environ 70 % du plafond horaire pour un profil junior, 75 % pour un profil senior et 85 % pour le forfait jours. Ces pourcentages servent à calculer une rémunération minimale brute mensuelle ; les montants précis évoluent avec le plafond de la Sécurité sociale.

CDD ou CDI en portage : quel impact sur le plancher de CA ?

En CDD, la durée et l’indemnité de fin de contrat influent sur votre rémunération globale et la nécessité d’assurer un CA régulier. En CDI, l’absence d’intermission rémunérée peut vous inciter à constituer une réserve. Le contrat influence la gestion du compte d’activité et la stabilité des revenus.

Comment calculer le CA nécessaire à partir du TJM et du rythme de mission ?

Estimez d’abord vos jours facturables par mois. Multipliez par votre TJM pour obtenir un CA mensuel brut. Déduisez frais de gestion, cotisations et frais professionnels pour obtenir un salaire brut, puis net. Ajustez le TJM si nécessaire pour atteindre le minimum imposé par la convention.

Quels éléments réduisent votre salaire net en portage ?

Les principaux postes qui diminuent le net sont : les cotisations sociales (protection sociale), les frais de gestion de la société de portage et, selon le cas, les frais professionnels non remboursés. C’est pour cela que le net tourne souvent autour de la moitié du CA facturé.

Que couvrent les frais de gestion ?

Ils rémunèrent la gestion administrative, la paie, la facturation, la conformité sociale et l’accompagnement commercial. Leur taux varie selon la société et le niveau de services proposés (assurance, formation, outils, conseil).

Quels documents suivre chaque mois pour piloter son activité en portage ?

Suivez le compte d’activité fourni par la société de portage : factures clients encaissées, prélèvements (frais et cotisations), salaire brut et net versé, et montant de la prime d’apport d’affaires. Vérifiez aussi votre fiche de paie pour contrôler les cotisations et éléments variable.

Comment lire une fiche de paie en portage pour évaluer sa rentabilité ?

Vérifiez : montant brut, cotisations salariales, cotisations patronales (indiquées), frais remboursés, net à payer et contributions spécifiques. Comparez ces postes au CA facturé pour calculer votre marge nette et ajuster TJM ou jours facturables.

Quels critères choisir pour une société de portage adaptée à votre CA ?

Privilégiez une société avec garantie financière, responsabilité civile professionnelle, adhésion à la convention collective, transparence tarifaire et outils de suivi. Vérifiez les clauses du contrat de travail et du contrat de prestation, ainsi que l’accompagnement commercial et administratif proposé.

Quand le portage n’est‑il pas la meilleure option ?

Si votre CA est très faible ou fortement irrégulier, d’autres statuts peuvent être plus économiques (micro‑entreprise, SASU, EURL) selon vos contraintes fiscales et sociales. L’intérim ou la création d’entreprise peuvent être plus adaptés selon le niveau de risque et la protection sociale souhaitée.

La comparaison avec la micro‑entreprise : quels points vérifier ?

Comparez plafonds de CA (micro), obligations TVA, protection sociale, coût global des cotisations et simplicité administrative. Le portage offre la protection du statut salarié et des services, mais à un coût qui doit être mis en regard de vos revenus attendus.

Quels conseils pour anticiper et stabiliser votre revenu en portage ?

Calculez un TJM réaliste, planifiez un nombre de jours facturables conservateur, constituez une réserve pour inter‑missions et négociez une convention de frais professionnels claire. Choisissez une société de portage transparente et adaptée à votre niveau d’activité.