Notre guide vous aide à évaluer clairement les bénéfices du portage salarial et à décider si ce statut correspond à votre situation professionnelle en France. Nous posons la promesse d’un accompagnement pratique : chiffres, repères et comparaisons factuelles pour une décision éclairée.

Le portage salarial combine l’autonomie d’un indépendant et la protection d’un salarié. Le salarié porté conserve son autonomie d’exécution sans lien hiérarchique direct, tout en bénéficiant d’une protection sociale (maladie, retraite, chômage, mutuelle, prévoyance).

Ce dispositif séduit les freelances et consultants qui veulent tester une activité ou opérer une reconversion, sans assumer seuls les risques administratifs et sociaux d’une création d’entreprise. Attention : la société de portage ne fournit pas automatiquement des missions. Vous restez responsable de la prospection.

Nous exposerons ensuite : compréhension du statut, bénéfices concrets (protection sociale, administratif, financier), limites et coûts, conditions d’éligibilité et profils pertinents. Vous trouverez aussi des ordres de grandeur sur le minimum conventionnel, les frais de gestion et les charges.

Table of Contents

Points clés

  • Choisir ce statut pour gagner en sécurité tout en gardant de la liberté.
  • Le statut salarié s’applique sans lien hiérarchique sur l’exécution.
  • La protection sociale couvre maladie, retraite, chômage et prévoyance.
  • Les missions restent à votre charge ; le portage facilite la gestion administrative.
  • Nous fournissons des repères chiffrés pour comparer coûts et bénéfices.

Comprendre le portage salarial en France : un statut hybride entre salarié et indépendant

Ce modèle juridique associe liberté d’action et couverture sociale complète. Il vous permet d’organiser vos offres et vos tarifs comme un indépendant, tout en bénéficiant du régime salarié via une société de portage.

La relation tripartite

Trois acteurs structurent la mission : vous, en tant que salarié porté, la société portage qui contractualise et gère la paie, et l’entreprise cliente qui achète la prestation.

Qui signe quoi ?

Trois documents protègent le montage : la convention d’adhésion (règles, frais de gestion), le contrat de mission (périmètre, durée, prix) et le contrat de travail CDD ou CDI qui vous rattache au régime salarié.

Démarrer sans créer d’entreprise

Vous n’avez pas à rédiger de statuts ni à accomplir les lourdes formalités de création. L’entreprise cliente règle une facture à la société, cette dernière verse ensuite votre salaire après déduction des frais et cotisations.

« Un cadre simple pour se concentrer sur la vente de vos compétences. »

Avantages du portage salarial : le combo sécurité + autonomie

Choisir le bon équilibre entre sécurité et autonomie transforme souvent la trajectoire d’un consultant.

Autonomie concrète : vous sélectionnez vos missions, vos clients et vos tarifs. Vous organisez votre temps et votre lieu de travail en accord avec le client. Cette liberté facilite l’adaptation de votre offre à un marché précis.

Protection sans management : vous conservez le statut salarié pour la couverture sociale, sans subordonner votre exécution à un supérieur. Le lien hiérarchique n’est pas présent, ce qui préserve votre méthode de travail.

Tester une activité devient plus simple : reconversion ou lancement d’une prestation se font avec un filet juridique et social. Si le modèle ne vous convient pas, la sortie suit les règles du droit du travail.

« Conserver la liberté commerciale tout en restant couvert socialement est un atout stratégique pour qui veut sécuriser son projet. »

  • Cas d’usage : freelance tech, consultant RH, formateur, expert marketing.
  • Point d’attention : vous devez prospecter ; la société facilite la gestion, pas la vente.
  • Guide pratique : vérifiez votre panier moyen et votre capacité de prospection avant de choisir ce statut — voir atouts du portage salarial.
Aspect Ce que vous gardez Ce que la société gère Quand c’est pertinent
Autonomie commerciale Choix clients et tarifs Facturation administrative Freelance confirmé
Sécurité sociale Droits maladie, retraite, chômage Déclarations et paie Reconversion
Flexibilité Organisation du travail Suivi contractuel Missions courtes

Protection sociale complète : maladie, retraite, chômage et prévoyance

A professional office environment showcasing the concept of "social protection" with a focus on security and flexibility. In the foreground, a diverse group of three business professionals—one woman and two men, all dressed in smart business attire—discuss protective measures related to health, retirement, and unemployment. The middle ground features a large digital screen displaying symbols of social security, such as a shield, a heart, and a financial graph. In the background, soft natural light streams through large windows, casting a warm glow and creating an inviting atmosphere. The overall mood is one of reassurance and collaboration, emphasizing a supportive work environment. Include subtle branding elements of "UMALIS GROUP" integrated into the office design. High-resolution, balanced composition, suitable for a professional article illustration.

Le statut salarié vous rattache au régime général et ouvre une protection sociale large. Cette logique est simple : vous relevez du même cadre que d’autres salariés, avec des droits et des prestations qui sécurisent votre activité.

Assurance Maladie, accident du travail et maladie professionnelle

Les soins sont pris en charge via l’Assurance Maladie comme pour un salarié classique. En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, vous bénéficiez d’indemnisations spécifiques et d’un suivi adapté.

Droits à la retraite et continuité des cotisations

Vous cotisez au régime général, ce qui garantit une continuité de droits pour la retraite. Cela limite les « trous » de carrière et maintient vos droits acquis lors d’une transition.

Ouverture de droits au chômage en cas de fin de mission

À la fin d’une mission, l’ouverture de droits au chômage est possible, contrairement à de nombreux indépendants. Cette protection aide à gérer les périodes d’intermission.

Mutuelle, prévoyance et accès à la formation

Une mutuelle d’entreprise et un régime de prévoyance collectif renforcent votre filet en cas d’arrêt prolongé ou d’invalidité. Vous conservez aussi l’accès au CPF pour monter en compétences ou préparer une reconversion.

Ces garanties sont financées par des cotisations et des charges plus élevées : c’est un arbitrage entre coût et sécurité. Pour en savoir plus sur la protection sociale et comparer avec le statut d’indépendant, consultez notre dossier.

Gestion administrative déléguée : facturation, paie, compta et obligations fiscales

Externaliser les tâches comptables et fiscales libère votre énergie pour développer votre chiffre d’affaires. La société prend en charge la rédaction du contrat commercial, la facturation et le recouvrement. Vous vous concentrez sur la vente et la production.

Ce que vous déléguez réellement : factures, relances, recouvrement, déclarations fiscales, gestion de la paie et une large partie de la gestion administrative. Certaines entreprises offrent même des garanties en cas de retard ou de défaillance client.

Bulletins de paie et suivi

Vous recevez des bulletins de salaire mensuels clairs. Le compte d’activité détaille le chiffre, les frais, les charges et le salaire. Ce suivi facilite la prévision de trésorerie et la pilotage de votre rentabilité.

TVA, déclarations et cotisations

La société gère la TVA, les déclarations et le paiement des cotisations sociales. Cela réduit les erreurs et la charge mentale, surtout si vous n’êtes pas expert-comptable.

Fonction Ce que vous déléguez Ce que vous obtenez Impact
Facturation & recouvrement Émission de facture, relances Encaissement suivi, procédures Trésorerie sécurisée
Paie Bulletins, déclarations sociales Salaire mensuel traçable Sérénité administrative
Fiscalité & TVA Déclarations, reversements Conformité fiscale Moins d’erreurs
Suivi Compte d’activité Rapports réguliers Pilotage du chiffre d’affaires

Avantages financiers : salaire, minimum conventionnel, frais professionnels et accès au crédit

A professional office setting featuring a diverse group of business people engaged in a discussion about financial advantages, such as salaries and expenses. In the foreground, a confident woman in a tailored suit reviews documents in her hands, while a middle-aged man in smart attire points to a financial chart on a laptop screen. In the middle ground, a young professional is taking notes, showing active participation. The background reveals a sleek office with large windows allowing natural sunlight to illuminate the space, creating an optimistic atmosphere. The scene subtly incorporates the UMALIS GROUP logo in a visual element, perhaps on a document or digital display, maintaining focus on professionalism and collaboration. The overall mood is encouraging and forward-thinking, emphasizing security and flexibility in financial discussions.

La transformation du chiffre d’affaires en salaire mérite une lecture claire et pragmatique. Vous facturez votre client ; la société prélève les frais gestion et les cotisations, puis verse votre salaire. Cette mécanique offre une meilleure visibilité que certains statuts indépendants.

Salaire mensuel et visibilité : le rôle de la convention collective

La convention fixe des règles de rémunération. Elle sécurise la trajectoire et facilite la négociation d’un contrat quand vous sortez d’un CDI.

Minimum brut mensuel 2 517,13 € : ce qu’il implique

Le repère 2025 de minimum brut mensuel 2 517,13 € inclut salaire de base, congés payés (10 %) et prime d’apport (5 %). Concrètement, il faut un chiffre d’affaires suffisant pour rendre la mission compatible avec ce plancher.

Déduction et remboursement des frais professionnels

Les frais remboursables couvrent déplacements, hébergement, matériel et repas. Leur remboursement optimise votre revenu net sans gonfler artificiellement le chiffre d’affaires facturé.

Accès au crédit et assurance RC Pro

Des bulletins réguliers facilitent l’accès au crédit immobilier : la banque lit un salaire stable plutôt qu’un revenu volatile. De plus, l’assurance RC Pro est souvent incluse, ce qui sécurise vos missions et limite vos démarches.

Pour estimer votre net réel, il faudra ensuite comparer ces bénéfices avec les frais de gestion et les charges sociales.

Coûts et limites à connaître avant de choisir une société de portage salarial

Le passage du chiffre d’affaires au salaire net repose sur des étapes claires qu’il faut visualiser.

Frais de gestion et ordres de grandeur

Frais de gestion observés : généralement entre 10 % et 15 % du montant facturé. Ces frais couvrent la facturation, la paie et le suivi administratif.

Charges et cotisations : pourquoi elles sont plus élevées

Les charges et cotisations représentent une part importante. Elles financent un niveau de protection sociale (chômage, retraite, mutuelle, prévoyance) absent en micro-entreprise.

Comment se calcule le revenu net

Schéma simplifié : retirer les frais gestion, puis les cotisations (ordre de grandeur 40–45 % du chiffre d’affaires). Ensuite, pensez à l’impôt sur le revenu selon votre foyer.

Ordre de grandeur pédagogique : le salaire net peut tourner autour de la moitié de la somme facturée, selon les paramètres.

Variabilité et critères de choix

Le revenu dépend directement des missions facturées et des périodes d’intermission. La société n’apporte pas automatiquement les clients : votre prospection reste essentielle.

Choisissez une société portage avec frais lisibles, outils de pilotage, garanties contre impayés et accompagnement commercial.

Élément Taux typique Impact sur le salaire À vérifier
Frais de gestion 10–15 % Réduit immédiatement le CA disponible Transparence des lignes de frais
Cotisations & charges 40–45 % du CA Principal poste de perte sur la marge Comprendre ce qui est inclus
Salaire net estimé ≈ 45–55 % du facturé Variable selon options et impôts Simuler plusieurs scénarios
Conditions CA minimum possible Exigence pour certaines sociétés Se renseigner avant signature

Conseil pratique : simulez vos TJM et jours facturés et simuler les coûts avant toute décision finale.

Conditions d’éligibilité et activités exclues : éviter les mauvaises surprises

Vérifier l’éligibilité de votre projet évite des complications juridiques et financières. Avant toute démarche, décrivez votre prestation, votre cible client et votre TJM. Demandez ensuite une validation écrite.

Activités non compatibles : certaines missions ne peuvent pas passer par le portage salarial pour des raisons légales ou réglementaires.

  • Services à la personne : garde d’enfants, ménage, soutien scolaire à domicile, jardinage chez particulier — ces travaux relèvent d’un cadre spécifique.
  • Professions réglementées : la plupart des métiers d’ordre (médecin, notaire, expert‑comptable, avocat selon les cas) restent exclus pour des raisons déontologiques et d’agréments.
  • Achat‑vente de marchandises : les activités d’achat/revente ne correspondent pas au modèle de prestations de conseil ou de service.

Niveau requis : la majorité des sociétés demandent au moins un bac +2 ou trois ans d’expérience dans le domaine de la mission. Cela garantit la qualité des prestations et l’autonomie dans le travail.

Certaines sociétés appliquent un ticket d’entrée ou un CA minimum pour respecter le minimum conventionnel et leur modèle économique. Si votre projet est borderline, refusez un montage inadapté plutôt que d’accepter une pression de facturation.

Pour sécuriser votre démarche, envoyez une fiche mission (description, prix, client cible) et demandez une simulation. Nous vous invitons aussi à consulter notre guide pour réussir votre transition : réussir en portage salarial.

Critère Exigence typique Impact
Activité Service / conseil / expertise Admissible
Professions réglementées Souvent exclues Interdit ou encadré
Expérience Bac+2 ou 3 ans Garantie d’autonomie
CA minimum Variable selon société Condition d’entrée

Pour qui le portage est le plus avantageux : profils, cas d’usage et objectifs

Certaines trajectoires professionnelles bénéficient particulièrement du cadre proposé par le portage. Nous décrivons ici les profils et situations où ce dispositif est souvent le plus pertinent.

Consultants expérimentés et experts

Profil : compétences différenciantes et capacité à fixer un TJM cohérent.

Ces experts privilégient l’autonomie et veulent limiter la gestion administrative. En tant que salarié porté, vous pouvez vous concentrer sur la production.

Cadres qui testent l’indépendance

Des cadres quittant un CDI utilisent ce mécanisme pour tester le marché sans créer d’entreprise. Ils conservent la protection sociale et conservent une crédibilité vis‑à‑vis des banques.

Transitions : rebond, reconversion et cumul

Pour une reconversion ou un cumul d’activités, le dispositif sécurise la trajectoire. Il offre de la souplesse pendant que vous cherchez des missions ou renforcez une nouvelle compétence.

Missions courtes à moyennes et clients exigeants

Des entreprises préfèrent travailler avec un cadre contractuel stable. Les cas typiques : management de transition 3–6 mois, audit cybersécurité, conseil data ou formation intra.

  • Critère clé : si votre priorité est autonomie + protection sociale + simplification de la gestion, ce statut est un bon compromis.
  • À éviter : si votre objectif principal est d’optimiser le net à faible CA, d’autres statuts peuvent être préférables.
Objectif Profils Durée typical
Sécurité & crédibilité Cadres, experts Courte à moyenne
Test & reconversion Rebond, cumul Variable
Performance sans gestion Consultants confirmés 3–6 mois

« Si vous visez autonomie, protection sociale et moins de gestion, ce cadre mérite d’être étudié. »

Conclusion

Au final, votre décision repose sur trois critères : protection sociale, revenus et capacité de prospection.

Ce statut hybride offre une protection sociale complète (maladie, retraite, chômage), une gestion administrative déléguée et des bulletins utiles pour un crédit. Le salaire est encadré (repère 2 517,13 € brut mensuel 2025 incluant congés payés 10 % et prime 5 %).

Points d’attention : frais de gestion ~10–15 %, charges plus élevées, activités exclues et exigence d’expérience (bac+2 ou 3 ans). RC Pro est souvent incluse.

Vérifiez avec une simulation détaillée, lisez le contrat travail et la convention, et comparez plusieurs sociétés. Pour une comparaison pratique, consultez notre étude portage vs freelance.

FAQ

Qu’est-ce que le portage salarial et comment fonctionne ce statut hybride ?

Le portage salarial associe trois acteurs : vous en tant que salarié porté, la société de portage qui facture et verse votre salaire, et l’entreprise cliente qui achète votre prestation. Vous signez un contrat de mission avec l’entreprise cliente et un contrat de travail avec la société de portage. La société gère la facturation, le recouvrement, les bulletins de paie et le paiement des cotisations sociales, ce qui vous permet d’exercer en autonomie sans créer d’entreprise.

Pourquoi choisir ce mode d’exercice plutôt que la création d’une société ou la micro-entreprise ?

Le principal bénéfice est la sécurité sociale du statut salarié (maladie, retraite, chômage) combinée à la liberté pour choisir clients et missions. Vous évitez les démarches de création, la tenue comptable lourde et la gestion administrative. C’est adapté pour tester une activité, gérer une reconversion ou exercer des missions ponctuelles en conservant un filet de sécurité.

Quelle protection sociale obtient-on en salarié porté ?

En tant que salarié porté, vous bénéficiez de la sécurité sociale du régime général : couverture maladie, accidents du travail, droit à la retraite et, sous conditions, ouverture de droits au chômage. La société de portage propose généralement une mutuelle d’entreprise et un régime de prévoyance pour compléter la protection.

Comment est calculé mon salaire à partir du chiffre d’affaires que je génère ?

La société de portage prélève les frais de gestion (souvent entre 10 % et 15 %), puis paie les cotisations sociales obligatoires. Le reste constitue la base sur laquelle est calculé votre salaire brut, puis net. La transformation du chiffre d’affaires en salaire dépend donc des frais de gestion, des charges sociales et des frais professionnels déduits.

Quels frais et charges dois-je anticiper en portage ?

Vous devez prendre en compte : les frais de gestion de la société de portage, les cotisations sociales (salariales et patronales), et éventuellement la TVA selon votre activité. Ces charges sont généralement plus élevées que celles d’une micro-entreprise, mais elles financent la protection sociale et les services fournis.

Existe-t-il un minimum de rémunération garanti par la convention collective ?

Oui. La convention collective du portage fixe un minimum conventionnel brut mensuel, souvent mentionné autour de 2 517,13 € pour un temps plein selon les règles en vigueur. Ce minimum impacte le chiffre d’affaires nécessaire pour atteindre une rémunération donnée et sert de référence dans les contrats.

Puis-je déduire mes frais professionnels et comment sont-ils remboursés ?

La société de portage peut rembourser des frais professionnels réels (déplacements, hébergement, matériel) sur justificatifs, ou appliquer un forfait selon la politique interne. Ces remboursements diminuent le montant soumis aux cotisations et optimisent votre revenu net.

Comment se gère la facturation et le recouvrement des clients ?

La société de portage émet les factures au nom de sa structure et assure le recouvrement. Elle suit les paiements et vous informe via un compte d’activité. Ce service réduit votre charge administrative et le risque de retard de paiement.

Ai‑je droit au chômage en cas de fin de mission ?

Sous réserve des conditions de l’assurance chômage (durée et cotisations), le salarié porté peut ouvrir des droits au chômage si le contrat de travail s’arrête. La continuité des cotisations et la durée d’affiliation déterminent l’éligibilité.

Quelles activités sont exclues du portage salarial ?

Certaines activités sont incompatibles : services à la personne relevant d’un autre statut, professions réglementées avec obligations spécifiques, activités d’achat-revente et celles où la loi interdit le portage. Vérifiez toujours l’éligibilité de votre mission avec la société de portage.

Quel niveau d’expérience est généralement attendu pour être porté ?

Les sociétés de portage privilégient des consultants ou experts disposant d’un niveau bac +2 minimum ou d’au moins trois ans d’expérience significative dans leur domaine. L’objectif est d’assurer la qualité commerciale et technique des missions proposées aux clients.

Le portage facilite-t-il l’accès au crédit immobilier ?

Oui. Les bulletins de salaire réguliers et la fiche d’emploi fournie par la société de portage constituent des preuves de revenus stables, souvent mieux perçues par les banques qu’un statut d’indépendant sans bulletins de paie.

La responsabilité civile professionnelle est-elle incluse ?

De nombreuses sociétés de portage incluent ou proposent en option une assurance responsabilité civile professionnelle. Cela protège contre les dommages causés dans l’exécution de vos missions et rassure les clients exigeant un cadre sécurisé.

Quels sont les inconvénients à connaître avant de choisir une société de portage ?

Les points à considérer : des frais de gestion qui réduisent votre marge, des charges sociales plus élevées qu’en micro-entreprise, et une variabilité de revenus selon les missions. Il faut aussi comparer la qualité des services, la transparence des prélèvements et l’accompagnement proposé.

Comment choisir une bonne société de portage salarial ?

Comparez les frais de gestion, la composition des contrats, la transparence des comptes, l’offre d’assurance et de formation, ainsi que les avis clients. Privilégiez une société adhérente à une fédération professionnelle reconnue et disposant d’une convention collective claire.

Puis-je cumuler portage salarial et retraite ou activité salariée ?

Oui, il est possible de cumuler portage avec une retraite (selon les règles de cumul emploi-retraite) ou avec un emploi salarié, sous réserve du respect des obligations contractuelles et de non-concurrence. Vérifiez toujours votre situation avec un conseiller.

Le portage donne-t-il accès à la formation professionnelle (CPF) ?

Oui. En tant que salarié, vous cotisez pour la formation et pouvez mobiliser votre Compte Personnel de Formation (CPF) pour monter en compétences. La société de portage peut aussi proposer ou faciliter l’accès à des formations.

Que se passe-t-il en cas d’intermission entre deux missions ?

Pendant les périodes sans mission, vous n’avez pas de chiffre d’affaires facturé et votre salaire cesse. Certaines sociétés proposent un accompagnement pour relancer l’activité ou des dispositifs d’indemnisation sous conditions, mais il est essentiel d’anticiper la variabilité des revenus.

La société de portage peut-elle m’aider dans la recherche de missions ?

Beaucoup de sociétés proposent un appui commercial, un réseau de clients et des offres de missions. Le niveau d’accompagnement varie : certains fournissent un vrai support commercial, d’autres se limitent à la gestion administrative. Choisissez selon vos besoins d’autonomie et d’accompagnement.

Quels documents signerai-je en devenant salarié porté ?

Vous signerez généralement : un contrat de travail avec la société de portage, un contrat de mission ou de prestation avec l’entreprise cliente, et une convention d’adhésion définissant les conditions de portage. Ces documents encadrent les missions, la rémunération et les obligations de chaque partie.