Savez-vous que près d’un professionnel indépendant sur cinq en France choisit aujourd’hui ce statut pour concilier autonomie et protection sociale ? Ce chiffre illustre l’ampleur d’un mouvement qui change la façon de travailler.
Le modèle permet d’exercer en indépendant tout en bénéficiant du statut de salarié. Une société intermédiaire gère l’administratif et transforme vos honoraires en salaire. Le cadre légal et la convention collective offrent une réelle sécurité.
Ce guide d’achat a pour objectif de vous aider à décider si cette solution est le bon choix. Nous expliquons comment sélectionner une société, sécuriser votre première mission et mesurer les coûts et limites face au statut micro‑entrepreneur, SASU/EURL ou salariat classique.
Public visé : consultants, experts, formateurs et managers de transition. Attention aux points de vigilance : aucune mission fournie automatiquement, pas de salaire sans chiffre d’affaires entre deux missions et importance du TJM.
Pour démarrer en confiance, lisez aussi notre guide pratique : réussir en portage salarial.
Table of Contents
Points clés à retenir
- Un compromis entre autonomie et sécurité sociale.
- La société gère l’administratif ; vous vous concentrez sur la mission.
- Comparer coûts, salaire net et protection avant de choisir.
- Prospection nécessaire : la société ne fournit pas les missions.
- Adapté aux consultants et profils intellectuels en quête de simplicité.
Portage salarial en France : définition, cadre légal et fonctionnement
Ce mécanisme organise la relation entre vous, l’entreprise cliente et une société qui devient votre employeur. La définition légale figure dans l’ordonnance n°2015-380 du 2 avril 2015, entrée en vigueur le 1er juillet 2016 et codifiée à l’article L1251-1 du Code du travail.
Fonctionnement en étapes : vous signez une convention d’adhésion avec la société. Celle-ci conclut un contrat de prestation avec l’entreprise cliente et un contrat de travail CDD ou CDI avec vous.
La société facture et encaisse les sommes, effectue les déclarations et transforme le chiffre d’affaires en salaire. Vous réalisez la mission en autonomie, sans lien de subordination avec le client.
- Relation tripartite : négociation du périmètre et du tarif par vous ; contractualisation commerciale par la société ; exécution et compte‑rendu d’activité.
- Contrats clés : convention d’adhésion (règles, services), contrat de prestation (client ↔ société), contrat de travail (vos droits sociaux).
Note pratique : la société portage ne fournit pas vos clients. Votre capacité à développer des missions reste déterminante malgré le cadre sécurisé offert par la convention collective.
Avantages du portage salarial pour les consultants
Ce mode d’exercice offre une combinaison rare : liberté d’action et sécurité du contrat salarié. Vous conservez l’autonomie commerciale (prospection, choix des missions, organisation) tout en bénéficiant d’un contrat qui sécurise vos droits.
Protection sociale et retraite
Vous êtes affilié au régime général : maladie, mutuelle d’entreprise et prévoyance complètent la couverture. Les cotisations valident des droits à la retraite proches de ceux d’un salarié classique.
Chômage et stabilité de carrière
En fin de mission, l’inscription à France Travail permet d’ouvrir des droits au chômage selon les règles applicables aux salariés. C’est un filet utile lors d’une reconversion ou d’une période creuse.
Sécurité juridique et responsabilité
La convention collective signée en mars 2017 renforce le cadre contractuel et réduit l’incertitude juridique. De plus, l’assurance responsabilité civile professionnelle (RCP) portée par l’employeur rassure vos clients et couvre les risques opérationnels.
En carrière, ce statut stabilise les transitions, améliore la crédibilité commerciale et préserve votre identité d’expert.
| Atout | Quoi | Impact | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Liberté | Prospection et choix missions | Autonomie d’entreprendre | Consultants indépendants |
| Protection sociale | Régime général, mutuelle, prévoyance | Sécurité santé et revenus | Tous profils |
| Chômage | Inscription France Travail | Soutien lors des transitions | En reconversion ou entre missions |
| RCP & juridique | Assurance et convention collective 2017 | Crédibilité et protection juridique | Grand comptes et PME |
Pour une analyse des cotisations et impacts sur votre rémunération, consultez notre dossier sur les cotisations et la protection sociale.
Se libérer de la gestion administrative et sécuriser ses obligations
La gestion administrative mobilise souvent une énergie qui devrait être consacrée à votre expertise. En confiant ces tâches à une société, vous réduisez les risques et gagnez du temps.
Facturation, encaissement, recouvrement : le rôle opérationnel
La société prend en charge la facturation, l’encaissement et les relances. Elle professionnalise la relation client et gère les procédures de recouvrement si besoin.
Certaines entreprises offrent des garanties contre les impayés ou des dispositifs de protection en cas de retard. Ce service sécurise votre trésorerie et votre image commerciale.
Déclarations sociales et fiscales
La société effectue les déclarations sociales, gère les cotisations, traite la TVA et produit les bulletins de paie. Vous n’avez plus à suivre les échéances ni à redouter une erreur de conformité.
Traçabilité et conformité : documents, justificatifs et archives sont centralisés. C’est un atout face aux clients exigeants qui demandent un cadre formel.
Gain de temps au quotidien
Process simple : compte‑rendu d’activité → validation → facturation → versement du salaire. Ce circuit clair facilite le pilotage de votre activité.
La contrepartie existe : ces services se financent par des frais de gestion à comparer selon la société. En retour, vous consacrez votre temps au delivery, à la prospection et à la satisfaction client.
Pour approfondir l’impact fiscal de cette organisation, consultez notre dossier sur avantages fiscaux.
Combien ça coûte et combien on gagne : frais de gestion, charges et salaire

Comprendre qui prélève quoi sur vos honoraires évite les mauvaises surprises sur votre net. Le modèle économique est simple : votre client paie des honoraires, la société facture, déduit ses frais, calcule les cotisations et verse le reste en salaire.
Que couvrent les frais de gestion ?
Ils rémunèrent la gestion administrative, le juridique, la comptabilité, la facturation et la production des bulletins. Certaines société portage offrent aussi formation, accompagnement et outils.
Ordre de grandeur : après frais et charges, le salaire net tourne souvent autour de 50 % du montant facturé. Ce repère varie selon le taux de frais et les options choisies.
Salaire minimum conventionnel (avenant n°12 du 20/12/2022) inclut des éléments : réserve (≈10% en CDI), ICCP (≈10%), prime d’apport d’affaires (≈5%) et primes liées aux CDD. Ces règles protègent le salarié porté.
| Élément | Ce que c’est | Impact sur le net | À vérifier |
|---|---|---|---|
| Frais de gestion | Administration, paie, facturation | Réduit le montant à partager | Taux et transparence |
| Charges sociales | Cotisations patronales et salariales | Diminue le salaire brut | Base de calcul et taux |
| Éléments conventionnels | Réserve, ICCP, primes | Garantissent un plancher | Application avenant n°12 |
| Optimisation | Frais professionnels, épargne | Améliore le net disponible | Politiques de remboursement |
À périmètre égal, comparez la transparence des refacturations, le traitement de la TVA et les règles de remboursement des frais professionnels. Votre TJM et la régularité des missions déterminent finalement votre revenu. Si vous cherchez un meilleur accès au crédit ou une lecture claire sur un bulletin, la stabilité peut primer sur quelques euros de salaire immédiat.
Pour quels profils et quelles missions le portage est le plus pertinent
Ce statut cible avant tout des professionnels qualifiés qui vendent une expertise intellectuelle. Il convient quand votre activité repose sur du conseil, de la formation, du management de transition ou des fonctions support spécialisées.
Profils fréquents : cadres expérimentés, freelances souhaitant plus de protection, personnes en reconversion, jeunes diplômés accompagnés et retraités actifs cherchant une reprise simple. Un niveau Bac+2 et quelques années d’expérience facilitent l’accès au marché.
Le format idéal : missions courtes à moyennes — quelques semaines à plusieurs mois — pour des projets IT, marketing, RH ou de transformation. Ces interventions demandent de l’autonomie : vous gérez la proposition, la relation client et l’exécution.
Certaines entreprises préfèrent contractualiser via une société pour des raisons de conformité et de process achats. C’est un avantage notable quand vos clients exigent un cadre salarié et une traçabilité administrative.
| Cas d’usage | Profil type | Durée | Bénéfice |
|---|---|---|---|
| Conseil stratégique | Cadre expérimenté | 1–6 mois | Sécurité et crédibilité |
| Formation | Formateur indépendant | Sessions ponctuelles | Gestion administrative |
| Management de transition | Manager externe | 3–12 mois | Accès aux grands comptes |
| Missions internationales | Expert mobile | Courtes missions détachées | Maintien de la protection sociale |
Éligibilité et limites : quand le portage salarial n’est pas adapté
Toutes les activités ne conviennent pas à ce statut. Avant de vous engager, identifiez les cas exclus pour éviter un mauvais choix de statut.
Activités interdites ou inadaptées : achat-revente, services à la personne et professions réglementées (par exemple avocat, médecin, architecte, expert-comptable). Ces activités relèvent d’autres cadres juridiques ou impliquent des obligations spécifiques.
Seuil de rentabilité : votre chiffre d’affaires finance les frais de gestion et les cotisations. Si vos tarifs sont trop bas ou si le marché est absent, le salaire net peut devenir marginal.
Attention aussi à la réalité commerciale : entre deux missions, sans chiffre d’affaires, la société n’a pas l’obligation de verser un salaire. C’est un risque à anticiper.
- Dépendance économique : rester trop lié à un seul client augmente les risques.
- Mesures simples : constituez une réserve, ajustez votre TJM et multipliez les clients.
- Faites relire vos contrats pour sécuriser vos conditions.
Ce cadre offre une vraie protection si votre activité est adaptée et rentable. Pour comprendre mieux les atouts, consultez notre dossier dédié.
Comparer le portage aux autres statuts pour faire le bon choix
Comparer les statuts aide à trouver l’équilibre entre simplicité administrative et protection sociale.
Portage salarial vs micro‑entrepreneur
Le premier offre une protection sociale complète et une gestion administrative externalisée. Le micro‑entrepreneur garde une gestion légère et des charges souvent moindres, mais une couverture limitée et peu de possibilités de déduire des frais.
Portage salarial vs SASU/EURL
La SASU/EURL donne plus de leviers fiscaux et de contrôle entrepreneurial. Elle exige cependant un pilotage comptable et juridique plus lourd. Le portage réduit cette complexité au prix de frais et d’une moindre optimisation fiscale.
Portage salarial vs salariat classique
Le salariat classique garantit stabilité et salaire fixe, mais limite l’autonomie. Le portage conserve un contrat salarié tout en laissant le choix des missions et la constitution d’un portefeuille client.
« Si vous voulez vendre vite sans créer d’entreprise, le portage est souvent le chemin le plus court. »
| Critère | Micro‑entrepreneur | SASU/EURL | Portage salarial |
|---|---|---|---|
| Protection sociale | Limitée | Variable selon rémunération | Complète (régime salarié) |
| Gestion administrative | Très simple | Complexe | Simplifiée par la société |
| Autonomie | Élevée | Élevée | Élevée |
| Charges & frais | Faibles mais peu déductibles | Optimisation possible, charges variables | Charges plus élevées, frais de gestion |
Règle pratique : si vous visez une mise en marché rapide sans créer d’entreprise, privilégiez le portage. Si vous cherchez à scaler une activité avec optimisation fiscale, une société peut convenir.
- Checklist : niveau de revenus attendu ; tolérance à l’administration ; besoin de chômage ; typologie de clients.
Comment choisir sa société de portage : critères concrets avant de signer

La sélection d’une société influence directement votre trésorerie, vos droits et votre capacité à développer votre portefeuille.
Solidité financière et garantie
Vérifiez la garantie financière obligatoire : elle existe pour protéger le versement du salaire en cas d’impayés client. Demandez des preuves et la nature de la couverture.
Comparez aussi la santé financière de la société et ses délais moyens de paiement. Une structure solide réduit le risque d’interruption de vos revenus.
Transparence sur les frais et la TVA
Exigez un détail écrit des frais : taux de gestion, refacturations et politique de remboursement des frais professionnels.
Interrogez la société sur la gestion de la TVA et sur tout coût additionnel caché. La clarté permet de mesurer l’impact réel sur votre salaire.
Accompagnement opérationnel et réseau
Préférez une société offrant un conseiller dédié, un support juridique et un appui comptable pour les justificatifs.
Un réseau actif (communauté, événements, opportunités de co‑traitance) accélère l’accès au marché et rompt l’isolement professionnel.
Formation et développement
Vérifiez l’accès aux formations : alimentation du CPF, ateliers prospection, négociation et fixation du TJM.
Ces modules font souvent la différence pour sécuriser votre pipeline et professionnaliser votre approche commerciale.
- Comparez 3 à 5 sociétés avec mêmes hypothèses (TJM, durée, frais pro).
- Pensez à poser : «Quel est le taux exact de frais et que couvre‑t‑il ?», «Comment gérez‑vous le recouvrement ?», «Quels délais de paiement/salaire ?».
Bien démarrer en portage : sécuriser sa mission, son contrat et ses revenus
Un lancement réussi combine une négociation claire, une contractualisation précise et une gestion proactive du revenu.
Négocier le TJM et le périmètre avec l’entreprise cliente
Cadrez immédiatement le périmètre : livrables, modalités (présentiel/télétravail), délai et TJM. Cela évite les zones grises pendant le travail et facilite la facturation.
Demandez que la prestation convenue apparaisse dans le contrat de prestation avant de commencer. Un contrat fidèle protège votre charge et vos heures.
Prospection et diversification des clients
La société n’apporte pas automatiquement des missions : la prospection reste votre responsabilité. Ciblez un mix : réseau, plateformes et recommandations.
Diversifier vos clients réduit la dépendance économique et renforce votre pouvoir de négociation si une mission s’interrompt.
Bonnes pratiques de pilotage opérationnel
Tenir un compte‑rendu d’activité régulier pour la facturation. Suivre le planning, contrôler les factures et les délais de paiement.
Anticipez une réserve financière entre missions et calculez votre TJM cible en intégrant frais de gestion, charges et congés. La contractualisation peut être très rapide : parfois moins de 24 heures une fois la mission validée.
| Action | Objectif | Impact |
|---|---|---|
| Négocier périmètre | Clarifier livrables | Moins de litiges |
| Valider le contrat | Protéger engagements | Sécurité juridique |
| Diversifier clients | Limiter risque | Plus de stabilité |
| Pilotage | Compte‑rendu & gestion | Flux de trésorerie stabilisé |
Conclusion
Bref, ce choix ménage à la fois indépendance opérationnelle et couverture sociale complète. Vous conservez la maîtrise commerciale tout en bénéficiant d’un statut salarié, d’une assurance RCP et d’une protection sociale incluant maladie, retraite et droits au chômage.
La société prend en charge la facturation et les obligations administratives, ce qui vous libère du quotidien et vous laisse du temps pour vos missions. Attention : ce confort a un coût (frais et cotisations) et exige un marché viable et un TJM cohérent.
Étapes concrètes : faites une simulation avec votre TJM, comparez trois sociétés, vérifiez la garantie financière et la transparence. Utilisez notre simulateur de portage salarial pour commencer.
Bien choisi et bien piloté, ce cadre d’emploi protège votre trajectoire professionnelle sans sacrifier votre liberté.
FAQ
Qu’est-ce que le portage salarial et comment fonctionne-t-il ?
Le portage salarial est un dispositif qui permet à un professionnel autonome d’exercer une activité commerciale ou intellectuelle tout en bénéficiant du statut salarié. La relation tripartite associe le consultant, l’entreprise cliente et la société de portage. Le consultant signe une convention d’adhésion avec la société de portage, un contrat de prestation avec le client, et la société de portage embauche le consultant en CDD ou CDI selon les cas. La société facture le client, encaisse les paiements, gère les déclarations sociales et verse un salaire après déduction des frais de gestion et des charges.
Quelle est la différence entre ce statut et le salariat classique ?
Contrairement au salariat traditionnel, le professionnel porté conserve une autonomie forte : choix des missions, négociation du TJM et gestion de son portefeuille clients. Il n’existe pas de lien de subordination avec le client. En revanche, il bénéficie de la protection sociale d’un salarié (sécurité sociale, mutuelle, retraite, prévoyance) et, selon la convention collective, d’une couverture juridique et d’une responsabilité civile professionnelle.
Quels droits sociaux sont préservés ?
Le salarié porté conserve des droits au chômage s’il remplit les conditions d’Assurance chômage et peut s’inscrire sur France Travail. Il cotise pour la retraite, la maladie, la maternité/paternité, et bénéficie d’une mutuelle collective et d’une prévoyance selon la société. Ces protections stabilisent la carrière et sécurisent les périodes sans mission.
Quels sont les services pris en charge par la société de portage ?
La société gère la facturation, l’encaissement et le recouvrement, rédige et met à disposition les contrats, effectue les déclarations sociales et fiscales (URSSAF, TVA le cas échéant), produit les bulletins de paie et assure la gestion administrative quotidienne. Elle peut aussi fournir un accompagnement commercial, juridique et comptable.
Comment se calculent les frais et quel impact sur le salaire ?
Les frais de gestion couvrent l’administration, les services et les assurances. Ils varient selon les sociétés et représentent un pourcentage du chiffre d’affaires facturé. Après déduction des frais et des cotisations sociales, le salaire net tourne souvent autour de 45–55 % du montant facturé, selon la structure des charges, le niveau de TJM et l’optimisation des frais professionnels.
Existe-t-il un salaire minimum conventionnel en portage ?
Certaines conventions collectives prévoient des repères, comme un salaire minimum conventionnel, une réserve pour congés payés, l’ICCP et éventuellement une prime d’apport d’affaires. Les pratiques varient : vérifiez les conditions contractuelles et les simulations proposées par chaque société de portage.
Qui peut recourir à ce mécanisme ?
Le dispositif s’adresse principalement aux consultants, experts, formateurs, managers de transition, cadres en reconversion, freelances et retraités actifs. Les missions courtes à moyennes ou les clients exigeant un cadre salarié sont particulièrement adaptées. Le portage international permet aussi le détachement en maintenant la protection sociale française dans certains cas.
Quelles activités sont exclues du dispositif ?
Les activités d’achat-revente, les services à la personne non compatibles et certaines professions réglementées peuvent être exclues. Vérifiez l’éligibilité auprès de la société de portage et les règles spécifiques liées à votre secteur d’activité.
Quand le système n’est-il pas adapté ?
Le dispositif devient peu pertinent si les tarifs sont trop bas pour couvrir les frais de gestion et les charges, ou si le marché est insuffisant. Entre deux missions, il n’y a pas de salaire sans chiffre d’affaires ; c’est un point clé à prévoir dans la gestion de votre activité.
Comment comparer les sociétés de portage avant de signer ?
Évaluez la solidité financière et les garanties proposées (sécurisation des salaires en cas d’impayés), la transparence sur les frais (pourcentage, refacturations, prise en charge des frais, TVA), la qualité de l’accompagnement (conseiller dédié, aide juridique et comptable), et les services complémentaires (formation, réseau, dispositifs d’épargne salariale).
Le consultant porté a-t-il besoin d’une assurance responsabilité civile professionnelle ?
Oui, la RC professionnelle est souvent exigée pour sécuriser l’exercice des missions. Certaines sociétés de portage incluent une garantie collective ; demandez la couverture exacte et les plafonds pour éviter un risque juridique ou financier.
Comment négocier son TJM et sécuriser ses revenus ?
Négociez le TJM en intégrant vos charges, les frais de gestion et la marge souhaitée. Cadrez précisément le périmètre de la mission, les modalités de paiement et les délais. Diversifiez votre clientèle et développez des actions de prospection pour réduire le risque de dépendance économique.
Quels outils ou pratiques facilitent le pilotage d’activité en portage ?
Tenir un compte-rendu d’activité régulier, un planning commercial, et maintenir une réserve financière entre missions sont des bonnes pratiques. Utilisez aussi les modules de formation (CPF) et les services de la société de portage pour améliorer la prospection et la négociation.
Le portage permet-il d’optimiser fiscalement les frais professionnels ?
Oui, selon la société, certains frais professionnels peuvent être pris en charge ou remboursés, ce qui réduit l’assiette des charges. Des dispositifs d’épargne salariale peuvent aussi contribuer à l’optimisation. Comparez les offres et demandez des simulations personnalisées.
