Surprise : 1 consultant indépendant sur 4 en France réfléchit à une solution hybride pour protéger ses droits sociaux sans créer une entreprise classique.
Ce guide clarifie si et quand une inscription peut vous concerner dans le cadre du portage salarial. Nous expliquons la logique : vous signez un contrat avec une société qui facture l’entreprise cliente et gère la paie et les cotisations.
Le modèle combine sécurité et autonomie. Vous conservez la prospection commerciale et la négociation des missions, tout en bénéficiant de la protection sociale (chômage, retraite).
Nous poserons des repères concrets pour ne pas vous perdre dans les formalités. Vous trouverez des conseils sur le choix de la société, le cadrage avec l’entreprise cliente, les types de contrats et la rémunération.
Pour aller plus loin, consultez notre synthèse des atouts du portage salarial qui complète ce guide.
Table of Contents
Points clés à retenir
- Le modèle offre la protection sociale du salarié sans création immédiate d’une structure.
- Vous restez autonome pour la recherche de clients et la négociation des missions.
- Vérifiez les clauses de contrat et la gestion des cotisations par la société choisie.
- La question de l’inscription se pose selon la nature de l’activité exercée.
- Ce guide donne des repères pratiques pour sécuriser votre transition.
Comprendre le portage salarial en France et son impact sur l’immatriculation
Le fonctionnement repose sur un lien tripartite entre le consultant, la société portage et l’entreprise cliente.
Définition et rôle de la société
Le consultant réalise des prestations de services. La société portage facture le client, édite le bulletin et verse le salaire. Elle gère aussi les déclarations sociales et la couverture santé.
Différences avec la création d’entreprise
Contrairement à la création d’une structure, vous évitez la gestion comptable et la responsabilité directe. L’entreprise portage porte l’administratif tandis que vous conservez l’autonomie commerciale.
Qui peut être salarié porté
Peut devenir salarié toute personne qualifiée et autonome pour trouver ses clients.
- Niveau requis : Bac+2 (niveau 5) ou 3 ans d’expérience dans le secteur.
- Si vous ne remplissez pas ces critères, il faut envisager d’autres statuts.
Pour mieux préparer votre transition, découvrez comment réussir en portage salarial et choisir la bonne société portage salarial.
Portage salarial et inscription au registre du commerce : dans quels cas c’est nécessaire
La question d’une immatriculation dépend d’abord de la nature réelle de votre activité. Si vous fournissez des prestations intellectuelles ou du conseil, la société qui vous emploie prend en charge la facturation et les formalités. Dans ce cas, vous pouvez souvent exercer sans créer société.
Zone de vigilance : certaines professions imposent des obligations. Les métiers du bâtiment, l’artisanat, la fabrication ou les services réglementés demandent souvent des qualifications, des assurances et une immatriculation spécifique.
Cas pratiques et méthode de décision
- Définissez précisément ce que vous réalisez au quotidien.
- Vérifiez si la profession est réglementée (CMA, CCI, URSSAF).
- Demandez une confirmation écrite à la société qui vous emploie ou aux organismes compétents.
| Situation | Immatriculation requise | Action recommandée |
|---|---|---|
| Consulting / prestations intellectuelles | Non | Exercer via la société qui facture |
| Travaux bâtiment (maçonnerie, électricité) | Oui | Vérifier qualification & inscription CMA |
| Services réglementés (taxi, coiffure) | Oui | Contacter CCI/CMA et obtenir confirmation écrite |
Choisir une société de portage salarial fiable avant de démarrer
Choisir la bonne société est une étape déterminante pour sécuriser vos missions et vos revenus.
Critères clés : comparez la clarté des frais de gestion, la qualité de l’accompagnement et la transparence du compte d’activité.
Frais, gestion et accompagnement
Les frais de gestion couvrent la paie, le recouvrement, l’administratif et l’accès aux outils. Demandez une grille écrite et un exemple de bulletin.
Vérifiez que la société informe chaque mois via un compte d’activité. Cela garantit la sécurité et la lisibilité de vos revenus.
Garant financier et assurance
Exigez l’identité du garant financier et l’attestation d’assurance responsabilité civile avec le nom de l’assureur et le numéro de police.
La protection des salaires et une RC valide restent les deux piliers pour travailler sereinement.
Avant de signer, demandez les documents clés : conditions, modèle de contrat, grille des frais et process de validation des missions.
| Élément vérifié | Information exigée | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Frais de gestion | Grille détaillée | Clarté sur ce qui est facturé |
| Garant financier | Nom et contact | Protection des salaires |
| Assurance RC | Assureur + n° de police | Couverture des responsabilités |
Choisir une entreprise portage fiable réduit les risques et vous permet de vous concentrer sur la mission. Pour comparer plusieurs offres, consultez notre guide pratique sur le sujet.
Négocier et cadrer la prestation avec l’entreprise cliente

Pour sécuriser votre intervention, formalisez dès le départ le prix, la durée et les obligations de l’entreprise cliente.
Fixer le prix et les conditions d’exécution
Vous définissez le prix directement avec l’entreprise cliente avant toute formalisation par la société qui vous emploie.
Posez par écrit le périmètre, les livrables et les critères d’acceptation pour éviter les dérives.
Durée, périmètre de mission et livrables
Précisez la durée prévisionnelle, le rythme (jours/semaines) et les jalons. Indiquez les modalités de prolongation.
Responsabilité du client : santé, sécurité, durée du travail
Mettez noir sur blanc la responsabilité de l’entreprise cliente en matière de santé et sécurité sur site.
Si l’environnement le peut être dangereux, indiquez qui fournit les EPI et les règles de travail.
| Élément | À préciser | Responsable |
|---|---|---|
| Prix de la prestation | Montant, mode de facturation | Client / entreprise cliente |
| Durée & jalons | Dates, rythme, conditions de prolongation | Vous + client |
| Santé & sécurité | EPI, consignes, prévention | Entreprise cliente |
Un cadrage clair facilite la facturation, limite les litiges et protège votre statut lors du portage.
Mettre en place le bon contrat de travail en portage salarial
Le contrat signé avec la société qui vous emploie détermine vos droits, vos risques et votre organisation.
Contrat CDD : règles clés
Le CDD est conclu pour une prestation précise. Il peut avoir un terme précis ou un terme imprécis, lié à la réalisation d’un objet.
Quand le terme est imprécis, une durée minimale doit être indiquée. La législation fixe une durée maximale totale de 18 mois, renouvellements inclus.
Le contrat peut être renouvelé deux fois. Un accord peut reporter le terme jusqu’à 3 mois si nécessaire.
CDD vs CDI : choisir selon votre activité
Le CDD offre de la souplesse pour une mission ponctuelle. Le CDI apporte de la sécurité quand vos missions sont régulières.
En CDI, vous pouvez travailler pour plusieurs clients via la même société. Notez que les périodes sans prestation ne sont généralement pas rémunérées : anticipez financièrement ces interruptions.
Conformité et intérêt opérationnel
Demandez que la mention « contrat de travail en portage salarial » figure explicitement. Vérifiez l’objet, la durée, les conditions de renouvellements et les clauses sur les périodes sans mission.
Un contrat clair facilite la continuité des droits sociaux et clarifie la relation entre employeur et client. Nous vous recommandons de conserver une copie signée avant de commencer la mission.
Vérifier les clauses obligatoires et les documents à obtenir
Avant de signer, vérifiez que chaque clause protège clairement votre rémunération et vos droits. Un contrôle méthodique évite les zones grises sur le plan administratif et financier.
Clauses entre le salarié et la société de portage
Demandez un exemplaire du contrat qui détaille le calcul et le versement de la rémunération.
Vérifiez la présence des éléments suivants : indemnité d’apport d’affaires, mode de déduction des frais professionnels, frais de gestion, périodicité du compte d’activité (CRA) et le garant financier.
Insistez sur les mentions relatives aux charges sociales, aux congés payés, à la période d’essai, à la retraite et à la prévoyance.
Clauses liées à la prestation chez le client
Exigez l’identité et l’adresse du client, l’objet précis de la mission, la durée (minimale ou événement de fin) et le prix détaillé.
La responsabilité du client en matière de santé et sécurité doit figurer, ainsi que la fourniture éventuelle des EPI.
Contrôlez l’assurance : nom de l’assureur et numéro de police RC couvrant les dommages potentiels chez le client.
Délais et documents à obtenir
Pour un CDD, exigez la transmission du contrat au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant sa conclusion.
Avant de commencer, conservez copie signée du contrat, le détail des frais, le tableau des charges et l’attestation d’assurance.
Avec ces vérifications, vous réduisez fortement les risques de litige, de défaut de paiement ou d’une mission mal cadrée.
- Checklist rapide : contrat signé, grille des frais, périodicité CRA, garant financier, identité client, objet et assurance RC.
- Demandez des clarifications écrites sur le mode de calcul de la rémunération et les règles de déduction des frais professionnels.
Comprendre la rémunération, les frais de gestion et les charges sociales
Savoir comment se transforme votre chiffre d’affaires en salaire évite les mauvaises surprises.
Comment se calcule le salaire : du chiffre d’affaires au versement
Le client paie la facture. Ensuite la société applique les frais de gestion, prélève les charges sociales et fiscales, puis procède au versement du salaire.
Salaire minimal mensuel brut et déclinaisons
Repères actuels : rémunération minimale brute totale = 2 517,13 €.
- Junior (70%) : 2 288,30 €
- Senior (75%) : 2 451,75 €
- Forfait jours (85%) : 2 778,65 €
Indemnité d’apport d’affaires et congés payés
Le minimum inclut le salaire de base, une indemnité compensatrice de congés payés et une prime d’apport d’affaires de 5%.
Vérifiez ce montant chaque mois sur votre compte d’activité pour contrôler le bon enregistrement de l’apport.
Frais professionnels : règles et vigilance
La déduction des frais professionnels doit être prévue et justifiée. Exigez le mode de déduction écrit dans le contrat.
Simulez votre net à partir d’un TJM réaliste avant de signer pour valider la viabilité économique.
Suivre le compte d’activité et piloter sa mission au quotidien

Un compte clair et mis à jour chaque mois est l’outil principal pour vérifier la cohérence entre facturation, frais, charges et rémunération. Le compte vous montre ce qui a été facturé au client et ce qui revient en salaire.
Compte rendu d’activité : périodicité et utilité
Le salarié rend compte de son activité au moins une fois par mois. Ce compte rendu déclenche la facturation et sécurise le paiement de la paie.
Éléments mensuels à contrôler
- Vérifier le versement reçu du client.
- Contrôler le détail des frais de gestion et des frais professionnels.
- Comparer les prélèvements sociaux/fiscaux inscrits avec vos attentes.
- Confirmer le net versé et le montant de l’apport d’affaires.
Repérez vite les anomalies : écarts entre facturation et montant reçu, frais non prévus, application erronée du taux de gestion ou justificatifs manquants. Signalez toute divergence par écrit.
Réserve financière en CDI et indemnité en CDD
En CDI, la société doit constituer une réserve financière (référence usuelle : 10%) pour lisser les périodes sans mission.
En CDD, la logique est différente : l’indemnité de fin de contrat est versée à la clôture du contrat.
| Point contrôlé | Fréquence | Action |
|---|---|---|
| Versement client | Mensuelle | Comparer montant facturé vs montant reçu |
| Frais de gestion | Mensuelle | Vérifier taux appliqué et justificatifs |
| Prélèvements & net | Mensuelle | Vérifier détail et calcul du net |
| Apport d’affaires | Mensuelle | Contrôler le pourcentage appliqué |
Un contrôle mensuel structuré réduit les risques de régularisations tardives et renforce votre sérénité financière.
Sécurité et protections : chômage, retraite, formation, médecine du travail
La protection sociale reste un atout majeur quand vous choisissez un statut salarié tout en gardant votre autonomie commerciale.
Chômage : les salariés bénéficient de l’assurance chômage. Sous conditions, le cumul de l’ARE avec des revenus issus d’une activité portée est possible. Vérifiez les règles de cumul et la déclaration de revenus auprès de Pôle emploi.
Retraite et prévoyance : votre contrat mentionne la caisse de retraite complémentaire et l’organisme de prévoyance. Contrôlez ces éléments pour sécuriser votre avenir et la prise en charge des risques.
Ancienneté : elle se calcule en cumulant les périodes de prestations. Ce calcul influence votre classification, vos droits et l’accès aux élections professionnelles.
Formation : accès au CPF, VAE et bilan de compétences. Des formations peuvent être suivies hors temps de travail (limite pratique jusqu’à 240 heures selon accord).
Médecine du travail : la société assume les obligations (VIP, visites périodiques), ce qui vous protège juridiquement et médicalement.
Le statut salarié renforce votre sécurité sans sacrifier votre liberté commerciale.
Pour un panorama complet des protections sociales, consultez notre synthèse sur la protection sociale en portage.
Conclusion
En synthèse, voici les points pratiques qui sécurisent votre activité indépendante sous statut salarié.
Rappel clé : dans la plupart des cas, le portage salarial permet de réaliser des prestations pour des clients sans créer une entreprise. Des exceptions existent selon le domaine et les obligations réglementaires ; dans ces cas, une immatriculation peut devenir nécessaire.
Avant de signer, clarifiez votre projet, choisissez une société fiable, et vérifiez contrats, clauses et documents. Pilotez votre compte d’activité chaque mois : contrôlez frais, net et périodes sans mission.
La protection sociale (chômage, retraite, formation, médecine du travail) reste un socle solide. Si vous hésitez, faites valider votre situation par un expert ou consultez notre blog pour en savoir plus.
FAQ
Qu’est‑ce que le portage salarial et quel est le rôle d’une société de portage ?
Le portage salarial est un dispositif permettant à un professionnel autonome d’exercer une activité commerciale ou de conseil tout en bénéficiant du statut de salarié. La société de portage facture le client, perçoit le chiffre d’affaires, prend en charge les charges sociales et verse un salaire au porté après déduction des frais de gestion. Elle assure aussi des services administratifs, juridiques et d’assurance pour sécuriser la mission.
Quelle différence entre créer une société (EURL, SASU) et choisir le portage salarial ?
Créer une société implique immatriculation, gestion comptable, responsabilités fiscales et sociales propres à l’entreprise. Le portage évite ces formalités : vous conservez le statut salarié, vous déléguez la facturation et la gestion, et vous bénéficiez de la protection sociale complète. En revanche, la rémunération nette est réduite par les frais de gestion et les cotisations.
Qui peut devenir salarié porté ? Y a‑t‑il des qualifications requises ?
En pratique, le porté doit justifier d’un niveau de compétence adapté à sa mission. Les opérateurs demandent souvent un diplôme type Bac+2 ou une expérience professionnelle équivalente d’au moins trois ans. Les consultants, formateurs et experts techniques constituent le cœur de clientèle.
Le recours au portage salarial dispense‑t‑il toujours d’une immatriculation au registre du commerce ?
Pas systématiquement. Pour la majorité des prestations intellectuelles, le portage évite la création d’une structure. Toutefois, certaines activités réglementées ou artisanales exigent une immatriculation ou des qualifications spécifiques ; dans ce cas, l’entreprise cliente ou les autorités peuvent demander une inscription.
Dans quels cas faut‑il envisager l’immatriculation malgré le portage ?
Si votre activité relève d’un secteur réglementé (bâtiment, fabrication, métiers artisanaux) ou si vous réalisez des prestations récurrentes pour un seul client, une immatriculation, une assurance ou un numéro RCS peut être exigé. L’évolution vers une activité entrepreneuriale durable (multi‑salariés, locaux, sous‑traitance) motive aussi la création d’une société.
Comment choisir une société de portage fiable avant de démarrer ?
Vérifiez la transparence des frais de gestion, la qualité de l’accompagnement, l’existence d’un garant financier, et les assurances (responsabilité civile professionnelle, protection juridique). Consultez les avis clients, les labels professionnels et demandez un contrat clair décrivant les services inclus.
Quels éléments négocier avec l’entreprise cliente avant de signer une mission ?
Cadrer le prix de la prestation, les modalités de facturation, la durée, le périmètre des livrables, ainsi que les conditions d’exécution (délais, disponibilité, sous‑traitance). Clarifiez aussi les aspects de santé et sécurité, et qui assume la responsabilité en cas d’incident sur site.
Quel type de contrat de travail est mis en place en portage salarial ?
Deux principaux contrats existent : le CDD de portage pour des missions limitées dans le temps et le CDI de portage pour une relation durable. Le contrat précise la rémunération, la durée, les conditions de rupture et les périodes sans mission. Les règles spécifiques de renouvellement et de durée s’appliquent au CDD.
Que contient obligatoirement la convention entre le salarié porté et la société de portage ?
Elle doit détailler la rémunération, les frais remboursables, les charges sociales appliquées, et les modalités de versement. Le contrat de mission annexé précise l’identité du client, l’objet, le prix, les assurances requises et les équipements de protection éventuels.
Comment se calcule le salaire en portage salarial ?
La société prélève le chiffre d’affaires facturé au client, déduit les frais de gestion, puis les cotisations sociales. Le net versé dépend du taux de charges et du montant des frais professionnels déduits. Certaines sociétés affichent un simulateur pour estimer le salaire net à partir du chiffre d’affaires.
Existe‑t‑il un salaire minimal ou des grilles selon l’expérience ?
Des repères minimaux servent à sécuriser les portés : grille junior/senior ou forfait jours pour consultants. Les montants varient selon la société de portage et la nature de la mission ; vérifiez les engagements contractuels sur le salaire minimal brut.
Les frais professionnels sont‑ils remboursés et comment sont‑ils traités fiscalement ?
Les frais professionnels justifiés peuvent être remboursés ou pris en compte dans le calcul du salaire net imposable, selon la politique de la société de portage et la législation. Conservez les justificatifs et demandez l’information précise sur les règles de déduction avant de lancer la mission.
Comment suivre son activité et contrôler ses comptes ?
Demandez un compte rendu d’activité régulier et un relevé détaillé des encaissements, des frais de gestion, des prélèvements et du net versé. Contrôlez mensuellement pour repérer écarts, avances ou retenues. Cela facilite la gestion de trésorerie et la planification des missions.
Qu’est‑ce que la réserve financière ou l’indemnité de fin de contrat ?
En CDI, la société peut constituer une réserve pour sécuriser les périodes sans mission. En CDD, une indemnité de fin de contrat (principe similaire à l’indemnité de précarité) s’applique selon la réglementation. Vérifiez les modalités dans votre convention.
Comment sont gérées les protections sociales : chômage, retraite et formation ?
Le porté bénéficie des droits salariés : cotisation retraite, assurance chômage selon conditions d’affiliation, et accès à la formation (CPF, VAE, bilan de compétences). Des garanties complémentaires (prévoyance, mutuelle) peuvent être proposées par la société de portage.
Peut‑on cumuler l’allocation chômage (ARE) avec des revenus issus du portage ?
Oui, sous conditions et selon les règles de cumul fixées par Pôle emploi. Il est essentiel de déclarer les revenus perçus et de suivre les règles de cumul d’activité pour conserver une partie de l’allocation. Informez‑vous auprès de votre conseiller Pôle emploi avant de commencer.
Quelles obligations de santé et sécurité incombe à l’entreprise cliente ?
L’entreprise cliente reste responsable des conditions de santé et sécurité lors des missions sur site : formation, équipements de protection individuelle, respect des temps de travail. La société de portage doit veiller à l’application de ces règles et à la couverture assurance en cas d’accident.
Quels documents doit‑on impérativement obtenir avant de démarrer une mission portée ?
Demandez le contrat de travail (CDD ou CDI), la convention d’adhésion à la société de portage, le contrat de mission signé par le client, les attestations d’assurance et, si nécessaire, les justificatifs d’immatriculation ou de qualification pour les activités réglementées.
Comment sécuriser une mission longue ou multi‑client sans perdre le statut salarié ?
Clarifiez la pluralité de clients, limitez la dépendance économique à un seul donneur d’ordre et formalisez chaque mission par un contrat distinct. Si l’activité devient stable et proche d’un entrepreneur classique, envisagez la création d’une structure adaptée pour sécuriser votre projet.
Quels sont les risques principaux à surveiller en portage salarial ?
Risques financiers (frais de gestion élevés), juridiques (non‑conformité des contrats), perte de revenus pour périodes sans mission, et incompatibilités pour activités réglementées. Choisissez une société transparente et assurez la conformité des documents avant toute collaboration.
